Calais

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Calais
Les bourgeois de Calais et le beffroi.
Les bourgeois de Calais et le beffroi.
Blason de Calais
Blason
Calais
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Pas-de-Calais
(sous-préfecture)
Arrondissement Calais
(chef-lieu)
Canton Calais-1
Calais-2
Calais-3
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Calaisis
Maire
Mandat
Natacha Bouchart (LR)
2014-2020
Code postal 62100
Code commune 62193
Démographie
Gentilé Calaisiens, calaisiennes
Population
municipale
72 520 hab. (2013)
Densité 2 165 hab./km2
Population
aire urbaine
126 774 hab. (2013[1])
Géographie
Coordonnées 50° 56′ 53″ Nord 1° 51′ 23″ Est / 50.948055555556, 1.8563888888889
Altitude Min. 0 m – Max. 18 m
Superficie 33,5 km2
Localisation

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Calais
Liens
Site web www.mairie-calais.fr

Calais est une commune française, sous-préfecture du département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Ses habitants sont appelés les Calaisiens.

La ville de Calais est la ville la plus peuplée du département, bien qu'elle n'en soit pas le chef-lieu, cette fonction revenant à Arras. Située face au sud-est de l'Angleterre, son port (premier de France pour le transport de passagers[2]) et le tunnel sous la Manche en font la principale ville française de liaison avec la Grande-Bretagne.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de Calais par rapport à Paris et l'Angleterre.

Localisation[modifier | modifier le code]

Calais se situe sur la Côte d'Opale, au bord du pas de Calais entre la Manche et la Mer du Nord, à seulement 38 km des côtes anglaises[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Calais
Manche
Sangatte Calais Marck
Coquelles Coulogne

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le tunnel sous la Manche, dont l'accès continental est situé dans la commune voisine de Coquelles, permet de rejoindre l'Angleterre.

Calais est également sur le trajet de plusieurs autoroutes : l'autoroute A16 (qui relie L'Isle-Adam en région parisienne à la frontière avec la Belgique via Beauvais, Amiens, Abbeville, Boulogne-sur-Mer et Dunkerque) et l'autoroute A26 (qui relie Calais à Troyes via Arras, Saint-Quentin, Reims et Châlons-en-Champagne). L'autoroute A216, longue de 3 km, relie l'est de Calais (jusqu'à l'accès aux ferries) aux échangeurs des autoroutes A16 et A26.

Le tableau suivant présente les grands liens routiers autour de Calais et les distances vers les grandes villes proches.

Ville Distance à
vol d'oiseau
Voie routière Distance automobile Temps de parcours
automobile
Boulogne-sur-Mer 30 km[4] A16 35 km 30 minutes
Dunkerque 35 km[5] A16 45 km 35 minutes
Lille 90 km[6] A16 - A25 110 km h 10
Abbeville 95 km[7] A16 115 km h 10
Arras 100 km[8] A26 110 km h 10
Drapeau de la Belgique Bruges 100 km[9] A16 - Drapeau de la Belgique A18 115 km h 15
Amiens 120 km[10] A16 160 km h 30
Drapeau du Royaume-Uni Londres 150 km[9] Tunnel - Drapeau du Royaume-Uni M20 170 km
Saint-Quentin 160 km[11] A26 175 km h 40
Drapeau de la Belgique Bruxelles 175 km[9] A16 - Drapeau de la Belgique A18 - Drapeau de la Belgique A10 195 km h 50
Rouen 175 km[12] A16 - A28 215 km h
Paris 235 km[13] A16 ou A26 - A1 290 km h 50
Reims 245 km[14] A26 265 km h 25

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Plusieurs gares ferroviaires desservent Calais :

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Calais-Dunkerque est situé dans la commune voisine de Marck et assure principalement des vols commerciaux.

Calais se trouve à environ 100 km de l'aéroport de Lille-Lesquin, 220 km de Roissy-Charles-de-Gaulle et 255 km de Paris-Orly.

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Ferrys des compagnies SeaFrance et P&O dans le port.

Le port de Calais est le premier port français pour le trafic de voyageurs entre la France et l'Angleterre[2]. Chaque année, plus de 10 millions de passagers passent par Calais pour aller en Angleterre ou venir en France.

Entre les années 1960 (voir plaque commémorative du 25 juillet 1959) et novembre 2005[réf. souhaitée], l'hoverport (deux sites hébergèrent cette infrastructure) fut tête de pont de la ligne avec Douvres et vit fonctionner de majestueux aéroglisseurs de Seaspeed (en) ou de la SNCF.

Il est aussi le 4e port français de marchandises.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Bus du réseau urbain.

Les lignes de bus du réseau Imag'in permettent le déplacement dans l'agglomération et les communes voisines. La ville est également desservie par les bus du réseau Oscar (département du Pas-de-Calais).

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vel'in.

Depuis le , Calais est dotée d'un système de vélos en libre service, le Vel'in, qui propose 260 vélos répartis sur 34 stations[15],[16].

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Les sols calaisiens se situent au sud-ouest de la Flandre occidentale française, région géologique de plaine maritime flamande relativement plate et humide dont les sols ont été drainés par l'Homme grâce à de nombreux watergangs.

Étant donné sa situation littorale, la zone est marquée par plusieurs épisodes géologiques. Des transgressions marines sont fréquentes au début du Carbonifère, avec la création de calcaire, puis au Carbonifère supérieur durant la formation saccadée de la houille. Une érosion intense attaque ensuite cette houille durant 40 millions d'années, pour ne laisser que des poches, dans le Boulonnais et le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ; la région est ensuite une pénéplaine arasée durant 85 millions d'années. Au Crétacé, une nouvelle submersion a lieu durant 50 millions d'années environ, entraînant la formation de craie, jusqu'à - 60 millions d'années environ. La dernière submersion remonterait à 35 millions d'années. Au quaternaire, la zone connaît des abaissements marins en périodes glaciaires : la France et la Grande-Bretagne sont alors réunies. Les cordons de galets aux environs de Calais sont une trace de la dernière invasion marine en plaine flamande. La mer a également déposé sur la côte de Calais à Dunkerque des sables fins à coquilles marines et des argiles des polders (-7950 à -3750)[17].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

La ville côtière est sous un climat océanique marqué. Les amplitudes thermiques sont faibles, les hivers sont doux et les étés frais. Les jours de gelée et de neige sont peu nombreux.

