Élections européennes de 2019 en France

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Élections européennes de 2019 en France
Postes à élire 79 sièges au Parlement européen
French party FN.svg (2014)
Listes « FN - RBM »
Sièges sortants 24
French party UMP.svg (2014)
Listes « UMP »
Sièges sortants 20
French party PS.svg (2014)
Listes « PS - PRG »
Sièges sortants 13
French party UDI.svg (2014)
Listes « L'Alternative »
Sièges sortants 7
French party EÉLV.svg (2014)
Listes « EÉLV »
Europe Écologie Les Verts (6)
Sièges sortants 6
French party FG.svg (2014)
Listes « FDG »
Sièges sortants 4
Répartition des sièges par parti à l’issue des élections de 2014
Diagramme
  •      FG (4)
  •      EÉLV (6)
  •      PS (13)
  •      UDI-MoDem (7)
  •      UMP (20)
  •      FN (24)

Les élections européennes de 2019 en France se dérouleront le afin d'élire les 79 députés européens représentant la France au Parlement européen.

Le principal changement par rapport aux élections de 2014 est l'abolition des circonscriptions régionales et le retour aux listes nationales. La France bénéficie de 79 sièges, soit cinq de plus que lors de la législature précédente.

Modalités[modifier | modifier le code]

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Alors que depuis 2004, l'élection des députés européens français se faisait au scrutin proportionnel plurinominal dans le cadre de huit circonscriptions, ces élections se feront à nouveau dans le cadre d'une circonscription nationale unique[1].

Circonscriptions utilisées lors des élections de 2014.

En novembre 2017, le président Emmanuel Macron rencontre les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, ainsi que les dirigeants des principaux partis politiques, afin d'évoquer un changement du mode de scrutin pour un retour à une circonscription nationale unique[a],[2]. Le projet de loi relatif au changement du mode de scrutin est présenté le . Le parti Les Républicains est alors le seul à s'opposer à ce nouveau mode de scrutin[3]. Pour Laurent Wauquiez, ce changement serait une « vulgaire tentative de tripatouillage institutionnel dont le seul objectif consiste à aider La République en marche »[4]. Selon Victorin Lurel, sénateur PS de la Guadeloupe, la France d'outre-mer est sacrifiée au profit des ambitions politiques du président de la République[5]. Le changement de scrutin permettrait à Emmanuel Macron, selon Le Parisien, de renforcer le clivage politique et de s'adapter à l'absence de figure politique forte au sein de La République en marche[4]. Au contraire, pour le gouvernement, cette mesure permettrait d'accroître l'intérêt des Français pour ces élections[3]. Cette mesure est adoptée en mai, avec les voix des socialistes, des insoumis et des communistes[3], et promulguée le 25 juin après validation par le Conseil constitutionnel[1]. Cette loi préserve le seuil de 5 % pour la représentation et de 3 % pour le remboursement des dépenses électorales. De plus, concernant le temps réservé aux clips de campagne sur les chaînes de télévision, les 2 heures auparavant réparties à égalité entre les partis représentés au Parlement français, seront désormais attribuées au prorata du nombre de parlementaires siégeant au parlement national[6]. Cette dernière mesure a été très critiquée par les partis d'opposition. Le temps de parole n'est pas modifié[7].

La possibilité de listes transnationales à la suite du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne, proposée par Emmanuel Macron, doit également être examinée lors des discussions du projet de loi, malgré l'opposition du Front national et de La France insoumise. Le , la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen approuve l'idée de réserver vingt-sept sièges à des députés transnationaux[8],[9] mais en février 2018, les parlementaires européens, eux, rejettent, par 368 voix contre 274, le principe de listes transnationales dans le prochain hémicycle strasbourgeois[10]. Ce vote est toutefois consultatif, la décision finale revenant au Conseil européen[11].

Du fait de la suppression des circonscriptions, la représentation française élue en 2019 pourrait être plus paritaire que la précédente (44,4 % de femmes). En effet, bien que la loi impose des listes paritaires avec alternance des sexes[12], la plupart des têtes de liste dans les différentes circonscriptions étaient des hommes, ce qui éloignait le résultat de la parité à chaque fois qu'une liste régionale menée par un homme obtenait un nombre de sièges impair[13].

Nombre de sièges[modifier | modifier le code]

Au Parlement européen, à la suite de la sortie prévue du Royaume-Uni de l’Union européenne, le nombre de sièges est redistribué : pour la législature 2019-2024, la France comptera 79 députés, soit cinq de plus par rapport à la précédente législature[14].

