Place publique (parti politique)

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Place publique
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Logotype officiel.
Présentation
Fondation
Siège 6 rue Jeanne d’Arc 85000 La Roche-sur-Yon
Fondateurs Raphaël Glucksmann
Thomas Porcher
Claire Nouvian
Jo Spiegel
Positionnement Centre gauche[1] à gauche[2]
Idéologie Progressisme
Social-démocratie
Europhilie
Adhérents 28 000 sympathisants (revendiqués, mars 2019)[3]
Couleurs Jaune et noir
Site web place-publique.eu
Représentation
Députés européens
2  /  79
Conseillers régionaux
6  /  1758
Conseillers départementaux
3  /  4058
Maires de communes de plus de 30 000 habitants
1  /  279

Place publique (PP) est un parti politique français lancé fin 2018 par plusieurs personnalités, dont Raphaël Glucksmann, Thomas Porcher, Jo Spiegel et Claire Nouvian. Il dit vouloir « agir pour construire une Europe démocratique, solidaire et écologique ».

Le parti obtient deux sièges aux élections européennes de 2019, mais voit le départ de la moitié de ses cofondateurs, dont Thomas Porcher et Claire Nouvian.

Historique[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Le mouvement est déclaré le [4].

Le , l'essayiste Raphaël Glucksmann, l'économiste Thomas Porcher, l'homme politique Jo Spiegel, Diana Filippova et l'activiste Claire Nouvian annoncent la création de Place publique, « mouvement politique 100 % société civile » en vue de rassembler la gauche pro-européenne sympathisante d'Europe Écologie Les Verts (EÉLV) en passant par le Parti socialiste (PS), le Parti communiste (PCF) et Génération.s. Leur démarche se veut alternative à la ligne défendue par La France insoumise[5] bien que Thomas Porcher ait affirmé que le mouvement ne s'inscrivait pas contre Jean-Luc Mélenchon[6].

Les fondateurs du mouvement sont : Judith Aquien, Nayla Ajaltouni, Farid Benlagha, Saïd Benmouffok, Charles Braine, Pierre-Natnaël Bussière, Lucas Chancel, Vincent Carry, Olivier Dubuquoy (en), Diana Filippova, Raphaël Glucksmann, Aziliz Gouez, Caroline Kamal, Jérôme Karsenti, Thierry Kuhn, Dan Lert, Claire Nouvian, Thomas Porcher, Jo Spiegel, Rui Wang et André Zajid[7].

Le [2], Raphaël Glucksmann et plusieurs personnalités publient un manifeste[7] qui « acte la naissance d'un mouvement qui a vocation à se structurer sur tout le territoire français et au-delà, à travers l'Europe, à multiplier les réunions publiques, à contrer les lobbies et à bouleverser le champ politique. »

Élections européennes de 2019[modifier | modifier le code]

Leurs réunions de travail pour une liste commune aux élections européennes sont délaissées par les autres partis : EÉLV ne s'y rend jamais ; le PCF et Génération.s mettent rapidement un terme à leur participation. Selon plusieurs médias, seul le PS semble véritablement intéressé par l'initiative de Place publique[8],[9].

Dans un communiqué publié fin , Raphaël Glucksmann lance un ultimatum à EÉLV, à Génération.s et au PS pour mettre en place une liste unitaire pour les élections européennes, autour de plusieurs combats communs :

« Le risque est grand de n'avoir au Parlement européen aucun élu pour porter nos idées[9]. »

Le même mois, le parti revendique 25 000 sympathisants[10] et plus de 1 000 adhérents à jour de cotisation en [11].

Le , Place publique annonce présenter une liste transpartisane aux élections européennes, avec Raphaël Glucksmann en tête et les partis Nouvelle Donne, Les Radicaux de gauche, Union des démocrates et des écologistes, Cap21 et le Parti socialiste[12].

Le , la liste « Envie d'Europe » décroche 6,19 % des suffrages et permet à Place publique d'obtenir ses premiers élus européens ainsi que de maintenir la présence du Parti socialiste au Parlement européen[13].

Place publique demande à l'ensemble de ses candidats à la députation européenne de s'engager à exercer leur mandat avec « courage, probité et intransigeance éthique » et souscrire aux exigences comportementales et déontologiques détaillées dans une charte éthique[14].

Défections de cofondateurs du parti[modifier | modifier le code]

Plusieurs cofondateurs de Place publique quittent le parti avant les élections européennes.

