Ségolène Royal

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Ségolène Royal
Ségolène Royal au « Forum Libération » de Grenoble, en janvier 2012.
Ségolène Royal au « Forum Libération » de Grenoble, en janvier 2012.
Fonctions
Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&&&02121 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls
Prédécesseur Philippe Martin
Présidente du conseil régional
de Poitou-Charentes
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&0367310 ans, 0 mois et 21 jours)
Réélection 26 mars 2010
Prédécesseur Élisabeth Morin-Chartier
Vice-présidente de l'Internationale socialiste
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&021215 ans, 9 mois et 21 jours)
Ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance
et aux Personnes handicapées
[N 1]

(&&&&&&&&&&&&07702 ans, 1 mois et 9 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Martine Aubry
Successeur Jean-François Mattei
Ministre déléguée à l'Enseignement scolaire

(&&&&&&&&&&&010272 ans, 9 mois et 23 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur François Bayrou
Successeur Jack Lang
Ministre de l'Environnement

(&&&&&&&&&&&&036111 mois et 27 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Bérégovoy
Prédécesseur Brice Lalonde
Successeur Michel Barnier
Députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres

(&&&&&&&&&&&018265 ans, 0 mois et 0 jour)
Législature XIIe
Prédécesseur Jean-Pierre Marché
Successeur Delphine Batho

(&&&&&&&&&&&015544 ans, 3 mois et 2 jours)
Réélection
Législature Xe et XIe
Prédécesseur Jean-Pierre Marché
Successeur Jean-Pierre Marché

(&&&&&&&&&&&014093 ans, 10 mois et 9 jours)
Législature IXe
Prédécesseur (Élection à la proportionnelle)
Successeur Jean-Pierre Marché
Biographie
Nom de naissance Marie Ségolène Royal
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Ouakam (AOF)
Nationalité Française
Parti politique PS
Conjoint François Hollande
(1978-2007)
Diplômée de Université Nancy-II
IEP de Paris
ENA
Profession Juge administrative
Avocate
Résidence Hôtel de Roquelaure (Paris)

Ségolène Royal, pour l'état civil Marie Ségolène Royal, née le à Ouakam, près de Dakar[1],[2] (Sénégal, alors partie de l'Afrique-Occidentale française), est une femme politique française, membre du Parti socialiste.

Conseillère du président François Mitterrand dans les années 1980, elle a été députée des Deux-Sèvres et ministre des gouvernements Pierre Bérégovoy et Lionel Jospin.

En 2007, Ségolène Royal est la première femme française à accéder au second tour d'une élection présidentielle, mais elle est battue par Nicolas Sarkozy, ne récoltant que 46,94 % des suffrages exprimés. Battue lors de l'élection au poste de premier secrétaire du Parti socialiste en 2008, elle l'est de nouveau au premier tour de la primaire socialiste de 2011, avec 7 % des suffrages. Enfin, en juin 2012, elle échoue aux élections législatives dans la première circonscription de la Charente-Maritime face à un socialiste dissident, Olivier Falorni.

Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes depuis avril 2004, elle est vice-présidente de l'Internationale socialiste depuis juillet 2008. Elle est également vice-présidente et porte-parole de la Banque publique d'investissement de janvier 2013 à avril 2014[3].

Le , elle est nommée ministre de l'écologie, du développement durable et de l’énergie[4] au sein du gouvernement Valls[5]. Suite à sa nomination au gouvernement, elle renonce à son poste à la présidence de la région Poitou-Charentes[6].

Ancienne compagne de François Hollande, elle est la mère de leurs quatre enfants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Ségolène Royal est issue d'une famille de militaires : son père, Jacques Antoine Royal (1920–1981), lieutenant-colonel d'artillerie de marine[7] et marié avec Hélène Dehaye, est le fils du général de brigade Florian Auguste Émile Royal[8] et de Marie-Thérèse Carage. À la fin des années 1940, il épouse Hélène Dehaye (1916-) et le couple a huit enfants en neuf ans : Marie Odette, Marie Nicole, Gérard[9], Marie Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert.

Un cousin de Ségolène, le général Benoît Royal, après avoir été à la tête de la communication de l'armée de terre[10] est sous-directeur chargé du recrutement à la Direction des ressources humaines de l'armée de terre[11] et est l'auteur d'un livre sur l'Éthique du soldat français en 2008[12].

Une cousine, Anne-Christine Royal, est membre du comité central du Front national[13],[14].

Enfance et études secondaires[modifier | modifier le code]

De 1960 à 1963, la famille habite en Martinique, en raison d'une nouvelle affectation de son père. Elle est alors élève du pensionnat Saint-Joseph de Cluny à Fort-de-France[15].

À son retour en métropole, en 1963, la famille Royal s'installe dans le village de Chamagne, près d'Épinal, dont elle est originaire. Réputée élève studieuse, Marie Ségolène souhaite, selon la revue L'Étudiant échapper grâce à l'école au « rôle d'épouse modèle vouée aux tâches ménagères » auquel on la destine[16].

La famille connaît alors une crise grave. Hélène Dehaye, ne supportant plus l'autorité de son mari sur elle et ses enfants, menace un jour de partir[17],[18]. Espérant l'effrayer, son mari lui envoie un huissier porteur d'une demande de divorce[18]. Se sentant humiliée, elle quitte le domicile familial[17], avec l'assentiment de ses enfants qui rompent tout contact avec leur père[18] ; Ségolène Royal dira de celui-ci : « Mon père m'a toujours fait sentir que nous étions, mes sœurs et moi, des êtres inférieurs »[19]. Pour survivre, sa mère effectue des ménages, avant de recevoir un héritage de ses parents[17],[18].

En 1968, après avoir effectué son premier cycle secondaire à Charmes (Vosges), Ségolène devient élève du lycée privé Saint-Joseph d'Épinal, où elle obtient le baccalauréat B (sciences économiques) en 1971. Pendant l'été 1971[20], elle est jeune fille au pair à Dublin (Irlande).

Études supérieures[modifier | modifier le code]

Elle fait des études supérieures à l'université Nancy II (droit et sciences économiques). Selon une information qu'elle a démentie, ayant découvert le droit, elle aurait, en 1972, assigné son père en justice parce qu'il refusait (ou aurait refusé) de verser une pension alimentaire à son épouse et de financer les études de ses enfants[17],[18]. Elle aurait obtenu gain de cause au bout de plusieurs années[21]. Ségolène Royal a qualifié cette information de « légende » dans l'émission Face aux Français… conversations inédites du [22].

Elle obtient une licence de sciences économiques à Nancy, puis entre à l'Institut d'études politiques de Paris (« Sciences Po »), dont elle est sortie diplômée en 1978.