Contexte[modifier | modifier le code]

Au niveau européen, le scrutin intervient dans un contexte inédit. La mandature 2014-2019 a en effet vu intervenir plusieurs événements susceptibles d'influer durablement sur la situation politique européenne, comme le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne en 2016, l'arrivée ou la reconduction au pouvoir dans plusieurs pays de gouvernements populistes (en Hongrie en 2014, en Pologne en 2015, en Autriche en 2017 et en Italie en 2018) et l'adoption de l'Accord de Paris sur le climat en 2015. Les élections interviennent alors que la Commission européenne est dominée depuis 15 ans par le Parti populaire européen (PPE) et l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ALDE) ; la Commission sortante, présidée par Jean-Claude Juncker, rassemble des membres du PPE, de l'ALDE et du Parti socialiste européen (PSE).

En France, les élections européennes de 2019 sont les premières élections organisées depuis les élections présidentielle et législatives de 2017, qui ont vu la victoire d'Emmanuel Macron et de son parti, La République en marche. Les élections se déroulent dans un contexte social tendu, marqué par une baisse de la popularité d'Emmanuel Macron et par le mouvement des Gilets jaunes[15]. Les partis d'opposition à Emmanuel Macron sont cependant divisés et affaiblis[16]. La fin de l'année 2018 voit aussi émerger un mouvement en faveur d'une lutte accrue contre le changement climatique[17], notamment après la démission de Nicolas Hulot du gouvernement.

Députés sortants[modifier | modifier le code]

Lors des élections européennes de 2014 en France, le Front national était arrivé en tête.

Répartition des députés européens français par parti politique national :
  •      PCF (2)
  •      FG (1)
  •      FI (1)
  •      GRS (1)
  •      G.s (3)
  •      PS (7)
  •      LRDG (1)
  •      EÉLV (6)
  •      MRSL (2)
  •      MoDem (2)
  •      LREM (2)
  •      GC (1)
  •      UDI (1)
  •      Agir (2)
  •      DVD (2)
  •      LR (16)
  •      DLF (1)
  •      LP (2)
  •      LFL (1)
  •      SE (2)
  •      RN (15)
  •      RBM (1)
  •      CJ (1)
  •      SE (1)
Répartition des députés européens français par groupe parlementaire européen :
  •      GUE/NGL (5)
  •      S&D (12)
  •      Verts/ALE (6)
  •      ALDE (7)
  •      PPE (20)
  •      ELDD (6)
  •      ENL (15)
  •      NI (3)
Répartition partisane des députés européens français[18]
Groupe Sièges Listes d'élection de 2014 Parti Sièges Parti européen[19]
PPE 20 Listes « UMP » Les Républicains (LR) 16 Parti populaire européen
Divers droite (DVD) 2 Parti populaire européen[b],[20]
Agir 2 Parti populaire européen[c],[20]
ENL 15 Listes « FN-RBM » Rassemblement national (RN) 14 Mouvement pour l'Europe des nations et des libertés
Rassemblement bleu Marine (RBM) 1 Mouvement pour l'Europe des nations et des libertés
S&D 12 Listes « PS-PRG » Parti socialiste (PS) 7 Parti socialiste européen
Génération.s 3
La République en marche (LREM) 1
Les Radicaux de gauche (LRDG) 1 Parti socialiste européen[d]
ALDE 7 Listes « L’Alternative » Mouvement démocrate (MoDem) 2 Parti démocrate européen
Mouvement radical, social et libéral (MRSL) 2 Parti de l'ALDE[e],[19]
Union des démocrates et indépendants (UDI) 1 Parti de l'ALDE[f],[19]
La République en marche (LREM) 1 Parti de l'ALDE[g],[20]
Génération citoyens (GC) 1
Verts/ALE 6 Listes « EÉLV » Europe Écologie Les Verts (EÉLV) 6 Parti vert européen
ELDD 6 Listes « FN-RBM » Les Patriotes (LP) 2
Sans étiquette (SE) 1
Les Français libres (LFL) 1
Debout la France (DLF) 2 Alliance pour la démocratie directe en Europe
GUE/NGL 5 Listes « FDG » Parti communiste françaisFront de gauche (PCF-FG) 2 Parti de la gauche européenne
Front de gauche (FG) 1 Parti de la gauche européenne
La France insoumise – Union pour les Outremers (FI-UOM) 1 Parti de la gauche européenne
Listes « PS-PRG » Gauche républicaine et socialiste (GRS) 1
Non-inscrits 3 Listes « FN-RBM » Rassemblement national (RN) 1
Comités Jeanne (CJ) 1 Alliance pour la paix et la liberté[h]
Sans étiquette (SE) 1

Positionnement des partis et personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Plusieurs partis politiques et mouvements indiquent vouloir déposer une liste pour les élections européennes.

