Locon

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Locon
Locon
La mairie au centre.
Blason de Locon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Canton Beuvry
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane
Maire
Mandat
Michel Dufosse
2014-2020
Code postal 62400
Code commune 62520
Démographie
Gentilé Loconois
Population
municipale
2 385 hab. (2015 en augmentation de 2,93 % par rapport à 2010)
Densité 251 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 34′ 15″ nord, 2° 40′ 03″ est
Altitude Min. 17 m
Max. 20 m
Superficie 9,52 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-locon.fr

Locon est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée de la commune sur la RD 945, en provenance de La Couture.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Locon
Lestrem La Couture
Hinges Locon
Annezin Essars Beuvry

Toponymie[modifier | modifier le code]

Locum (1152), Locon (1202), Locun (1215).

Lockon en flamand[1].

Ses habitants sont appelés les Loconois[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Locon apparaît pour la première fois sur un document de 1307[3].

Sous la souveraineté de la maison d'Orange-Nassau jusqu'à la fin du XVIe siècle, elle devient ensuite la propriété des seigneurs des Lyons de Bavincourt et est érigée en baronnie en 1714 en récompense des services rendus par François-Ignace-Léonard des Lyons[3].

Durant la Première Guerre mondiale, au cours de la bataille de la Lys (9 au 29 avril 1918[4]), le village fut l'un des champs de la bataille dite d'Estaires (9 au 11 avril 1918) opposant troupes portugaises (2e division du général Gomes da Costa) et britanniques (55e division du lieutenant-général Hugh Jeudwine (en)) aux forces allemandes (VIe armée du général von Quast) ; en commémoration, sur le bord de la rue Louis-Duquesne, une borne marque le point limite de l'avancée des troupes ennemies[5]. Au cours de cet affrontement, le village eut à déplorer, le 11 avril 1918, deux victimes civiles venant s'ajouter aux 62 morts au combat de 1914-1918[6].

Le 27 mai 1940, au cours de l'attaque sur Béthune par les troupes allemandes, les villages de Hinges et Locon tombent et les SS massacrent des prisonniers anglais au hameau du Paradis à Lestrem.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1986 de la neuvième circonscription du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie de 1801 à 1973 du canton de Béthune, année où elle intègre le canton de Béthune-Nord. En 1991, elle est rattachée au canton de Béthune-Est[7]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Beuvry.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté d'agglomération de l'Artois créée fin 2001.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[8], celle-ci fusionne avec la Communauté de communes Artois-Lys et la Communauté de communes Artois-Flandres, formant, le , la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane, dont est désormais membre la commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Maurice Decourcelle    
mai 1945 mars 1971 Maurice Cassez MRP Agriculteur
Député de la 9e circonscription du Pas-de-Calais (1958 → 1962)
Conseiller général du canton de Béthune (1961 → 1967)
mars 1971 mars 1977 René Leclercq    
mars 1977 mars 2008 Albert Cassez   Cultivateur
mars 2008 mars 2014[9] Francis Caron    
mars 2014[10],[11] en cours
(au 29 mars 2018[12])
Michel Dufossé DVD Comptable retraité
Directeur de l'ESAT Travail protégé Schaffner[13]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Oesbern, « Loconer Platz ».

