Raphaël Glucksmann

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Glucksmann.
Raphaël Glucksmann
Description de cette image, également commentée ci-après
Raphaël Glucksmann en 2018
Naissance (39 ans)
Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession
Autres activités
Formation
Ascendants
Conjoint
Eka Zgouladze (ex-épouse)
Léa Salamé (compagne)

Compléments

Co-fondateur de Place publique

Raphaël Glucksmann, né le [1],[2] à Boulogne-Billancourt, est un essayiste[3] et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Raphaël est le fils du philosophe André Glucksmann et de Françoise Villette, fille de Jeannette Colombel et de Jacques Villette. Ancien élève du lycée Henri-IV[4], il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris[réf. souhaitée]. Il fait un stage au journal algérien Le Soir d'Algérie, puis participe à un documentaire au Rwanda[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

En collaboration avec David Hazan et Pierre Mezerette, il réalise en 2004 le documentaire Tuez-les tous ! sur le génocide au Rwanda[5].

Toujours en 2004, il réalise un documentaire sur la Révolution orange, Orange 2004.

Cofondateur de l'association Études sans frontières (ESF), il s'est occupé des missions concernant le Rwanda et la Tchétchénie.

Également membre du groupe de réflexion du Cercle de l'Oratoire, il contribue à l'édition de la revue néoconservatrice Le Meilleur des mondes, et collabore à différentes revues et journaux, français et étrangers.

En 2008, il coécrit avec son père Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy, dont il aurait été un « admirateur »[6], selon le journaliste Pierre Rimbert. Cependant, en 2015 il estime que le soutien apporté en 2007 par son père à Nicolas Sarkozy était une erreur[7].

Raphaël Glucksmann est présenté comme un des « conseillers officieux » ou comme le « conseiller politique » du président géorgien Mikheil Saakachvili[8],[9], qu'il a interviewé pour un livre paru en 2008 et intitulé Je vous parle de liberté. Cette proximité avec le pouvoir lui a été reprochée par Salomé Zourabichvili, ancienne ministre des Affaires étrangères [8] puis désormais présidente de Géorgie.

Raphaël Glucksmann a été co-gérant de la société Noé Conseil, spécialisée dans la communication, la rédaction d'articles, la promotion de personnes ou de pays, le lobbying et le conseil auprès d'institutions[10].

En 2015, il est présenté par M, le magazine du Monde comme étant à l'origine un « athée en politique » [11] ayant évolué de plus en plus à gauche « par dépit », Nicolas Sarkozy ayant « quitté le champ de l’acceptabilité républicaine. »

Il vote pour Benoît Hamon au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, après avoir participé à l'écriture de son discours pour le meeting de Bercy[12]. Au second tour, il apporte son soutien à Emmanuel Macron[13], tout en regrettant sa « philosophie individualiste »[14].

À la rentrée 2017, Raphaël Glucksmann devient chroniqueur dans Questions politiques, émission d'Ali Baddou diffusée chaque dimanche entre 12h00 et 14h00 sur France Inter [15].

De décembre 2017 à août 2018, il est directeur de rédaction du Nouveau Magazine littéraire, qui se veut la revue des débats de la « gauche hors les murs »[16],[17]. Son départ est issu de dissonances internes au sujet du traitement réservé au président de la République Emmanuel Macron[18].

Début octobre 2018, il publie Les Enfants du vide[19], un essai dans lequel il dénonce l'échec des politiques libérales qui ont selon lui conduit à une crise démocratique, une catastrophe écologique, une rupture des liens sociaux et le développement excessif de l'individualisme[20].

À la suite de son essai, fin octobre 2018, il fait partie des fondateurs de Place publique, un mouvement politique qui se présente comme « citoyen, écologiste et solidaire »[21] avec Claire Nouvian, Thomas Porcher et d'autres personnalités du monde associatif et politique. Le mouvement est organisé autour de 4 urgences : urgence écologique, urgence sociale, urgence démocratique et urgence européenne. Il quitte France Inter début décembre 2018 pour se consacrer à ce parti politique[22].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a été l'époux d'Eka Zgouladze, vice-ministre de l'Intérieur puis ministre de l'Intérieur de Géorgie sous la présidence de Mikheil Saakachvili[8]. Celle-ci, peu après avoir reçu la nationalité ukrainienne en décembre 2014, a été nommée vice-ministre de l'Intérieur de l'Ukraine dans le second gouvernement Iatsenouk[23].

