Boulogne-sur-Mer

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Boulogne-sur-Mer
Vue générale : le phare, le beffroi et la mer
Vue générale : le phare, le beffroi et la mer
Blason de Boulogne-sur-Mer
Blason
Boulogne-sur-Mer
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
(sous-préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Boulogne-sur-Mer
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de trois cantons
Boulogne-sur-Mer-Nord-Est
Boulogne-sur-Mer-Sud
Boulogne-sur-Mer-Nord-Ouest
+ Canton du Portel
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Boulonnais (siège)
Maire
Mandat
Frédéric Cuvillier[1] (PS)
2014-2020
Code postal 62200
Code commune 62160
Démographie
Gentilé Boulonnais
Population
municipale
42 680 hab. (2011)
Densité 5 069 hab./km2
Population
aire urbaine
133 109 hab. (2010[2])
Géographie
Coordonnées 50° 43′ 35″ N 1° 36′ 53″ E / 50.7264, 1.6147 ()50° 43′ 35″ Nord 1° 36′ 53″ Est / 50.7264, 1.6147 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 110 m
Superficie 8,42 km2
Localisation

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Boulogne-sur-Mer
Liens
Site web ville-boulogne-sur-mer.fr

Boulogne-sur-Mer est une commune française, sous-préfecture du département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. Ses habitants sont appelés les Boulonnais.

Avec une population intra-muros d'environ 45 000 habitants, la ville est classée deuxième du département derrière Calais, et première par sa densité de population[3]. Boulogne-sur-Mer est également au cœur d'une agglomération d'environ 135 000 habitants, soit la cinquante-neuvième aire urbaine la plus peuplée de France[2].

Située au bord de la Manche, à proximité des côtes anglaises, la ville est connue pour être le premier port de pêche de France et pour avoir été un important port de liaison avec l'Angleterre jusqu'à la fin du XXe siècle (place aujourd'hui occupée par Calais). Classée « station de tourisme »[4], celle qu'on appelle couramment la « capitale de la Côte d'Opale » est la première destination touristique du Nord-Pas-de-Calais (après la métropole lilloise)[5] grâce notamment à son important patrimoine historique, à sa plage et celles des stations balnéaires voisines ainsi qu'au centre national de la mer Nausicaá (site touristique le plus visité de la région[6]).

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la Côte d'Opale
Boulogne-sur-Mer est sur la Côte d'Opale.

Boulogne-sur-Mer se situe sur la Côte d'Opale, au bord de la Manche et à l'embouchure de la Liane. Elle se situe à environ 30 km de Calais[7], 65 km de Dunkerque[8], 100 km de Lille[9] (140 km par autoroute[10]) et 215 km de Paris[11] ainsi qu'à 150 km de Londres et 195 km de Bruxelles[12].

La position de la ville dans le Pas-de-Calais a justifié l'installation d'un marégraphe côtier numérique (HT 200), installé à l'extrémité de la darse Sarraz-Bournet dans le port, dans l'ex-usine Comilog[Note 1].

Appartenant sous l'Ancien Régime à la province de Picardie, Boulogne-sur-Mer est rattachée depuis la création des régions du programme à la région Nord-Pas-de-Calais.

Périphérie et banlieue[modifier | modifier le code]

Boulogne-sur-Mer et sa banlieue forment la communauté d'agglomération du Boulonnais (CAB) qui s'étend sur 22 communes, soit environ 200 kilomètres carrés. De plus, Boulogne-sur-Mer exerce une influence importante sur tout le territoire du Boulonnais qui regroupe 74 communes proches de Boulogne-sur-Mer, dans lequel est incluse la CAB. Ce territoire appartient en quasi-totalité au parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, à l'exception de ses cinq communes les plus urbaines (dont Boulogne-sur-Mer).

Considérée comme la « capitale de la Côte d'Opale »[13],[14], la ville bénéficie par sa situation géographique de la proximité avec quelques sites touristiques remarquables (comme le cap Gris-Nez, point du littoral français le plus proche de l'Angleterre) et quelques stations balnéaires parmi les plus attractives de la région (Wimereux, Hardelot-Plage, Le Touquet-Paris-Plage, etc[15]).

À l'intérieur des terres, le paysage, majoritairement rural, à dominante agricole, offre un paysage de bocage (plus ou moins relictuel) et d’habitat dispersé.

Boulogne-sur-Mer est entourée par les communes suivantes :

Rose des vents Manche Wimereux Wimille Rose des vents
Manche N Saint-Martin-Boulogne
O    Boulogne-sur-Mer    E
S
Le Portel Outreau Saint-Martin-Boulogne, Saint-Léonard, Echinghen

La commune de Saint-Martin-Boulogne, limitrophe de Boulogne-sur-Mer à l'est, constitue un véritable prolongement de la commune de Boulogne-sur-Mer en proposant, à proximité immédiate de la frontière entre les deux communes, des établissements scolaires, un centre médical, des commerces, des salles de spectacles… souvent considérés par la population locale comme étant à Boulogne-sur-Mer plutôt qu'à Saint-Martin. La fusion des deux communes a d'ailleurs fait l'objet de discussions à plusieurs reprises[16].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

L'automobile reste le moyen de transport individuel privilégié par les Boulonnais, le vélo n’étant que peu utilisé, pour partie en raison du relief de la ville et pour partie par insuffisance d'aménagements adaptés. L'agglomération connaît aux heures de pointe des phénomènes de circulation difficile. Depuis le , la ville et l'association Rivages Propres essaient d'inverser la tendance avec le Cycleco, service de vélos en libre-service qui propose actuellement 34 vélos (dont 8 électriques pour les pentes) qui peuvent être loués[17].

Boulogne-sur-Mer est reliée à l'autoroute A16, qui relie la région parisienne à la frontière avec la Belgique via Beauvais, Amiens, Abbeville, Calais et Dunkerque. Plusieurs sorties de l'A16 desservent Boulogne-sur-Mer : la sortie no 28 dessert Boulogne-Sud, la sortie no 29 dessert le port de Boulogne, les sorties no 30 et no 31 desservent Boulogne-Est et Boulogne-Centre et la sortie no 32 dessert Boulogne-Nord et permet de rejoindre la plage de Boulogne-sur-Mer.

La ville est également sur le trajet de plusieurs routes départementales et nationales, dont la route nationale 42 qui permet de rejoindre rapidement Saint-Omer et l'autoroute A26 (qui relie Calais à la Champagne-Ardenne).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Les lignes de bus du réseau Marinéo (anciennement TCRB) assurent les déplacements dans l'agglomération et vers les autres communes du Boulonnais. La ville est également desservie par les bus des réseaux BCD (Boulogne-Calais-Dunkerque) et Colvert (département du Pas-de-Calais).

Depuis le 16 avril 2012, la société britannique de bus low-cost Megabus propose des trajets en bus entre Boulogne-sur-Mer (au niveau de l'ancienne gare maritime), Paris, Bruxelles, Amsterdam et plusieurs villes de Grande-Bretagne[18].

Durant la période estivale, un petit train touristique relie la plage à la ville fortifiée, en passant par le centre-ville.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Boulogne-Ville, située dans le Sud de la commune, est la gare principale de Boulogne. Elle permet de rejoindre Paris, Lille, Amiens ou encore Calais-Fréthun (qui assure les liaisons vers Londres) mais également des localités proches en TER. En 2000, la gare a inauguré le premier service régional à grande vitesse de France (le TERGV) avec la ligne Boulogne-Lille via Calais en 55 minutes.

La gare de Boulogne-Tintelleries est située dans le centre-ville et est desservie par des TER Nord-Pas-de-Calais (ligne Boulogne-Calais).

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Un ferry pour l'Angleterre au port de Boulogne-sur-Mer en 2008.

Jusqu'à la fin du XXe siècle, le port de Boulogne-sur-Mer était très développé pour le transport de passagers vers l'Angleterre en proposant de nombreuses traversées de la Manche en ferry vers Douvres et Folkestone. La construction du tunnel sous la Manche et la croissance du port de Calais à la fin du siècle ont entraîné la baisse du trafic du port de Boulogne-sur-Mer et la fermeture progressive des lignes desservies par les différents opérateurs transmanche, qui ont préféré consacrer leurs efforts sur la ligne Calais-Douvres[19]. En 2010, la liaison transmanche de Boulogne-sur-Mer est arrêtée car elle est jugée insuffisamment rentable[20], mais l'espoir que la liaison renaisse prochainement subsiste[21]. Le port est aujourd'hui orienté vers la pêche et la plaisance.

Le trafic fluvial reste néanmoins dense, avec des bateaux de pêche et de loisirs, et ceux des douanes maritimes.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est l'aéroport du Touquet-Côte-d'Opale, situé à environ 20 km de Boulogne-sur-Mer. D'autres aéroports se trouvent également dans la région comme celui de Calais-Dunkerque, qui assure principalement des vols commerciaux, ou celui de Lille-Lesquin. Il existe également un aérodrome situé au Portel, dans la banlieue sud de Boulogne-sur-Mer.

Autres voies de communication[modifier | modifier le code]

La ville est également le point de départ ou d'arrivée de deux routes cyclables européennes majeures : la LF1[22] jusqu'à Den Helder en Hollande, et l'Euroroute R1[23], commune avec la route précédente jusqu'à La Haye, et qui bifurque ensuite à l'est pour rejoindre l'Allemagne, la Pologne et les pays baltes jusqu'à Saint-Pétersbourg.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est bordée à l'ouest par la Manche. La commune ne dispose que d'une seule plage située dans le Nord-Ouest, le reste du bord de mer étant occupé par les installations portuaires. Après une période où la baignade y était interdite, l'eau de cette plage reste classée parmi les moins propres de la région[24], notamment à cause de sa localisation, à côté du port et de la Liane, récupérant ainsi toutes les sources potentielles de pollution de la ville, du port et de la pluie[25]. C'est principalement pour cette raison que les plages voisines de l'agglomération sont souvent préférées par les vacanciers.

Boulogne-sur-Mer est traversée par le fleuve côtier, la Liane, d'une longueur totale de 36,7 km, qui se jette dans la Manche à Boulogne. Son embouchure a favorisé les installations portuaires. La Liane est canalisée et artificialisée à l'approche de l'estuaire. La digue Carnot protège le port.

La commune est reconnue en état de catastrophe naturelle à la suite des inondations et coulées de boues aux abords de la Liane du 1er au 3 novembre 2012[26].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Astropecten lorioli

La superficie de la commune est de 842 hectares ; l'altitude varie entre 0 et 110 mètres[27].