Le , Thomas Porcher quitte le parti, dénonçant une « liste d'apparatchiks, pas de citoyens » qui n'a pas atteint ses objectifs de « rassembler du PS à La France insoumise »[3]. Le , Farid Benlagha quitte le parti et publie une lettre ouverte à Raphaël Glucksmann où il regrette la décision initiale de Raphaël Glucksmann de rester à l'écart du mouvement des Gilets jaunes[15]. Selon lui, les principaux cadres du parti sont « d'anciens militants socialistes [...] de centre gauche ». Cette lettre, également publiée dans L'Obs, fait l'objet d'un droit de réponse le [16]. Lucas Chancel annonce aussi quitter le mouvement au motif qu’« en ayant choisi un camp plutôt qu’un autre, Place publique ne peut plus se positionner en médiateur » pour une union de la gauche aux prochaines élections[17].

Au printemps 2019, la moitié des 22 cofondateurs de Place publique s'est désengagée, déçue par le fonctionnement pyramidal du parti et l'alliance avec le PS. « D'un mouvement polyphonique, on est passés à un fan-club de Raphaël Glucksmann », indique une source à l'Agence France-Presse[18]'[19]. Claire Nouvian coupe tout contact avec le parti au début de l'été 2019 et quitte le comité exécutif[20]. Par la suite, elle quitte le parti[21]. Elle explique à l'antenne de France Inter à la mi- « regretter » son engagement : « Mon silence depuis mon départ, c'est celui du regret et aussi celui de la honte en fait, parce que [...] ce ne sont pas les gens formidables qui gagnent en politique, ce sont plutôt les gens qui ne sont pas formidables du tout. [...] On a été trustés par des petits arrivistes médiocres, terribles et infréquentables, des gens qui ont infiltré le système. » Elle précise tout de même que les députés élus sont « tout à fait corrects »[22].

Le , le mouvement est rejoint par Aurore Lalucq qui était jusqu'alors membre de Génération.s[23].

Positionnement[modifier | modifier le code]

Ses membres fondateurs sont situés à gauche et le mouvement est positionné à gauche par les médias dès sa fondation[2]. Place publique s'articule autour de quatre urgences : économique et sociale, écologique, démocratique et européenne. Le mouvement revendique un positionnement à gauche[2] et souhaite que le logiciel écologiste l'emporte sur la social-démocratie qu'il juge dépassée, et « entend se saisir de chaque échéance électorale pour que justice sociale et justice écologique deviennent indissociables »[24].

Scrutins[modifier | modifier le code]

Place publique, alliée avec le Parti socialiste, Nouvelle Donne et le Parti radical de gauche, présente aux élections européennes de 2019 en France une liste commune qui recueille 6,19 % des suffrages ; ce résultat permet à Place publique d'obtenir ses premiers élus européens et au Parti socialiste de maintenir sa présence au Parlement européen[13] (cf. supra et infra).

Pour les éléctions présidentielles de 2022, après un vote interne "les adhérent.es de Place publique se sont prononcés pour un non-soutien de notre parti à une candidature spécifique"[25],[26]. Les adhérents sont libres de se mobiliser pour le candidat de leur souhait à titre individuel.

Élus locaux fondateurs et adhérents[modifier | modifier le code]

Jo Spiegel, maire de Kingersheim (Haut-Rhin) de 1989 à 2020, est l'un des fondateurs du mouvement[7].

Le , le député Jean-Michel Clément (ex-PS, ex-LREM) rejoint le mouvement[27].

Le mouvement est également rejoint le par deux conseillers régionaux de Nouvelle-Aquitaine jusque-là membres du PS : Pascal Duforestel (Deux-Sèvres) et Benoît Tirant (Vienne)[28].

Plus de cent élus locaux de gauche, essentiellement socialistes et quelques écologistes, mais aussi des membres de Génération.s, et des sans étiquette, appellent à l'union « en vue des élections européennes » dans une tribune publiée jeudi sur France info[29] et sur le site du Monde. Cette tribune est intitulée « Rassemblons-nous sur la Place publique pour que nos solutions locales changent d’échelle ! ».

Aux élections municipales de 2020, Hervé Guihard, membre du mouvement et à la tête d'une liste d'union de la gauche, l’emporte à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) en recueillant 59,9 % des suffrages au second tour[30].

Conseillers régionaux[modifier | modifier le code]

Lors des élections régionales de 2021, 6 conseillers régionaux encarté Place publique sont élus[31] :

Nouvelle-Aquitaine

Occitanie

  • Laurence François ;
  • Olivier Romero-Gayo.

Pays de la Loire

  • Céline Veron, conseillère municipale d'Angers.

