Nuncq-Hautecôte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Nuncq-Hautecôte
L'église Saint-Michel.
L'église Saint-Michel.
Blason de Nuncq-Hautecôte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Saint-Pol-sur-Ternoise
Intercommunalité Communauté de communes du Ternois
Maire
Mandat
Gérard Demolin
2014-2020
Code postal 62270
Code commune 62631
Démographie
Gentilé Nuncquois
Population
municipale
433 hab. (2014)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 18′ 22″ nord, 2° 17′ 23″ est
Altitude Min. 100 m
Max. 149 m
Superficie 6,64 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte administrative du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Nuncq-Hautecôte

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Nuncq-Hautecôte

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Nuncq-Hautecôte

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Nuncq-Hautecôte

Nuncq-Hautecôte est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Nuncquois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Nuncq-Hautecôte
Flers Écoivres Framecourt Sibiville
Boubers-sur-Canche Nuncq-Hautecôte
Ligny-sur-Canche Frévent Séricourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nuncq[modifier | modifier le code]

Hautecôte[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Haudescote en 1315, Hondeschote en 1318, Haudecotte/Hondescote en 1338[1].

Il s'agit d'un type toponymique flamand issu de l'ancien néerlandais, réinterprété en haute côte, d'après le français. Homonymie avec Hondschoote (Nord)[2],[3].

Le premier élément Haut(e)- représente la forme altérée du nom de personne germanique Hundo[4],[5] ou de l'ancien néerlandais hund > moyen néerlandais hont « chien ».

Le second élément -(e)côte est une altération de l'ancien néerlandais schot « cloison, clôture »[6],[7] ou du germanique skauti « hauteur, pente », terme que Maurits Gysseling croit reconnaître dans Schoten (Belgique, Anvers, Scote 868) ou Schoten (Pays-Bas). Ce mot s'est perpétué dans la toponymie romane du nord de la France (cf. Écos, Scoz vers 1034; Écots, Escotum XIe siècle; Écot, etc.)

Le sens global est donc celui de « clôture, enclos pour les chiens > élevage de chiens » ou celui de « hauteur, colline (sur la propriété de) Hundo ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Les communes de Nuncq et Hautecôte fusionnent en 1977[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Nuncq-Hautecôte dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Saint-Pol-sur-Ternoise[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la composition de ce canton, dont la commune demeure membre, est modifié et regroupe désormais 88 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la petite communauté de communes de la région de Frévent, créée fin 1998.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[10], le préfet du Pas-de-Calais a publié le 12 octobre 2015 un projet de schéma départemental de coopération intercommunale qui prévoyait diverses fusion d'intercommunalité[11].

À l'initiative des intercommunalités concernées[12], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le 26 février 2016 un amendement à ce projet, proposant la fusion de :
- la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et 5 217 habitants[13] ;
- la communauté de communes de la Région de Frévent, regroupant 12 communes et 6 567 habitants ;
- de la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois, regroupant 58 communes et 19 585 habitants
- de la communauté de communes du Pernois, regroupant 18 communes et 7 114 habitants

