Le Chien des Baskerville
| Le Chien des Baskerville | ||||||||
Illustration du roman par Sidney Paget (1901). | ||||||||
| Auteur | Arthur Conan Doyle | |||||||
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| Pays | ||||||||
| Genre | Roman policier | |||||||
| Version originale | ||||||||
| Langue | Anglais britannique | |||||||
| Titre | The Hound of the Baskervilles | |||||||
| Éditeur | Strand Magazine | |||||||
| Lieu de parution | Londres | |||||||
| Date de parution | 1902 | |||||||
| Version française | ||||||||
| Traducteur | A. de Jassaud | |||||||
| Éditeur | Hachette | |||||||
| Lieu de parution | Paris | |||||||
| Date de parution | 1905 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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Le Chien des Baskerville (The Hound of the Baskervilles) est un roman policier anglais de Sir Arthur Conan Doyle, prépublié en roman-feuilleton au Royaume-Uni d' à dans The Strand Magazine. En France, il est publié dans Le Temps du au [1].
Le roman signe le grand retour littéraire de Sherlock Holmes après sa disparition dans les chutes du Reichenbach dans Le Dernier Problème, publié huit ans auparavant. Il est considéré comme la plus célèbre enquête du détective, malgré le rôle central accordé au docteur Watson. Toutefois, il n'y a pas de continuité avec les récits précédents, l'auteur situant cette histoire hors de la chronologie[2].
Le Chien des Baskerville a connu de nombreuses adaptations cinématographiques, auxquelles s’ajoutent de nombreux téléfilms, feuilletons radiophoniques et pièces de theâtre [3]. Ces versions témoignent de la popularité exceptionnelle du roman et de sa capacité à être réinterprété à travers des époques, des styles et des pays différents.
Résumé
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Sur la lande de Dartmoor circule une légende terrifiante : un chien démoniaque hanterait la famille Baskerville depuis des siècles, condamnant ses membres à une mort violente. Cette malédiction du chien, enracinée dans l’histoire du cruel seigneur Hugo Baskerville, continue de peser sur la lignée.
Lorsque le vieux Sir Charles Baskerville est retrouvé mort dans une allée de son jardin, le visage figé dans une expression de peur ou de douleur, les autorités concluent à un arrêt cardiaque. Mais le docteur Mortimer, médecin de famille et ami du défunt, remarque des empreintes de chien à proximité du corps, détail incroyable qu’il n’ose révéler publiquement.
Le jeune Sir Henry, neveu de Charles, est le dernier héritier des Baskerville. Alors qu'il débarque à Londres en provenance du Canada pour la succession, le docteur Mortimer sollicite l’aide du célèbre détective Sherlock Holmes pour le protéger. Dès l'arrivée du jeune Baskerville à Londres, des événements inquiétants surviennent : une lettre anonyme lui conseille d'éviter la lande, l’un de ses souliers disparaît dans sa chambre d'hotêl, et un inconnu barbu semble l’espionner. L’affaire prend une dimension criminelle. Mais Holmes, trop occupé à Baker Street, envoie son collègue, le docteur John Watson, pour servir de garde rapprochée.
Sur la lande froide et brumeuse, Watson fait la connaissance de personnages dont les comportements éveillent ses soupçons. Barrymore, le majordome des Baskerville, fait des signaux lumineux la nuit depuis une fenêtre. Watson découvre que ces signaux sont destinés à Selden, un prisonnier évadé sur la lande et beau-frère de Barrymore, qu’il tente d’aider. Stapleton, installé avec sa sœur Beryl dans une petite ferme, est un naturaliste un peu trop passionné des papillons. Frankland, un voisin fouineur et passionné d’astronomie, passe son temps à observer la lande avec un télescope. C’est par lui que Watson apprend qu’un homme mystérieux, qui n'est pas Selden, se cache dans les collines et reçoit de la nourriture d'un enfant. À mesure que Watson enquête, les éléments surnaturels semblent se multiplier : hurlements nocturnes, silhouettes fugitives, rumeurs persistantes autour du « chien démoniaque ».
Holmes finit par apparaître, révélant qu’il menait sa propre enquête dans l’ombre, observant secrètement les uns et les autres. Avec Watson et l’inspecteur Lestrade, il met progressivement au jour la véritable identité de Stapleton, loin de l’image de naturaliste qu’il s’efforçait de projeter. Beryl, présentée comme sa sœur, est en réalité sa femme, contrainte au silence. Holmes établit que Stapleton est lui aussi un héritier des Baskerville, déterminé à éliminer Sir Henry. Pour ce faire, il utilise un chien dressé et rendu monstrueux par des produits chimiques...