Le temps est variable à cause des vents, très fréquents et parfois violents, qui influencent le climat en fonction de leur direction.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Du fait de son implantation proche de la mer et de son altitude très basse avec des reliefs très faibles, Calais est susceptible d'être touchée par les inondations[18] :

  • Par remontées de nappes naturelles ;
  • Par submersion marine ;
  • Par une crue à débordement lent de cours d'eau.

Le risque sismique est faible sur l'ensemble du territoire communal (zone 2 sur 5 du zonage mis en place en mai 2011)[19], comme dans la majorité du Nord-Pas-de-Calais.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Plan de Calais publié en 1888.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Barres d'immeubles à Calais.

La commune de Calais est découpée en treize quartiers :

Bénéficiant de sa situation privilégiée comme porte vers l'Angleterre, la commune fut protégée par de nombreux ouvrages militaires au cœur de la ville même et dans les environs immédiats, au nord et à l'ouest.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune est de 34 821[20]. Parmi ces logements, 90,8 % sont des résidences principales, 1,3 % sont des résidences secondaires et 7,9 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour 51,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 47 % des appartements[21].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La plage.
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  • Calais Port 2015
  • Calais Premier (zone de la Turquerie) : plus grand centre logistique au nord de Paris
  • Parc d'attraction (zone du Virval)
  • Requalification du front de mer
  • Construction de plusieurs écoquartiers
  • Construction d'une école d'art
  • Construction d'un palais des congrès
  • Construction d'un camping
  • Rénovation du quartier Calais-Nord (construction d'une halle sur la place d'Armes)
  • Développement des enseignes commerciales et de restauration dans le quartier des Cailloux
  • Rénovation des berges (plantation d'arbres, installation de lumières, solidification des berges, mise en place de gardes corps...)
  • Destruction de l'ancien hôpital
  • Construction de barrières contre l'intrusion de migrants clandestins sur certains sites sensibles[réf. nécessaire].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Calesium en latin médiéval, ou Kales en vieux flamand était un village de pêcheurs et de marins, attesté dès le VIIIe siècle, et Kaleeis vers 1180[22].
Le premier document officiel mentionnant l'existence de cette communauté est la charte de commune octroyée par Mathieu d'Alsace au XIIe siècle, charte connue par la confirmation qu'en fait, en 1181, Gérard de Gueldre, comte de Boulogne.
D'autres auteurs[23] citent des titres mentionnant Calesium à partir du IXe siècle mais sans les détailler.

Albert Dauzat et Charles Rostaing[24] émettent des réserves sur l'explication du nom par un pré-celtique *kal, pierre, rocher, donnée par Hermann Gröhler, suivi du suffixe pré-celtique -es(um). Xavier Delamarre[25] propose le gaulois caleto-, dur, que l'on trouve dans Caleti, Caletes, peuple de Gaule belgique qui a laissé son nom au pays de Caux.

Calais remonterait en fait à *Caletes (d'où la forme ancienne Kaleeis donnée par Dauzat) « la dure » (cf.vieil irlandais calad, gallois caled, breton kaled, dur) effectivement basée sur *kal, thème indo-européen désignant la dureté et que l'on retrouve dans le latin callum, cal, durillon. Le sens toponymique de *Caletes reste cependant obscur.

Le nom de la commune en néerlandais est Kales[26], et Cales en flamand occidental.

Ses habitants sont appelés les Calaisiens[27].

Sobriquets[modifier | modifier le code]

Les noms jetés étaient donnés aux habitants des villes picardes par les habitants des villes voisines. Il s'agit souvent de moqueries basées sur l'histoire de la ville ou bien sur les coutumes des habitants. Les sobriquets des habitants de Calais sont[28] :

chés maqueus d'moules (ces mangeurs de moules)
chés maqueus d'breules (en picard, les breules sont les boyaux de poisson avec lesquels les pauvres faisaient de la soupe.)
chés maqueus d'corée (en picard, el corée c'est le poumon de porcs et de bovin - ce surnom était donné par les gens de Boulogne.)

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Calais.
La Prise de Calais par les Français,
François-Edouard Picot, 1558.

Sa proximité avec l'Angleterre fait de Calais une place militaire stratégique. L'histoire de la ville est marquée par plusieurs sièges dont celui de 1346 lors de la guerre de Cent Ans, où le roi Édouard III d'Angleterre choisit Calais pour débarquer en France, la ville passant alors sous contrôle anglais, celui de 1436, où Philippe le Bon, duc de Bourgogne, attaque les Anglais cherchant à libérer Calais, et celui de 1558 où la France réussit finalement à récupérer la ville restée pendant plus de deux siècles sous occupation anglaise. En 1595, Calais est capturée par les Espagnols qui la rendent deux ans plus tard.

Au XVIIIe siècle, le port de Calais est en difficulté et ses activités disparaissent peu à peu au profit de Boulogne et Dunkerque[29]. Elle garde néanmoins une place importante lors des guerres napoléoniennes opposant la France au Royaume-Uni. Calais, petite ville de pêcheurs à la fin du XIXe siècle, se développe avec notamment l'apparition d'un tramway en 1879. Elle fusionne avec son industrielle voisine de Saint-Pierre-lès-Calais en 1885[30], triplant ainsi sa population et devenant la plus grande ville du Pas-de-Calais.

Calais est épargnée par la Première Guerre mondiale malgré plusieurs raids allemands faisant quelques dégâts. Le bilan de la Seconde Guerre mondiale est plus lourd. Calais, assiégée en 1940, devient « zone interdite », les Allemands craignant un débarquement des forces alliées dans le Pas-de-Calais. Tout comme ses voisines, Boulogne et Dunkerque, la ville finit détruite à 73 %.