Tableau de synthèse
Parti Nombre de députés sortants Alliance Positionnements politiques et idéologiques Tête de liste Affiliation européenne
Refus d'alliance avec Alliance actée avec Candidats déclarés Chef de file désigné Tête de liste désignée Actuelle Envisagée Actée pour 2019
LO 0 Communisme, trotskisme Nathalie Arthaud Aucune
NPA 0 Communisme, trotskisme
PCF 2 PS Gauche, extrême gauche, communisme, euroscepticisme Ian Brossat
(juin 2018)
PGE PGE PGE
FI 1 Gs GRS Gauche,

Gauche radicale
Écosocialisme
Antilibéralisme
Souverainisme
Euroscepticisme

Manon Aubry
(décembre 2018)
app. PGE MLP[21]
Gs 2 Gauche
Europhilie
app. PSE DiEM25
EÉLV 5 FI, Gs Écologisme
Gauche
Fédéralisme
Yannick Jadot
(juillet 2018)
PVE PVE PVE
PS 10 Gauche

Social-démocratie
Europhilie

Julien Dray PSE PSE PSE
RDG 1 Gauche
Europhilie
app. PSE
MoDem 2 LREM[22] Centre

Europhilie

Social-libéralisme

PDE PDE PDE
LREM 1 MoDem[22] Centre

Europhilie

Social-libéralisme

app. ALDE ALDE ALDE
MRSL 2 Centre
Europhilie
ALDE ALDE ALDE
UDI 1 LR, RN, FI Centre droit

Fédéralisme

Social-libéralisme

Jean-Christophe Lagarde
(juin 2018)
Jean-Christophe Lagarde
(décembre 2018)
ALDE ALDE ALDE
Agir 1 Centre droit

Europhilie

app. PPE PPE PPE
LR 16 RN Droite François-Xavier Bellamy
(janvier 2019)
PPE PPE PPE
DLF 1 RN Les Amoureux de la France (CNIP & PCD) Droite, extrême droite
Euroscepticisme
Souverainisme
Nicolas Dupont-Aignan ADDE CRE
LP 2 RN Extrême droite, droite
Euroscepticisme
Nationalisme
app. ADDE
RN 16 Extrême droite, droite
Euroscepticisme
Nationalisme
Jordan Bardella
(janvier 2019)
MENL
CJ 1 Extrême droite
Euroscepticisme
Nationalisme
Alliance pour la paix et la liberté
UPR 0 Euroscepticisme
Souverainisme
François Asselineau Aucune
REV 0 Antispécisme

Écologisme

Aucune
PFE 0 Fédéralisme PFE PFE PFE
EDE 0 Europhilie EDE[23]
Volt France 0 Fédéralisme Volt Europa
AE 0 Europhilie Sophie Caillaud
(octobre 2018)
Aucune
R ! 0 DLF Euroscepticisme Jean Lassalle
(mai 2018)
Aucune
GJ 0 RN, FI Ingrid Levavasseur
(janvier 2019)
Aucune

Sondages[modifier | modifier le code]

N.B. : sont présentés ici les derniers sondages publiés. Pour consulter les sondages publiés au-delà du dernier publié par chaque institut, se reporter à l'article détaillé.