Genèse du roman
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En juin 1901, Arthur Conan Doyle visite la région du Dartmoor dans le Devonshire, au nord de Plymouth : « C’est un bel endroit, très triste et sauvage, parsemé d’habitations préhistoriques, d’étranges monolithes, d’abris et de tombes », écrit l'auteur à sa mère[4]. Il est fasciné par la légende des chiens fantômes (black dogs) du folklore britannique. Ces spectres de forme animale sont associés d'une façon ou d'une autre au Diable. Bertram Fletcher Robinson, un ami journaliste originaire de la région, lui conte la légende de Richard Cabell III de Buckfastleigh , un tyran qui aurait vendu son âme aux forces du mal et assassiné sa femme [5],[6]. Le nom de Baskerville est d'ailleurs inspiré du cocher des Robinson, Harry Baskerville[7],[4].
À cette époque, Arthur Conan Doyle, épuisé par son détective Sherlock Holmes, avait décidé d'en finir avec lui en le jetant dans les chutes du Reichenbach dans Le Dernier Problème (1893). Mais sous la pression du public et des éditeurs, l'écrivain se résigne à le faire revenir [8]. Pour éviter une résurrection prématurée, il situe l’intrigue avant la mort du détective, créant ainsi un récit « intercalé » dans le canon holmésien [9]. La survie de Holmes ne sera d'ailleurs expliquée qu'en 1903, dans la nouvelle La Maison vide[10].
Inspiré par son voyage dans le Devonshire, Conan Doyle inscrit cette nouvelle enquête dans une atmosphère fantastique, dans la grande tradition du gothique victorien où le décor menaçant joue un rôle narratif essentiel [11]. Le docteur Watson occupe une place centrale : pour une fois narrateur et détective pendant plusieurs longs chapitres, il entretient l’ambiguïté entre merveilleux et explication rationnelle et permet, par la révélation finale de la présence secrète de Holmes, de ménager un effet de surprise et de souligner la supériorité de la méthode déductive sur la superstition [12].
Le Chien des Baskerville est publié en roman-feuilleton dans le journal The Strand Magazine entre août 1901 et avril 1902 [13]. Le roman paraît dans un contexte où l'écrivain s’intéresse de plus en plus au spiritisme et aux phénomènes paranormaux [14] ,[15].
Adaptations
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Le Chien des Baskerville a connu plus d'une vingtaine d'adaptations, plus ou moins fidèles, au cinéma et à la télévision, avec des acteurs aussi différents que Basil Rathbone, Peter Cushing, Jeremy Brett, Stewart Granger, Tom Baker, Ian Richardson, ou encore Richard Roxburgh [16]. Chaque acteur met en avant des facettes différentes du personnage selon son jeu, ce qui influe sur le ton général de l'adaptation [17]
Dans le roman, le chien est décrit comme un molosse rendu terrifiant par un artifice chimique : « Sa gueule soufflait du feu ; ses prunelles luisaient comme des charbons ardents ; autour de ses babines et de ses crocs vacillaient des flammes. »[18] La plupart des adaptations cinématographiques et télévisuelles suppriment cet artifice phosphorescent, pour des raisons techniques, budgétaires ou esthétiques : il est souvent plus simple et plus crédible à l'écran de montrer un chien agressif que d'essayer de reproduire l'effet chimique décrit par Conan Doyle [19].
Le Chien des Baskerville de Terence Fisher, sorti au cinéma en 1959, est considéré comme la version la plus populaire, en raison de son atmosphère typique des productions des studios Hammer Film Productions. Le film accentue l’élément fantastique et transforme l’enquête policière en spectacle horrifique, tandis que Christopher Lee prête au personnage de Sir Henry un charme naturel. L'intrigue prend cependant de grandes libertés avec l'oeuvre originale et sacrifie une partie de la subtilité thématique de Conan Doyle.
C'est le téléfilm Le Chien des Baskerville de la série télévisée Sherlock Holmes produite par Granada Television, diffusé en 1988, avec Jeremy Brett et Edward Hardwicke, qui s'impose comme le plus fidèle au texte, malgré des contraintes budgétaires perceptibles [20]. Edward Hardwicke incarne un docteur Watson profondément humain et attentif, dont la présence renforce la structure narrative voulue par Conan Doyle : un enquêteur intermédiaire et vulnérable dans un espace oppressant [21]. Jeremy Brett apporte une intensité nerveuse et une rigueur intellectuelle qui renforcent la dimension analytique du récit [22].
