Sophie Daumier

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Sophie Daumier
Nom de naissance Élisabeth-Simonne-Juliette-Clémence Hugon
Surnom Betty Hugon
Betty Laurent
Betty Daumier
Naissance
Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais)
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 69 ans)
Paris 11e
Profession actrice
Films notables Carambolages (1963)
Dragées au poivre (1963)
Une histoire simple (1978)
Site internet www.guybedos.com

Élisabeth Simone Juliette Clémence Hugon, dite Betty Hugon, Betty Laurent, Betty Daumier et plus connue sous le nom de scène Sophie Daumier, est une comédienne française née le à Boulogne-sur-Mer et morte de la maladie de Huntington le à Paris (11e)[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

De son vrai nom Élisabeth Hugon[2], Sophie Daumier est la fille du compositeur Georges Hugon, alors directeur de l'École de musique de Boulogne-sur-Mer.

Elle suit des études de danse classique au théâtre du Châtelet à Paris, et des cours de dessin. À 16 ans, elle part en tournée à l'étranger avec une troupe de ballet de french cancan sous le nom de scène de « Betty Hugon ». Dotée d'un physique à la Brigitte Bardot, elle est engagée au cabaret La Nouvelle Ève comme chanteuse fantaisiste, sous le nom de scène de « Betty Laurent ». Elle se tourne par la suite vers le théâtre, après avoir suivi les enseignements de Pierre Dux et de Raymond Girard.

Elle débute au cinéma en 1955, dans Paris Canaille, sous le nom de scène de « Betty Daumier », d'après le nom de jeune fille de sa mère[réf. nécessaire]. Au début des années 1960, elle a une liaison avec le rocker Vince Taylor. En 1963, elle tourne Carambolages de Marcel Bluwal avec Jean-Claude Brialy et Louis de Funès puis le film musical Dragées au poivre aux côtés de Claude Brasseur et de Francis Blanche, dans lequel elle retrouve Guy Bedos, déjà croisé au théâtre dans Cyrano de Bergerac[réf. nécessaire]. À cette époque, elle a déjà un fils de 7 ans, Philippe (1954-2010)[3], qui interprète une des chansons du film, Lili Gribouille, et que Guy Bedos reconnaîtra quelques années plus tard.

Elle perce véritablement au théâtre en 1957 dans Patate, de Marcel Achard, qu’elle joue pendant six ans. C'est à cette époque que, sur les instances de celui-ci, elle se choisit un nouveau prénom, Sophie.

Guy Bedos et Sophie Daumier vont finalement unir leurs destins personnels et professionnels à l'occasion du spectacle Milord l’Arsouille. Ils se marient le 19 février 1965[4]. Leur carrière commune, tout comme leur mariage, durera une dizaine d'années. Ils interprètent ensemble de nombreux sketches, écrits par Jean-Loup Dabadie, notamment La Drague (qui connait un immense succès populaire et reste la référence de leurs duos), Tête-bêche ou Les Vacances à Marrakech.

Le couple a une fille en 1977, Mélanie, mais divorce quelques mois plus tard[5]. Sophie Daumier reprend alors une carrière en solo, jouant notamment dans Une histoire simple (1978) de Claude Sautet.

Sa tombe au Père-Lachaise (45e division)

Deux ans après, elle publie un livre de souvenirs teintés d'amertume : Parle à mon cœur, ma tête est malade. Atteinte, comme sa mère et son fils, par la chorée de Huntington, maladie génétique qui entraîne une lente dégénérescence neuronale irréversible, elle est peu à peu contrainte de réduire ses activités. En 1988, pendant la comédie musicale Starmania, elle lance un appel pour qu'on vienne en aide aux victimes de cette maladie.

Elle meurt la nuit de la Saint-Sylvestre 2003 et ses obsèques sont célébrées à l'église Saint-Roch, paroisse des artistes. Elle est enterrée au cimetière du Père-Lachaise (45e division), entre les sépultures de Marie Trintignant et de Gilbert Bécaud. Son fils meurt à son tour de la chorée de Huntington le .

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Quand on m'a annoncé qu'elle était morte... Je n'aime pas ce mot, le dire, je n'y ai pas cru... Je n'y crois pas parce que c'est pas dans son style de mourir... » (Guy Bedos)[réf. nécessaire]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Parle à mon cœur, ma tête est malade, Paris, Hachette, 1979.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sophie Daumier sur Les Gens du cinéma.
  2. a et b Extrait d'acte de décès sur Commons.
  3. « Ainsi était Philippe Bedos, le fils de Sophie Daumier… », sur le site francedimanche.fr
  4. Mariage Sophie Daumier / Guy Bedos, sur ina.fr
  5. Jean Paul Billo, « Guy Bedos, rescapé de sa jeunesse », Les portraits des invités de France Bleu, sur radiofrance.fr, France Bleu (consulté le 13 novembre 2012).

Liens externes[modifier | modifier le code]