Edmond Magnier

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Edmond Magnier
Edmond Magnier.jpg
Fonctions
Maire
Hyères
Sénateur de la Troisième République (d)
Conseiller général (d)
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
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Autres informations
A travaillé pour

Pierre Joseph Edmond Magnier, né le à Boulogne-sur-Mer, mort le , est un journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1860, il obtient pour son livre Dante et le Moyen Âge le prix d’histoire de la Société académique de l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer et il est aussi lauréat de l'Académie d'Arras.

En 1869, il fonde à Boulogne-sur-Mer le journal La France du Nord puis l’Union indépendante à Calais.

En 1870, il rejoint Le Figaro et en dirige la rédaction[1] en l’absence de Villemmesant. Il rédige un article par lequel il apporte un soutien total à la proposition de paix du nouveau gouvernement provisoire pour mettre fin à la guerre.

Chassé du Figaro, car il avait rejoint la République en 1870, il dirige à Amiens le journal La Somme

Il fut attaché au cabinet de Gambetta et collabora avec Jules Barni au Bulletin d'instruction républicaine.

Il fonde, le 6 septembre 1872, avec Auguste Dumont, L’Évènement, dont les bureaux étaient 18, boulevard des Capucines. Magnier, proche de Thiers, réunit une équipe de qualité. Il glisse ensuite vers le radicalisme et l’anticléricalisme. En 1880, la diffusion s'élevait à 15 000 exemplaires. À partir de 1877, il dirige seul le journal, Dumont étant parti créer le Télégraphe.

Il fut candidat malheureux à la députation à Nice en octobre 1877 et en août 1881 à Draguignan.

En 1879, il achète le château de San Salvadour à Hyères.

En 1887, Edmond Magnier, à la suite des polémiques Boulanger-Ferry, se bat en duel à l'épée avec Joseph Reinach.

En 1886, il fait la connaissance de Jean Lorrain qui quitte le Courrier français pour l’Évènement.

Il est conseiller général de Saint-Tropez en 1880, élu maire d’Hyères en 1887 sur un programme touristique : la construction d’un vrai casino. Il préside le Conseil général du Var de 1890 à 1892.

En 1889, il se présente sans succès contre Gustave Paul Cluseret aux élections législatives du Var.

Pendant l’affaire Dreyfus, il souligna la nécessité de ne pas condamner sans preuve.

Le 4 janvier 1891, il est élu sénateur du Var. Il est déchu le 10 décembre 1895 en raison d’une condamnation à la prison : il avait en effet détourné à son profit les subventions de l’État pour renflouer les caisses des Chemins de fer du Sud. Il prit alors la fuite.

Article détaillé : Hôpital San Salvadour (Hyères).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Lignes politiques de M. Edmond Magnier, Imprimerie de Gimbert fils, Giraud et Cie, 1877.
  • Dante et le Moyen Âge, Paris, Garnier, 1860.
  • Histoire d'une commune de France (Boulogne-sur-Mer) au XVIIIe siècle, 1875.
  • L'Exposition Internationale de pêche de Boulogne-sur-mer, Guillaumin & Cie, 1866.

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Edmond Magnier », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À la date du 1er janvier 1891, Edmond de Goncourt écrit dans son journal : « Lockroy note l’étonnante genèse du journaliste Magnier de l’Évènement. C’était dans le principe un pédicure, oui un pédicure, qu’avait attaché à ses pieds Levert, le député du Pas-de-Calais, et qui de pédicure, est monté au grade de secrétaire, et pendant le siège a obtenu du gouvernement de Tours de faire un journal »