Cinéma
[modifier | modifier le code]| Année | Titre | Pays | Réalisateur | Holmes | Watson |
|---|---|---|---|---|---|
| 1914 | Der Hund von Baskerville | Rudolf Meinert | Alwin Neuß | (inconnu) | |
| 1921 | The Hound of the Baskervilles | Maurice Elvey | Eille Norwood | Hubert Willis | |
| 1929 | Der Hund von Baskerville | Richard Oswald | Carlyle Blackwell | George Seroff | |
| 1932 | The Hound of the Baskervilles | Gareth Gundrey | Robert Rendel | Frederick Lloyd | |
| 1937 | Der Hund von Baskerville | Carl Lamac | Bruno Güttner | Fritz Odemar | |
| 1939 | The Hound of the Baskervilles | Sidney Lanfield | Basil Rathbone | Nigel Bruce | |
| 1959 | The Hound of the Baskervilles | Terence Fisher | Peter Cushing | André Morell | |
| 1978 | The Hound of the Baskervilles | Paul Morrissey | Peter Cook | Dudley Moore |
Le film britannique A Cottage on Dartmoor de 1929 est considéré par certains spécialistes comme une œuvre inspirée du Chien des Baskerville. L'intrigue du film se concentre sur l'histoire d'un évadé de la prison du Dartmoor bénéficiant de l'aide d'un couple habitant dans une maison isolée de la lande, ce qui rappelle le personnage de Selden trouvant l'aide du couple Barrymore au manoir des Baskerville[23].
En 1962 a été réalisé un film indien de Bollywood intitulé Bees Saal Baad, s'inspirant de l'intrigue du roman sans en être à proprement parler une adaptation. L'intrigue diffère nettement de l'original, les personnages ne correspondent pas au roman, Holmes et Watson sont absents[24]. Le film français Le Loup des Malveneur de Guillaume Radot (1943) s'inspire lui aussi fortement de Le Chien des Baskerville, sans en être une adaptation.
Télévision
[modifier | modifier le code]| Année | Titre | Pays | Réalisateur | Holmes | Watson |
|---|---|---|---|---|---|
| 1955 | Der Hund von Baskerville | Fritz Umgelter | Wolf Ackva | Arnulf Schröder | |
| 1968 | The Hound of the Baskervilles En deux parties, épisode de la série télévisée de la BBC | Graham Evans | Peter Cushing | Nigel Stock | |
| 1968 | L'ultimo dei Baskerville En trois parties | Guglielmo Morandi | Nando Gazzolo | Gianni Bonagura | |
| 1971 | Собака Баскервилей (Le Chien des Baskerville) En deux parties | A. F. Zinovieva | Nikolay Volkov | Lev Krugliy | |
| 1972 | The Hound of the Baskervilles | Barry Crane | Stewart Granger | Bernard Fox | |
| 1974 | Le Chien des Baskerville | Georges Folgoas | Raymond Gérôme | André Haber | |
| 1981 | Собака Баскервилей (Le Chien des Baskerville) En deux parties | Igor Maslennikov | Vassili Livanov | Vitali Solomine | |
| 1982 | The Hound of the Baskervilles | Peter Duguid | Tom Baker | Terence Rigby | |
| 1983 | Le Chien des Baskerville | Douglas Hickox | Ian Richardson | Donald Churchill | |
| 1983 | Sherlock Holmes and the Baskerville Curse Dessin animé | Ian McKenzie Alex Nicholas | Peter O'Toole (voix) | Earle Cross (voix) | |
| 1988 | Le Chien des Baskerville | Brian Mills | Jeremy Brett | Edward Hardwicke | |
| 2000 | Le Chien des Baskerville | Rodney Gibbons | Matt Frewer | Kenneth Welsh | |
| 2002 | The Hound of the Baskervilles | David Attwood | Richard Roxburgh | Ian Hart | |
| 2011 | Les Chiens de Baskerville | Paul McGuigan | Benedict Cumberbatch | Martin Freeman | |
| 2016 | Les Chiens de guerre | Ron Fortunato | Jonny Lee Miller | Lucy Liu |
Radio
[modifier | modifier le code]À la radio, Le Chien des Baskerville a été adapté en 1998 par la BBC Radio Broadcasting (Royaume-Uni), avec les voix de Clive Merrison (en) pour Holmes et Michael Williams (acteur) (en) pour Watson.