Il devient ensuite le compagnon de la journaliste Léa Salamé[24]. Le , cette dernière donne naissance à un fils, prénommé Gabriel[25].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Glucksmann père et fils : Sarkozy, enfant de mai 68 ? », Lepoint.fr, 7 février 2008.
  2. Raphaël Glucksmann : «Il était profondément droit-de-l’hommiste», liberation.fr, 10 novembre 2015
  3. « Quand Raphaël Glucksmann s’empare du récit national », sur Le Monde.fr (consulté le 28 mai 2018)
  4. Vanessa Schneider, « Raphaël Glucksmann, fils sans complexe », M, le magazine du Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2018)
  5. a et b Jean-Christophe Catalon, « Portrait de Raphaël Glucksmann, un trentenaire en guerre contre les réacs », Les Inrocks,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2018)
  6. « Un autre Macron est possible », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 29 novembre 2018)
  7. Maria Malagardis, « Raphaël Glucksmann. Une rage d’enfant », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 29 novembre 2018)
  8. a b et c Anne Dastakian, « Géorgie : la « french connection » », Marianne,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2018)
  9. Reportage de France 24.
  10. NOE CONSEIL
  11. Lisa Vignoli, « Glucksmann père et fils : la tête et les jambes », M, le magazine du Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 29 novembre 2018)
  12. Étienne Girard, « Benoît Hamon : voici comment a été élaboré le discours remarqué de Bercy », Marianne,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2018)
  13. La Rédaction, « Présidentielle 2017 : 32 personnalités s'engagent pour le second tour - «Macron doit gagner haut la main ! Il faut écraser le Front national» », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2018)
  14. « Raphaël Glucksmann : « Nous avons évité la mort clinique, mais la maladie, elle, demeure » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 29 novembre 2018)
  15. Benjamin Meffre, « Natacha Polony et Raphaël Glucksmann rejoignent Ali Baddou sur France Inter », sur ozap.com, (consulté le 7 octobre 2018)
  16. Abel Mestre et François Bougon, « « Le Nouveau Magazine littéraire » veut faire vivre « la gauche hors les murs » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2018)
  17. Enguérand Renault et Chloé Woitier, « Nouveau magazine littéraire : Perdriel débarque Glucksmann pour anti-macronisme », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2018)
  18. Abel Mestre, « Au « Nouveau Magazine littéraire », Glucksmann paie ses critiques contre Macron », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2018)
  19. Glucksmann, Raphaël (1979-....)., Les enfants du vide : de l'impasse individualiste au réveil citoyen (ISBN 9782370731623 et 2370731621, OCLC 1076271978, lire en ligne)
  20. « Les enfants du vide - Raphaël Glucksmann - Babelio », sur www.babelio.com (consulté le 30 novembre 2018)
  21. Eugénie Bourlet, « Raphaël Glucksmann dévoile un nouveau mouvement politique “citoyen, écologiste et solidaire” », lesinrocks.com, 31 octobre 2018.
  22. « Raphaël Glucksmann quitte France Inter pour se consacrer à son nouveau parti politique », sur www.ozap.com, (consulté le 1er décembre 2018).
  23. (en) « Former Georgian Official Joins Ukrainian Interior Ministry », sur Radio Free Europe, (consulté le 7 octobre 2018)
  24. La Rédaction, « Malaise sur le plateau de ONPC quand Yann Moix évoque Léa Salamé devant Raphaël Glucksmann », sur HuffPost, (consulté le 7 octobre 2018)
  25. Clément Garin, « Léa Salamé a accouché : découvrez le joli prénom de son bébé », sur Téléstar, (consulté le 7 octobre 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :