Fleurbaix

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune du Pas-de-Calais
Cet article est une ébauche concernant une commune du Pas-de-Calais.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Fleurbaix
Église Notre-Dame-du-Joyel, à Fleurbaix.
Église Notre-Dame-du-Joyel, à Fleurbaix.
Blason de Fleurbaix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Canton Beuvry
Intercommunalité Communauté de communes Flandre Lys
Maire
Mandat
Joseph Catteau
2014-2020
Code postal 62840
Code commune 62338
Démographie
Gentilé Fleurbaisiens
Population
municipale
2 620 hab. (2014)
Densité 204 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 39′ 11″ nord, 2° 50′ 01″ est
Altitude Min. 16 m – Max. 20 m
Superficie 12,86 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte administrative du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Fleurbaix

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Fleurbaix

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Fleurbaix

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Fleurbaix
Liens
Site web http://www.fleurbaix.fr/

Fleurbaix est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Fleurbaix est située en Flandre française.

Ses habitants sont appelés les Fleurbaisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle est située sur la rivière la Becque du Biez à 20 kilomètres environ à l'ouest de Lille.

Véritable enclave dans le département du Nord, la commune est entourée de sept villes : cinq du département du Nord (Erquinghem-Lys, Bois-Grenier, Le Maisnil, Fromelles et Aubers) et deux du Pas-de-Calais (Sailly-sur-la-Lys et Laventie).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Fleurbaix
Sailly-sur-la-Lys Erquinghem-Lys Bois-Grenier
Fleurbaix Le Maisnil
Laventie Aubers Fromelles

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Florbaiz en 1102 [1].

Le nom provient de flora (sol plat) [2] et du francique bais[Quoi ?] équivalent du flamand beke/beek (ruisseau).

Histoire[modifier | modifier le code]

La vallée de la Lys a probablement connu une occupation préhistorique active.

Fleurbaix a fait partie d'une région appartenant à l'origine aux 17 provinces des Pays-Bas espagnols, dite pays de Lalloeu, regroupant quatre communes : La Ventie (Laventie), Sailly (Sailly-sur-la-Lys) et La Gorgue, outre Fleurbaix.
C'est une région huguenote d'où partirent des habitants pour s'installer aux Amériques, en Afrique du sud, en Allemagne, en Hollande, en Angleterre. Le pays de Lalloeu était rattaché au comté de Flandre et au pays d'Artois[4],[5].

Elle a été touchée par de nombreuses guerres et invasions.

Première Guerre mondiale : La commune a été - comme celle de Laventie et beaucoup d'autres dans cette région - particulièrement marquée par les violents combats du front-Ouest. Le village est longtemps resté aux mains des Britanniques avant de tomber aux mains des soldats allemands (qui le 9 avril 1918 en ont repoussé le 12e Suffolks) avant d'être libéré en septembre 1918.

Les séquelles de quatre ans de guerre ont nécessité - après l'Armistice - un long travail de déminage puis de reconstruction.

Le déminage s'est fait sous l'autorité des Anglais à partir de 1919 alors que les habitants commençaient à rentrer dans le village dévasté, et qu'une pandémie de grippe espagnole faisait de nombreux morts dans le monde (plus de morts que quatre ans de guerre). La commune a été classée en zone rouge, ce qui signifie que l'agriculture y a été interdite avant récupération des obus et des cadavres éparpillés aux alentours. La restauration des sols agricoles dans les années 1920 a été l'occasion d'un premier recul des herbages et des zones humides au profit d'une simplification des paysages.

De cette époque, il reste plusieurs lieux de mémoire :