Sondeur Date Échantillon[i] LO NPA PCF FI G·s EÉLV PS LREM MoDem Agir UDI R ! LR DLF FN/RN LP UPR GJ Autres
OpinionWay/Tilder 17 - 25 janvier 2019 1 810 1 % 2 % 8 % 4 % 8 % 6 % 20 % 3 % 12 % 7 % 22 % 1 % <1 % 6%
Elabe 22 - 23 janvier 2019 1 000 0,5 % 2 % 9,5 % 2 % 9 % 6 % 23,5 % 3 % 12,5 % 5 % 20,5 % 1,5 % 1 % 4 %
0,5 % 2 % 8 % 1,5 % 8,5 % 5 % 22,5 % 3 % 11,5 % 3,5 % 17,5 % 0,5 % 1 % 13 % 2 %
Ifop 8 - 9 janvier 2019 934 1,5 % 2,5 % 9,5 % 2,5 % 6,5 % 4 % 23 % 3,5 % 3 % 10 % 7,5 % 21 % 1,5 % 0,5 % 3,5 %
1,5 % 2,5 % 7 % 2,5 % 6,5 % 4,5 % 23 % 3,5 % 2 % 10 % 6 % 18,5 % 1,5 % 0,5 % 7,5 % 3 %
Odoxa 19 - 20 décembre 2018 926 2,5 % 2 % 11,5 % 3 % 6,5 % 7 % 19 % 2,5 % 3 % 8 % 7 % 24 % 1 % 1 % 2 %
3,5 % 1 % 10,5 % 3 % 6 % 6 % 19 % 2 % 2 % 8 % 7 % 21 % 1 % 1 % 8 % 1 %
Ipsos (commandé par LREM) 5 - 6 décembre 2018 957 1,5 % 1 % 12 % 3,5 % 14 % 4 % 21 % 3 % 3,5 % 12,5 % 6 % 17 % 0,5 % 0,5 %
1 % 1,5 % 9 % 3 % 13 % 3 % 21 % 3 % 3 % 11 % 4,5 % 14 % 0,5 % 0,5 % 12 %
BVA 26 novembre - 6 décembre 2018 6 006 1 % 2 % 10 % 5 % 7 % 5 % 20 % 3 % 2 % 12 % 7 % 21 % 1 % 1 % - 3 %
Harris Interactive 22 - 23 mai 2018 1 673 1 % 2 % 12 % 2 % 4 % 8 % 28 % 2 % 1 % 13 % 7 % 15 % 1 % 1 % 3 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sont reçus :
  2. À titre individuel pour Jérôme Lavrilleux et Alain Lamassoure.
  3. À titre individuel pour Tokia Saïfi et Élisabeth Morin-Chartier.
  4. À titre individuel pour Virginie Rozière.
  5. À titre individuel pour Dominique Riquet et Thierry Cornillet.
  6. À titre individuel pour Patricia Lalonde.
  7. À titre individuel pour Jean Arthuis.
  8. À titre individuel pour Jean-Marie Le Pen.
  9. Taille totale de l'échantillon du sondage, comprenant les majeurs non inscrits, les électeurs non certains d'aller voter, et les votants n'exprimant pas d'intention de vote.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Loi no 2018-509 du 25 juin 2018 relative à l'élection des représentants au Parlement européen.
  2. Vivien Vergnaud, « Emmanuel Macron lance le chantier des élections européennes de 2019 », JDD,‎ (lire en ligne).
  3. a b et c Les Échos, « Élections européennes : les députés votent le retour de la circonscription unique », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  4. a et b Jannick Alimi, « Élections européennes : le nouveau mode de scrutin chamboule les partis », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 17 janvier 2018).
  5. « Guadeloupe. Élections européennes 2019 - Nouveau mode scrutin préjudiciable aux Outre-mer », CCN - Caraib Creole News,‎ (lire en ligne, consulté le 17 janvier 2018).
  6. « Pour Mélenchon, Macron veut "fermer la bouche de l'opposition" aux élections européennes », Le HuffPost,‎ (lire en ligne, consulté le 17 janvier 2018).
  7. « Le gouvernement veut-il réduire le temps de parole de l’opposition pour les élections européennes ? », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 6 mai 2018).
  8. « L’exécutif veut revenir à des listes nationales pour les élections européennes de 2019 », sur Le Monde, (consulté le 21 janvier 2018).
  9. « Listes transnationales, ce n’est pas encore gagné pour Emmanuel Macron », sur Contexte, (consulté le 24 janvier 2018).
  10. Jean Quatremer, « Listes transnationales : le Parlement européen torpille l'espoir de Macron », Libération,‎ (lire en ligne).
  11. « Le Parlement européen rejette le principe des listes transnationales pour les européennes », sur Le Monde, (consulté le 11 février 2018).
  12. Loi no 77-729 du 7 juillet 1977 relative à l'élection des représentants au Parlement européen. - Article 9.
  13. « Têtes de liste aux européennes: où sont les femmes? », Slate.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 30 juillet 2018).
  14. « Élections européennes : Combien de députés par pays en 2019 ? », sur europarl.europa.eu, .
  15. « Popularité : Macron et Philippe dégringolent de cinq points », sur Libération.fr, (consulté le 18 décembre 2018).
  16. « Un an après l'élection de Macron, quatre oppositions en quête d'espace », sur lesechos.fr, (consulté le 24 décembre 2018).
  17. « Mobilisation inédite pour le climat à travers la France », sur Franceinfo, (consulté le 18 décembre 2018).
  18. « Députés par État membre », sur europarl.europa.eu (consulté le 25 décembre 2017).
  19. a b et c (en) « List of registered European Political Parties and European Political Foundations » [archive du ], sur appf.europa.eu (consulté le 27 décembre 2017).
  20. a b et c (en) « List of registered European Political Parties », sur epgenpro.europarl.europa.eu (consulté le 31 décembre 2018).
  21. « Le mouvement européen «Maintenant le peuple» s'élargit ! », sur lafranceinsoumise.fr, (consulté le 29 décembre 2018).
  22. a et b « Européennes : Bayrou et Castaner ébauchent une liste commune MoDem-En Marche », sur lejdd.fr, (consulté le 30 décembre 2018).
  23. « Europe Démocratie Esperanto », sur e-d-e.fr.

Articles connexes[modifier | modifier le code]