Drapeau de l'Allemagne Oesbern (de) (Allemagne) depuis 1964[14]. Ce jumelage est l'un des premiers à être effectués entre l'Allemagne et la France après la guerre, notamment réalisé grâce aux convictions du maire de l'époque Maurice Cassez.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2015, la commune comptait 2 385 habitants[Note 1], en augmentation de 2,93 % par rapport à 2010 (Pas-de-Calais : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4571 3251 4001 5071 7151 7371 7221 7601 645
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6181 5541 5211 5081 4021 2981 3261 2551 263
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2501 3031 2881 0491 1471 1281 1281 0421 115
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 1911 2051 3931 8022 1562 2332 4352 3172 385
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49 % d'hommes (0 à 14 ans = 18,2 %, 15 à 29 ans = 19,5 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 26,5 %, plus de 60 ans = 13,7 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 18,5 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 25,3 %, plus de 60 ans = 17,1 %).
Pyramide des âges à Locon en 2007 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
0,3 
4,0 
75 à 89 ans
6,9 
9,4 
60 à 74 ans
9,9 
26,5 
45 à 59 ans
25,3 
22,2 
30 à 44 ans
22,3 
19,5 
15 à 29 ans
16,7 
18,2 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Centre de la commune, avec l'église Saint-Maur.
  • L'église Saint-Maur est construite en pierre et date du début du XXe siècle, le précédent édifice ayant été détruit durant la Première Guerre mondiale. Elle est située au centre du village sur la RD 945 (rue du 11-Novembre), la place de l'Église jouxtant la mairie du village.
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Les vitraux de cette église datent du XVIe siècle sont la propriété de la commune ; ils ont été déposés en 1914 pour éviter leur destruction lors du premier conflit mondial et furent remontés dans quatre verrières dans la nouvelle église. Ces vitraux, uniques spécimens du XVIe siècle dans le département du Pas-de-Calais, sont classés (par les Monuments historiques)[20],[21].
Un premier vitrail nommé La Résurrection a été rénové il y a quelque temps par Maître Courageux qui a utilisé la technique dite du micro-plomb qui donne un plus grande luminosité au vitrail.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Locon (Pas-de-Calais).svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

d'argent à la fasce de gueules, surmontée de trois coqs rangés de sable.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  2. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  3. a et b Quelques notes historiques - Origines sur le site de la commune
  4. L’offensive allemande sur la Lys sur le site chtimiste.com, consulté le 2 novembre 2014.
  5. Quelques notes historiques sur le site de la commune, consulté le 2 novembre 2014.
  6. Relevé du monument aux morts de Locon sur le site MémorialGenWeb.org, consulté le 2 novembre 2014.
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  9. Céline Wlodarski, « Locon : le maire Francis Caron ne convoite pas de deuxième mandat : Élu une première fois conseiller municipal en 1983, puis premier adjoint jusqu’en 2008, Francis Caron n’ira pas au-delà de son premier mandat de maire. Ce Loconois pure souche revient néanmoins avec satisfaction sur ces six dernières années. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  10. « Locon : Michel Dufossé élu maire d’un « village gaulois » : Le conseil municipal sorti des urnes dimanche a été installé vendredi soir à la salle des fêtes de Locon », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne) « Sans surprise, Michel Dufossé, tête de la liste « Locon, traditions et innovations » arrivée en tête (52,64 %) et seul candidat, a été élu maire par les 15 conseillers de la majorité. Les quatre conseillers issus de la liste de Bertrand Leleu, « Locon, notre village demain », ont voté nul. Michel Dufossé succède ainsi à Francis Caron ».
  11. Aïcha Noui, « Rencontre avec le nouveau maire de Locon: Michel Dufossé, « les politiques sont des profiteurs déconnectés de la réalité » : Suite de notre série de portraits des nouveaux maires, arrêtons-nous aujourd’hui à Locon. Pour ceux qui en doutent encore, Michel Dufossé est un homme de caractère. Fier de son village et de ses origines, l’homme revendique haut et fort un engagement apolitique », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  12. Benoît Fauconnier et Georges Moreau, « Michel Dufossé ne démissionne plus, la perspective de nouvelles élections municipales s’éloigne : Michel Dufossé, maire de Locon, a annoncé à ses administrés le 13 mars qu’il allait remettre sa démission au préfet, pour préserver sa santé. Par une vague de démissions, la minorité au conseil pensait provoquer de nouvelles élections municipales. Ce qui n’arrivera pas. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  13. Virginie Pruvost, « Michel Dufossé vient de prendre les rennes du Travail protégé Schaffner », Ouest France - Ma Ville, édition de Lens,‎ (lire en ligne).
  14. La commune d'Oesbern se situe dans le land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et fait partie depuis 1975 de la ville de Menden.
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. « Évolution et structure de la population à Locon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 août 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 26 août 2010)
  20. Classement MH des vitraux sur la base Palissy et sur Patrimoine de France
  21. Quelques images des vitraux sont disponibles sur la base Mémoire.