Le territoire se situe géologiquement au cœur de la boutonnière du Boulonnais, qui se prolonge sous l'eau jusque dans le Kent, au-delà des côtes anglaises voisines. Les terrains sont du Jurassique supérieur (Tithonien). Boulogne-sur-Mer est connue en paléontologie pour ses étoiles de mer : Astropecten lorioli.

La plage est sableuse, mais la ville s'inscrit en limite sud d'une façade rocheuse (pointe de la Crèche).

Topographie[modifier | modifier le code]

Les reliefs sont relativement importants, avec de nombreuses pentes dans la ville. L'altitude varie de 0 mètre dans le Nord-Ouest (au niveau de la plage) à 110 mètres au niveau de la pointe est de la ville (centre hospitalier). Le quartier du Chemin Vert se situe sur une colline à 70-80 mètres d'altitude. La vieille ville est sur une autre colline, à environ 45 mètres d'altitude[28], ce qui lui vaut le surnom de Haute ville, en opposition à la Basse ville qui comprend le centre-ville et les quartiers près du port et de la plage.

Risque sismique[modifier | modifier le code]

Le risque sismique est faible sur l'ensemble du territoire communal (zone 2 sur 5 du zonage mis en place en mai 2011)[29], comme dans la majorité du Nord-Pas-de-Calais. Une faille sismogène existe néanmoins en Belgique, parallèle à la frontière franco-belge. Dans l'Histoire, plusieurs tremblements de terre importants semblent avoir eu un épicentre dans le pas de Calais, entre la France et l'Angleterre. Parmi eux, le tremblement de terre du 6 avril 1580 a touché Boulogne-sur-Mer et Calais ainsi qu'un petit tsunami qui aurait aussi mis en difficulté des navires en mer, mais dans cette région qui a subi de nombreuses guerres, il reste peu de témoignages précis de cette époque. Plus récemment, le 19 septembre 1810, un petit tsunami a également touché le port de Boulogne-sur-Mer[30], évalué de degré 3 par le BRGM[31], c'est-à-dire d'une intensité assez forte, pouvant causer des inondations des côtes en pente douce, l'endommagement de constructions légères près des côtes ou encore l'inversion des cours d'eau dans les estuaires jusqu'à une certaine distance en amont.

Climat[modifier | modifier le code]

La ville côtière est sous un climat océanique marqué. Les amplitudes thermiques sont faibles, les hivers sont doux et les étés frais. Les jours de gelée et de neige sont peu nombreux. Boulogne-sur-Mer connaît néanmoins des périodes d'enneigement comme durant l'hiver 2012-2013[32] ou des périodes de canicule estivale, comme en 2003.

Le temps est instable à cause des vents, très fréquents et parfois violents, qui influencent le climat en fonction de leur direction. Les vents dominants venant de l'ouest (façade maritime) apportent un air relativement pur et poussent les nuages vers l'arrière-littoral, ce qui permet notamment à Boulogne d'être la ville la plus ensoleillée du littoral de la Manche avec 1 650 heures de soleil par an[33]. Il existe également des vents froids en provenance du nord ou de l'est. Les précipitations se répartissent tout au long de l’année, avec un maximum en automne et en hiver.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 2,7 4,6 6,3 9,4 12 14,4 14,9 13 10 6,3 3,5 8,3
Température moyenne (°C) 5 4,8 7,1 9,3 12,5 15 17,3 17,8 15,7 12,4 8,5 5,6 10,9
Température maximale moyenne (°C) 6,9 6,9 9,4 12,2 15,6 17,9 20,2 20,6 18,4 14,8 10,6 7,6 13,4
Record de froid (°C)
date du record
-13,4
1987
-13,6
1956
-7,8
1971
-2
1966
1,6
1997
4
1962
8
1965
9
1956
5,8
1979
-1
1947
-5,6
1978
-9,6
1996
-13,6
Record de chaleur (°C)
date du record
15
1975
17,4
1961
22,6
1990
26
1949
31,2
2005
32,6
2011
34
2006
34,8
2003
30,8
1949
27,2
1985
18,5
1995
17,2
1978
34,8
Précipitations (mm) 63 37,5 46,2 44,7 50,6 49,7 54,7 46,7 60,4 83,4 84,6 81,1 702,6
Source : Le climat à Boulogne-sur-Mer (en °C et mm, moyennes mensuelles 1981 à 2010[34] et records depuis 1900[35])


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Boulogne-sur-Mer 1 650 702 12 12 43
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le schéma de cohérence territoriale (SCOT) du Boulonnais est en cours de réalisation, ainsi qu'un plan local d'urbanisme (PLU) intercommunal intégrant un programme local de l'habitat (PLH).

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les quartiers et les grands axes de Boulogne-sur-Mer.

La ville est composée de neuf quartiers, tous différents par le niveau social de ses habitants, par la nature et l'architecture de ses bâtiments, etc. Certains quartiers ont une importante histoire, d'autres sont nés lors de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale.

Centre ville[modifier | modifier le code]

C'est le quartier central de Boulogne. Il s'agit d'un quartier qui regroupe un grand nombre de bâtiments historiques et administratifs ainsi que de nombreux logements, commerces, banques, églises, équipements culturels et de loisirs, rues piétonnes et places.

Vieille ville[modifier | modifier le code]

Le Vieux Boulogne est un lieu chargé d'histoire où se trouvent la citadelle, le château-musée, la basilique Notre-Dame, le beffroi mais également l'hôtel de ville et le palais de justice. Le quartier conserve encore de nombreuses rues pavées, en majorité piétonnières, et d'anciens bâtiments occupés aujourd'hui par une population aisée. La vieille ville est entourée de remparts, érigés au XIIIe siècle, aujourd'hui très appréciés par les promeneurs[36].

Gambetta[modifier | modifier le code]

La quartier Gambetta se situe sur le bord de mer. On y trouve la plage et une partie du port. Quartier très touristique, surtout l'été, on y trouve peu de commerces mais de nombreux restaurants et cafés.

Le quartier Gambetta, aussi appelé Gambetta-Sainte-Beuve, tient son nom des deux boulevards qui bordent respectivement les quais du port de plaisance et la plage et qui constituent l'axe majeur du quartier. Le Boulevard Sainte-Beuve, qui longe la mer, est considéré comme l'une des avenues les plus chics de la ville[37].

Le quartier abrite également la chambre de commerce et d'industrie Côte d'Opale et le centre Nausicaá.

Capécure[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Capécure.

Capécure est le quartier économique et industriel de Boulogne. Il se situe dans le Sud-Ouest de la ville, entre la zone industrielle d'Outreau au sud et le port de Boulogne au nord.

Il abrite très peu de logements mais de nombreuses entreprises, en particulier dans la filière halieutique, qui font de Capécure le premier transformateur européen des produits de la mer[38].

Quartier dynamique jusqu'à sa destruction lors de la seconde Guerre mondiale, la commune souhaite lui redonner vie en construisant des logements, des commerces, des animations, etc[39]. Un casino y a notamment été construit en 2008, en remplacement de celui qui se trouvait jadis à l'emplacement actuel de Nausicaá.

Le Dernier Sou[modifier | modifier le code]

Le Dernier Sou est situé dans l'Est de Boulogne. Quartier principalement résidentiel, il est très dynamique en période scolaire grâce à la présence de nombreux établissements (écoles, collèges, lycées) au sein et à proximité du quartier. On y trouve beaucoup de commerces de proximité et de petits restaurants.

Le Chemin Vert[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Chemin Vert (Boulogne-sur-Mer).

Né dans les années 1950 dans le Nord de la commune, notamment pour accueillir les habitants des quartiers détruits pendant la Seconde Guerre mondiale[40], le Chemin Vert est aujourd'hui un quartier défavorisé de Boulogne, classé zone urbaine sensible[41]. Depuis 2004, différents projets d'aménagement urbain visent à rénover les bâtiments du quartier pour changer son visage[42]. Le quartier est connu pour avoir vu naître et grandir le footballeur Franck Ribéry.

Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Ancien quartier de marins et de pêcheurs où près d'un tiers de la population vivait au début du siècle dernier[43], Saint-Pierre a dû être reconstruit après sa destruction lors de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, il est composé de petites rues avec des habitations. Il abrite également la maison de la Beurrière, le calvaire des marins et le sémaphore de Boulogne.

Beaurepaire[modifier | modifier le code]

Le quartier est situé entre le centre-ville, le quartier du Chemin Vert et le quartier Marlborough de Saint-Martin-Boulogne. Il est, en majorité, composé de maisons mitoyennes et de logements collectifs. Bien que beaucoup moins dégradée qu'au Chemin Vert, la situation sociale y est également difficile.

Bréquerecque[modifier | modifier le code]

Le quartier Bréquerecque est le quartier sud de la ville. Quartier assez dynamique, on y trouve de nombreux logements et commerces ainsi que le centre hospitalier de Boulogne et la gare de Boulogne-Ville.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune est de 21 999[44]. Parmi ces logements, 90,8 % sont des résidences principales, 1,2 % sont des résidences secondaires et 8 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour 27,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 71,7 % des appartements[45].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Voici les principaux projets d'aménagement de la commune qui viennent de se terminer ou qui sont en cours de réalisation :

  • depuis 2004 : rénovation de logements et construction de nouveaux lieux publics dans le quartier du Chemin Vert ;
  • 2008-2012 : construction de l'Espace Lumière, ensemble de commerces et de logements, sur la place du même nom, dans le sud du centre-ville ;
  • dans les années 2010 : projet « Axe Liane »[39] avec d'importants travaux autour de la Liane : création d'un écoquartier pour remplacer les friches industrielles derrière la gare principale, construction d'un nouveau stade nautique dédié au canoë et à l'aviron, construction de nouveaux bâtiments (logements, commerces et établissements de loisirs) dans le quartier de Capécure, etc.

La ville était candidate en 2003 à l’implantation d’une antenne du musée du Louvre (Louvre II), mais le gouvernement a préféré la construire à Lens.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Taruanna (devenu Thérouanne) est le centre névralgique régional et Boulogne est encore nommée « Bononia » (copie d'une carte ancienne, exécutée au XVIIe siècle)

À l'époque romaine, la ville et le port ont d'abord été nommés Gesoriacum sous l'empereur Claude, puis « Bononia » ou « Bolonia » à partir du IIIe siècle, en référence à la ville italienne de Bologne[46]. Selon toute vraisemblance, Boulogne peut être identifiée à « Portus Itius », le port nommé par Jules César dans sa conquête des Gaules[47] ; cette hypothèse a été développée, entre autres, par Camille Jullian[48]. Pendant la Révolution française, la ville fut appelée Port-de-l'Union.

Bonen en flamand[49].