La ville reconstruite après la guerre se développe, renforçant sa place de leader du transport transmanche devant Boulogne. L'ouverture du tunnel sous la Manche en 1994 donne une nouvelle dynamique à l'agglomération, apportant des emplois, des commerces et de nouvelles infrastructures routières et ferroviaires. La ville est néanmoins bien touchée par la crise économique à la fin du XXe siècle, puis par la crise des réfugiés voulant rejoindre l'Angleterre au début du XXIe siècle. De multiples campements de fortune, désignés sous le nom de « jungle de Calais », régulièrement démolis et reconstruits, jouxtent la ville depuis 2002.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de mars 2014, la liste de la sénatrice-maire sortante UMP, Natacha Bouchart, arrive en tête du premier tour avec près de 40 % des suffrages, la liste de l'ancien maire communiste, Jacky Hénin, recueillant 22 % des suffrages. Le député PS, Yann Capet, recueille quant à lui 19 % des suffrages et le FN 12 %. Les listes de l'ancien maire communiste et du PS fusionnent au second tour. Au soir du second tour, Natacha Bouchart est réélue dans une triangulaire où elle recueille plus de 52 % des suffrages face aux listes PC-PS-EELV-FG de Jacky Hénin (39,32 %) et FN de Françoise Vernalde (8,56 %).

En 2008, Jacky Hénin, maire sortant PC de Calais, se représente à la tête de la municipalité calaisienne pour un second mandat. Il arrive en tête du premier tour avec 37,70 % des suffrages. Derrière lui, la liste de Natacha Bouchart, conseillère régionale UMP, le talonne avec 36,36 % des suffrages. Au second tour, la liste FN se retire et appelle à voter UMP pour faire barrage au maire sortant PC de Calais. Au soir du second tour, après 37 années de gestion communiste, l'UMP Natacha Bouchart est élue maire de Calais avec plus de 54 % des suffrages et devient ainsi la première femme à Calais à accéder au fauteuil de maire de la Ville.

Résultats des scrutins français depuis 2000.
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2002 78,28 % Jacques Chirac RPR 21,72 % Jean-Marie Le Pen FN 72,67 % [31]
2007 44,56 % Nicolas Sarkozy UMP 55,44 % Ségolène Royal PS 77,42 % [32]
2012 61,82 % François Hollande PS 38,18 % Nicolas Sarkozy UMP 73,67 % [33]
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2002  %  %  % [34]
2007 53,50 % Gilles Cocquempot PS 46,50 % Natacha Bouchart UMP 51,25 % [35]
2012 65,76 % Yann Capet PS 34,24 % Philippe Mignonet UMP 45,13 % [36]
Calais se compose de plusieurs circonscriptions, cf. les résultats de .
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2004  %  %  % [37]
2009  %  %  % [38]
2014  %  %  % [39]
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2004 57,18 % Daniel Percheron PS 23,53 % Jean Paul Delevoye RPR 54,08 % [40]
2010 54,05 % Daniel Percheron PS 23,39 % Valérie Létard MAJ 42,66 % [41]
2015 55,13 % Xavier Bertrand LR 44,87 % Marine Le Pen Front national 55,18 % [42]
Élections cantonales, résultats du second tour.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
Calais est chef-lieu de plusieurs cantons, cf. les résultats de .
2001  %  %  % [43]
2004  %  %  % [44]
2008  %  %  % [45]
2011  %  %  % [46]
Élections municipales, résultats des deux meilleurs scores du second tour.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2001 57,6 % Jacky Hénin PC 42,3 % Claude Demassieux RPR  % [47]
2008 54,02 % Natacha Bouchart UMP 45,98 % Jacky Hénin PC  % [48]
2014 52,11 % Natacha Bouchart UMP 39,32 % Jacky Hénin PC  % [49]
Référendums.
Année Oui (national) Non (national) Participation
1992  % (51,04 %)  % (48,96 %)  % [50]
2000  % (73,21 %)  % (26,79 %)  % [51]
2005  % (45,33 %)  % (54,67 %)  % [52]


Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 30 octobre 1945 Jacques Vendroux Gaulliste Maire provisoire de Calais
30 octobre 1945 19 octobre 1947 Hubert Défachelles PCF  
19 octobre 1947 février 1950 Gaston Berthe SFIO  
février 1950 février 1950 Henri Joseph Mullard    
février 1950 28 mars 1952[57] Gaston Berthe SFIO  
28 mars 1952 15 mars 1959 André Parmentier SFIO  
15 mars 1959 15 mars 1969 Jacques Vendroux Gaulliste Démissionnaire
15 mars 1969 14 mars 1971 Charles Beaugrand UDR  
14 mars 1971 18 mars 2001 Jean-Jacques Barthe PCF Conseiller général (1973 → 1985), député.
18 mars 2001 16 mars 2008 Jacky Hénin PCF  
16 mars 2008 en cours
(au 27 juin 2016)
Natacha Bouchart UMP/LR[58] Vice-Présidente du Conseil Régional, Présidente de l'agglomération
Réélue pour le mandat 2014-2020[59],[60]

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Calais, dont le toponyme est étroitement associé au nom de son département, n’occupa, jusqu’au , que le modeste rang de chef-lieu de canton. La sous-préfecture de Calais devient opérante le 10 janvier.

Calais abrite un palais de justice qui fait office de tribunal d'instance, mais dépend fortement de celui de Boulogne-sur-Mer qui est plus important. La commune relève du tribunal d'instance de Calais, du tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Boulogne-sur-Mer, du conseil de prud'hommes de Calais, du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai[61].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

L'environnement de la commune elle-même est aujourd'hui densément urbanisé, périurbanisé et très industrialisé. L'histoire récente l'a profondément marqué par les séquelles d'industries lourdes et polluantes, mais aussi par des séquelles de guerre. Le port et la ville abritent, outre l'usine Tioxide, trois usines « Seveso seuil haut » (chimie/pesticides/pharmacie) ;

  • Calaire-Chimie, au sud de la ville, près du canal de Calais et de grandes voies de circulation
  • Interor (ou Société des Usines Chimiques, ou Interor S.A. Interor Production Inter II)
  • Synthexim.

Mais l'ouverture sur la mer, le lien au réseau des zones humides arrière-littorales via les watringues et le canal Napoléon, ainsi qu'un littoral riche et partiellement protégé confère à la ville des responsabilités importantes en matière de patrimoine naturel.

