Hestrus

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Hestrus
Vue générale du village.
Vue générale du village.
Blason de Hestrus
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Saint-Pol-sur-Ternoise
Intercommunalité Communauté de communes du Ternois
Maire
Mandat
Claude Gosselin
2014-2020
Code postal 62550
Code commune 62450
Démographie
Population
municipale
245 hab. (2014)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 26′ 55″ nord, 2° 19′ 52″ est
Altitude Min. 85 m – Max. 167 m
Superficie 7,8 km2
Localisation

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Hestrus

Hestrus est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais (62) en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Hestrusiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hestrus est située sur Méridienne verte, à 10 km au nord de Saint-Pol-sur-Ternoise.

La superficie est de 8 km2. Elle se situe géographiquement à une altitude de 150 mètres environ.

Villes proches d'Hestrus à vol d'oiseau :

  1. Conteville-en-Ternois (62) 1,7 km
  2. Tangry (62) 2,4 km
  3. Eps (62) 2,4 km
  4. Huclier (62) 2,7 km
  5. Boyaval (62) 3,4 km
  6. Valhuon (62) 3,5 km
  7. Sains-lès-Pernes (62) 3,7 km
  8. Monchy-Cayeux (62) 3,8 km
  9. Wavrans-sur-Ternoise (62) 4,5 km
  10. Hernicourt (62) 4,7 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Hestrus
Boyaval Sains-lès-Pernes Tangry
Eps Hestrus
Monchy-Cayeux

Hernicourt

Conteville-en-Ternois Huclier

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom : Hestrus vient du mot latin Hacteria signifiant cantonnement. D'autres voient son origine dans Strata, voie romaine de Thérouanne à Amiens passant par Fébvin[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Guernonval, hameau d'Hestrus, était en 1569 plus important qu'Hestrus lui-même. Il comprenait 512 mesures de terre et 22 mesures de bois. Actuellement, la commune a une contenance de (cadastre 1827) 779 hectares.

Hestrus et son hameau Guernonval datent de l'époque romaine, comme l'atteste la voie romaine Amiens-Thérouanne passant sur son territoire. De même une voie passant près du château de Guernonval reliait Sanit-Pol à la Belgique. Des traces de cette voie sont encore visibles sur le terrain (chemin des Sept).

Les premiers seigneurs d'Hestrus sont mentionnés dès le XIIIe siècle :

  • Hugues de Hestrus témoin d'une donation en 1137.
  • Ansel (1293).
  • Enguerrand, receveur du Ponthieu (1292).
  • Roland (1273).

Ils arborent tous sur leur sceau des doloires (haches de guerre). En 1474, la seigneurie alla aux Beauffort puis à Jean Lequien, en 1586. Ses ultimes détenteurs furent les Dubois de Fiennes et les de Lannoy.

Un des seigneurs d'Hestrus fut tué à la bataille d'Azincourt en 1415. En 1538, Guernonval fut pillé par les Espagnols : 12 maisons furent brulées et une trentaine d'habitants furent emmenés prisonniers à Montreuil. En 1545, Hestrus subit le même sort par les Français et des habitants furent prisonniers à Hesdin. En 1585, un autre seigneur fut fait prisonnier par les Anglais. En 1693, Pierre Philippe de Hestrus habitait Ramecourt, en 1778, son fils était aubergiste à Saint-Pol-sur-Ternoise.

La commune, instituée lors de la Révolution française, a absorbé entre 1790 et 1794 celle de Guernonval[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hestrus dans son ancien canton et dans l'arrondissement d'Arras.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la sixième circonscription du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton d'Heuchin[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Saint-Pol-sur-Ternoise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la petite communauté de communes du Pernois créée fin 1993.

Dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales françaises, par la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010[2] (dite loi RCT) destinée à permettre notamment l'intégration de la totalité des communes dans un EPCI à fiscalité propre, la suppression des enclaves et discontinuités territoriales et les modalités de rationalisation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale et des syndicats mixtes existants, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine, la communauté de communes du Pays d'Heuchin, formant le la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois.

Un nouveau mouvement de regroupement intercommunal intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[3]. À l'initiative des intercommunalités concernées[4], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le 26 février 2016 le principe de la fusion de :
- la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et 5 217 habitants[5] ;
- la communauté de communes de la Région de Frévent, regroupant 12 communes et 6 567 habitants ;
- de la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois, regroupant 58 communes et 19 585 habitants
- de la communauté de communes du Pernois, regroupant 18 communes et 7 114 habitants. Le Schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [6],[7].