Conseillers départementaux[modifier | modifier le code]

A la suite des élections départementales de 2021, 3 conseillers départementaux membre du parti sont élus :

Charente-Maritime

Gironde

  • Brigitte Desvaux.

Haute-Garonne

  • Aurélien Taravella.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année Voix % Sièges Rang Tête de liste Groupe
2019 1 403 170 6,19
2  /  74
6e Raphaël Glucksmann S&D

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Un autre Macron est possible », sur Le Monde diplomatique, .
  2. a b c et d Rachid Laïreche, « À gauche, des nouveaux dans la Place », sur Libération (consulté le ).
  3. a et b Arthur Nazaret et Sarah Paillou, « Thomas Porcher : « Je préfère quitter Place publique » », Le Journal du dimanche,‎ , p. 14 (lire en ligne).
  4. Journal officiel, 150e année, no 35, samedi 1er septembre 2018, annonce no 1040.
  5. Quentin Laurent, « Européennes : Place publique, le pari citoyen de Raphaël Glucksmann », sur Le Parisien, (consulté le ).
  6. « Thomas Porcher : "Nous ne nous inscrivons pas contre Mélenchon" », sur lemonde.fr, .
  7. a b et c « Nous sommes un mouvement politique », sur /place-publique.eu (consulté le ).
  8. Cyrielle Cabot, « Européennes : Raphaël Glucksmann veut unir la gauche, mais sans La France insoumise », sur BFM TV, (consulté le ).
  9. a et b Corinne Laurent, « Place publique croit encore possible de réunir la gauche », sur La Croix, (consulté le ).
  10. Yann-Armel Huet, « Place publique, un nouveau parti politique de gauche à Rennes », sur Ouest-France, (consulté le ).
  11. « Dépit amoureux à gauche », Le Canard enchaîné,‎ (ISSN 0008-5405).
  12. Corinne Laurent, « Européennes, le PS se range derrière Raphaël Glucksmann », sur La Croix, (consulté le ).
  13. a et b « Résultats européennes 2019 : le PS et Place publique sauvent les meubles avec 6,6% des suffrages, selon notre estimation Ipsos/Sopra Steria », sur France Info, (consulté le ).
  14. « La charte éthique des candidats de Place publique », sur place-publique.eu (consulté le ).
  15. Farid Benlagha, « Lettre ouverte d'un fondateur de Place publique à Raphaël Glucksmann », sur Marianne, (consulté le ).
  16. Saïd Benmouffok, porte-parole du mouvement Place Publique, « Droit de réponse de Place Publique (ajouté le mardi 26 mars)) », sur L'Obs, (consulté le ) - déposé à la fin de la lettre ouverte de Farid Benlagha.
  17. « Raphaël Glucksmann Place publique face à une vague de départs de fondateurs déçus », sur La Voix du Nord, (consulté le ).
  18. « Place publique face à une vague de départs de fondateurs déçus », sur Orange, (consulté le ).
  19. « Vague de départs chez Place publique, l'allié du PS cofondé par Raphaël Glucksmann », sur BFM TV, .
  20. Ludwig Gallet, « Place publique : Claire Nouvian a disparu », sur L'Express, (consulté le ).
  21. Mathieu Vidard, « L'interdiction de la pêche électrique contestée », sur France Inter, (consulté le ). Podcast de l'émission La Terre au carré de Mathieu Vidard.
  22. « Claire Nouvian : « Place publique a été infiltrée par de petits arrivistes médiocres et infréquentables » », sur France Inter, (consulté le ).
  23. Sylvia Zappi, « Une première défection sur la liste de Benoît Hamon aux européennes », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. « Place publique », sur Place publique (consulté le ).
  25. « Place publique ne soutient aucune candidature spécifique à l’élection présidentielle. », sur Place publique, (consulté le )
  26. « Les adhérents de Place publique choisissent de ne pas soutenir Anne Hidalgo », sur www.franceinter.fr, (consulté le )
  27. « Vienne : le député Jean-Michel Clément rejoint Place publique », sur La Nouvelle République du Centre-Ouest, .
  28. « Parti socialiste : démission de deux ex-patrons », sur Centre Presse, (consulté le ).
  29. « Plus de 80 élus locaux de gauche appellent à l'union « en vue des élections européennes » », sur France Info, (consulté le ).
  30. Sylvaine Salliou, « Elections municipales : qui est Hervé Guihard, le futur maire de Saint-Brieuc ? », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le )
  31. « Place publique pleinement mobilisé lors des dernières élections régionales et départementales. », sur Place publique, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]