Les curages portuaires sont sources de sédiments pollués mais font l'objet d'enquêtes publiques. La chambre de commerce et d'industrie et le port ont postulé au label écoport et une dimension de haute qualité environnementale devrait être apportée aux nouveaux aménagements du projet Calais 2015.

La biodiversité marine reste importante, y compris pour les mammifères marins (dauphins, marsouins et phoques - veaux-marins et gris) qui utilisent notamment le banc de Walde comme reposoir, près du vieux phare métallique de Walde[62] qui signalait cette langue sableuse.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 72 520 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 549 6 996 8 102 8 854 10 437 10 865 12 508 11 444 10 993
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 969 12 934 12 727 12 843 12 573 13 529 58 969 56 867 56 940
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
59 743 66 627 72 322 73 001 71 629 70 213 67 568 50 048 60 340
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
70 372 74 624 78 820 76 527 75 309 77 333 74 888 74 817 72 915
2013 - - - - - - - -
72 520 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2004[63].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de Calais a brutalement augmenté en 1885 après l'absorption de la commune de Saint-Pierre-lès-Calais (qui comptait 33 290 habitants en 1881).

La commune occupe le 1re rang des villes les plus peuplées au niveau départemental, le 6e au niveau régional (derrière Lille, Amiens, Roubaix, Tourcoing et Dunkerque) et le 67e rang au niveau national.

Bien que sa population municipale fasse de Calais la ville la plus peuplée du Pas-de-Calais, la population de son aire urbaine (126 395 habitants en 2010[1]) reste plus faible que celles de Lens, Béthune, Boulogne et Arras.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,9 %, 15 à 29 ans = 23,4 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 13,8 %) ;
  • 52,3 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 21 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 21,3 %).
Pyramide des âges à Calais en 2007 en pourcentage[64]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
4,6 
75 à 89 ans
8,9 
9,0 
60 à 74 ans
11,6 
18,8 
45 à 59 ans
18,5 
21,1 
30 à 44 ans
19,5 
23,4 
15 à 29 ans
21,0 
22,9 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[65]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le bâtiment A de l'ULCO à Calais.

La commune de Calais dépend de l'Académie de Lille et les écoles primaires de la commune dépendent de l'Inspection académique du Pas-de-Calais. Pour le calendrier des vacances scolaires, Calais est en zone B.

Calais abrite 25 écoles maternelles, 32 écoles primaires, 9 collèges (7 publics et 2 privés) et 7 lycées (Saint-Pierre, Pierre-de-Coubertin, Sophie-Berthelot…).

Le premier lycée HQE (haute qualité environnementale) de France, le lycée Léonard-de-Vinci, a été construit à Calais en 1998[66].

Calais accueille également une partie de l’Université du Littoral Côte d'Opale (ULCO) en proposant principalement des formations en sciences et technologie. Le site de Calais abrite également une partie de l'EILCO, une école d'ingénieurs en 5 ans avec cycle préparatoire intégré.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier de Calais compte plus de 800 lits et places et plus de 1 500 employés[67].

Sports[modifier | modifier le code]

De nombreux clubs de football animent les quartiers et forment les jeunes : les amicales Pascal, Balzac, Constantine, l'OFFC, l'ACLPA, le Beau-Marais. Certains de ces clubs ont aussi une section Basket, la liste demande à être complétée.

Médias locaux[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La ville dépend du diocèse d'Arras et comprend plusieurs paroisses pour ce qui est du catholicisme : paroisse Saint-Pierre, paroisse Sainte Trinité, paroisse Sacré-cœur, communauté Notre-Dame-des-Armées. Une église protestante (communion luthérienne et réformée) existe en centre-ville. D'autres lieux de prière chrétiens sont aussi présents : église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, église évangélique. La ville dispose également de plusieurs établissements destinés à la pratique et l'enseignement de l'islam.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Un foyer fiscal calaisien déclare en moyenne 10 891,2 € de revenus par an, soit la 20e plus faible moyenne des villes de France[70]. En 2009, plus de la moitié des foyers fiscaux y déclare moins de 13 287 € de revenus par an (revenu fiscal de référence), ce qui est inférieur aux chiffres nationaux (18 355 €) et à ceux du Pas-de-Calais (15 383 €)[71].

En 2007, Le Journal du Net classe Calais 5e ville de plus de 20 000 habitants la plus pauvre de France après Roubaix, Denain, Vaulx-en-Velin et Maubeuge[70].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les calaisiens travaillent surtout dans les secteurs du commerce, des transports et services divers (45,7 %) ainsi que dans les secteurs de l'administration publique, de l'enseignement, la santé et l'action sociale (34,9 %)[72].

En 2009, le taux de chômage de la ville est de 17,16 %[70], ce qui est assez élevé. Quant à l'agglomération de Calais, son taux de chômage est de 15,8 % en 2014, en amélioration par rapport aux années 2012 et 2013 où celui-ci atteignait près de 17 % et se classait parmi les plus forts de France[73].

Première ville de liaison avec l'Angleterre[modifier | modifier le code]

Depuis des siècles, la position idéale de Calais permet à son port d'accueillir de nombreux bateaux au départ et à l'arrivée de l'Angleterre. À la fin du XXe siècle, le développement du port et la construction du Tunnel sous la Manche a permis à Calais de devenir la 1re ville française de liaison avec l'Angleterre et au port de Calais de devenir le 1er port français de passagers (devançant largement son principal concurrent, Boulogne-sur-Mer, dont le trafic du port s'est vu fortement baissé après la construction du tunnel).

Port de Calais[modifier | modifier le code]

Le port de Calais.
Un ferry entre dans le port de Calais.
Article détaillé : Port de Calais.

Le port de Calais est l'un des grands ports de la région Nord-Pas-de-Calais. Il assure le transport de passagers, le transport de marchandises, la plaisance, les croisières et la pêche. Sur le plan économique, le port représente en activités directes et induites plus du tiers de l'activité économique de l'agglomération calaisienne.

Avec une cinquantaine de traversées par jour entre Calais et Douvres et plus de 10 millions de passagers par an (entrées et sorties cumulées), il s'agit du 1er port d’Europe continentale pour le trafic roulier, 1er port européen de liaison avec l'Angleterre et 1er port français pour le trafic des voyageurs.