Après une première tentative infructueuse[16], elle intègre l'École nationale d'administration. Pendant sa scolarité, elle fait un stage en Martinique. Elle en sort en 1980, 64e[23] de sa promotion, où se trouvent aussi François Hollande, Dominique de Villepin, Renaud Donnedieu de Vabres, Henri de Castries, Michel Sapin, Frédérique Bredin, Jean-Marie Cambacérès, Pierre Mongin[16],[24]. Elle choisit un poste de juge au tribunal administratif de Paris.

En 1994, par le jeu des équivalences de diplôme, elle deviendra avocate au barreau de Paris[25] tout en siégeant à l'Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres, et entrera au cabinet Teitgen.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Fin 1978, elle rencontre François Hollande à l'ENA. Vivant en concubinage, ils ont quatre enfants :

  • Thomas (16 novembre 1984), avocat, qui s'est occupé du site Segosphere.net et de la campagne sur le web de sa mère en 2007 puis de son père en 2012[26],
  • Élise Clémence (28 juin 1986), interne en médecine (Gastro-entérologie et hépatologie),
  • Julien (22 décembre 1987), cinéaste,
  • Flora (1er juillet 1992), étudiante en psychologie[27].

Par la suite, Ségolène Royal dément une rumeur selon laquelle elle et François Hollande auraient conclu un Pacte civil de solidarité (PACS)[28].

En juin 2006, elle évoque devant la presse un possible mariage[29], mais, en 2007, le couple se sépare : la séparation est annoncée officiellement le soir du , jour du second tour des élections législatives françaises de 2007[30].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

En 1978, elle adhère au Parti socialiste, à la section du 6e arrondissement de Paris, l'année de son diplôme de Sciences Po.

Remarquée par Jacques Attali alors qu'elle est conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle devient, de 1982 à 1984, chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour suivre les questions de jeunesse et des sports. De 1984 à 1988, François Mitterrand lui confie les affaires sociales et l'environnement en remplacement de Yannick Moreau, partie diriger le cabinet de Jean-Pierre Chevènement, nouveau ministre de l'Éducation nationale. C'est à ce poste qu'elle travaille pour l'Élysée à la préparation des sommets internationaux.

En 1983, elle souhaite s'implanter électoralement à Villers-sur-Mer (Calvados), où réside sa mère. Cependant, face au refus du maire d'alors, si l'on en croit les propos d'une ancienne élue locale, elle s'éloigne de quelques kilomètres et rejoint la liste d'« Union de la gauche » de Trouville-sur-Mer, menée par Gilbert Hurel (PS). La liste ayant été défaite, elle devient conseillère municipale d'opposition. Elle a été présente à 12 conseils municipaux sur 39 et est intervenue 8 fois en séance[31]. Elle souhaite être investie aux législatives de 1986, mais essuie le refus des socialistes bas-normands, notamment Louis Mexandeau. Elle démissionne alors du conseil municipal de Trouville pour chercher une nouvelle implantation politique.

En , elle demande à François Mitterrand, dans les salons de l'Élysée, le jour de son investiture pour son second septennat, une circonscription dans laquelle elle pourrait se présenter lors des élections législatives du mois suivant[32]. Elle obtient finalement la deuxième circonscription des Deux-Sèvres, réputée ingagnable pour la gauche. Après une campagne vigoureuse, de terrain et de porte-à-porte[33], lors de laquelle elle promet « aux paysans qu'elle [va] leur donner des cours d'anglais dans les villages pour qu'ils puissent exporter leur chabichou », elle est élue députée, au second tour de scrutin, avec un score de 50,57 %. À sa demande, François Mitterrand accorde en 1992, dans le cadre de ses grands travaux présidentiels, une subvention de 50 millions de francs aux communes du Marais poitevin des Deux-Sèvres, dans la circonscription de Ségolène Royal, qu'elle conserve en 1993.

Elle ne parvient cependant pas à devenir maire, sa dernière tentative datant de 1995 : ayant obtenu l'investiture du Parti socialiste pour l'élection à Niort, elle échoue face au maire socialiste sortant Bernard Bellec, qui avait refusé de se retirer.

Portefeuilles ministériels[modifier | modifier le code]

Dans le gouvernement Bérégovoy[modifier | modifier le code]

Du au , elle est ministre de l'Environnement[34] du gouvernement Bérégovoy. Durant son ministère, elle s'attache aux questions du traitement et du recyclage des déchets, des nuisances visuelles et sonores et aux problèmes liés à l'eau. Elle fait voter une loi sur le traitement et le recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec un soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets.

Contre les nuisances, elle fait voter une loi de lutte contre le bruit (loi-cadre de décembre 1992) avec la prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires par exemple), les lieux de travail, etc. Elle fait ensuite voter une loi sur la « reconquête des paysages » (loi de janvier 1993), suivie de la labellisation de cent paysages et de leurs produits (opération « Sauvons nos paysages, savourons leurs produits »).

Elle s'attache aux problèmes liés à l'eau en travaillant à l'application de la loi sur l'eau votée peu de temps avant sa prise de fonction, à l'initiative de son prédécesseur, Brice Lalonde : création d'une direction de l'eau au sein du ministère, lancement des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), augmentation du budget des agences de l'eau et réforme de la police des eaux (coordination interministérielle de la gestion de l'eau).

Son quatrième enfant, Flora, naît alors qu'elle est ministre. Elle décide de médiatiser cette naissance, faisant notamment venir les journalistes de TF1 et d'Antenne 2 dans sa chambre d'hôpital. Montrant son bébé aux caméras de télévision et aux photographes (elle fait notamment la couverture de Paris Match), elle souhaite ainsi prouver que l'on peut concilier la maternité et des responsabilités au plus haut niveau, mais suscite du même coup un débat sur la séparation entre vie publique et vie privée[35].

Dans le gouvernement Jospin[modifier | modifier le code]

Du au elle est ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du gouvernement Lionel Jospin auprès du ministre de l'Éducation nationale Claude Allègre. Elle abandonne alors son mandat de députée. Durant son mandat, elle s'attache à l'aide aux enfants défavorisés ou en difficultés scolaires avec la relance des zones d'éducation prioritaire, la création de fonds sociaux pour les élèves (comme le fonds social pour les cantines scolaires), la création des heures de soutien scolaire ou encore la création des classes et des premiers internats-relais. Elle lance aussi des initiatives telles que le contrat éducatif local et les itinéraires de découverte au collège.

Elle signe en 1997 une circulaire concernant la lutte contre la pédophilie, dite circulaire Royal.

En matière de sécurité, elle s'attache à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs). Elle fait voter également la loi de juin 1998 contre le bizutage et soutient des campagnes de sensibilisation contre le racket. Enfin, dans le domaine de la santé, elle s'attache à la revalorisation du rôle des infirmières scolaires et rend disponible gratuitement la pilule du lendemain dans les lycées.

En 1998, alors même qu'elle est au gouvernement, elle perd son siège de conseillère générale des Deux-Sèvres.

