Gouy-en-Artois

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Gouy-en-Artois
Entrée du village.
Entrée du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Avesnes-le-Comte
Intercommunalité Communauté de communes des campagnes de l'Artois
Maire
Mandat
Thierry Tirollois
2014-2020
Code postal 62123
Code commune 62379
Démographie
Gentilé Govinois
Population
municipale
317 hab. (2014)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 14′ 52″ nord, 2° 35′ 46″ est
Altitude Min. 97 m – Max. 153 m
Superficie 10,11 km2
Localisation

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Liens
Site web www.gouyenartois.fr

Gouy-en-Artois est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gouy-en-Artois est un village typique de la campagne du sud de l'Artois. Le territoire de la commune se présente grossièrement comme un triangle pointe au nord entre les communes (dans l'ordre horaire) de Fosseux, Wanquetin, Monchiet et Bavincourt.

Localisée dans les plaines fertiles au sol calcaire des plaines de l'Artois, le paysage communal est marqué par l'agriculture céréalière (orge, froment) et oléagineuse (lin, colza) en openfield dans les ondulations de la plaine. Le village est situé au creux de l'une de ces ondulations, au croisement de routes secondaires qui desservent les villages du département. Le nombre important de bâtisses en pierre calcaire souligne l'exploitation ancienne et abandonnée du sous-sol pour la construction civile et religieuse. Le boisement de la commune est notamment sensible à proximité du village, avec des enclosures bocagères aux parcelles bien plus petites que les parcelles cultivées, pour le pâturage des animaux de ferme, mais aussi le bois du château qui représente l'essentiel de la surface boisée.

Si le paysage est essentiellement agricole, la commune appartient pourtant à l'aire urbaine d'Arras. Une majeure partie de sa population active travaille donc dans l'agglomération située à 10 kilomètres. Gouy-en-Artois est localisé à 2 kilomètres de la route nationale 25, axe principal de la région Hauts-de-France qui relie Arras à Amiens via Doullens.

L'équipement principal de la commune est son terrain de moto-cross qui attire de façon saisonnière des campeurs, des professionnels et des passionnés à l'occasion de courses annuelles. Cependant, les retombées sont faibles, du fait de l'absence quasi totale de commerces de proximité dans le village.

D'une manière globale, la réduction de l'activité agricole en France, l'évolution de la structure des emplois vers une économie de commerces et de services et la perte d'attractivité des espaces ruraux desservis de manière secondaire font de Gouy-en-Artois un exemple de marge géographique, territoire dont la déprise est sensible de par la faiblesse de la visibilité locale et départementale de la commune et sa décroissance démographique forte.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gouy-en-Artois
Fosseux Wanquetin
Gouy-en-Artois Simencourt

Monchiet

Bavincourt Bailleulmont Bailleulval

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Gouy-la-Loi[1].

Ses habitants sont appelés les Govinois[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gouy-en-Artois dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1870   Comte Eugène de Diesbach Belleroche Conservateur  
Les données manquantes sont à compléter.
  2001 Dominique Sélosse    
mars 2001 mars 2014[3] Véronique de Witasse-Thezy    
mars 2014[4],[5] en cours
(au 15 janvier 2015)
Thierry Tirollois sans étiquette politique  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 317 habitants, en diminution de -9,17 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
508 547 501 554 597 583 611 615 621
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
605 600 595 575 561 592 593 581 568
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
538 526 514 479 515 500 462 456 429
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
448 437 407 386 383 375 353 338 317
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,7 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 24,6 %, plus de 60 ans = 22,2 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 11,2 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 28,7 %).
Pyramide des âges à Gouy-en-Artois en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,1 
90 ans ou +
0,6 
8,0 
75 à 89 ans
11,2 
13,1 
60 à 74 ans
16,9 
24,6 
45 à 59 ans
20,8 
21,7 
30 à 44 ans
21,3 
13,7 
15 à 29 ans
18,0 
17,7 
0 à 14 ans
11,2 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église vue depuis la rue de Fosseux
  • Église Saint-Amand
  • Chapelle « Marie conçue sans péché »
  • Chapelle à la Vierge
  • Monument aux morts
  • Château

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le comte Xavier Eugène de Diesbach Belleroche, né à Saint-Germain-en-Laye le 28 juillet 1817, décédé au château de Gouy-en-Artois le 20 août 1905 et inhumé dans le caveau Diesbach/de Cardevac de Gouy, bourgeois de Fribourg, naturalisé français (1867), fit ses études au collège des Jésuites à Fribourg. Il s’établit dans le village et fut agriculteur et éleveur à La Basèque et à Gouy. Il devint maire de Gouy-en-Artois (1870), député du Pas-de-Calais dans les rangs du parti conservateur (1871-1876), membre fondateur du Cercle des Agriculteurs de France, et membre de la Société centrale d’agriculture du Pas-de-Calais.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Gouy-en-Artois.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : D'hermine au chef de sable chargé d’un lambel cousu de gueules.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • [www.gouyenartois.fr Site de la mairie]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  3. « Le bilan des maires à Gouy-En-Artois - Dominique de Witasse-Thézy - Des travaux réalisés à l’école, à l’église, sur la voirie… et bientôt une salle communale : Lorsqu’elle se présente aux élections municipales en 2001, Véronique de Witasse-Thézy ne s’attend pas à occuper le poste de maire dès son premier mandat d’élue. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  4. « Gouy-en-Artois: Thierry Tirollois succède à Véronique de Witasse Thézy : N’ayant pas souhaité se représenter aux élections municipales pour effectuer un nouveau mandat, Véronique de Witasse Thezy a laissé la porte ouverte à toutes les candidatures. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  5. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 12 janvier 2015).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population à Gouy-en-Artois en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)