Le port de Calais est aussi un port de commerce important. Le trafic fret a triplé ces deux dernières décennies. Les prévisions dans le domaine pour les années et décennies à venir sont plus qu’optimistes. En 2007, plus de 41,5 millions de tonnes sont passées par Calais, ce qui permet à Calais de confirmer sa 4e place au classement des ports de commerce français derrière Marseille, Le Havre et Dunkerque. Avec un total de 1 850 000 poids lourds traités (soit une moyenne supérieure à 5000 camions par jour et une journée record le avec 7 304 camions), le port de Calais et ses infrastructures modernes, adaptées au déchargement et chargement du fret roulier, joue un rôle important pour les échanges avec le Royaume-Uni.

Le port de Calais est également le premier port câblier d’Europe. Les câbles sous-marins pour le transport d'énergie ou les fibres optiques pour les télécommunications sont fabriqués à Calais par l'usine d'Alcatel-Lucent Submarine Networks, filiale d'Alcatel-Lucent.

Avec le projet "Calais Port 2015", d'un coût de 400 millions d'euros, le port de Calais devrait avoir gagné cent hectares sur la mer, avec la construction d'une nouvelle jetée protégeant un bassin de 700 mètres de long. Ainsi, quasiment tous les types de navires pourront s’arrêter à Calais. Une nouvelle génération de ferries devrait apparaître sur Calais-Douvres afin de pouvoir répondre à l'augmentation du fret. Les compagnies DFDS et P&O qui assurent les rotations entre les 2 ports, opéreront à l’avenir avec des navires d’environ 230 mètres. Actuellement, le plus gros ferry naviguant entre Calais et Douvres est le Spirit of Britain de 213 mètres.

Le futur port de Calais se veut polyvalent. Il pourra accueillir des navires de croisière, de commerce et de type ro-ro (voiturier) en partance pour d’autres pays européens que l’Angleterre et ce, afin de compléter l’activité transmanche (principale activité portuaire calaisienne actuelle).

La question du devenir du bassin ouest, qui accueille les bateaux de plaisance, est posée. Cet espace pourrait, par exemple, se transformer en un centre touristique grâce à son agrandissement et le développement de son potentiel urbain.

Tunnel sous la Manche[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tunnel sous la Manche.

Le tunnel sous la Manche a été inauguré le 6 mai 1994.

Géographiquement, le tunnel sous la Manche débouche dans la ville de Peuplingues, très proche de Calais. Les installations du terminal de cet ouvrage sont en très grande partie sur le territoire de la commune de Coquelles.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Calais est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Côte d'Opale. Elle gère le port de Calais.

Industrie et textile[modifier | modifier le code]

Commerce et tourisme[modifier | modifier le code]

De nombreux commerces sont installés en ville et en périphérie.

La ville compte également un nombre important de chambres d'hôtel (710), de résidences secondaires et de places de camping.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Panorama avec l'église Notre-Dame et le beffroi.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La tour du Guet et la place d’Armes.
Le Théâtre.
Centre-ville.
Église Notre-Dame.
Colonne commémorative du débarquement de Louis XVIII.

Plusieurs monuments de Calais sont « classés » ou « inscrits » à l'inventaire des monuments historiques[75] :

  • La tour du Guet, datant du XIIIe siècle, est l'un des plus vieux monument de Calais. Elle a une hauteur de 38 mètres[76].
  • La place d'Armes est l'une des plus grandes places de la ville de Calais, elle jouxte La tour du Guet. Elle est connue pour son marché qui se déroule chaque semaine et ses deux foires annuelles (été et hiver). Rénovée, la place dispose depuis 2013, d'une statue monumentale en bronze (échelle 1,5) de Charles et Yvonne de Gaulle, œuvre d'Élisabeth Cibot.
  • La Citadelle date du XVIe siècle.
    Construite à partir de 1560 sur les fondations d'un château médiéval lui-même édifié en 1229 par Philippe Hurepel, comte de Bourgogne. Elle fut renforcée par Jean Errard, ingénieur d’Henri IV puis par les ingénieurs de Louis XIII et de Louis XIV.
    Vauban viendra également pour l’améliorer et en faire une cité militaire dans le style de Brest et de La Rochelle. Finalement, le château sera définitivement rasé au XIXe siècle.
    Les ouvrages intérieurs seront détruits durant la Seconde Guerre mondiale. On peut encore y découvrir les remparts médiévaux, et parcourir les allées fleuries de la porte de Neptune. Elle abrite un stade omnisports. Le stade du Souvenir, qui est aussi le fief du SOC, Stade Olympique de Calais, auquel appartient Romain Barras, décathlonien français, 5e aux JO de Pékin, champion d'Europe en juillet 2010 à Barcelone avec un total de 8 453 points[77].
  • Le bassin du Paradis. Longitude est 1°50'55.32" latitude nord 50°57'40.68". Une échancrure formée au premier millénaire de notre ère au débouché de la rivière de Guînes, donne naissance à un port où se regroupèrent marins et pêcheurs.
    Désenvasé sous l’occupation anglaise en 1397, il est approfondi, agrandi et modernisé au cours des siècles. Le bassin du Paradis, qui abrita jusque 100 bateaux, est un vestige des anciennes installations. Son activité périclita à partir de 1900. Désormais, une vingtaine de bateaux maintient la tradition, des pêcheurs plaisanciers surtout, que ne rebute pas son assèchement à marée basse.
    Auparavant, au 15 août, un lâcher de canards permettait à de courageux nageurs d’essayer de les y attraper. Depuis quelques années, cette tradition, à la suite de plaintes déposées par des militants inquiétés par de "mauvais traitements envers les animaux" (les canards précités) sont remplacées par des joutes navales.
  • À l’extrémité du quai d’Angoulême, un calvaire du marin a été érigé en 1988 avec du bois provenant de la jetée Est[78].
  • Le phare de Calais Nord construit en 1848, électrifié en 1963 [79], [80]; il remplaça en 1848, la tour du Guet. Aujourd’hui, il sert également d’émetteur TV pour France 5, M6 et surtout pour CalaisTV, seule TV locale hertzienne dans le Nord-Pas-de-Calais, avec Grande-Synthe.
  • Le monument des Sauveteurs ou monument Gavet-Mareschal est installé en 1899, boulevard des Alliés puis transféré en 1960 au Courgain.