Du au , elle est ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance[36] auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, Martine Aubry puis Élisabeth Guigou.

Du au , elle est ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées[37] auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, Élisabeth Guigou. Ses textes notables sont notamment sa réforme de la loi sur l'autorité parentale et de l'accouchement sous X et la création du Conseil national d'accès aux origines personnelles (CNAOP) et du congé de paternité.

Dans le gouvernement Valls[modifier | modifier le code]

Le , elle est nommée ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie.

Députation[modifier | modifier le code]

Entre ces deux participations au gouvernement, elle est élue députée en 1993, 1997 et 2002.

Après la dissolution de 1997, Ségolène Royal conserve trois collaboratrices lors des élections législatives. Deux d'entre elles saisissent le conseil de prud'hommes de Niort pour un litige concernant le non-paiement de leurs salaires de juin et juillet 1997, et elles obtiennent, en 1999, une condamnation de Ségolène Royal à un rappel de salaires de trois semaines sur les trois mois demandés. Elles portent également plainte au pénal pour « recours au travail clandestin » pour laquelle, le , la Cour d'appel de Rennes condamne Ségolène Royal au versement des salaires non payés, arguant notamment d'un licenciement « sans cause réelle et sérieuse »[38], condamnation définitive au rejet, le , par la Chambre sociale de la Cour de Cassation du pourvoi de Ségolène Royal[39],[40].

Le , elle est réélue députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres au second tour.

Elle l'avait déjà été à trois reprises auparavant :

D'après l'hebdomadaire L'Express, elle se classe au 469e rang[41] des 577 députés les plus actifs, avec 8 interventions en séance. Elle a aussi présenté deux propositions de loi, alors que la moyenne dans l'assemblée est de six : l'une portant sur « la prévention des violences faites aux femmes », l'autre sur « la lutte contre l’utilisation marchande et dégradante du corps humain dans la publicité ».

Au cours de ses différents mandats, Ségolène Royal a posé 688 questions orales ou écrites au gouvernement[42].

Elle a annoncé en 2006 son intention de ne pas se représenter au poste de députée, décision qu'elle a confirmée le , à l'issue de la présidentielle pour s'imposer à elle-même la règle de non-cumul des mandats, qu'elle prône (et qui s'applique pour les conseillers régionaux du Poitou-Charentes qui deviennent parlementaires lors des élections législatives et sénatoriales de 2007 et 2008)[43]. Le PS a investi Delphine Batho pour briguer son siège.

Conseil régional de Poitou-Charentes[modifier | modifier le code]

Ségolène Royal, le .

Le , elle devient présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, fief du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Lors des élections du mois précédent, la liste qu'elle conduisait l'a emporté avec 55,10 % des voix au second tour, face notamment à celle de son prédécesseur Élisabeth Morin-Chartier (UMP), qui a obtenu 36,20 %[44]. Elle n'est pas la première femme à présider une région, mais elle était jusqu'en 2008 et l'élection de Marie-Marguerite Dufay au poste de Raymond Forni en Franche-Comté, la seule femme à exercer cette fonction.

Ségolène Royal est porte-parole de l'Association des régions de France de 2004 à 2010, date à laquelle elle ne se représente pas. Tentée par la présidence de l'ARF en juillet 2007, elle renonce à concourir contre Alain Rousset, en poste depuis 2004, et conserve sa fonction[45].

Ségolène Royal fait de l'éducation une de ses priorités (la région, comme d'autres en France, consacre près de la moitié de son budget à la formation, l'apprentissage, l'éducation et l'enseignement supérieur)[46].

Elle crée dans tous les lycées de la région des budgets participatifs, d'une enveloppe annuelle de 10 millions d'euros[47]. Les assemblées du budget participatif sont composées de lycéens, personnels et parents d'élèves, le nombre de participants y est en constante augmentation depuis 2005, pour atteindre 17 660 personnes dont 14 940 lycéens sur la période 2008-2009. La région aide également les jeunes titulaires d'un CAP ou d'un bac pro à passer leur permis de conduire en en finançant une partie ou jusqu'à la totalité. L'objectif étant de faciliter l'accès à l'emploi pour ces jeunes[48].

En matière économique, la région met en place une charte d'engagements réciproques[49] qui engage les entreprises touchant des aides de la région à ne pas délocaliser, à ne pas licencier (si elles font des bénéfices) et à respecter la loi en matière d'environnement. En 2005, les 182 chartes signées auraient créé 832 emplois et permis 1 415 formations. Elle soutient les programmes de recherche appliquée[50] (10 millions d'euros) et utilise les commandes publiques pour soutenir des « productions locales d'excellence » (comme les installations pour les énergies renouvelables). Elle met en place les « bourses tremplins »[51] pour l'emploi qui auraient participé à la création de 2 000 entreprises (dont la moitié pour les jeunes) et les « emplois tremplins » pour les jeunes qui en deux ans auraient créé 2 900 emplois (dont 1 560 dans le secteur associatif). Elle favorise le développement des « comités de bassins d'emploi »[52] mais aussi l'accompagnement des salariés licenciés par la mise en place du Contrat régional de sécurisation des parcours professionnels (CRSPP) qui permet à un salarié dans cette situation de lui garantir plus de 90 % de son salaire net antérieur pour une durée maximale de 18 mois à la condition que ce dernier s'engage dans une formation professionnelle qualifiante[53]. Elle accorde également des aides pour les projets de reprise d'entreprises par les salariés ou par un repreneur[54]. Enfin, elle met en place une aide pour les jeunes agriculteurs[55] (35 installations aidées en 2005) et à la production agricole de qualité et respectueuse de l'environnement (687 exploitations ont bénéficié des Contrats régionaux d'exploitation en 2005).

En matière de santé, la région créé un fonds social régional pour assurer la gratuité d'accès à la contraception pour les jeunes filles des lycées professionnels et des centres de formation des apprentis de Poitou-Charentes[56].

En matière d'infrastructure et de technologie, la région soutient, dans la continuité de ses prédécesseurs, le développement des TER (achat de 27 nouveaux Autorails Bombardier d'origine canadienne pour 100 millions d'euros, au détriment des productions de l'usine Alsthom d'Aytré, en Charente-Maritime, parfaitement apte à fabriquer ce genre de matériel[réf. nécessaire]), crée l'opération « TER à un euro » et défend les lignes ferroviaires menacées de fermeture. Via Arantis[57] la région équipe 500 petites communes en ordinateurs reliés à Internet et propose une aide à la création de sites web pour les entreprises et les agriculteurs de la région.

Enfin, en matière écologique la région Poitou-Charentes se veut à la pointe, Ségolène Royal lance le 27 février 2009[58] avec la Banque européenne d'investissement, le « Plan énergie solaire »[59] de plus de 400 millions d’euros d’investissements pour la période 2009-2012, il s'agit d'une grande première en Europe. Ce plan est financé par moitié par la Banque européenne d’investissement et les caisses régionales du Crédit agricole.