Noms dérivés de celui de Boulogne[modifier | modifier le code]

Boulogne-sur-Mer a donné son nom à la région naturelle du Boulonnais, qui regroupe plusieurs communes proches de Boulogne-sur-Mer. Les habitants de la ville et de cette région sont aujourd'hui appelés les Boulonnais et les Boulonnaises.

Boulogne-Billancourt, ville de région parisienne, doit son nom à Boulogne-sur-Mer. En effet, Boulogne-la-petite, créée en 1330 pour proposer des pèlerinages mariaux plus près de Paris que ceux, très populaires, du Boulonnais, est devenue en 1790 Boulogne-sur-Seine, puis en 1926 Boulogne-Billancourt.

Boulogne-sur-Mer est souvent appelée simplement Boulogne par la population locale et sur certains panneaux signalétiques. Le nom défini par le code officiel géographique, Boulogne-sur-Mer, est surtout utilisé de façon administrative ainsi qu'à l'échelle nationale pour la différencier de Boulogne-Billancourt.

Une ville d'Argentine de la banlieue nord de Buenos Aires, porte le nom de Boulogne Sur Mer, ainsi qu'une rue[50] de Buenos Aires, dans le quartier de Balvanera, en hommage à la ville française où mourut en exil, en 1850, le général José de San Martín, héros de l'indépendance argentine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières occupations humaines[modifier | modifier le code]

Après une probable occupation préhistorique, le site est habité primitivement par les Morins, peuple celte. Le site de l’actuelle ville de Boulogne serait celui qui a été choisi par Jules César, en 55 av. J.-C.[51], pour préparer sa flotte à envahir la Bretagne (l'actuelle Grande-Bretagne), expédition décrite dans la Guerre des Gaules[52]. César aurait pu installer son camp à l'emplacement actuel de la vieille ville. Cette dernière ne s'est appelée Bononia (nom d'origine celtique) que bien après la mort de César. Des vestiges pouvant être ceux d'un quartier général romain ont été identifiés par des archéologues dans la haute-ville actuelle de Boulogne en 1980.

Boulogne sera d'abord nommée en latin Gesoriacum sous Claude, puis Bononia ou Bolonia vers le IIIe siècle ; l'étymologie de ce nom fait l'objet d'une hypothèse[53]. Boulogne devint ensuite sous l'Empire romain le port d'attache de la Classis Britannica. Certains historiens pensent que l'actuelle basse-ville a pu être Portus Itius, le port cité par Jules César comme lieu d'embarquement de son armée sur les galères lancées vers les côtes du Kent pour tenter de conquérir l'Angleterre. Une autre hypothèse est que le point d'embarquement des troupes romaines vers l'Angleterre pourrait être une plage aujourd'hui ensablée située à douze milles au nord de Boulogne, sur le site actuel de Wissant (identifiée dans la chanson de Roland sous son nom saxon Wit-sand, Sable blanc). Les modifications importantes du littoral de la mer du Nord dans ce secteur (remblaiement) ont recouvert les sites portuaires de l'époque.

C'est à Boulogne que les Romains, sous l'ordre même de Caligula selon Suétone (Vie de Caligula, chap. XLVI), construisent une tour « d'une hauteur prodigieuse ... à l'instar du Pharos » vers 39 en vue d'une campagne contre les Celtes du pays de Galles, les Silures. Cette construction témoigne de l'importance que les romains attachaient à ce site portuaire. Boulogne restera célèbre jusqu'au Moyen Âge pour ce phare romain, la tour d'Odre, placé sur la haute falaise près de la plage, qui consistait en une tour de maçonnerie avec des étages se rétrécissant et au sommet de laquelle brûlait un feu.

En 43 la flotte de l'empereur Claude, la Classis Britannica, conquiert définitivement et entièrement la Grande-Bretagne. À la fin du IIIe siècle, le préfet Carausius, d'origine ménapienne, commandant de la flotte de Gesoriacum s'allie aux Francs, fait sécession de l'empire et prend le contrôle de la Bretagne et du Nord de la Gaule. Le nouveau tétrarque, Constance Chlore, ne parvient à reprendre la ville de Gesoriacum qu'après bien des difficultés en 294, et il lui faudra encore deux ans pour éliminer de Gaule le reste des troupes révoltées et préparer une invasion de la Bretagne. Sa flotte part de Gesoriacum en 296 divisée en deux groupes, l'un dirigé par Constance en personne, l'autre par son préfet du prétoire, Julius Asclepiodotus. Un brouillard épais contraint la flotte de Constance Chlore à revenir en Gaule, mais permet à la flotte d'Asclepiodotus de débarquer sans être repéré et de reconquérir la Bretagne.

Au Ve ou VIe siècle Zosime les mentionne comme germaniques[54], ce qui indiquerait un apport local de populations franques, de parler germanique, installés soit comme fédérés entre 250 et 350 par les Romains, soit au moment des grandes invasion du Ve siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le beffroi

Au Moyen Âge, Boulogne est le siège du comté de Boulogne. Un de ses comtes, Eustache II as grenons (« aux belles moustaches »), envahit l'Angleterre avec Guillaume le Conquérant. Il est le mari de sainte Ide et le père de Godefroy de Bouillon. Un autre, Étienne de Blois, est roi d'Angleterre au XIIe siècle. Alphonse de Portugal, mari de la comtesse de Boulogne Matilde II, est roi de Portugal. Baudouin de Boulogne, comte de Boulogne, frère de Godefroy de Bouillon, est le premier roi chrétien de Jérusalem.

Le , Isabelle de France, fille de Philippe le Bel, épouse dans l'église abbatiale située en haute ville le roi Édouard II d'Angleterre.

En 1477, le roi Louis XI échange le comté de Boulogne et la jugerie de Lauraguais[55],[56].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Boulogne est attaquée à trois reprises par les Anglais depuis l'enclave de Calais pendant la première moitié du XVIe siècle. Le 26 juillet 1544, la Tour d'Ordre romaine est détruite. Boulogne tombe en septembre 1544 ; elle est presque aussitôt ré-assiégée, en octobre, par les troupes du dauphin de France (futur Henri II) dont l’avant-garde est commandée par Blaise de Monluc. Mais l'indiscipline des mercenaires ruine l'assaut. Le traité d'Ardres (juin 1546) prévoit la restitution de la ville à la France, mais reste sans effet. Il faut attendre le siège mené par Henri II (en 1549 et 1550) et le traité d'Outreau pour que la ville redevienne française. Ronsard y fait allusion dans son Hymne d'Henri II :

« Et sans en faire bruit, par merveilleux effortz,
Tu avois ja conquis de Boulongne les forts,
Et par armes contraint cette arrogance Angloise
A te vendre Boulongne et la faire Françoise. »
(v. 1581-1584)

La signature du traité d'Outreau entre les Français et les Anglais a lieu le (rachat de 400 000 écus d’or). À ce stade-là, la ville est encore majoritairement flamande.

En 1662, alors que Louis XIV vient d'acheter au roi d'Angleterre la place forte de Dunkerque, enlevée quatre ans plus tôt aux Espagnols par la coalition franco-britannique, les Boulonnais, bourgeois et paysans, se révoltent contre le roi de France, en raison de la pression fiscale accrue et des réquisitions pour le financement des guerres incessantes.

La révolte des Lustucru est soutenue en sous-main par les agents du roi d'Espagne, avec qui la guerre reprend en 1667, et dont la frontière se trouve à une vingtaine de kilomètres de l'entrée de Boulogne. En effet, jusqu'à 1678 (paix de Nimègue), la frontière passe encore entre Longueville et Escœuilles. Le pouvoir central exerce alors une répression féroce sur la région : de nombreux habitants des campagnes sont massacrés. Trois mille survivants, qui n'ont pu s'enfuir de l'autre côté de la frontière, sont envoyés aux galères.

Au XVIIIe siècle, Boulogne est un port de pêche en décadence (hareng à l'automne et maquereau au printemps), qui voit la montée en puissance de la contrebande entre l'Angleterre et la France[57]. Cette fraude, appelée smogglage, concerne surtout des produits courants (thé, tissus) ou des alcools (eaux-de-vie, vins, genièvre), surtaxés en Angleterre. Encouragé par les autorités françaises, ce trafic atteint des sommets dans les années 1780, avec près de 6 millions de livres de rapport annuel, contre 500 000 livres pour toutes les pêches[58].

Durant ce siècle, les corsaires boulonnais sont très actifs, notamment pendant la guerre de Succession d'Espagne (1744-1748) et de Sept Ans. Ils font de nombreuses prises et annoncent les grands succès durant la Révolution française et l'Empire, emmenés par le fameux baron Bucaille (Jacques-Oudart Fourmentin).

Après guerre, la pêche industrielle se développe fortement, avec des chalutiers très présent en Atlantique du Nord-Est, jusqu'au nord et à l'ouest des îles Britanniques[59].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Inspection de l'armée le 15 août 1804 à Boulogne.

Le , vente à l'encan[60] de la cathédrale, du palais épiscopal et des dépendances pour la somme de 510 000 francs. Tout sera démoli pierre à pierre par les adjudicateurs. Le 19 juin 1800, la première vaccination contre la variole en France est effectuée sur trois petites filles de la rue des Pipots : Mlles Beugny, Hédouin, et Spitalier.

C'est autour de Boulogne que Napoléon Bonaparte assembla entre 1803 et 1805 la « Grande Armée » ou armée des côtes de l'Océan ; la première distribution de la Légion d'honneur a lieu au camp de Boulogne, le .

Boulogne-sur-Mer bénéficia de grands travaux portuaires, comme l'aménagement d'un bassin circulaire sur la rive gauche dans le but d'accueillir la flotte qui devait assurer la maîtrise du détroit ; on connaît cette structure sous le nom du bassin Napoléon. Deux ponts furent inaugurés, ils furent jetés au-dessus de la Liane pour relier Capécure à Boulogne. Cet ensemble de structure passe pour être à l'origine de la prospérité de Boulogne au XIXe siècle. L'idée d'un débarquement fut abandonnée en août 1805, Napoléon préféra envoyer l'Armée des Côtes et de l'Océan soutenir la campagne d'Autriche (victoire de la bataille d'Austerlitz).

Puis le XIXe siècle est marqué par différents projets d'aménagement qui accompagnent la croissance de la ville et le développement du tourisme balnéaire :

La Gare de Boulogne-Ville, construite en 1855 dans le quartier Capécure et photographiée au début du XXe siècle, avant sa destruction pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le tramway de Boulogne-sur-Mer
Le tramway dans la Grand Rue (centre-ville).
Le tramway de Boulogne à son terminus de Hardelot, avant 1914.
Le tramway dans la Rue Thiers (centre-ville).
Un tramway sur le Quai Gambetta.
Le tramway dans le quartier du Dernier Sou.
Article détaillé : Tramway de Boulogne-sur-Mer.