Le monument se trouve actuellement sur une pelouse du Courgain. Il s’agit d’un bronze du sculpteur Édouard Lormier. Un premier monument avait été érigé en 1791 après les sacrifices des sauveteurs Gavet et Mareschal pour avoir secouru un bateau en perdition devant le port.

Le monument des Sauveteurs en 1909, à son emplacement initial.
  • Monument Le Pluviôse, monument de bronze commémoratif, représentant Le Pluviôse au moment fatidique, est érigé au centre du rond-point, qui se situe devant la plage de Calais.
    En 1910, la catastrophe du sous-marin le Pluviôse, coulé accidentellement devant la plage de Calais par le paquebot Pas-de-Calais, endeuille la France entière. Armand Fallières, président de la République, et son gouvernement viennent assister aux imposantes funérailles des 27 victimes. Parmi ces victimes, Auguste Delpierre, 21 ans, seul Calaisien de l’équipage.
    Le long du bassin du Paradis, un quai porte le nom d'Auguste Delpierre.
  • Monument "Le Jacquard", édifié en 1910, sur la place Albert Ier, face à l'entrée du théâtre. Ce monument commémore le Lyonnais Joseph Marie Jacquard, dont l'invention a si bien contribué au développement de la dentelle, qui a longtemps fait la richesse et la renommée de Calais.
  • L'église Notre-Dame (des XIIIe, XIVe et XVe), au style Tudor si particulier[81].
    Le 18 mars 1915, ses vitraux furent détruits lors du bombardement par le Zeppelin Z XII. Le général de Gaulle s'y maria le 6 avril 1921 avec Yvonne Vendroux.
    L’édifice, ayant subi d'autres importants dégâts durant la Seconde Guerre mondiale, a été rénové à partir des années 1960. La dernière tranche de travaux, terminée en 2013, a permis d'ouvrir le chœur et la chapelle de la Vierge à la visite. Un retable exceptionnel du XVIIe siècle, pièce unique en Europe, a été patiemment remis en état.
  • La citerne Royale de l'église Notre-Dame, aux murs très épais (de 2 mètres à certains endroits à 4 mètres à la clé de voûte) et d'une contenance de 1 800 m³. Sa construction fut ordonnée en 1691 par Louis XIV afin de recueillir les eaux de pluie de l'église Notre-Dame pour la garnison et de la population[82].
  • La Bourse du Travail et son marché couvert, ensemble architectural monumental construit de 1937 à 1939 par l'architecte Roger Poyé dans le quartier ouvrier de Saint-Pierre[83], [84].
  • La colonne Louis XVIII. Colonne commémorative du débarquement de Louis XVIII à Calais[85].
  • La crypte souterraine sous le Beffroi[86]
  • Le fort Risban[87] Longitude est 1°50'49.32" latitude Nord 50°57'48". "Si l'on se perd en conjectures sur ses origines, peut-être liées au projet de conquête de l'Angleterre élaboré par l'empereur Caligula vers l'an 40 avant notre ère, la première mention attestée de son existence date de 1346 : les troupes d’Édouard III d'Angleterre découvrent des fortifications imprenables de Calais et décident d'élever ici un fortin destiné à empêcher tout ravitaillement par mer, dans le dessein de réduire la ville par la famine.
    Probablement issu du terme néerlandais du XVIIe siècle Rijsbank (bank "banc" et rijs "branchages, fascines") signifiant "banc de branchages" [88], ou du mot allemand Rissbank signifiant "banc d'arrachement" [89], le terme risban désigne un terre-plein fortifié, garni de canons, assurant la défense d'un port. Du fait de sa position sur une langue de sable, isolée à marée haute, l'étymologie de risban a, à tort, été attribuée au terme anglais riskbank, littéralement "banc dangereux" voire "hauteur périlleuse". Cependant, l'étymologie anglaise paraît fantaisiste, le banc de sable initial du risban ne semblant pas avoir présenté de danger particulier en termes de hauteur. L'étymologie néerlando-germanique paraît plus exacte et plausible et doit par conséquent être privilégiée pour cet ouvrage de fortification.
    Sous l'occupation anglaise, la tour de bois laisse place à un édifice en pierre, la New Tower, rebaptisée Lancaster Tower après 1400.
    Plusieurs fois remanié, ce fort maritime, déclassé en 1908 a repris du service lors de la Seconde Guerre mondiale"[90].
    Le fort Risban fut remanié par Vauban au XVIIe siècle après sa visite en 1677 avec le roi.
    En 1799, le fort Risban fut victime d’une explosion de son dépôt de poudre.
    Il est depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale le siège du Yacht Club de Calais[68].
Hôtel de ville.
  • L'hôtel de ville. Bâtiment doté d'une structure en béton conçu par l'architecte Debrouwer, construit de 1911 à 1923. Monument classé pour les parties extérieures : l’ensemble des façades et toitures sur rue et le beffroi ; pour les parties intérieures : le hall d’honneur et sa verrière, l’escalier d’honneur (y compris la rampe et la verrière), le couloir de desserte du premier étage, les salles d’apparat du premier étage (y compris leur décor) : la salle des mariages, le salon d’honneur, le salon du conseil municipal et le cabinet d’apparat[91]
Classement du beffroi par l’UNESCO en 2005.
  • Immeuble 74 boulevard Jacquard (ancien bureau annexe de l’Automobile Club du Nord de la France) 74 boulevard Jacquard : classé pour sa façade (cad. AB 415).
Inscription par arrêté du 28 juillet 2000.