La communauté de communes du Ternois, qui résulte de cette fusion et dont la commune fait désormais partie, est créée par un arrêté préfectoral qui a pris effet le [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 2001 Jean Boutin[9]   Agriculteur
chevalier du Mérite agricole
mars 2001 en cours
(au 16 novembre 2016)
M. Claude Gosselin[10] SE Retraité de la police nationale
Réélu pour le mandat 2014-2020[11],[12],[13]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 245 habitants, en augmentation de 2,51 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
459 416 405 477 558 565 530 497 477
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
460 471 486 533 499 470 475 436 402
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
410 408 395 343 363 345 351 313 303
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
335 323 292 276 272 239 230 245 245
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges =en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,7 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 14,3 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 26,1 %) ;
  • 48,3 % de femmes (0 à 14 ans = 18 %, 15 à 29 ans = 12,6 %, 30 à 44 ans = 13,5 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 35,1 %).
Pyramide des âges à Hestrus en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
10,1 
75 à 89 ans
17,1 
16,0 
60 à 74 ans
18,0 
22,7 
45 à 59 ans
20,7 
19,3 
30 à 44 ans
13,5 
14,3 
15 à 29 ans
12,6 
17,6 
0 à 14 ans
18,0 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Hestrus.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :
écartelé au 1) et au 4) d’azur au chevron d’or accompagné de trois gerbes de blé du même, au 2) et 3) d’argent à l’aigle de sable.

Le Ravet-Anceau[Quoi ?] a attribué à Hestrus les armes des Lequien de Gernonval.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance, et notamment son article 35.
  3. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  4. « Vertes collines du Saint-Polois: la fusion avec ses voisines est déjà sur de bons rails : C’est l’actualité du moment : dans la plupart des communautés de communes, les élus s’arrachent les cheveux pour se mettre dans les clous de la loi NOTRe (elle les oblige à fusionner pour créer des intercommunalités de plus de 15 000 habitants). Mais dans le Ternois, les Vertes collines du Saint-Polois et ses trois voisins (Pernois, Auxilois, Région de Frévent) font office de très bon élève et en sont déjà à discuter des modalités de l’« après-fusion », La Voix du nord,‎ (lire en ligne).
  5. Le populations mentionnées dans les actes concernant les intercommunalités sont des populations totales, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire regroupant la population municipale, c'est-à-dire les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune à laquelle s'ajoute la population comptée à part, qui regroupe principalement les personnes vivant dans certaines collectivités (internats, casernes, hôpitaux, couvents, prisons…).
    Dans les tableaux de population mentionnés dans les articles de wikipédia ne sont habituellement mentionnés que les populations municipales, ce qui explique l'écart entre les chiffres mentionnés dans le SDCI et ceux des tableaux démographiques
  6. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2017 portant schéma départemental de coopération intercommunale du Pas-de-Calais » [PDF], SDCI, Préfecture du Pas-de-Calais (consulté le 23 mars 2017)
  7. « Dix-neuf atouts pour la carte intercommunale », L'actualité de L'Institution, Conseil départemental du Pas-de-Calais, (consulté le 23 mars 2017).
  8. « Arrêté interpréfectoral du 30 août 2016 portant création d'une communauté de communes issue de la fusion des communautés de communes de l'Auxilois, de la région de Frévent, du Pernois et des Vertes Collines du Saint-Polois », Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Somme, no 2016-069,‎ , p. 37-39 (lire en ligne).
  9. « Hestrus : décès de Jean Boutin, maire de 1977 à 2001 », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  10. Catherine Szumilo (clp), « Le maire épinglé d’une médaille d’argent : La cérémonie du 11 novembre s’est déroulée mercredi, une célébration de recueillement qui a attiré nombre d’habitants encapuchonnés pour le dépôt de gerbe et qui a rempli la salle des fêtes pour une remise de médailles mémorable », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne) « Élu au conseil municipal en 1995 en tant que conseiller en charge du comité des fêtes, réélu en 2001 en tant que maire, puis en 2008 et en 2014, Claude Gosselin assure une certaine continuité.
    Entré à l’école de police de Paris le 1er octobre 1966, cinquante ans après il sert donc encore l’État »
    .
  11. Aline Chartrel, « Bilan du maire : à Hestrus, l’école prise en main, reste l’église à restaurer : Par « passion » pour sa commune, Claude Gosselin a rejoint le banc des élus en 1995, puis s’est assis sur le fauteuil de maire en 2001... et jusqu’à 2014 ? Suspense autour de sa candidature mais une chose est sûre, le maire actuel n’a pas chômé », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  12. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 24 janvier 2015).
  13. « École, église : à Hestrus, « si on réussit à faire tout ça, on aura bien travaillé ! » : Comme elle l’a fait avec les bilans des maires avant les élections, « La Voix du Nord » lance une nouvelle série consacrée aux projets des élus. Rencontre avec Claude Gosselin, maire bâtisseur dans la commune d’Hestrus. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Évolution et structure de la population à Hestrus en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 18 août 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 18 août 2010)