Le schéma, intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [14],[15] et la communauté de communes du Ternois, dont la commune est désormais membre, est créée par un arrêté préfectoral du qui a pris effet le [16].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 2001 M. Claude Belquin[17]   Agriculteur
mars 2001 en cours
(au 9 février 2015)
Gérard Demolin   Réélu pour le mandat 2014-2020[18]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 433 habitants, en augmentation de 10,18 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
402 439 456 430 402 406 405 400 396
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
377 407 448 397 385 357 338 301 313
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
333 359 332 319 312 286 262 255 256
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
278 283 362 322 406 402 379 412 433
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 21,1 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 15,3 %, 15 à 29 ans = 19,6 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 22,8 %, plus de 60 ans = 21,7 %).
Pyramide des âges à Nuncq-Hautecôte en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,1 
90 ans ou +
2,6 
9,5 
75 à 89 ans
8,5 
10,5 
60 à 74 ans
10,6 
21,1 
45 à 59 ans
22,8 
21,0 
30 à 44 ans
20,6 
18,4 
15 à 29 ans
19,6 
18,4 
0 à 14 ans
15,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants de la commune sont scolarisés au sein des écoles du regroupement pédagogique intercommunal qui rassemble les communes d’Ecoivres-Framecourt-Hautecloque-Herlincourt-Herlin-le-Sec-Nuncq-Hautecôte[24].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
  • Un arboretum a été planté au printemps 1995, avec plus de 200 arbres et arbustes[25].
  • L'église Saint-Michel[8].
  • Le monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Nuncq-Hautecôte.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :
d’azur au chevron d’argent chargé en chef d’une étoile de sable soutenue de deux merlettes affrontées du même, accompagné de trois éclairs aussi d’argent.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre[réf. incomplète]
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 346a
  3. Ernest Nègre, op. cit.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 346a
  5. Ernest Nègre, op. cit.
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  7. Ernest Nègre, op. cit.
  8. a et b Amandine Faraud (avec Janine Soyez), « Nuncq-Hautecôte : deux villages réunis autour d'une église de pierres et de briques », sur lavoixdunord, La Voix du Nord,
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  11. « Ternois : le redécoupage des intercommunalités est en marche ! : La commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) se réunissait hier après-midi à la préfecture pour continuer à dessiner les contours du futur nouveau découpage des com de com du Pas-de-Calais », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  12. « Vertes collines du Saint-Polois: la fusion avec ses voisines est déjà sur de bons rails : C’est l’actualité du moment : dans la plupart des communautés de communes, les élus s’arrachent les cheveux pour se mettre dans les clous de la loi NOTRe (elle les oblige à fusionner pour créer des intercommunalités de plus de 15 000 habitants). Mais dans le Ternois, les Vertes collines du Saint-Polois et ses trois voisins (Pernois, Auxilois, Région de Frévent) font office de très bon élève et en sont déjà à discuter des modalités de l’« après-fusion », La Voix du nord,‎ (lire en ligne).
  13. Le populations mentionnées dans les actes concernant les intercommunalités sont des populations totales, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire regroupant la population municipale, c'est-à-dire les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune à laquelle s'ajoute la population comptée à part, qui regroupe principalement les personnes vivant dans certaines collectivités (internats, casernes, hôpitaux, couvents, prisons…).
    Dans les tableaux de population mentionnés dans les articles de wikipédia ne sont habituellement mentionnés que les populations municipales, ce qui explique l'écart entre les chiffres mentionnés dans le SDCI et ceux des tableaux démographiques
  14. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2017 portant schéma départemental de coopération intercommunale du Pas-de-Calais » [PDF], SDCI, Préfecture du Pas-de-Calais (consulté le 23 mars 2017)
  15. « Dix-neuf atouts pour la carte intercommunale », L'actualité de L'Institution, Conseil départemental du Pas-de-Calais, (consulté le 23 mars 2017).
  16. « Arrêté interpréfectoral du 30 août 2016 portant création d'une communauté de communes issue de la fusion des communautés de communes de l'Auxilois, de la région de Frévent, du Pernois et des Vertes Collines du Saint-Polois », Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Somme, no 2016-069,‎ , p. 37-39 (lire en ligne).
  17. « Nuncq-Hautecôte : l’ancien maire Claude Belquin nous a quittés », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne) « Il a été élu pendant une trentaine d’années, d’abord conseiller municipal, puis adjoint et maire. Claude Belquin, premier magistrat de Nuncq-Hautecôte durant quatre mandats, de 1977 à 2001, est décédé mercredi dernier à l’âge de 88 ans ».
  18. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 4 février 2015).
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  22. « Évolution et structure de la population à Nuncq-Hautecôte en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  24. « Inscriptions RPI d’Ecoivres-Framecourt-Hautecloque-Herlincourt-Herlin-le-Sec-Nuncq-Hautecôte », L'Abeille de la Ternoise, no 8569-1618,‎ , p. 20.
  25. [Page sur Nuncq-Hautecôte] sur le site de la communauté de commune