Autres sites et monuments touristiques[modifier | modifier le code]

La jetée ouest

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Dentelle[modifier | modifier le code]

Grâce aux innovations de la révolution industrielle, à la fin du XVIIIe siècle, des machines à tisser mécaniques pour la dentelle ont été créées permettant une production importante et de qualité, avec un prix moindre. Les premiers métiers issus de l'Angleterre n'ont pu gagner la France du fait de la révolution française de 1789, des guerres napoléoniennes et du blocus consécutif. Mais une fois la paix revenue, en 1815, la tentation était grande de copier les Anglais. C'est ainsi que le premier métier à tisser est arrivé en fraude à Calais, depuis Nottingham, sur un bateau de pêche... Par la suite, des améliorations techniques ont donné à la dentelle de Calais son côté unique, prisé aujourd'hui dans le monde entier. Calais est connu pour sa dentelle que l'on trouve dans la haute couture[92],[93]. Calais comptait, en 1910, plus de six cents fabricants et environ 1000 métiers qui faisaient vivre la moitié de la cité. Aujourd'hui, ils sont quelques-uns mais la dentelle demeure indissociable de l'histoire de la ville[94].

Musées[modifier | modifier le code]

Arts[modifier | modifier le code]

Turner : la plage de Calais à marée basse (1830)
  • Le théâtre municipal
  • Le Centre Culturel Gérard Philipe
  • Le Conservatoire à rayonnement départemental (CRD), anciennement École nationale de musique et de danse (ENMD)
  • L'auditorium Didier Lockwood
  • L'École d'Art de Calais
  • Le Channel (Scène Nationale)
  • Le Cinéma Alhambra
  • La Médiathèque municipale

Calais et la philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre postal, d'une valeur de 0,80 franc, représentant la ville a été émis le 9 octobre 1961[96].

Un autre timbre d'une valeur de 0,46 € montrant des monuments de la ville a été émis en 2001.

Calais et le cinéma[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ayant vécu à Calais[modifier | modifier le code]

  • Armand Joseph de Béthune, duc de Charost (1738-1800), ancien gouverneur de Calais de 1756 à la Révolution, il s'est rendu célèbre par ses actes de philanthropie et ses recherches en agronomie.
  • François-Joseph Cazin (1788-1864), chirurgien militaire puis médecin de marine au port de Calais, médecin du bureau de bienfaisance de la ville, conseiller municipal, auteur d'un célèbre traité sur les plantes médicinales.
  • George Brummell (1778 - 1840), dandy anglais, connu sous le nom de « beau Brummell », vécut en exil à Calais de 1817 à 1830.
  • Alfred Georges Regner (1902-1987), peintre et graveur.
  • Pierre Bachelet, (1944-2005), chanteur et compositeur, grandit à Calais. La chanson Découvrir l'Amérique évoque les souvenirs de cette époque.

Mortes à Calais[modifier | modifier le code]

Ayant séjourné à Calais[modifier | modifier le code]

Navires homonymes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Calais (aviso).

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Calais

Blasonnement : de gueules à l’écusson d'azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or, accosté de deux croix de Lorraine d’argent et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or.

Le blason de Calais fut accordé par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise. Elles furent confirmées par lettres patentes de Louis XVIII, le 19 avril 1817.