Les principales priorités de ce plan sont le développement de la production d’énergie renouvelable avec l’installation de 650 000 m2 de panneaux photovoltaïques, le renforcement de l’autonomie énergétique des territoires, la création de 1 000 emplois sur l’ensemble du territoire régional, la constitution d’une véritable filière énergie solaire en région et la réduction des gaz à effet de serre. L'objectif pour 2012 est de produire plus de 73 gigawattheure d’électricité solaire dans la région, ce qui représente la production nationale en France pour l'année 2007 pour ce type d'énergie. Par ailleurs la région est en parfaite adéquation avec les objectifs fixés par l’Union européenne de 20 % d’énergie renouvelable en 2020[60]. Une campagne d'affichage est organisée pendant plusieurs semaines dans le métro parisien avec des affiches pour promouvoir ce plan énergie solaire de la région avec comme slogan « Croissance verte c’est le moment : venez innover en Poitou-Charentes »[61].

Le , Ségolène Royal inaugure le lycée Kyoto[62], d'une superficie de près de 16 500 m2 et d'une capacité de 500 élèves et apprentis[63], il s'agit du premier établissement scolaire d'Europe à fonctionner exclusivement avec des énergies renouvelables (production de chaleur par rayonnement solaire, production électrique par panneaux solaires photovoltaïques), et non avec des énergies fossiles, à l'origine de production de gaz à effet de serre. L'économie réalisée par rapport à un établissement ordinaire est estimée à 400 tonnes de CO2 ainsi qu'une baisse de 30 % des consommations en eau et en énergie. Il possède notamment des toitures végétalisées qui renforcent son isolation, un système de récupération des eaux pluviales, une cuve pour stocker la chaleur, l'énergie solaire fournie par des panneaux photovoltaïques, l'utilisation du bois, des éclairages et équipements à faible consommation[64].

La région Poitou-Charentes fut la seule région de France à ne pas avoir augmenté les impôts locaux entre 2006 et 2010, grâce à de nombreuses économies[65] et à des suppressions de dépenses inutiles[66].

La majorité de gauche de la région n'avait augmenté les impôts qu'une seule fois en début de mandat : elle avait justifiée cette hausse en raison de la « situation financière dégradée » laissée par l'équipe sortante de droite[67].

Cependant, face à l'augmentation forte de certaines dépenses, « elle proposa fin 2012 une augmentation de la taxe régionale sur les « cartes grises » des véhicules », sur charentelibre.fr (consulté le 05 février 2013). Cette hausse d'une des taxes locales fut l'objet de polémiques :

Par ailleurs la dette publique de la région est en baisse constante, moins 6 millions d'euros en 2008[68], respectant ainsi l'objectif de stabilisation de la dette fixé par la région.

À l'automne 2009, elle annonce la création du passe-contraception pour lutter contre les grossesses précoces : ce passe permet à toutes les jeunes filles de consulter un généraliste, faire des analyses et obtenir un moyen de contraception, le tout gratuitement[69].

Le , L'Expansion publie le classement des présidents de conseils régionaux selon la qualité de leur gestion : elle figure en 17e position sur 21, le magazine économique soulignant que « la gestion de Ségolène Royal a été raisonnable sur les impôts mais moins sur les frais de personnels, les plus élevés de France », alors que Poitou-Charentes était classé 4e au début de son mandat, en 2004[70]. Cette hausse des frais de personnels peut s'expliquer en partie par le fait que pendant la période 2006-2008, le personnel de l'État travaillant dans les lycées sont devenus des agents régionaux[71].

Élection présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]

Ségolène Royal en meeting à Paris, le 6 février 2007.
Ségolène Royal en meeting à Besançon, le 17 avril 2007.
Le grand concert-meeting de Ségolène Royal le 1er mai 2007, au stade Charléty, réunissant 60 000 personnes[72].

Le journaliste politique Alain Duhamel lui a prêté l'intention de se présenter à l'élection présidentielle de 1995[73].

En 2006, le Parti socialiste organise une primaire pour choisir un candidat à l'élection présidentielle de 2007. Ségolène Royal déclare sa candidature, tout comme Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Plusieurs sondages menés au début de l'année 2006 la placent en position de favorite pour cette investiture[74], ainsi qu'en vue de l'élection présidentielle[75]. Le , Ségolène Royal obtient 60,65 % des voix — contre 20,69 % pour Dominique Strauss-Kahn et 18,66 % pour Laurent Fabius — et est ainsi désignée dès le premier tour candidate du Parti socialiste[76],[77].

Ségolène Royal constitue son équipe de campagne autour de Jean-Louis Bianco et François Rebsamen, tous deux codirecteurs de campagne, et désigne Dominique Bertinotti comme sa mandataire financière. Après plusieurs « débats participatifs », elle présente son pacte présidentiel le , à Villepinte[78].

Plusieurs de ses « gaffes », lors d'interventions publiques, suscitent des sarcasmes[79]. Ainsi, en voyage en Chine, elle déclare que « qui va sur la Grande Muraille conquiert la bravitude » (au lieu de « bravoure »)[80], puis, interrogée à la télévision française, elle affirme qu'en France, « une femme sur trois meurt sous les coups de son conjoint » (au lieu d'une femme tous les trois jours)[81]. Certains de ses détracteurs lui reprochent l'attention qu'elle porte à son apparence physique en politique[82], d'autant qu'à l'été 2005, elle s'est fait faire une opération de chirurgie esthétique faciale (remodelage du menton et réalignement des dents)[83],[84]. D'une façon générale, les mêmes lui reprochent un style porté sur un registre émotionnel, moral voire messianique (vêtements souvent blancs, apparition seule sur scène) avec, d'après eux une tendance marquée à la victimisation[85].

Alors que la fin de la phase participative de sa campagne et la présentation de son programme suscitent des critiques, Ségolène Royal connaît un important recul dans les sondages : les études réalisées par TNS Sofres indiquent ainsi que les intentions de vote en sa faveur au premier tour passent de 34 %, au moment de sa désignation comme candidate PS[86], à 25,5 % au début du mois de [87]. À partir de cette date, elle doit par ailleurs faire face à la montée des intentions de vote en faveur du candidat centriste François Bayrou, qui est un temps en passe de la dépasser dans les enquêtes électorales[88].

Ségolène Royal se qualifie finalement pour le second tour de l'élection présidentielle en arrivant en deuxième position le , avec un score de 25,87 % des suffrages exprimés[89]. Elle perd le second tour deux semaines plus tard, en recueillant 46,94 % des suffrages et 16 790 440 voix, face à Nicolas Sarkozy, qui obtient 53,06 % et 18 983 138 voix[89]. Au soir de sa défaite, elle s'adresse tout sourire à ses partisans, réunis devant le siège du Parti socialiste, et leur promet de les mener « vers d'autres victoires »[90].