  • Le cimetière militaire de la rue David (rue David Military Cemetery) qui abrite environ 900 corps (Britanniques et Australiens essentiellement). Il est situé rue David, au lieu-dit le Petit Pont. Ce cimetière a été créé par le 2e Royal Scots Fusiliers en décembre 1914 et fermé en décembre 1917. On y a ensuite ramené les restes de soldats venant de petits cimetières des environs, par exemple tués dans les batailles d'Aubers ou de Fromelles, dont ceux du 1st Middlesex d'octobre 1914, et ceux des 5e Australian et 61e (South Midland) divisions de juillet 1916).
  • cimetière de la rue du Bois. Rue du Bois (Military Cemetery) qui abrite 832 corps, créé en novembre 1914 et fermé en décembre 1916 pour être rouvert en janvier et octobre 1918. On y a ramené après la guerre les restes d'autres cimetières militaires des environs.
  • cimetière de la rue Pétillon (Rue Pétillon Military Cemetery), créé en décembre 1914 et fermé en septembre 1918, qui abrite 1 486 corps, à environ trois kilomètres au sud de la commune, au sud de la route Petillon - La Boutillerie[6] .
  • Le Trou Aid Post Cemetery, qui abrite 351 corps, rue Pétillon, au lieu-dit le Trou. Il a été créé en octobre 1914 et utilisé jusqu'en juillet 1915. On y a compté 123 tombes à la fin de la guerre, mais on y a ensuite ramené les restes de soldats retrouvés aux alentours (les dépouilles d'environ 350 personnes y reposent aujourd'hui, essentiellement des dépouilles de soldats tués lors des batailles du Maisnil (21 octobre 1914), la bataille du pont d'Aubers (9 mai 1915), la bataille de Loos (25 septembre 1915) et durant l'attaque de Fromelles (19-20 juillet 1916).
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Fleurbaix dans son canton et dans l'arrondissement de Béthune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Bernard Gombert    
    Maurice Huchette    
Les données manquantes sont à compléter.
1977 mars 2001 Louis Courdent    
mars 2001 mars 2008 Brigitte Bout UMP Sénatrice (2004-2011)
mars 2008 mars 2014 Michel Dupont   Enseignant
mars 2014[7],[8],[9] en cours
(au 12 janvier 2015)
Joseph Catteau   Expert-comptable

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 620 habitants, en diminution de -1,8 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 021 2 896 2 938 2 915 3 172 3 140 3 041 3 056 2 963
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 893 3 056 3 002 2 795 2 779 2 656 2 554 2 525 2 409
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 314 2 305 2 261 1 250 1 317 1 460 1 481 1 490 1 474
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 437 1 457 1 647 1 993 2 221 2 480 2 674 2 635 2 620
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

center>

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 26 %, plus de 60 ans = 17,8 %) ;
  • 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 24,6 %, plus de 60 ans = 18,8 %).
Pyramide des âges à Fleurbaix en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
5,4 
75 à 89 ans
5,8 
12,3 
60 à 74 ans
12,6 
26,0 
45 à 59 ans
24,6 
18,6 
30 à 44 ans
20,1 
17,2 
15 à 29 ans
16,1 
20,4 
0 à 14 ans
20,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Fleurbaix.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : écartelé au 1) d’or à la croix ancrée de gueules, au 2) d’argent au cerisier terrassé de sinople, fruité de gueules au 3) d’argent fretté de quatorze pièces et sable, au quatrième d’azur au joyel d’argent .

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-du-Joyel.

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade Maurice-Huchette (capacité maximale : 1000 spectateurs debout ; main courante) est le principal équipement sportif de la commune qui compte également un bicross de standing national (qui a accueilli dans les années 90 des compétitions européennes de jeunes), trois courts de tennis publics et une salle des sports (depuis 1991).

L'équipe de l'US Fleurbaix (jaune et noir) évolue à domicile au stade Maurice-Huchette. Le site Internet du club est : http://www.usfleurbaix.fr/.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre - générale de la France - Volume 2 - Page 728.[réf. incomplète]
  2. Ernest Nègre - générale de la France - Volume 2 - Page 728.
  3. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  4. Voir le livre du Chanoine Depoter: Le Pays de Lalloeu histoire mœurs et institutions les éditions des Beffrois 1910
  5. Christian Defebvre , L'histoire du pays de Lalloeu en 10 leçons par Christian Defebvre Agrégé d'histoire-géographie
  6. page sur les cimetières militaires du Commonwealth en France
  7. A. S. (CLP), « Fleurbaix: Michel Dupont passe le flambeau à Joseph Catteau : Joseph Catteau a reçu l’écharpe de maire des mains de Michel Dupont, ce samedi. Mais pas seulement ! Ce dernier symboliquement lui a remis les clés de la mairie. Une installation empreinte d’amitié et d’un zeste d’émotion de la part du nouveau maire mais également des anciens adjoints qui ont désormais un nouveau chef de file. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  8. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 12 janvier 2015).
  9. Anne-Charlotte Pannier, « Fleurbaix: cadre de vie et sécurité, les priorités de Joseph Catteau : Comme nous l’avions fait avec les bilans des maires avant les élections, nous lançons une nouvelle série consacrée aux projets des maires. Joseph Catteau, seul candidat, a été élu sans surprise maire de Fleurbaix. À quoi ressemblera la commune dans six ans ? Il revient sur ses priorités. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Évolution et structure de la population à Fleurbaix en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)