En 2018, sur ses ondes, la BBC diffuse une nouvelle interprétation du texte, dans laquelle jouent notamment Judi Dench et Donald Sinden[25].
Jeux vidéo
[modifier | modifier le code]Le Chien des Baskerville a connu deux adaptations en jeux vidéo. The Hound of the Baskervilles est un jeu vidéo d'aventure édité par On-Line Entertainment en 1991 sur Amiga CDTV et porté sous DOS en 1993. Il ne s'agit pas véritablement d'un jeu vidéo car aucune interaction véritablement ludique n'est présente[26], le joueur peut uniquement lire des extraits du roman (en anglais) accompagnés d'images illustrant certaines scènes. Une voix préenregistrée du docteur Watson peut aussi lire les extraits du roman.
En 2010-2011, Frogwares a sorti Le Chien des Baskerville, un jeu de type casual inspiré du roman de Conan Doyle, mais s'éloignant nettement de l'intrigue d'origine.
En 2015, Capcom a sorti sur 3DS le jeu Dai Gyakuten Saiban: Naruhodō Ryūnosuke no Bōken, un jeu d'enquête dans lequel apparaît Sherlock Holmes. Le manuscrit du Chien des Baskerville, rédigé par la fille du docteur Watson est au cœur d'un des mystères à résoudre.
Livre-jeu
[modifier | modifier le code]La Malédiction des Baskerville (2015), adaptation parodique en livre dont vous êtes le héros. Le lecteur peut vivre l'aventure du point de vue du détective, ou au contraire du point de vue du chien des Baskerville.
Bandes dessinées
[modifier | modifier le code]- Le Chien des Baskerville, sur un scénario de Ian Edginton et des dessins de I. N. J. Culbard (Akileos, 2010) ;
- Les Aventures illustrées de Sherlock Holmes, de Ian Edginton (scénario) et de I. N. J. Culbard (Akileos, 2015) : intégrale de l'adaptation en BD des quatre romans Une étude en rouge, Le Signe des quatre, Le Chien des Baskerville et La Vallée de la peur. ;
- Le Chien des Baskerville de André-Paul Duchâteau et Stibane, Lefrancq, 1991 ;
- Le Chien des Basketville de René Pétillon, Albin Michel, 1984 ;
- Retour à Baskerville Hall de Frédéric Marniquet et Philippe Chanoinat, éditions 12bis, 2011 ;
- Le chien de Balkenheim, dans Sherlok de Max et Graffica, PointBar, 2010 ;
- Dans la saga La jeunesse de Picsou de Keno Don Rosa, la famille ennemie et voisine du clan Mac Picsou en Écosse s'appelle Biskerville. On découvre dans le premier épisode que les Biskerville ont chassé les Mac Picsou de leurs terres en 1675 en les terrorisant à l'aide d'un costume de chien anthropomorphique monstrueux.
- Dans le manga Hellsing de Hirano Kota, le chien des Baskerville est un monstre contenu dans le sang du personnage principal, le vampire Alucard.
- Dans le manga Pandora Hearts de Jun Mochizuki, Baskerville est employé comme nom de famille pour certains personnages clés.
- The Hound of the Baskervilles de Martin Powell et Jamie Chase, Dark Horse Comics, 2013.
Théâtre
[modifier | modifier le code]- Le Chien des Baskerville, adaptation de Jean Marcillac, mis en scène par Raymond Gérôme pour l'émission Au théâtre ce soir en 1974
- Sherlock Holmes et le chien des Baskerville, mis en scène par Frédéric Bélanger en 2012
- Le Chien des Baskerville, adaptation de Jean Marcillac, mis en scène par Jean-Luc Revol en 2013.
- Sherlock Holmes et le Chien des Baskerville, spectacle musical, mis en scène par Ned Grujic en 2020 à l'Espace Paris Plaine.
En 2012, le roman est adapté sur scène avec fidélité par le dramaturge Clive Francis : la pièce s'intitule The Hound of the Baskervilles et ne comporte que quatre acteurs interprétant chacun plusieurs personnages[27].