Congrès de Reims de 2008[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Congrès de Reims.

Le , elle annonce sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste[91], avant de la mettre entre parenthèses le 15 septembre, en proposant « que chacun mette au frigidaire les questions de candidature »[92]. Lors du vote des militants socialistes pour le congrès de Reims, le , la motion dont elle est signataire arrive en tête avec 29,08 % des suffrages, devant celles de Bertrand Delanoë (25,24 %), de Martine Aubry (24,32 %), de Benoît Hamon (18,52 %), du Pôle écologique (1,59 %) et d'Utopia (1,25 %)[93].

Alors que le congrès de Reims peine à dégager une synthèse, elle confirme le 14 novembre sa candidature au poste de premier secrétaire et arrive en tête du premier tour de l'élection du premier secrétaire du Parti socialiste le , avec 42,9 % des votes des militants socialistes, devant Martine Aubry (34,5 %) et Benoît Hamon (22,6 %), qui appelle aussitôt à voter pour cette dernière[94]. Le lendemain, le second tour l'opposant à Martine Aubry donne Ségolène Royal perdante de 42 voix, soit 50,02 % contre 49,98 %. Contestant la régularité du scrutin (ses partisans seront également accusés de fraude)[95], elle réclame un nouveau vote[96]. Le 25 novembre, le conseil national valide l'élection de Martine Aubry après l'annonce par la commission de récolement, d'un nouveau décompte des voix donnant à Martine Aubry 102 voix de plus que sa rivale (soit 50,04 % des suffrages contre 49,96 %). Ségolène Royal prend acte de ce résultat et diffuse sur Internet une vidéo appelant ses partisans à s'organiser pour l'élection présidentielle de 2012[97].

Ses partisans du congrès de Reims créent, début 2009, au sein du PS, le courant L'Espoir à gauche, tandis que son association de soutien Désirs d'avenir reste en fonctionnement et finance certains de ses déplacements dans le pays[98]. Parallèlement, Pierre Bergé crée « l'Association des Amis de Ségolène Royal » en février 2008 pour lui permettre d'occuper pour une somme symbolique des locaux au cœur du 6e arrondissement[99].

Élection régionale de 2010 en Poitou-Charentes[modifier | modifier le code]

Ségolène Royal au Salon du livre de Paris, le 15 mars 2009.
Ségolène Royal entourée de Guillaume Garot et de Najat Belkacem, lors de la Fête de la fraternité, en septembre 2009, à Montpellier.

Sans mandat national, Ségolène Royal travaille à être la principale opposante à Nicolas Sarkozy[100], signant par exemple l'« Appel du 14 février [2008] », lancé par l'hebdomadaire Marianne, pour une « vigilance républicaine »[101]. En , en déplacement à Dakar, elle demande « pardon » pour certaines paroles du discours de Dakar, prononcé par Nicolas Sarkozy en 2007. Une semaine plus tard, elle présente à nouveau ses excuses pour des propos désobligeants sur José Luis Rodríguez Zapatero attribués à Nicolas Sarkozy par Libération. L'UMP critique unanimement cette déclaration, tandis que peu de personnalités au PS lui apportent leur soutien[102]. Le mois suivant, après le mauvais score du PS aux élections européennes, dans une campagne où elle n'est pas intervenue directement, elle est nommée par Martine Aubry vice-présidente de l'Internationale socialiste.

Le , les militants du PS confirment avec 83,77 % des voix, Ségolène Royal comme tête de liste de Poitou-Charentes aux élections régionales de 2010[103]. Sur sa liste de premier tour, sont présents trois Verts, cinq MoDem, quatre Radicaux, quatre non-inscrits, un MRC[104] et une personnalité proche du PCF[105]. Deux syndicalistes y figurent également en position éligible, Emile Brégeon, délégué CFDT d’Heuliez et Guy Eyermann, délégué CGT de New Fabris[106], proche du NPA[107]. Mais cette « ouverture » provoque des tensions au sein de sa liste[108]. Le , la liste conduite par Ségolène Royal arrive en tête du premier tour de l'élection régionale en Poitou-Charentes avec 38,98 % des voix, devançant celle de son adversaire UMP, Dominique Bussereau (29,45 %). Après fusion avec la liste Europe Écologie, la liste de gauche l'emporte au second tour, le , avec 60,61 % des suffrages[109]. Elle est réélue présidente de la région le 26 mars suivant[110].

Le , Ségolène Royal est élue à l'unanimité à la tête de l'Association internationale des régions francophones (AIRF) qui regroupe 140 régions dans 26 pays à travers le monde[111].

Primaire présidentielle socialiste de 2011[modifier | modifier le code]

Le , dans les colonnes du journal La Nouvelle République du Centre-Ouest, Ségolène Royal annonce sa candidature à la primaire socialiste de 2011 en vue de la désignation du candidat PS à l'élection présidentielle de 2012[112]. Dans les mois qui suivent, sa cote de popularité reste plus basse que celles de ses concurrents potentiels (Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry, François Hollande) et les intentions de vote en sa faveur ne progressent pas[113]. Les médias estiment que son aura « ne cesse de décroître » depuis 2007 et que ses chances de gagner la primaire sont faibles, ses prises de position ne rencontrant plus guère d'écho et ses partisans se faisant de moins en moins nombreux au sein du Parti socialiste[114],[115],[116].

À deux jours de l'ouverture officielle du dépôt des candidatures, le , Ségolène Royal confirme sa candidature à la primaire socialiste lors d'un meeting à Arçais, dans le Marais poitevin, en Poitou-Charentes[117]. Le 29 juin suivant, elle est la première à faire parvenir par courrier sa liste de parrainages d'élus[118]. Le , elle déclare être « la mieux à même de battre Nicolas Sarkozy » et propose pour l'élection présidentielle de 2012 un large rassemblement de « tous ceux qui veulent réussir à gauche, mais dans le rassemblement des valeurs républicaines »[119]. Proche de celui qu'elle a réalisé lors de l'élection régionale de 2010 en Poitou-Charentes, ce rassemblement regrouperait les socialistes, les écologistes et l'extrême gauche, ainsi que les « centristes humanistes » et « la droite gaulliste »[119].

Le , elle présente son projet dans un livre intitulé Lettres à tous les résignés et à tous les indignés qui veulent des solutions. Elle y développe ses cinq priorités : faire de la France un pays d'entrepreneurs, faire de la France la première puissance écologique d'Europe, l'éducation, encore l'éducation, toujours l'éducation, faire des banlieues une partie essentielle de la solution, des solutions justes pour la sécurité.