Boulogne devient le premier port de pêche français et une station balnéaire très attractive, grâce notamment aux bains de mer, directement importés d'Angleterre. De 1835 à 1885, Boulogne est la ville la plus peuplée du Pas-de-Calais et l'une des villes les plus peuplées de la région (deuxième derrière Lille jusqu'en 1850). On compte, en 1854, 5 000 Anglais (et jusqu'à 15 000 en été) sur près de 31 000 habitants.

Le , le capitaine Ferber, pionnier de l'aviation, se tue lors d'un meeting aérien.

En 1914-1918, la ville se trouve assez loin du front pour être épargnée mais les populations souffrent de la guerre et en conservent des séquelles visibles sur le monument aux Morts. Demeure aussi un dépôt de munitions immergées en mer non loin du port.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Boulonnais furent très actifs contre l'occupant allemand : dès septembre 1941, intervenaient les premiers sabotages par ce qui allait devenir le front national de la résistance de Boulogne, créé par Roger Thierry, Eugène Blamangin et Émile Popelier, qui regroupera jusqu'à quatre cents résistants encadrés par Firmin Blondeel et Louis Fourrier[63]. Les Allemands comme les Alliés épargnent la ville haute (citadelle, remparts, château, basilique Notre-Dame, église Saint-Nicolas) et les maisons bourgeoises de l'ancien rivage. Mais en 1943 et 1944, la ville est bombardée, en particulier les quartiers Capécure et Saint-Pierre qui sont presque entièrement rasés, ce qui explique l'architecture typique de l'après-guerre qui caractérise aujourd'hui ces quartiers. À la fin de la guerre, Boulogne est déclarée détruite à 85 %, il s'agit de la ville de France qui a connu le plus de bombardements aériens[64]. Le réalisateur Alain Resnais évoque ce traumatisme dans son film Muriel ou le Temps d'un retour.

Article détaillé : Siège de Boulogne-sur-Mer.

Début du XXIe siècle et déclin économique[modifier | modifier le code]

La fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle sont marqués par le déclin économique de l'une des villes les plus dynamiques de France jusque là. La population, l'activité touristique et le revenu par habitant baissent, le taux de chômage et le taux de pauvreté augmentent et le port de Boulogne, poumon économique de la ville, souffre de la concurrence[65].

De nombreuses entreprises boulonnaises ferment, causant une forte augmentation du chômage. Celle qui a le plus marqué est celle des hauts-fourneaux de la Comilog en 2003. La Comilog de Boulogne-sur-Mer fabriquait du ferromanganèse et était l'un des sites de production les plus importants du monde[66]. De plus, le site produisait de nombreux emplois directs et indirects pour les Boulonnais et près de 58 % de l'activité portuaire de Boulogne était directement liée à l'activité industrielle de la Comilog[67]. Le site met fin à ses activités en 2003 pour plusieurs raisons : hausse du prix de la matière première, concurrence internationale, baisse de la demande[68], problèmes écologiques (le port et la plage de Boulogne ont longtemps été classés parmi les plus pollués de France, à cause du mercure notamment), etc. La fermeture de la Comilog, annoncée comme une « catastrophe pour la ville » par le maire de Boulogne[68], a eu en effet d'importantes conséquences[69] : outre le licenciement des nombreux employés, le trafic du port de commerce est réduit de 60 %, ce qui fait passer le port de Boulogne à la vingtième place des ports de commerce français ; la communauté d'agglomération du Boulonnais est également privée de plusieurs millions d'euros de taxe professionnelle.

Construit en 2009 pour 46 millions d'euros, le hub port n'a jamais été utilisé

L'importance du port de Boulogne est remise en question à la suite de la forte baisse du trafic du port du commerce, causée par la fermeture de ces entreprises, et la baisse du trafic des voyageurs vers l'Angleterre, due à la concurrence face au port de Calais et à l'ouverture du tunnel sous la Manche. Outre l'aspect économique, l'arrêt progressif du transmanche prive Boulogne de nombreux emplois, d'une importante visibilité nationale et internationale et des nombreux touristes qui passaient par le Boulonnais auparavant. Le port souffre également du déclin de la filière halieutique. L'avenir du port fait aujourd'hui l'objet de débats politiques. D'un côté, ceux qui veulent que le port se tourne exclusivement sur la pêche et la plaisance et d'autres préférant une diversification des activités. En 2007, la CCI de Boulogne, gestionnaire du port, soutenue par la région, semble avoir gain de cause. Un hub port destiné aux escales des BGV et aux services fret[70], un terminal roulier et des entreprises halieutiques remplacent les 40 ha de la friche Comilog. Mais l'activité transmanche étant interrompue depuis 2010, le hub port, construit en 2009 pour 46 millions d'euros, n'a quasiment jamais été utilisé[71].

Dans les années 2010, de nombreux commerces en ville ferment, dont certains réputés et appréciés[72]. Parmi ceux-ci, trois importantes enseignes culturelles du centre-ville ont fermé en seulement quelques années[73]. Cette situation relance le débat sur le stationnement, la piétonnisation du centre-ville[74], le coût des loyers pour les commerçants ou encore l'impact des grands centres commerciaux en périphérie et du commerce en ligne sur les petits commerces en ville[75]. L'arrêt du transmanche et la baisse du nombre d'activités en ville entraînent une importante baisse du tourisme. En 2013, 60 % des touristes qui viennent à Boulogne le font pour se rendre à Nausicaá[76].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Boulogne-sur-Mer et ses cantons :
canton de Boulogne-sur-Mer-Nord-Est
canton de Boulogne-sur-Mer-Nord-Ouest
canton de Boulogne-sur-Mer-Sud
canton du Portel
dans l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer

Boulogne-sur-Mer est le siège de la communauté d'agglomération du Boulonnais et du regroupement de trois structures intercommunales appelé Pays Boulonnais.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses villes de la région, Boulogne-sur-Mer est une ville de gauche, privilégiant les candidats de gauche aux élections présidentielles et les plébiscitant aux élections régionales, législatives et cantonales.

Parmi les personnalités politiques importantes ayant exercé à Boulogne-sur-Mer :

Résultats des scrutins français depuis 2000.
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2002 80,99 % Jacques Chirac RPR 19,01 % Jean-Marie Le Pen FN 70,59 % [79]
2007 46,67 % Nicolas Sarkozy UMP 53,33 % Ségolène Royal PS 78,28 % [80]
2012 61,83 % François Hollande PS 38,17 % Nicolas Sarkozy UMP 76,87 % [81]
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2002 56,04 % Guy Lengagne DVG 43,96 % Jean-Pierre Pont UMP 56,84 % [82]
2007 67,80 % Frédéric Cuvillier PS 32,20 % Annick Valla UMP 59,26 % [83]
2012 57,43 % Frédéric Cuvillier
élu au premier tour
PS 18,55 % Laurent Feutry NC 54,31 % [84]
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2004 37,15 % Henri Weber PS 12,07 % Carl Lang FN 36,47 % [85]
2009 26,77 % Gilles Pargneaux PS 16,42 % Dominique Riquet UMP 33,64 % [86]
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2004 57,14 % Daniel Percheron PS 25,09 % Jean-Paul Delevoye UMP 58,10 % [87]
2010 59,46 % Daniel Percheron PS 20,63 % Valérie Létard MAJ 43,55 % [88]
Élections cantonales, résultats du second tour.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
Boulogne-sur-Mer est chef-lieu de plusieurs cantons, cf. les résultats de Boulogne-sur-Mer-Nord-Est, Boulogne-sur-Mer-Nord-Ouest et Boulogne-sur-Mer-Sud.
2001  %  %  % [89]
2004  %  %  % [90]
2008  %  %  % [91]
2011  %  %  % [92]
Élections municipales, résultats des deux meilleurs scores du second tour.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2001  %  %  % [93]
2008 71,61 % Frédéric Cuvillier
élu au premier tour
PS 12,71 % Richard Honvault DVD 55,64 % [94]
Référendums.
Année Oui (national) Non (national) Participation
1992 47,72 % (51,04 %) 52,28 % (48,96 %) 62,76 % [95]
2000 71,56 % (73,21 %) 28,44 % (26,79 %) 27,37 % [96]
2005 35,48 % (45,33 %) 64,52 % (54,67 %) 63,55 % [97]


Liste des élus[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Henri Henneguelle SFIO Sénateur
1947 1953 Jean Febvay RPF-MRP puis indépendant  
1953 1977 Henri Henneguelle PS Sénateur
1977 1989 Guy Lengagne PS Professeur, député, ministre de la Mer de 1983 à 1986
1989 1996 Jean Muselet DVD  
1996 2002 Guy Lengagne PS Professeur, député, ministre de la Mer de 1983 à 1986
2002 Juillet 2012 Frédéric Cuvillier PS Député, ministre des Transports et de l'Économie maritime de 2012 à 2014
Juillet 2012 Avril 2014 Mireille Hingrez-Céréda[77] PS Remplacement de Frédéric Cuvillier[Note 2]
Avril 2014 en cours Frédéric Cuvillier[1] PS Député, ministre des Transports et de l'Économie maritime de 2012 à 2014

Conseil Municipal[modifier | modifier le code]

Groupe Parti Tête de liste Effectif Statut
Avec Frédéric Cuvillier PS Frédéric Cuvillier 38 majorité
Nouvelle énergie pour Boulogne Multipartisme Richard Honvault 3 opposition
Faire Gagner Boulogne UMP Annick Valla 1 opposition
Boulogne Gagnante MoDem Grégory Suslamare 1 opposition

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le palais de justice de Boulogne-sur-Mer

Boulogne-sur-Mer dispose d'un palais de justice datant de 1852 situé dans sa vieille ville. De style néoclassique, il présente une façade ordonnée, d'ordre dorique au premier niveau, ionique au second. Au fronton, la loi est appuyée sur la Justice, entourée de quatre autres allégories, figurant le Commerce, l'Industrie, l'Artisanant et les Arts. Les grandes niches du premier étage abritent des statues de Charlemagne et de Napoléon[98].

Aujourd'hui, il fait office de tribunal de grande instance[99] et de tribunal pour enfants pour le Boulonnais, mais aussi le Calaisis et le Sud de la Côte d'Opale[100].

La ville abrite aussi un tribunal d'instance, un tribunal de commerce et un conseil de prud'hommes situés en centre-ville. Boulogne-sur-Mer relève également de la cour d'appel de Douai, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai[100]

Police et criminalité[modifier | modifier le code]

Le taux de violence à Boulogne-sur-Mer est de 4,39 faits pour 1 000 habitants, ce qui est inférieur à la moyenne nationale, qui se monte à 5,93 faits pour 1 000 habitants[101].