Le roman fait également l'objet de plusieurs adaptations théâtrales humoristiques ou parodiques en langue anglaise. En 2012, les dramaturges britanniques Steven Canny et John Nicholson mettent en scène la pièce The Hound of the Baskervilles dans laquelle seuls trois acteurs interprètent au total une douzaine de personnages différents[28]. En 2013, la pièce Ha ha Holmes! The Hound of the Baskervilles se déroule dans un registre parodique avec l'acteur Joe Pasquale dans le rôle de Sherlock Holmes, Ben Langley dans le rôle de Watson et Andrew Fettes dans le rôle de tous les autres personnages[29]. En 2014, Andrew Loudon écrit la pièce The Hound of the Baskervilles pour la compagnie française « Théâtre en anglais », représentée dans différentes villes de France jusqu'en [30]. La pièce humoristique Baskerville: A Sherlock Holmes Mystery (en), écrite par le dramaturge américain Ken Ludwig et créée en 2015, met en scène cinq acteurs interprétant au total plus de quarante personnages[31]. En 2018, une pièce intitulée The Hound of the Baskervilles est créée en Angleterre dans le même registre humoristique avec seulement deux acteurs interprétant les rôles de Sherlock Holmes et du Dr Jane Watson[32].
Postérité
[modifier | modifier le code]Le nom de Baskerville a été donné par Umberto Eco au personnage principal de son roman Le Nom de la rose, en référence à Sherlock Holmes, par l'intermédiaire du personnage du roman Le Chien des Baskerville[33].
Livre audio en français
[modifier | modifier le code]- Arthur Conan Doyle, Le Chien des Baskerville [« The Hound of the Baskervilles »], Paris, La Compagnie du Savoir, coll. « Les enquêtes de Sherlock Holmes », (EAN 3661585293354, BNF 42478524)Narrateur : Cyril Deguillen ; support : 1 disque compact audio ; durée : 6 h 54 min environ ; référence éditeur : La Compagnie du Savoir CDS117. Le nom du traducteur n'est pas indiqué.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Le Chien des Baskerville, journal Le Temps No. 14909-14942 (1902)
- ↑ Teller of Tales: The Life of Arthur Conan Doyle - Daniel Stashower (1999).
- ↑ The Arthur Conan Doyle Encyclopedia
- 1 2 Cabell et la bête, Libération
- ↑ Cabell et la bête, publié dans Libération, Frédérique Roussel.
- ↑ Hugo Baskerville & Squire Richard Cabell III
- ↑ (en) Brian W. Pugh et Paul R. Spiring, On the Trail of Arthur Conan Doyle, Book Guild, , p. 55
- ↑ Knight, Stephen. Crime Fiction, 1800–2000. Palgrave Macmillan, 2004.
- ↑ Ousby, Ian. The Cambridge Companion to Sherlock Holmes. Cambridge University Press, 2010.
- ↑ The Cambridge Companion to Sherlock Holmes, Ousby, Ian, Cambridge University Press, 2010.
- ↑ Symons, Julian. Bloody Murder: From the Detective Story to the Crime Novel. Penguin, 1972.
- ↑ Redmond, Christopher. Sherlock Holmes Handbook. Dundurn Press, 1993.
- ↑ Stashower, Daniel. Teller of Tales: The Life of Arthur Conan Doyle. Henry Holt, 1999.
- ↑ Baring-Gould, William S. The Annotated Sherlock Holmes. Clarkson N. Potter, 1967.
- ↑ Voir les éditions annotées de la version Penguin Classics, Oxford World’s Classics, Norton Critical Editions pour les notes textuelles et les commentaires critiques sur la figure de Stapleton et les procédés (généalogie, chimie du phosphore, topographie de Dartmoor).
- ↑ Alan Barnes, Sherlock Holmes on Screen, Reynolds & Hearn, 2002.
- ↑ Leslie S. Klinger (éd.), The New Annotated Sherlock Holmes, W. W. Norton, 2005; Barnes, Sherlock Holmes on Screen.
- ↑ Arthur Conan Doyle, Le Chien des Baskerville, chap. XIV.
- ↑ Alan Barnes, Sherlock Holmes on Screen, Reynolds & Hearn, 2002; Allen Eyles, Sherlock Holmes: A Centenary Celebration, HarperCollins, 1991.
- ↑ Open the Window, Then! : Filmic Interpretation of Gothic Conventions in Brian Mills's The Hound of the Baskervilles , Sherlock Holmes and Conan Doyle : Multi-Media Afterlives, Palgrave Macmillan, 2012, XIII-220 p.