D'après Le Figaro, elle aurait déclaré le que « le point faible de François Hollande est l'inaction » et que « la seule expérience électorale de Martine Aubry, c'est une législative perdue en 2002 »[120]. Le lendemain, la Haute Autorité des Primaires adresse aux candidats une « recommandation » non nominative et rappelle que la charte éthique des primaires « prohibe tout dénigrement de la personne des candidats » et que « les candidats doivent toujours garder à l’esprit qu’à la compétition succèdera le rassemblement ».

Créditée de 11 à 13 % des voix dans les sondages et régulièrement annoncée en troisième position de cette primaire, Ségolène Royal n'arrive finalement que quatrième, le , derrière Arnaud Montebourg, Martine Aubry et François Hollande. Avec 6,95 % des voix, elle est ainsi éliminée au premier tour. Le , elle annonce son soutien à François Hollande « pour amplifier le résultat du premier tour »[121]. Battue aux primaires, Ségolène Royal entre en campagne pour François Hollande. Son premier déplacement de campagne est à Marseille, dans les « quartiers populaires », où elle avait réalisé de bons scores en 2007 et où elle pense être mieux entendue que les autres. Elle participe ensuite à un meeting à Rennes aux côtés de son ancien compagnon. Ségolène Royal définit son rôle : « Parler simple et faire de la pédagogie » et aider à « la participation à la campagne et le vote à gauche d'une partie de l'électorat tenté par le FN »[122].

Elle est nommée, en novembre 2011, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée des mobilisations citoyennes (jusqu'au 17 novembre 2012)[123].

Élections législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Ségolène Royal à Toulouse, le 3 mai 2012.

Sa candidature aux élections législatives de 2012, dans la première circonscription de la Charente-Maritime, où le député et maire de La Rochelle, le socialiste Maxime Bono, ne se représente pas, est validée par le bureau national du Parti socialiste le , mais contestée par plusieurs responsables locaux, parmi lesquels le premier secrétaire fédéral du PS en Charente-Maritime, Olivier Falorni, qui dénonce un « parachutage de la honte »[124] et décide de se présenter sans le soutien du Parti socialiste. Ségolène Royal conteste qu'il s'agisse d'un parachutage, rappelant qu'elle se présente dans la Région dont elle est Présidente. Elle déclare à plusieurs reprises qu'elle souhaite devenir présidente de l'Assemblée nationale en cas d'élection[125].

Lors du premier tour des élections législatives, elle arrive en tête avec 32,03 % des voix et doit affronter au second tour Olivier Falorni. Pendant l'entre-deux tours, alors que le président François Hollande lui apporte son soutien, sa compagne, Valérie Trierweiler, encourage publiquement son concurrent Olivier Falorni[126], qui l'emporte au second tour avec 62,97 % des voix[127].

Le , elle est nommée par le président de la République François Hollande administratrice de la Banque publique d'investissement, fonction qu'elle exerce bénévolement[128]. Sa nomination suscite des critiques au sein de l'opposition de droite[129].

Prises de position notables[modifier | modifier le code]

En 1989, Ségolène Royal entame un mouvement contre la violence à la télévision française dont l'archétype serait l'animation japonaise, qualifiée de « nulle, médiocre et laide » et écrit notamment un livre intitulé Le ras-le-bol des bébés zappeurs[130]. Ségolène Royal conserve, 18 ans après cet écrit, la même opinion sur la production japonaise : Mizuho Fukushima, dirigeante du Parti social-démocrate japonais, qu'elle a rencontrée le , a expliqué que Ségolène Royal l'avait interrogée sur la condition des femmes au Japon et avait considéré que le problème pourrait venir de l'impact des mangas et des dessins animés japonais « dans lesquels des femmes sont torturées » et note que même au sein du gouvernement japonais, certains craignaient un refroidissement des relations franco-japonaises en cas d'élection de Ségolène Royal à l'élection présidentielle de 2007[131].

Ségolène Royal a plusieurs fois exprimé sa volonté d'appliquer une politique économique keynésienne. Par ailleurs, elle a plusieurs fois critiqué la « logique boursière ». Le , elle défend « le choix, toujours, des valeurs humaines sur les valeurs financières et sur les valeurs boursières[132] ». Ségolène Royal a déclaré adhérer à certaines idées de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair (réinvestissement dans les services publics, lutte contre le chômage des jeunes et prise en charge des jeunes diplômés), ce qui lui valut l'étiquette de « blairiste ».

En 2008, pendant les troubles au Tibet du printemps 2008, Ségolène Royal s'exprime à plusieurs reprises sur le sujet et rencontre diverses personnalités tibétaines[133] y compris le dalaï-lama. Elle déclare son intention d'aller au Tibet dans les plus brefs délais[134],[135], et elle invite les autorités chinoises à dialoguer avec les Tibétains[136].

En janvier 2009, Ségolène Royal déclare que la campagne victorieuse de Barack Obama à l'élection présidentielle américaine de 2008 s'est inspirée de la sienne, propos qu'elle tempère par la suite, en affirmant que c'était de l'humour[137]. D'après Archippe Yepmou, un membre du comité Obama à Paris, l'équipe d'Obama se serait concentrée sur les faiblesses de la campagne de Ségolène Royal et sur son « manque de cohérence », à ne pas reproduire[138].

Fin août 2009, à l'issue de l'université d'été du PS, Ségolène Royal se déclare hostile à la contribution climat-énergie alors que le bureau national du PS annonce son accord avec l'idée d'une taxe carbone, mais conteste le projet actuel du gouvernement[139],[140]. Elle est alors critiquée par les Verts, et, étant signataire, comme la majorité des candidats, du Pacte écologique de Nicolas Hulot durant la campagne présidentielle de 2007, est accusée par la droite de manquer à sa parole[141], tandis qu'elle rappelle avoir à l'époque émis des réserves sur la taxe carbone[142]. Elle considère la taxe carbone comme « injuste » car taxant des Français qui n'ont accès ni aux transports en commun ni aux véhicules propres. Elle affirme que la taxe carbone n'est pas une fiscalité écologique car elle ne permettrait pas « aux gens de changer de comportement »[143]. Elle estime qu'en dénonçant le projet du gouvernement elle a énoncé « une vérité qui dérange », puis se présente comme l'hypothétique « meilleure candidate écologiste »[144]. En 2011, elle se déclare pour un arrêt de la construction du réacteur nucléaire de troisième génération EPR de Flamanville[145], et propose « un moratoire et la réouverture de l'enquête publique » sur la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes[146].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Au conseil municipal :
  • 1983-1986 : conseillère municipale de Trouville-sur-Mer (Calvados). Elle quitte son poste à la fin de l'année 1986, attitude qu'elle justifie par des fonctions d'importance croissante à l'Élysée. Néanmoins il paraît plus probable qu'elle ait quitté le Calvados en raison de ses faibles chances de succès[147].
  • au  : conseillère municipale de Melle (Deux-Sèvres)
  • au  : conseillère municipale de Niort (Deux-Sèvres)
Au conseil général :
Au conseil régional :
Autres :