En 2012, les quartiers de Beaurepaire et du Chemin Vert sont placés en zone de sécurité prioritaire par les ministères de l'Intérieur et de la Justice[102].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de grandes villes, Boulogne-sur-Mer a intégré les préoccupations environnementales dans ses réflexions. Outre la création d'un écoquartier prévu en remplacement des friches industrielles derrière la gare de Boulogne-Ville, de nombreux projets axés sur le « développement durable » sont en cours de développement : diminution de la consommation d'énergie dans les logements, développement des pistes cyclables et des transports en commun, développement de l'éclairage basse consommation, développement des espaces verts, mise en place de containers enterrés pour la collecte, etc[103].

La centrale nucléaire la plus proche est celle de Gravelines, située à environ 50 km de Boulogne[104]. Des éoliennes sont par ailleurs installées sur le port.

La CAB assure l’alimentation en eau potable et l'assainissement avec une station d'épuration à Boulogne d'une capacité de 200 000 équivalent-habitants[105]. Veolia assure l’entretien des équipements[105]. La CAB a également la compétence en matière de gestion des déchets. Les ordures sont transportées au centre de stockage de déchets ultimes de Dannes (équipé d’une récupération de biogaz) ou au centre de tri de Saint-Martin-Boulogne[106].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 42 680 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 137 10 685 13 257 17 728 20 874 25 732 29 145 30 994 30 783
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
34 739 35 349 38 492 38 514 40 075 44 842 45 916 45 205 46 807
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
49 949 51 201 53 128 55 336 52 839 51 854 52 371 34 885 41 870
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
49 281 49 276 48 440 47 653 43 678 44 859 44 273 42 680 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[107] puis Insee à partir de 2004[108].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune occupe le deuxième rang des villes les plus peuplées au niveau départemental, le septième au niveau régional et le 150e rang au niveau national[3].

La population de Boulogne-sur-Mer atteint son maximum dans la première moitié du XXe siècle (entre 50 000 et 55 000 habitants), puis est fortement touchée par la seconde Guerre mondiale et ne retrouva jamais sa population d'antan.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,5 % ; 15 à 29 ans = 24,4 % ; 30 à 44 ans = 20 % ; 45 à 59 ans = 18,9 % ; plus de 60 ans = 14,2 %) ;
  • 54 % de femmes (0 à 14 ans = 17,8 % ; 15 à 29 ans = 23,4 % ; 30 à 44 ans = 18,2 % ; 45 à 59 ans = 18,3 % ; plus de 60 ans = 22,3 %).
Pyramide des âges à Boulogne-sur-Mer en 2007 en pourcentage[109]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
1,0 
4,6 
75 à 89 ans
9,5 
9,4 
60 à 74 ans
11,8 
18,9 
45 à 59 ans
18,3 
20,0 
30 à 44 ans
18,2 
24,4 
15 à 29 ans
23,4 
22,5 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[110]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Origine de la population[modifier | modifier le code]

L'analyse des patronymes de la région, francisés au cours des siècles, montre que les Boulonnais sont essentiellement d'origine scandinave, flamande, picarde ou anglaise[réf. nécessaire].

En 2009, on compte 1 390 immigrés à Boulogne[111], soit 3,2 % de la population de la commune, ce qui est inférieur à la moyenne nationale (8,5 %).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires de Boulogne-sur-Mer dépendent de l'Académie de Lille et les écoles primaires dépendent de l'Inspection académique du Pas-de-Calais. Pour le calendrier des vacances scolaires, Boulogne est en zone B.

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

La ville est également équipée de plusieurs écoles maternelles, primaires, ainsi que des collèges (Daunou, Langevin, Angellier, Haffreingue, Godefroy de Bouillon…).

Lycées[modifier | modifier le code]

  • Lycée public polyvalent Mariette :
Situé dans le quartier Beaurepaire, le lycée est, avec un effectif de plus de 2 000 élèves, le plus grand de Boulogne et l'un des plus grands de la région. Il est équipé d'un internat.
Formations proposées : 2e générale ; Premières et terminales ES, L, S (SVT), STG et ST2S ; BTS Gestion ou Commerce ; CPGE littéraires (hypokhâgne-khâgne) et scientifiques (MPSI-MP).
Article détaillé : Lycée Mariette.
  • Lycée public polyvalent Branly :
Il est situé dans le quartier Bréquerecque.
Formations proposées : 2e générale et technologique ; Premières et terminales ES, S (SVT-SI), STL et STI ; BTS dans l'industrie, l'automatisme, l'énergie ou encore le bâtiment.
  • Lycée public polyvalent Giraux-Sannier :
Le lycée est situé dans l'Est de Boulogne, à la frontière avec Saint-Martin-Boulogne.
Formations proposées : 2e générale, 2e professionnelle Gestion Administration ; premières et terminales ES, S (SVT) et STG ; Enseignement supérieur Comptabilité et Gestion.
  • Lycée privé général Nazareth-Haffreingue :
Situé dans le quartier du Dernier Sou, le lycée est né en 2008 de la fusion des lycées Haffreingue-Chanlaire et Nazareth. En 2012, il est classé meilleur lycée du Pas-de-Calais[112].
Formations proposées : 2e générale ; premières et terminales ES, L et S (SVT et SI en partenariat avec le lycée Saint-Joseph).
  • Lycée privé technique et professionnel Saint-Joseph :
Le lycée est situé au niveau de la frontière entre le quartier du Dernier Sou et la commune de Saint-Martin-Boulogne. Il est connu pour sa réplique miniature des 24 Heures du Mans, organisée chaque année depuis 2003.
Formations proposées : 2e générale et technologique ; Premières et terminales S (SI), STI, ST2S et STG ; Baccalauréat professionnel ; BTS (ATI, IRIS, CRSA…).
  • Lycée public professionnel Jean-Charles-Cazin :
Le lycée se situe dans le centre-ville, à 10 minutes à pied de la Grand Rue.
Formations proposées : 2e professionnelle ; CAP en commerce, vente, restauration, etc. ; Bac Pro commerce, vente, vêtements, accueil et accompagnement à la personne, etc.
  • Lycée public professionnel maritime de Boulogne - Le Portel :
Construit en 1959, le lycée se situe entre Le Portel et le quartier de Capécure.
Formations proposées : CAP Matelot ; bac pro Conduite et Gestion des Entreprises Maritimes, Electromécanicien Marine ; Nautisme ; Capitainerie ; Mécanique ; etc[113].

Universités[modifier | modifier le code]

Les centres universitaires Saint-Louis, Le Musée (dans le centre de Boulogne) et Capécure (dans le quartier du même nom) accueillent une partie de l’université du Littoral Côte d'Opale (ULCO), 3 500 étudiants y sont inscrits[114]. L'université est répartie entre cette ville, Calais, Dunkerque et Saint-Omer pour un total de 11 000 étudiants.

Plusieurs formations sont proposées sur le site de Boulogne :

Des formations dans la filière halieutique et le monde marin sont également proposées, en particulier sur le site de Capécure.

Boulogne abrite aussi plusieurs sites de recherche pour l'ULCO et des services pour les étudiants (logement, restauration, associations et manifestations étudiantes…).

En partenariat avec l'université Lille II, l'Institut de formations en soins infirmiers (IFSI), situé à côté du centre hospitalier, propose l'enseignement de la première année de médecine aux étudiants boulonnais.

Université d'été[modifier | modifier le code]

L’Université d’été de Boulogne-sur-Mer est une association avec pour but de faire découvrir à des étudiants étrangers la région de Boulogne-sur-Mer, sa culture et ses traditions, la mise en relation avec les habitants, l'accueil et l'animation.

Autres équipements[modifier | modifier le code]

Un réseau de trois médiathèques est également ouvert au public.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festivités[modifier | modifier le code]

  • Nuit de la Promenade guidée (Ville fortifiée)
  • Festival de la Côte d'Opale
  • Festival Poulpaphone : rap, métal, électro, reggae, rock…
  • Festival BD de Boulogne-sur-Mer
  • Camp de Boulogne : reconstitutions de batailles napoléoniennes en été
  • Fête de la mer : rassemblement vieux gréements
  • Fête du hareng
  • Défilé de la Saint-Nicolas dans le centre-ville avec feux d'artifices sur le port
  • La route du Poisson, manifestation sportive d'attelage équestre en septembre
  • L'Enduropale, course de motos organisé début février dans les dunes du Touquet. Chaque année, plus de 2 000 motos partent du quartier Bréquerecque à Boulogne en direction du Touquet[115]
  • Prestations et parades des deux géants locaux, Batisse et Zabelle
  • Spectacle « son et lumière » L'étonnante histoire de Boulogne-sur-Mer avec 250 figurants et 700 costumes qui raconte l'histoire de la ville de l'époque romaine à aujourd'hui.
  • Festival Max de Zik contre la violence
  • Intramurock
  • La Revue
  • La Fête de la Musique dans les rues du centre-ville, le 21 juin.
  • Les Guénels autour de la Saint-Nicolas

Évenements[modifier | modifier le code]

Espérantophones devant le palais des congrès en 1905

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer.

Boulogne-sur-Mer dispose de deux établissements de santé, qui s'ajoutent aux différents cabinets médicaux de la ville :

Le centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer (CHB), aussi appelé centre hospitalier Duchenne du nom du docteur Duchenne de Boulogne, est un établissement de santé public d'une capacité de 1 080 lits et places. Il rassemble 2 030 salariés et 180 médecins. Le CHB dispose également d'un service d'accueil des urgences (43 229 passages par an), d'un SMUR, d'une UHCD et assure le secours médicalisé en mer[118]. Il s'agit du premier hôpital de la Côte d'Opale[119].

Le centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer dispose également :

  • d'un plateau technique important ;
  • d'une unité de chirurgie ambulatoire ;
  • d'une unité de soins intensifs de cardiologie ;
  • d'une unité de soins intensifs de néonatalogie ;
  • d'un service de réanimation polyvalente ;
  • d'un centre de la mémoire ;
  • d'une unité neurovasculaire ;
  • la prise en charge de la douleur chronique rebelle ;
  • la prise en charge de l'obésité ;
  • d'un institut de formation en Soins Infirmiers et Aides-Soignants.

Le Centre médical chirurgical obstétrical Côte d'Opale de Saint-Martin-Boulogne, situé à 800 mètres de la frontière avec la ville de Boulogne, est un établissement hospitalier privé qui dispose de 246 lits et places d'hospitalisation répartis en chirurgie, médecine, gynécologie-obstétrique et cardiologie. Sur le site se trouvent également un laboratoire d'analyses médicales, les services de radiologie et de kinésithérapie ainsi que les cabinets de consultations privées des médecins[120].