Sur les armoiries, figurent de la croix de guerre 1914-1918 (25 août 1919), la Légion d'honneur (au centre) et la croix de guerre 1939-1945.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Derville et Albert Vion, Histoire de Calais, Westhoek, les éditions des beffrois, , 351 p. (ISBN 2-903077-56-8).
  • Claudine-Alexandrine de Guérin de Tencin, Le Siège de Calais : nouvelle historique, Desjonquieres, 1983 (1739) (ISBN 978-2-904227-00-4).
  • Jean-Marie Moeglin, Les Bourgeois de Calais : Essai sur un mythe historique, Albin Michel, , 480 p. (ISBN 2226132848).
  • Magali Domain, Les Bourgeois de Calais, La Voix du Nord, , 39 p. (ISBN 2843930464).
  • Calais et l'histoire, syndicat d'initiative de Calais, dépliant publicitaire, .
  • Calais ville d'Histoire [Qui ?].
  • Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, Gallimard, , 1954 p. (ISBN 2070765067).
  • Michael Hennequin, La Politique culturelle de Calais 1959-1969, Mémoire (maîtrise d'histoire) Lille 3, , 201 p..
  • Magali Domain, Les Histoires de Calais, Le Courgain Maritime, Nord-Avril, 2006, 222 p.
  • Georges Dauchard, Calais à l'heure allemande de 1940 à 1943, 70 p..
  • Calais - Contre Vents et Marées (bande dessinée), scénario d'Olivier Gilleron, dessins de Luc Deroubaix, Le Téméraire, collection Histoires des Villes, 1993 (ISBN 2-908703-17-3)
  • Bulletin historique et artistique des Amis du Vieux Calais, revue bisannuelle.
  • Calais Réalités - Hebdomadaire d'information.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b Calais, premier port français de passagers sur calais-port.fr.
  3. Ville de Calais sur jedecouvrelafrance.com
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Boulogne-sur-Mer », sur www.lion1906.com (consulté le 19 mai 2012)
  5. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Dunkerque », sur www.lion1906.com (consulté le 19 mai 2012)
  6. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Lille », sur www.lion1906.com (consulté le 19 mai 2012)
  7. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Abbeville », sur www.lion1906.com (consulté le 25 août 2014)
  8. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Arras », sur www.lion1906.com (consulté le 25 août 2014)
  9. a, b et c Distance à vol d'oiseau calculée sur Google Earth
  10. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Amiens », sur www.lion1906.com (consulté le 25 août 2014)
  11. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Saint-Quentin », sur www.lion1906.com (consulté le 25 août 2014)
  12. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Rouen », sur www.lion1906.com (consulté le 25 août 2014)
  13. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Paris », sur www.lion1906.com (consulté le 19 mai 2012)
  14. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Reims », sur www.lion1906.com (consulté le 25 août 2014)
  15. « Aujourd'hui, avec le Vel'in, Calais fait sa vélorution ! », sur La Voix du Nord,‎ (consulté le 19 septembre 2011)
  16. Fonctionnement du Vel'in sur le site officiel, consulté le 27 juin 2012
  17. Jean Ricour, Découverte géologique du Nord de la France, Éditions du BRGM, , 66 p. (ISBN 2-7159-0194-1), p. 43
  18. www.prim.net, site pour l'évolution des risques naturels pour les professionnels de l'immobilier
  19. « Zonage sismique en France au 1er mai 2011 », sur La Voix du Nord (consulté le 20 décembre 2015)
  20. Résumé statistique pour chaque commune de France sur le site de l'Insee, consulté le 4 août 2013
  21. Immobilier à Calais dans Le Journal du Net, consulté le 4 août 2013
  22. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1978.
  23. Exemple : Dictionnaire encyclopédique de Philippe Le Bas
  24. Op. cité. p. 131.
  25. Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 97
  26. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  27. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  28. André Accart, Les sobriquets des habitants du Pas-de-Calais, Les éditions Nord avril, 456 pages, (2006) ISBN 2-915800-05-7
  29. Yann Gobert-Sergent, Pêches, course et contrebandiers. Le port de Boulogne-sur-Mer de Louis XIV à Napoléon Ier, ACRB éditions, 2004, 196 p.
  30. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Résultats des élections présidentielles de 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  32. Résultats des élections présidentielles de 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  33. Résultats des élections présidentielles de 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  34. Résultats des élections législatives de 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  35. Résultats des élections législatives de 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  36. Résultats des élections législatives de 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur.
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  38. Résultats des élections européennes de 2009 sur le site du ministère de l’Intérieur.
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  40. Résultats des élections régionales de 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
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  46. Résultats des élections cantonales de 2011 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  47. [xls] Résultats des élections municipales de 2001 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  48. Résultats des élections municipales de 2008 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  49. Résultats des élections municipales de 2014 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  50. Résultats des élections référendaires de 1992 sur le site PolitiqueMania.
  51. Résultats des élections référendaires de 2000 sur le site PolitiqueMania.
  52. Résultats des élections référendaires de 2005 sur le site PolitiqueMania.
  53. Mandat interrompu pour mobilisation en août 1939, remplacé par André Gerschel
  54. Chassé de la mairie en raison de ses ascendances juives
  55. La Kommandantur le désigne comme seul interlocuteur
  56. Nommé maire de Calais par un arrêté du préfet, en raison de la vacance du poste due à l’arrivée des Allemands
  57. Succombe à un infarctus en cours de mandat il est remplacé par André Parmentier
  58. Olivier Pecqueux, « Garde à vue de Sarkozy : la maire de Calais Natacha Bouchart réagit : Sarkozyste dans l’âme, Natacha Bouchart, sénatrice-maire UMP, prend la défense de l’ancien président de la République tout en se montrant prudente dans ses propos. Ce mardi après-midi, en marge du point presse sur l’écran géant bientôt installé place d’Armes, l’élue a accepté de commenter l’actualité qui secoue la droite : la garde à vue de Nicolas Sarkozy. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  59. « La maire sortante Natacha Bouchart réélue à Calais : « Je vous adresse un merci sincère » : Ce deuxième tour dans le Calaisis est notamment marqué par une énorme surprise : la victoire du jeune loup de l’UMP Pierre-Henri Dumont, face au socialiste et maire sortant Serge Peron. Et à Calais, la candidat UMP Natacha Bouchart rempile pour un second mandat. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  60. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais,‎ (consulté le 30 novembre 2014)
  61. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 12 mai 2013).
  62. À propos du phare de Walde (éteint depuis le 4 juillet 2001)
  63. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  64. « Évolution et structure de la population à Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 août 2010)
  65. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 août 2010)
  66. Lycée HQE Léonard-de-Vinci, Calais, sur le site de l'académie de Lille
  67. Le centre hospitalier de Calais en chiffres sur le site officiel dudit CH, consulté le 26 août 2011
  68. a et b Bienvenue sur le web officiel du YACHT CLUB DE CALAIS
  69. Roller Derby Calaisis
  70. a, b et c « Les villes les plus pauvres - 5è : Calais (Pas-de-Calais) », sur Le Journal du Net (consulté le 31 mai 2012)
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  72. Évolution et structure de la population de Calais - Chiffres sur le site de l'Insee
  73. Taux de chômage par zone d'emploi - Du 1er trimestre 2003 au 1er trimestre 2015 (en moyenne trimestrielle) sur le site officiel de l'INSEE, consulté le 7 septembre 2015
  74. (fr) Nexans - Nos implantations en France ; consulté le 19 mars 2016.
  75. Pour la mention du classement comme Monument historique, les renseignements sont issus des : Bases de données du ministère de la Culture.
  76. « La Tour du Guet », base Mérimée, ministère français de la Culture
  77. « La Citadelle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  78. Plaque no 10 - Histoire de la cité
  79. « Le Phare de Calais », base Mérimée, ministère français de la Culture
  80. « Le phare de Calais (Établissement de signalisation maritime n 52/000) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  81. « L'église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  82. « La citerne de l'église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  83. « La Bourse du travail », base Mérimée, ministère français de la Culture
  84. « bourse du travail, marché couvert, actuellement salle de spectacle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  85. « Colonne commémorative du débarquement de Louis XVIII à Calais », base Mérimée, ministère français de la Culture
  86. « La crypte souterraine sous l'emplacement du Beffroi », base Mérimée, ministère français de la Culture
  87. « Le Fort Risban », base Mérimée, ministère français de la Culture
  88. 1643 Fournier Hydrographie, p. 63, Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
  89. dictionnaire Le Littré, édition de 1880
  90. Plaque no 9 - Histoire de la cité
  91. « L'Hôtel-de-Ville de Calais », base Mérimée, ministère français de la Culture
  92. la dentelle de Calais
  93. L'industrie de la dentelle
  94. pratclif.com
  95. www.calais.fr
  96. Le timbre
  97. La Voix du Nord, 21 août 2010.
  98. http://www.toutlecine.com/film/tournage/0037/00378099-welcome.html.
  99. http://lesamisduvieuxcalais.com/
  100. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées dico.
  101. Culture.gouv.fr base Léonore, notice L0849069 : Dunett Sidney (consulté le 14 février 2014).
  102. Le contrat de mariage fut signé à Paris le , un mariage par procuration fut célébré à la Sainte Chapelle du Palais-Royal de Paris le et le mariage est célébré à Calais le 1er novembre 1396 (Medieval Land, op. cit.).