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Députée :

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Ministre :
Ministre déléguée :

Autres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de Ségolène Royal[modifier | modifier le code]

  • Le Printemps des grands-parents : la nouvelle alliance des âges, Cogite-R. Laffont, Paris, 1987 (ISBN 2-221-05314-1) ; (France Loisirs, 1988) (ISBN 2-7242-3948-2) ; (Presses pocket, 1989) (ISBN 2-266-02730-1). (Broché) (ISBN 978-2221053140)
  • Le Ras-le-bol des bébés zappeurs, R. Laffont, Paris, 1989 (ISBN 2-221-05826-7) (ISBN 978-2221058268). Note : La couverture porte en plus : « Télé-massacre, l'overdose ? »
    Sujet(s) : Télévision et enfants, Violence télévision. Au-delà de la dénonciation du système, cet ouvrage est un appel aux gestionnaires de chaînes de télévision pour que ce moyen de communication social soit mieux utilisé.
  • Pays, paysans, paysages, R. Laffont, Paris, 1993 (ISBN 2-221-07046-1). (Broché) (ISBN 978-2221070468)
    Sujet(s) : Environnement Protection, Politique de l'environnement, Développement rural. Les efforts faits en France par la ministre Ségolène Royal dans la lutte pour la protection de l'environnement.
  • France. Assemblée nationale (1958-…), Commission des affaires étrangères, Rapport d'information sur les suites de la Conférence de Rio (Assemblée nationale, 1994) présenté par M. Roland Nungesser et Mme Ségolène Royal (ISBN 2-11-087788-X).
  • La Vérité d'une femme, Stock, Paris, 1996 (ISBN 2-234-04648-3). (ISBN 978-2234046481)
    Une étude sur des problèmes sociaux contemporains et sur des solutions à apporter selon l'auteure; exemples : le désordre politique et une morale de l'action ; le désordre du chômage et la valorisation du travail ; le désordre de l'environnement et les métiers pour protéger la vie, etc.
  • Désirs d'avenir, Flammarion, Paris, 2006 (ISBN 978-2080688057).
    Ségolène Royal revient sur sa carrière politique, ses sept années de chargée de mission à l'Élysée pendant la présidence de François Mitterrand. Elle propose une réflexion sur le pouvoir politique et son exercice.
  • Parler du patrimoine roman : enjeux, démarches et mises en œuvre : actes de la première université d'automne des professionnels de la médiation du patrimoine, abbaye royale de Saint-Jean d'Angely, 17-19 octobre 2005 / [organisée par la Région Poitou-Charentes et le Centre de culture européenne] ; sous la direction de Ségolène Royal, L'Harmattan, Paris, 2006 (ISBN 978-2296015838)
  • Maintenant, Hachettes littératures, Paris, 2007 (sous la dir. de Marie-Françoise Colombani), Hachette Littérature et Flammarion (ISBN 978-2012372467).
    Dans ce livre d'entretien avec Marie-Françoise Colombani — le titre est une référence au Ici et maintenant de François Mitterrand sorti sur fond de campagne présidentielle victorieuse en 1981 —, Ségolène Royal détaille son projet « pour changer la France » et se livre à quelques confidences sur sa vie de couple et de mère. Elle y développe notamment les concepts de « démocratie participative » et d'« ordre juste » qui sont au cœur de sa campagne.
  • Les Droits de l'Enfant, Dalloz, Paris, 2007 (ISBN 978-2247072590).
    Ouvrage de vulgarisation juridique sur l'enfance et ses droits.
  • Ma plus belle histoire, c'est vous, B. Grasset, Paris, 2007 (ISBN 978-2246736110).
    Elle revient sur sa campagne présidentielle, sa défaite, et elle annonce notamment avoir proposé un poste de Premier ministre à François Bayrou au cas où elle serait élue.
  • Si la gauche veut des idées, B. Grasset, Paris, 2008. Avec Alain Touraine (ISBN 978-2246744917).
  • Femme debout, Denoël, Paris, 2009. Entretiens avec Françoise Degois, alors journaliste à France Inter (ISBN 978-2207260982).
  • Lettre à tous les résignés et aux indignés qui veulent des solutions, Plon, Paris, 2011 (ISBN 978-2259210553).
  • Cette belle idée du courage[148], B. Grasset, Paris, 2013.

Ouvrages sur Ségolène Royal[modifier | modifier le code]

  • Cécile Amar et Didier Hassoux, Ségolène et François, Paris, Prive,‎ 2005 (ISBN 2350760022).
  • Daniel Bernard, Madame Royal, Paris, Jacob-Duvernet,‎ 2005 (ISBN 2847240918).
  • Marie Malouines et Carl Meeus, La madone et le culbuto, ou, L'inlassable ambition de Ségolène Royal et François Hollande, Paris, Fayard,‎ 2006 (ISBN 9782213623542)
  • Cassandre, La prétendante : Le livre qui la révèle, Paris, P. Rey,‎ 2006 (ISBN 2848760745)
    Sujet : critique de Ségolène Royal par un(e) proche écrivant sous un pseudo. Il révèle que Ségolène Royal aurait plagié en 1996 les 10 commandements de Bernard Poignant, proche de Lionel Jospin[2] [3] [4].
  • Philippe Alexandre, Les éléphants malades de la peste, Paris, Albin Michel,‎ 2006 (ISBN 9782226172693)
  • Maurice Séveno, Ségolène à la plage, Paris, Méditions Coprah,‎ 2006 (ISBN 9782912187178)
  • Marie-Monique Robin, L'école du soupçon : les dérives de la lutte contre la pédophilie, Paris, La Découverte,‎ 2006 (ISBN 9782707146755)
  • François Moulin, Ségolène Royal, un destin français, Strasbourg, La Nuée bleue,‎ janvier 2007 (ISBN 9782716502450)
  • Evelyne Pathouot, Ségolène Royal, ombre & lumière : témoignage, Paris, Michalon,‎ 2007 (ISBN 2841863948)
  • Éric Besson, Qui connaît madame Royal? : entretien avec Claude Askolovitch, Paris, Grasset,‎ 2007 (ISBN 2246726514)
  • Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, La femme fatale, Paris, Albin Michel,‎ 2007 (ISBN 9782226179296)
  • Guillaume Bachelay, Désert d’avenir : le Parti socialiste 1983-2007, L'Encyclopédie du socialisme, 2007
  • Jacques Mazeau, Merci Madame Royal, Éditions Hors commerce
  • Marie-Noëlle Lienemann, Au revoir Royal, Librairie académique Perrin
  • Lionel Jospin, L'Impasse, Éditions Flammarion, 2007
  • Claude Fouchier, Ségolène, l'électron libre, chroniques picto-charentaises, comment elle gouverne la région Poitou-Charentes, [Éditions Anne Carrière], 2006
  • Patrick Menucci, Ma candidate, récit du directeur adjoint de campagne présidentielle de Ségolène Royal, [Éditions Albin Michel], 2007
  • François Rebsamen, De François à Ségolène, entretien avec Philippe Alexandre, récit du codirecteur de campagne présidentielle de Ségolène Royal, [Édition Fayard], 2007
  • Aymeric Mantoux et Benoist Simmat, Ségolène Royal : la dame aux deux visages, Paris, L'Archipel,‎ 2006 (ISBN 9782841878666)
  • Christine Courcol et Thierry Masure, Ségolène Royal : les coulisses d'une défaite, Paris, Archipel,‎ 2007 (ISBN 9782841879588)
  • Jean-François Macaire et Ségolène Royal (postface), En route pour le vrai changement : Elle la fait en région, Albi, un Autre reg'art,‎ 15 juin 2011 (ISBN 2916534881 et 978-2916534886)
  • E. R. Éleuthère, De quoi Ségolène Royal est-elle le nom ? : introduction au ségolénisme, Cergy, ILV éd,‎ septembre 2011 (ISBN 9782352094562)
  • Evelyne Pathouot, Au-dessus des lois : mes douze années de procédure contre Ségolène Royal, Paris, Éditions Michalon,‎ octobre 2011 (ISBN 9782841865567)
  • Anna Cabana et Anne Rosencher, Entre deux feux, Paris, Bernard Grasset,‎ 2012 (ISBN 9782246802877)
  • Sylvain Courage, L'ex, Paris, Éditions du Moment,‎ 2012 (ISBN 9782354171629)
  • Robert Belleret, Ségolène Royal L'Espérance empêchée in Portraits sur le vif, Amazon éditeur, avril 2014