Sports[modifier | modifier le code]

La ville compte de nombreux équipements sportifs : des salles de sports, des courts de tennis, des stades[121], la piscine de Nausicaá, le complexe piscine-patinoire Hélicéa, les centres d'aviron et de canoë, etc. De nombreuses activités sont également proposées sur la plage de Boulogne (voile, plongée, char à voile, kitesurf…)[122] et d'autres sont proposées à proximité de la ville : golf à Wimereux et Hardelot, équitation à La Capelle et Hardelot ou encore de nombreux sports au complexe sportif de la Waroquerie à Saint-Martin-Boulogne.

Le club de football professionnel de Boulogne, l'Union sportive Boulogne Côte d'Opale (USBCO), est relégué en Ligue 2 en 2010 après avoir appartenu à l'élite du football français, puis en National (3e division) en 2012[123]. Le club dispute ses matchs à domicile au Stade de la Libération (15 034 places), situé dans le quartier du Dernier Sou, dans l'Est de la ville.

L'équipe de basket-ball professionnel, le Stade olympique maritime boulonnais (SOMB), évolue en deuxième division (Pro B) depuis 2010. Elle dispute ses matchs à domicile salle Damrémont (2 000 places), située sur la rive gauche de la Liane. Fait remarquable, l'ESSM, équipe évoluant également en Pro B, est basée au Portel, commune voisine de Boulogne, et dispute ses matchs dans la même salle que le SOMB faute de salle homologuée par la fédération.

Boulogne a aussi des équipes de « haut niveau » très reconnues en sports nautiques, en aviron et en canoë notamment[124]. Ces clubs forment de nombreux champions de France et médaillés olympiques.

Comme d'autres villes du Pas-de-Calais, Boulogne-sur-Mer a fait office de base arrière pour les Jeux olympiques de Londres 2012 où de nombreuses délégations sportives françaises et étrangères sont venus pour peaufiner leur préparation avant les Jeux[125]. Un nouveau stade nautique a notamment été inauguré pour l'occasion et est aujourd'hui utilisé par les sportifs de haut niveau du territoire[126].

Les reliefs du Boulonnais attirent également les cyclistes. La ville a accueilli le Tour de France en 1949, 1994, 2001 et 2012[127] et les championnats de France de cyclisme sur route en 2005 et 2011.

Médias locaux[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Le porche de la basilique Notre-Dame.
La coupole de la basilique vue de l'intérieur

Catholiques[modifier | modifier le code]

La fonction religieuse ancienne de la ville relève du fait qu'elle était le siège d'un ancien évêché (d'où la présence d'une cathédrale), tête du diocèse de Boulogne-sur-Mer ayant existé entre 1566 et 1801 (année pendant laquelle il est dissous pour être intégré en totalité au diocèse d'Arras). Le diocèse de Boulogne correspondait a un territoire s'étendant jusqu'à Étaples, Montreuil, Hesdin, Saint-Pol-sur-Ternoise et Calais.

L'histoire religieuse de Boulogne est aussi marquée par sainte Ide, mère de Godefroy de Bouillon, qui fut nommée patronne de Boulogne et de son comté par le roi Louis XI en avril 1478.

De plus, un pèlerinage à la Vierge de Boulogne existe depuis le Moyen Âge. Par le passé, ce pèlerinage était très connu dans les autres régions de France. À tel point que les habitants de l'Île-de-France, afin de pouvoir lui rendre hommage, créèrent un pèlerinage secondaire dans la forêt du Rouvre (dont un vestige est le Bois de Boulogne) qui allait favoriser la fondation de « Boulogne-la-Petite » appelée de nos jours Boulogne-Billancourt. Dans les années 1930, cette dévotion fut ranimée par le transport d'une statue placée dans une remorque automobile à laquelle on fit faire le tour de la France.

Les lieux suivants se trouvent donc sur le doyenné du Boulonnais, lui-même faisant partie du diocèse d'Arras :

  • Basilique Notre-Dame-de-l'Immaculée-Conception (ancienne cathédrale) ;
  • Chapelle Sainte-Ide, rue du mont d'Ostrohove ;
  • Chapelle du Saint-Sang ou Notre-Dame du Saint-Sang, 55 avenue du Président-John-Kennedy[128] ;
  • Chapelle des Sœurs de la Visitation, rue de Maquétra ;
  • Église Saint-François de Sales, rue de Bréquerecque ;
  • Église Saint-Louis, rue Félix-Adam ;
  • Église Saint-Michel, boulevard Saint-Michel ;
  • Église Saint-Nicolas, place Dalton ;
  • Église Saint-Patrick, rue du Chemin-Vert ;
  • Église Saint-Pierre, rue du Camp de Droite.

Protestants[modifier | modifier le code]

  • Église baptiste, rue du Bras-d'Or
  • Église évangélique, rue Émile-Cazin
  • Église réformée, avenue John-Kennedy

Israélite[modifier | modifier le code]

  • Synagogue de l'impasse Charles Butor

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, le revenu fiscal médian par ménage était de 12 931 €, ce qui est inférieur à la moyenne nationale (18 355 €) et à celle du Pas-de-Calais (15 383 €)[129]. Les disparités entre quartiers sont par ailleurs importantes : en 2009, le revenu médian s'établissait à environ 6 000 euros par UC dans la ZUS du Chemin Vert[41] tandis que le revenu moyen dépasse les 22 000 euros dans la ville fortifiée et le quartier du Dernier Sou.

Emploi[modifier | modifier le code]

La crise économique et la fermeture de nombreuses entreprises font que, depuis quelques années, le chômage est devenu un problème important à Boulogne. Si le taux de chômage du Boulonnais est inférieur au taux régional, celui de la commune de Boulogne-sur-Mer est assez élevé (21,1 % en 2009[129]).

Répartition des emplois par secteur d'activité économique

  Agriculture Industrie Construction Commerces, transports et services Administration publique, enseignement,
santé, action sociale
Boulogne-sur-Mer 2,4 % 12,2 % 3,7 % 45,2 % 36,5 %
Moyenne nationale 3,0 % 14,1 % 6,9 % 45,1 % 30,9 %
Sources des données : INSEE[130],[131]

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Boulogne-sur-Mer 0,5 % 5,3 % 11,9 % 25,1 % 31,0 % 26,2 %
Moyenne nationale 1,9 % 6,1 % 16,2 % 25,0 % 28,6 % 22,2 %
Sources des données : INSEE[132],[133]

Le port[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance.
L'hydroptère d'Alain Thébault dans le port de Boulogne-sur-Mer.
Le port de Boulogne-sur-Mer de nuit.
Article détaillé : Port de Boulogne-sur-Mer.

Le port de Boulogne-sur-Mer fait partie des trois grands ports maritimes du Nord-Pas-de-Calais avec ceux de Calais et de Dunkerque. Il est devenu un « port régional » en 2007, dans le cadre de la décentralisation.

Les bateaux immatriculés dans la commune ont pour code « BL », selon la liste des quartiers maritimes.

Port de pêche[modifier | modifier le code]

Avec 33 003 tonnes de poissons pêchés en 2013, Boulogne reste le premier port de pêche français[134], devant le port breton de Lorient (deuxième avec environ 26 000 tonnes par an), malgré une importante baisse ces dernières années (43 952 en 2006 et 36 096 en 2012)[135]. De plus, les activités des entreprises halieutiques de Capécure permettent au port de Boulogne de recueillir chaque année 380 000 tonnes de produits de la mer et d'être le premier transformateur européen des produits de la mer[38]. Boulogne est aussi le siège d’AQUIMER[136], seul pôle de compétitivité national dédié à la filière de la pêche et à la valorisation des produits de la mer.

Port transmanche[modifier | modifier le code]

Sa position géographique idéale a fait de Boulogne un grand port de liaison avec l'Angleterre. Au XIIIe siècle, la première liaison commerciale avec l'Angleterre fut créée à Boulogne[19]. Dès le XVIIIe siècle, de nombreux transports de voyageurs à travers la Manche seront lancés à Boulogne si bien que, jusque dans les années 1990, Boulogne était le deuxième port de voyageurs en France[19],[137],[138]. Mais l'ouverture du Tunnel sous la Manche et le développement du port de Calais à la fin du XXe siècle ont causé la baisse du trafic du port et la fermeture progressive des lignes orchestrées par les différents opérateurs transmanche (notamment SeaLink en 1992 et P&O en 1993[139]), préférant consacrer leurs efforts sur la ligne Calais-Douvres[19]. Le port de Boulogne a encore assuré pendant quelques années le passage d'un flux significatif de passagers vers l’Angleterre (entre 500 000 et 1 million de passagers chaque année jusqu'en 2008[140],[141]) jusqu'à l’arrêt des activités transmanche en septembre 2010[20], malgré l'installation d'un nouveau terminal destiné au transmanche en 2009[142]. Mais l'espoir que la liaison renaisse prochainement subsiste[21].

Port de commerce[modifier | modifier le code]

Classé dixième port de commerce métropolitain en 1960[143], neuvième en 1990[137], la fermeture des hauts-fourneaux de la Comilog en 2004 a mis un coup de frein au volume d'activité du port de commerce. En effet, près de 58 % de l'activité portuaire de Boulogne était directement liée à l'activité industrielle de la Comilog[67]. Le port de commerce de Boulogne-sur-Mer passe alors à la 20e place du classement en 2005. En 2010, le trafic commercial global du port s'élève à 1 755 164 tonnes.

Port de plaisance[modifier | modifier le code]

Avec 470 anneaux répartis en trois bassins, le port de plaisance de Boulogne peut accueillir tous les bateaux de plaisance, y compris les voiliers jusqu’à vingt-cinq mètres[144]. Chaque année, le port reçoit environ 3 500 bateaux-visiteurs. La rive du port, située entre la plage et le centre-ville, est aménagée pour les promeneurs et les touristes, et bénéficie d'une forte fréquentation, liée surtout au succès de Nausicaá.

Le port dispose également d'une activité de chantiers navals, la Socarenam[145].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier de Boulogne est le premier employeur du territoire du SCOT en 2010[146], avec plus de 2 000 employés. L'administration et les établissements publics constituent également un pôle d'emploi (équipements scolaires, DDTM, chambres, université, agence d'urbanisme…).

La ville compte de nombreux commerces, bars et restaurants, dans les différents quartiers de Boulogne. À cela s'ajoutent les supermarchés, supérettes et centres commerciaux. Plusieurs centres commerciaux sont installés en ville et en périphérie :

  • le centre commercial de la Côte d'Opale, situé en périphérie est, dans la commune de Saint-Martin-Boulogne, est le principal centre commercial du Boulonnais ;
  • le centre commercial de la Liane est situé près du centre-ville ;
  • le centre commercial Leclerc est situé en périphérie sud, dans la commune d'Outreau.