- ↑ Michael Cox, A Study in Celluloid: A Producer’s Account of Jeremy Brett as Sherlock Holmes, 1999.
- ↑ David Stuart Davies, Bending the Willow: Jeremy Brett as Sherlock Holmes, Calabash Press, 1996.
- ↑ Xavier Bargue, « A Cottage on Dartmoor (1929) : une adaptation oubliée du Chien des Baskerville », sur Le Cercle Holmésien de Paris,
- ↑ (en) Bees Saal Baad (1962), IMDb
- ↑ (en-GB) « The Hound of the Baskervilles, Sherlock Holmes - BBC Radio 4 Extra », sur BBC (consulté le )
- ↑ (en) Hound of the Baskervilles review
- ↑ (en) Clare Brennan, « The Hound of the Baskervilles – review », sur The Guardian,
- ↑ (en) Michael Sommers, « A Review of ‘The Hound of the Baskervilles,’ at the New Jersey Repertory Company », sur The New York Times,
- ↑ (en) Neil Bonner, « Ha Ha Holmes! And the Hound of the Baskervilles review at Lyceum Crewe », sur The Stage,
- ↑ (en) « The Hound of the Baskervilles (play 2014-2015 with Stephane Otero) », sur The Arthur Conan Doyle Encyclopedia
- ↑ (en) DC Felton, « BWW Review: Baskerville: A Sherlock Holmes Mystery at Des Moines Playhouse-The Game is Afoot! », sur Broadway World,
- ↑ (en) « The Hound of the Baskervilles, Drayton Arms Theatre », sur What's on stage
- ↑ (en) Michael Cohen, « The Hounding of Baskerville : Allusion and Apocalypse in Eco's The Name of the Rose », dans M. Th. Inge (dir.), Naming the Rose : Essays on Eco's The Name of the Rose, Jackson, University Press of Missipipi, 1988, p. 65-79.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Pierre Bayard, L'Affaire du chien des Baskerville, Paris, Les Éditions de Minuit, coll. « Double » (no 70), (1re éd. 2007), 190 p. (ISBN 978-2-7073-2135-0, présentation en ligne), [présentation en ligne].
- Christophe Gelly, Le Chien des Baskerville : poétique du roman policier chez Conan Doyle, Lyon, Presses universitaires de Lyon, coll. « Champ anglophone », , 205 p. (ISBN 2-7297-0761-1, présentation en ligne).
- (en) John Pennington, « « Eliminate All Other Factors » : Fantastic Hesitation in Arthur Conan Doyle's Hound of the Baskervilles », Journal of the Fantastic in the Arts, International Association for the Fantastic in the Arts, vol. 15, no 2 (58), , p. 132-143 (JSTOR 43308736).
- (en) Adrian Tait, « Quantum Entanglements in Arthur Conan Doyle's The Hound of the Baskervilles », dans Ruth Hawthorn et John Miller (dir.), Animals in Detective Fiction, Palgrave Macmillan, coll. « Palgrave Studies in Animals and Literature », , XIII-311 p. (ISBN 978-3-031-09240-4, DOI 10.1007/978-3-031-09241-1_3), p. 47–64.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Canon de Sherlock Holmes
- Liste des œuvres d'Arthur Conan Doyle
- Les cent livres du siècle
- Les Cent Meilleurs Romans policiers de tous les temps
- Tozai Mystery Best 100 (Les 100 meilleurs romans policiers de l'Orient et l'Occident)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la littérature :
- Ressources relatives à la musique :
- Analyse de Le Chien des Baskerville d'Arthur Conan Doyle
- Christophe Gelly, « The Hound of the Baskervilles : Histoire, fantasme et genèse de la narration policière », article publié dans la revue Sillages critiques n°6/2004, « Crime Fictions »
- Roman d'Arthur Conan Doyle mettant en scène Sherlock Holmes
- Roman policier britannique
- Roman gothique britannique
- Roman britannique paru en 1902
- Roman britannique adapté au cinéma
- Roman britannique adapté à la télévision
- Roman britannique adapté au théâtre
- Roman britannique adapté en bande dessinée
- Roman britannique adapté en jeu vidéo
- Roman pour l'enfance et la jeunesse
- 1902 en Angleterre
- 1902 en littérature policière
- 1901 en littérature policière
- Château dans la littérature
- Ouvrage publié dans la collection Le Masque
- Chien dans la littérature policière