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Attribution aux Personnes handicapées ajoutée en 2001
Références
  1. Sur une base militaire où son père était affecté
  2. Ouakam est une des communes d'arrondissement de la ville de Dakar
  3. Marie-Guite Dufay succéderait à Ségolène Royal
  4. Légifrance Décret du 2 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement
  5. Royal, Montebourg, Hamon... l'équation risquée de Manuel Valls, Le Monde, 2 avril 2014
  6. « Ségolène Royal ne cumulera pas le ministère et la présidence de la région Poitou-Charentes », Ivan Valerio, le Figaro.fr -3 avril 2014
  7. Jacques Royal, chevalier de la Légion d'honneur, a aussi été adjoint au maire de Chamagne (Vosges).
  8. Florian Royal 18911975) : polytechnicien (promotion 1912), officier de la Légion d'honneur
  9. Gérard Royal : lieutenant-colonel à la DGSE ; il a été un protagoniste de l'affaire du Rainbow Warrior, cf. « Royal, son frère et le Rainbow Warrior », L'Express, 2 octobre 2006.
  10. Nathalie Guibert, « Soldats américains et français sont-ils égaux face aux “pétages de plomb” ? », Le Monde, 12/03/2012
  11. « Décret du 4 juin 2010 portant promotions et nominations dans la 1re et la 2e section, promotions au titre du congé du personnel navigant, affectations d'officiers généraux », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 20 juillet 2010)
  12. « Livre : L’éthique du soldat français, 2e édition », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 20 juillet 2010)
  13. « Une cousine de Ségolène Royal candidate FN s'enchaîne à un pied de vigne », sur www.liberation.fr (consulté le 20 juillet 2010)
  14. « Site du Front National », sur www.frontnational.com (consulté le 20 juillet 2010)
  15. « Ségolène Royal sur les traces de son enfance en Martinique », Challenges, 26 janvier 2007.
  16. a, b et c « Ségolène Royal, le combat féministe »
  17. a, b, c et d « La jeunesse cachée de Ségolène Royal »
  18. a, b, c, d et e « Ségolène Royal, la fille du lieutenant-colonel »
  19. « Ségo, Sarko : qui choisir ? »
  20. (en) John Lichfield, « When Ségolène came to stay », The Independent, .
  21. Madame Royal, éd. Jacob Duvernet, 2005.
  22. « Ségolène Royal dans Face aux Français… conversations inédites », France 2, .
  23. La Lettre du Libraire : Le roman de la promotion Voltaire
  24. Les promotions de l'ENA comptent entre 100 et 150 élèves.
  25. « Ségolène Royal avocate », extrait de Maintenant.
  26. Voir le documentaire Un fils en campagne
  27. Émilie Cabot, « Les confidences de Ségolène Royal et sa fille » sur leJDD.fr, 21 mars 2012
  28. « Les secrets de Ségolène Royal. François et elle : un couple en équilibre », L'Express, .
  29. [1]
  30. « Royal-Hollande : étrange timing pour une séparation officielle », Rue89, .
  31. Maurice Séveno, Ségolène à la plage, éditions Méditions Coprah, 2006.
  32. Un jour, un destin, France 2, 19 octobre 2009.
  33. Député : à quoi sert-il ? - L'homme de terrain
  34. Le décret de nomination au Gouvernement
  35. Émission spéciale sur Ségolène Royal sur M6, le 20 novembre 2006.
  36. Voir le décret relatif à ses attributions
  37. Décret relatif à ses attributions
  38. [PDF] Jugement de la Cour d'appel de Rennes sur Rue89.
  39. Soc. , pourvois08-42161 et 08-42162
  40. Ségolène Royal définitivement condamnée à indemniser deux anciennes collaboratrices, La Tribune, 20 avril 2009
  41. « Ségolène Royal, députée discrète » par Vincent Nouzille, L'Express du 28 septembre 2006
  42. « Fiche sur Ségolène Royal sur le site de l'assemblée nationale »
  43. « Royal : “Je n'ai pas l'intention de me représenter à la députation” », Libération, .
  44. Élections régionales de 2004 - résultats en Poitou-Charentes sur le site du ministère de l'Intérieur
  45. Nathalie Segaunes, « L'ex-candidate cherche comment rebondir », Le Parisien, .
  46. [PDF]« Délibération relative au budget de la région pour l'exercice 2010 », sur www.poitou-charentes.fr (consulté le 28 juillet 2010)
  47. « Le budget participatif des lycées crée en Poitou Charentes », sur www.democratie-participative.fr (consulté le 28 juillet 2010)
  48. « Aide régionale au passage du permis de conduire », sur www.poitou-charentes.fr (consulté le 28 juillet 2010)
  49. « Charte d’Engagements Réciproques : aider les entreprises qui s’engagent pour l’emploi », sur www.poitou-charentes.fr (consulté le 28 juillet 2010)
  50. « Le développement d'une activité raisonnable et durable », sur www.poitou-charentes.fr (consulté le 28 juillet 2010)
  51. « Les Bourses régionales désir d'entreprendre (BRDE) et le réseau des Ateliers de la Création », sur www.poitou-charentes.fr (consulté le 28 juillet 2010)
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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