Le , Boulogne-sur-Mer lance sa monnaie locale, le Bou'Sol[147].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le phare et la digue Carnot.

L'agglomération de Boulogne-sur-Mer est la principale destination touristique de la région Nord-Pas-de-Calais après la métropole lilloise)[5]. Boulogne accueille de nombreux Français mais sa situation géographique lui permet de recevoir également beaucoup de Belges et d'Anglais. Si la disparition des liaisons avec l'Angleterre a fortement perturbé l'activité touristique de Boulogne, le succès de Nausicaá depuis 1991 a limité les pertes.

Nausicaá, le centre de découverte de l'environnement marin constitué de l'un des plus grands aquariums publics d'Europe, est classé premier site touristique de la région Nord-Pas-de-Calais, deuxième au nord de Paris après le Parc Astérix[148] et quatorzième sur l'ensemble des sites non culturels de France[149].

En tant que ville côtière, Boulogne attire également de nombreux vacanciers sur sa plage, même si celles des communes voisines (Wimereux, Hardelot, Équihen et Le Portel) sont souvent plus appréciées. La richesse du patrimoine attire aussi de nombreux touristes.

Depuis le , Boulogne-sur-Mer est classée « station de tourisme »[4].

Industries et recherche[modifier | modifier le code]

Boulogne dispose d'un réseau dense de PME et de PMI. Certaines entreprises sont leaders dans leurs spécialités[150] : l'usine de crayons Conté (BiC), le centre d'appels Armatis, l'entreprise d'aliments pour animaux Continentale Nutrition, etc.

De nombreuses entreprises sont spécialisées dans la filière halieutique[150] (Findus, Alfesca, Marine Harvest, Scamer, Copromer, Tradimar, Océan Délices, etc). Il existe également de nombreux centres de recherche dediés à la mer (Ifremer, le pôle de compétitivité Aquimer...).

Les communes voisines abritent également de nombreuses industries sous forme de parcs d'activités[151], avec, de nouveau, certaines entreprises leaders dans leurs spécialités[150] : le fabricant de cosmétiques Alkos, le fabricant de lessives écologiques Ecover, le fabricant d'alternateurs automobiles Valeo, la Société boulonnaise d'électronique (SBE), la Société d'impression du Boulonnais (SIB), etc.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Promenade sur les remparts.
Hôtel de ville de Boulogne-sur-Mer.
La basilique Notre-Dame.

Boulogne-sur-Mer est classée ville d'art et d'histoire.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Colonne de la Grande Armée.
Colonne de la Grande Armée, détail.
  • Abbaye d'oratoriens Saint-Vulmer, de chanoines réguliers 1944 : inscrit MH.
  • Abbaye et église Saint-Wilmer : immeubles contenant les restes de l’abbaye et de l’église [cad. 97 (2, rue de Lille), 99 (12, place Godefroy-de-Bouillon), 100 (10, place Godefroy-de-Bouillon), 101 (8bis, place Godefroy-de-Bouillon), 102 (8, place Godefroy-de-Bouillon), 103 (1, rue d'Aumont), 104 (3, rue d'Aumont), 105 (6, rue Henry), 106 (4, rue Henry), 107 (3, rue Henry), 108 à 111 (1, rue de l'Oratoire), 112 (7, rue de l'Oratoire), 113 (9, 11 et 13, rue de l'Oratoire)] : inscription par arrêté du 11 janvier 1944.
  • Beffroi : inscription par arrêté du 10 juin 1926.
  • Basilique Notre-Dame (ancienne cathédrale), y compris la crypte : classement par arrêté du 26 mars 1982.
  • Chapelle du Saint-Sang, dite la Capelette, son enclos et sa grille de clôture (cad. AZ 1212) : inscription aux Monuments historiques par arrêté du 5 mars 1990[152].
  • Château fort dit caserne d'Aumont : château (sauf parties classées) ; enceinte de la haute ville : inscription par arrêté du 10 juin 1926 ; ensemble des façades et toitures ; portail d’entrée ; pont ; salle basse dite la Barbière ; fenêtres de la grande salle au-dessus de la salle basse (cad. AC 206, 207) : classement par arrêté du 6 octobre 1977.
  • Château d'eau dit fontaine Louis-XVI, fontaine de la Chefferie : 1945 : inscrit MH.
  • Fontaine, contre le bas-côté sud de la basilique : inscription par arrêté du 16 janvier 1947.
  • Fontaine Louis XVI et pavillon, derrière la porte Gayole, dans la ville haute intra muros : fontaine, avec la façade du pavillon qui la surmonte et le mur sur lequel elle est adossée sur une longueur de 10 mètres environ de chaque côté du monument : inscription par arrêté du 5 octobre 1945.
  • Hôtel des Androuins ou Desandrouins, dit aussi palais impérial, construit par Giraud Sannier : toitures sur rues et place (cad. AB 158), inscription par arrêté du 20 septembre 1946 ; façades sur rues ; escalier avec sa cage décorée ; pièces du premier étage avec leur décor : salle à manger, chambre à coucher et petit cabinet ; cheminées du deuxième étage (cad. AB 158) : classement MH partiellement par arrêté du 27 juin 1984.
  • Maison du Croissant, façade et porche : inscription par arrêté du 5 avril 1948.
  • Ouvrages d'entrée de la ville fortifiée : Porte des Degrés, Porte Gayole (façade des deux tours qui forment la porte, à l'exclusion des locaux intérieurs), Porte Neuve (ou Porte de Calais ou Porte Flamengue) et Porte des Dunes classées MH en 1905.
  • L'enceinte de la haute ville est inscrite avec le château d'Aumont (arrêté du ).
  • Statue équestre du général José de San Martín, le long de la plage près de Nausicaá.

Source: Mérimée, base de données du ministère de la culture.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La haute ville, ou vieille ville, est en effet construite à l'emplacement d'un camp romain. Elle en conserve les dimensions et le tracé des voies (cardo, decumanus, forum).
    • Réalisés par Philippe Hurepel, fils du roi de France Philippe Auguste, les fortifications et le château (aujourd'hui musée) constituent l'un des ensembles architecturaux médiévaux les mieux conservés en France. Leurs soubassements remontent à l'époque romaine. L'enceinte est percée de quatre portes : la porte des Dunes, la porte des Degrés, la porte Gayole et la porte Neuve (dite aussi porte de Calais ou porte Flameingue).
  • La bibliothèque municipale classée est située au 18, place de la Résistance, dans l'ancien couvent des Annonciades, dont les dispositions d'ensemble (chapelle, cloître…) sont encore visibles. Elle abrite plusieurs dizaines de milliers d'ouvrages, dont une cinquantaine d'incunables.
  • Le palais de justice du XIXe siècle présente une façade néo-classique abritant, entre autres, les statues de Charlemagne et de Napoléon. Une tour carrée romaine a été découverte sous l'édifice.
  • Le beffroi (inscrit depuis 2005 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO) surplombe la Ville fortifiée. Il s'agissait à l'origine du donjon du premier château connu des comtes de Boulogne, attribué à Renaud de Dammartin (fin XIIe siècle). Ses salles accueillent un musée lapidaire (vitrail de Godefroy de Bouillon, boulets de pierre et de fonte, puits…)
  • Accolé au beffroi, l'hôtel de ville présente une façade en brique et pierre, datée de 1734. De cette époque datent le bureau du maire ainsi que la salle des gouverneurs (ou salle des mariages), de style rocaille. On peut également y voir la salle Eurvin (salle des fêtes) orné d'un grand tableau représentant le siège de 1544, la salle du Conseil municipal et un jardin japonais.
  • L'hôtel désandrouin de 1777 (ou palais impérial, où séjournèrent brièvement le premier consul puis empereur Napoléon, l'impératrice Marie-Louise d'Autriche, le tsar Alexandre Ier…), d'autres hôtels particuliers datant de l'Ancien Régime et des maisons en pierre de Bainchthun bordent les ruelles étroites de la Vieille Ville.
  • La basilique Notre-Dame avec son dôme haut de 83 mètres se voit à des kilomètres à la ronde. Cet édifice fut construit par l'abbé Benoît-Agathon Haffreingue au XIXe siècle, entre 1827 et 1866. Le dôme est similaire à celui de l'église de la Compagnie (Iglesia de la Compania) de Guanajuato (Mexique)[réf. nécessaire]. Le visiteur peut y découvrir le splendide autel Torlonia, chef-d'œuvre de la mosaïque italienne, réalisé dans les ateliers du Vatican. D'un poids de 16 tonnes, il est composé de 147 sortes de marbre et de pierres ornementales. De nombreuses œuvres d'Eugène Delaplanche y sont aussi présentées (statue de Notre-Dame de Boulogne, cénotaphe de l'abbé Haffreingue, autel du Sacré-Cœur…)
  • Située sous la basilique, la crypte, dont les soubassements datent de l'époque romaine, est la plus grande d'Europe du Nord. Cette dernière est très impressionnante par ses dimensions, ses salles (crypte basse, crypte du dôme, chapelle de la Vierge…) et ses murs recouverts de fresques (« grisailles » du XIXe siècle et peintures médiévales), ses sculptures et son trésor d'art sacré (dont le reliquaire du Saint-Sang, offert par le Philippe-le-Bel en 1308).
  • L'église gothique Saint-Nicolas, située en Basse ville, recèle de magnifiques statues du XVe siècle; autour se trouvent de vastes souterrains remontant au XIIe siècle (propriétés privées non visitable par le public).
  • la maison de la Beurrière reconstitue l'habitat typique des marins pêcheurs de Boulogne. Il s'y déroule, en septembre, des festivités liées à la pêche et à la vie traditionnelle des travailleurs de la mer tout au long de l'histoire (visites, démonstrations, défilés en habits traditionnels, dégustations…).
  • le calvaire des Marins est une chapelle dédiée aux équipages des bateaux perdus en mer. La grande procession (dernier dimanche d'août) relie le calvaire à la basilique.
  • Le Boulogne Eastern Cemetery, créé durant la Première Guerre mondiale pour les soldats de l'armée impériale britannique morts dans les hôpitaux de la ville

Folklore[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses villes de la région Nord-Pas-de-Calais, Boulogne-sur-Mer possède ses géants : Batisse et Zabelle, inaugurés en 1923, représentant un marin pêcheur et sa femme.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le welsh est devenu un plat typique des brasseries boulonnaises.

Beaucoup de spécialités gastronomiques du premier port de pêche français sont à base de produits de la mer (comme le kipper ou le rollmops à base de hareng, le maquereau au vin blanc ou encore les moules, traditionnellement mangées dans la région avec des frites).

Boulogne et ses environs ont également des spécialités appréciées et réputées, comme les fraises de Samer, la tarte au papin, la bière des 2 Caps, les chocolats de Beussent ainsi que de nombreux fromages (le vieux Boulogne, l'écume de Wimereux, etc).

Bien que présentes, les célèbres spécialités régionales (friteries, maroilles, fricadelle...) sont moins communes que dans le reste de la région. La gastronomie boulonnaise est surtout influencée par la gastronomie d'outre-Manche (avec le welsh ou le pudding de Noël par exemple).

Langues[modifier | modifier le code]

La langue principalement parlée à Boulogne-sur-Mer est le français. Une petite minorité de la population parle encore le patois boulonnais, dérivé du picard.

La proximité avec l'Angleterre fait que l'anglais est également beaucoup parlée dans certains quartiers[15].

Récompenses[modifier | modifier le code]

La ville de Boulogne-sur-Mer a obtenu quatre fleurs au Concours des villes et villages fleuris[153].

Elle a également obtenu les labels Villes d'art et d'histoire, Ville amie des enfants[3] et le label Marianne d'Or.

La ville a aussi été décorée de l'ordre national de la Légion d'honneur le [154].

Nausicaá, le centre national de la mer[modifier | modifier le code]

Centre national de la mer, Nausicaá a déjà accueilli plus de treize millions de visiteurs[155]. C'est un centre de culture scientifique et technique consacré à la relation que l'homme entretient avec la mer. Ouvert le après plus de dix ans de gestation, le centre est aujourd'hui l'un des principaux sites touristiques de France (le premier de la région et le deuxième au nord de Paris).

Outre sa vocation de loisir, le centre privilégie la dimension pédagogique de son projet en sensibilisant au respect des mondes marin et côtier. Cette politique lui a valu en 1999 le label de Centre d'Excellence de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l'UNESCO. En 2006, il accède au statut de membre de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Situé face au port de pêche, sur la jetée, ses aquariums totalisant plus de 4,5 millions de litres d'eau de mer abritent une faune riche de plus de 40 000 espèces marines venant du monde entier, sur 4 500 m2. Ils sont accompagnés d'expositions sur la faune maritime, l'exploitation et la gestion des ressources marines (pêche, aquaculture, aménagement du littoral, transport maritime, exploitation des ressources minérales et énergétiques, tourisme…). Son objectif est de faire découvrir et aimer la mer au grand public, tout en le sensibilisant à la nécessité d'une bonne gestion des ressources marines.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Square Mariette-Pacha, autour des remparts de Boulogne-sur-Mer.

De nombreux espaces verts (pelouses, arbres, massifs fleuris, aménagements paysagers) sont présents dans les rues de Boulogne, sur le bord de mer, autour des remparts, etc. On trouve aussi plusieurs parcs et jardins (le Square Mariette-Pacha, les Jardins de Nausicaá…).

Depuis 2007, un jardin éphémère humoristique est également installé chaque année pendant cinq mois sur la place de l'hôtel de ville. Ceux-ci rencontrent un succès important[156].

Le jury national des Villes et Villages Fleuris a décerné le label « Quatre Fleurs » à Boulogne-sur-Mer, ainsi que le « prix Coup de Cœur » en partenariat avec la revue Mon Jardin & Ma Maison[157].

La forêt domaniale de Boulogne est un espace boisé de 2 000 hectares qui s'étend sur huit communes du Boulonnais. D'autres espaces boisés sont présents dans le Boulonnais (forêt de Desvres, forêt d'Écault…).

Lieux culturels[modifier | modifier le code]

Façade du théâtre Monsigny

Une école d'art et un conservatoire assurent une formation artistique de qualité.

La première salle de spectacle de Boulogne ouvrit ses portes en 1772, à l'initiative de Philippe Baret[158] qui a donné son nom à la salle. En 1823, la municipalité s'engage dans la construction d'un véritable théâtre, plus vaste et plus confortable, bâti par Éloi Labarre entre 1825 et 1827. Le théâtre est détruit dans un incendie en 1854. Il est nécessaire pour la ville, très dynamique à l'époque, de le reconstruire. Elle confie à son architecte municipal, Albert Debayser, le soin de réaliser ce nouveau théâtre. Il donne à la nouvelle salle, outre une acoustique remarquable, de sérieuses garanties de sécurité[159].

Le théâtre Monsigny est ainsi inauguré en juin 1860 dans le centre-ville de Boulogne et permet la représentation d'opérettes, de comédies musicales, d'opéras ou encore de comédies. Aujourd'hui, il s'agit d'une salle de spectacle de 737 places (772 jusque fin 2012)[160] permettant l'accueil d'artistes de renommée internationale, mais aussi de troupes locales, théâtrales et lyriques[159].

Boulogne abritait quatre cinémas en ville jusque dans les années 1980[161]. Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'un : le complexe Les Stars avec ses sept salles pouvant accueillir jusqu'à 782 personnes[162]. En périphérie, il existe également un cinéma à Hardelot (deux salles) et un multiplexe de 12 salles à la Cité Europe de Coquelles pouvant accueillir jusqu'à 2 371 personnes[163].

La ville dispose d'autres salles de spectacles : la salle de la Faïencerie et le Rollmops Théâtre à Bréquerecque, la salle des Pipots dans le centre, la salle Damrémont sur la rive gauche de la Liane, le Carré Sam au Chemin Vert, etc. Une nouvelle salle de spectacles et un nouveau cinéma pourraient bientôt voir le jour dans l'espace République dans le quartier de Capécure[39].

Le miracle de la statue du général San Martín[modifier | modifier le code]

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Boulogne-sur-Mer a enduré des raids aériens et beaucoup d'attaques navales. Dans ces attaques, des quartiers entiers ont disparu : Saint-Pierre, le quartier le plus durement touché, Capécure… Dans la nuit du , trois cents avions ont largué deux cent mille tonnes d'obus sur la ville. Tous ces attentats cherchaient à affaiblir une base sous-marine installée à deux cents mètres de la statue du Libérateur[réf. nécessaire]. Comme d'habitude dans la région, les attaques étaient faites à haute altitude afin d'occasionner plus de dégâts. Et en fait, tout a été détruit dans le secteur près de la statue du général San Martín, sauf la statue de San Martín elle-même, bien que plusieurs bombes aient explosé sur les deux côtés du monument. Les Boulonnais appellent cela le miracle de la statue de San Martín[réf. nécessaire].

Œuvres liées à Boulogne-sur-Mer[modifier | modifier le code]

(œuvres citées par ordre chronologique)

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

Œuvres musicales[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Boulogne-sur-Mer est une ville de plus en plus recherchée pour y tourner des films ou des scènes de films. À deux heures des studios de Paris, sa diversité, son littoral, sa lumière et la disponibilité de ses habitants en font une ville de prédilection pour l'industrie cinématographique. Voici une liste des films tournés à Boulogne-sur-Mer, triée par ordre chronologique :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Célébrités natives de Boulogne-sur-Mer[modifier | modifier le code]

Franck Ribéry, ici sous les couleurs de l'équipe de France de football, a pour ville natale Boulogne-sur-Mer.

Autres célébrités rattachées à la ville[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).svg

Les armes de Boulogne-sur-Mer se blasonnent ainsi : D'or à l'écusson de gueules chargé d'un cygne d'argent becqué et membré de sable, l'écusson accompagné de trois tourteaux de gueules.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Lottin, Histoire de Boulogne-sur-Mer, Le Téméraire,‎ 1998, 514 p. (ISBN 2-84399-015-7)
  • Georges Torrès, Un port : Boulogne-sur-Mer, Armand Colin, 1976, 64p.
  • Yann Gobert-Sergent, Pêches, course et contrebandiers. Le Port de Boulogne-sur-mer de Louis XIV à Napoléon Ier, ACRB éditions, 2004, 196 pages.
  • Jean-Marc Detre, Daniel Tintillier Le Commerce boulonnais en images , ABC2E éditions, 2005, 292 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le marégraphe fait partie d'un réseau national d'observatoires marégraphiques géré par le service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) et du réseau mondial GLOSS. Les données sont visualisables en temps quasi-réels et en temps différé et téléchargeables après inscription sur le portail des Réseaux de référence des observations marégraphiques REFMAR. Les niveaux moyens (journaliers, mensuels et annuels) sont quant à eux disponibles sur le portail SONEL.
  2. Pour honorer l'engagement des membres du gouvernement de ne pas cumuler de mandats d'élus avec la fonction de ministre, Frédéric Cuvillier a laissé sa place de maire à Mireille Hingrez-Céréda dès juillet 2012. Il a annoncé à plusieurs reprises qu'il reprendrait son poste de maire dès qu'il quitterait le gouvernement, ce qui fut le cas en avril 2014.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  50. Boulogne sur Mer à Buenos Aires sur Google Maps
  51. Voir La conquête de la Gaule (livre VI, 7, 1). La configuration du littoral de l'époque avec un vaste baie abritée des vents dominants est une indication cohérente avec cette hypothèse. César aurait alors profité d'installations portuaires locales favorablement installées et de marins connaissant les routes maritimes locales, vers la Grande-Bretagne et connues des celtes depuis plusieurs siècles. Remarque : une erreur a été colportée par certains chroniqueurs ou historiens concernant la date des deux expéditions de César (60 avant Jésus-Christ), à imputer notamment à Orose qui a décalé de deux ans les dates du consulat de César et de Bibulus ; erreur par exemple redoublée par Bède (ou sa source directe) dans son Histoire ecclésiastique
  52. De bello gallico, livre IV, 20 à 38 et livre V, 1 à 23.
  53. Jean Baptiste Bullet, dans ses Mémoires sur la langue celtique, propose d'y voir le latin bonus (bon), à moins que Bon ne signifie embouchure et on, rivière.
  54. Zosime, Historia Nova, livre VI, 5, 2-3.
  55. « Monseigneur de Bouloigne, j'ay tant fait que j'ay recouvert Bouloigne, Dieu mercy, a Nostre Dame. Et, pour ce que la ville et chasteau sont de grand egarde, et la conte aussi, et que je scay bien que vous auriez assez a faire a la garder, car moy mesmes en suis bien empesche, j'ay advise de vous en recompenser ailleurs et de retenir ladicte conte pour moy. Et, pour vous en parler plus amplement, rendez vous devers moy en la cite d'Arras, ou je m'en voys mercredi, et ilec je parleray a vous de tout, bien au long, et vous y feray bailler du logis, et adieu. Escript a Hesdin, le XXIIe jour d'avril (1477). LOYS. PETIT. A Monseigneur de Bouloigne. » (Publiée par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome VI, p. 159-160, Librairie Renouard, Paris 1898
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