Troyes

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Troyes
Blason de Troyes
Blason
Troyes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Aube (chef-lieu)
Arrondissement Troyes (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de cinq cantons : Troyes 1, 2, 3, 4, 5
Intercommunalité Grand Troyes
Maire
Mandat
François Baroin
2014-2020
Code postal 10000
Code commune 10387
Démographie
Gentilé Troyens
Population
municipale
59 671 hab. (2013)
Densité 4 521 hab./km2
Population
aire urbaine
188 320 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 51″ N 4° 04′ 27″ E / 48.297419, 4.07426348° 17′ 51″ Nord 4° 04′ 27″ Est / 48.297419, 4.074263
Altitude Min. 100 m – Max. 126 m
Superficie 13,2 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-troyes.fr

Troyes (prononcer [tʁwa]) est une commune française, située dans le département de l'Aube (dont elle est la préfecture) et la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. La commune est divisée en sept cantons dont elle est le chef-lieu.

Avec une population légale de 59 671 habitants, la ville de Troyes est la septième ville la plus peuplée de la région derrière Colmar et devant Charleville-Mézières et Châlons-en-Champagne. Elle est le centre de la communauté d'agglomération du Grand Troyes comptant 124 037 habitants en 2008, qui s'étend sur une quinzaine de kilomètres, le long de la vallée de la Seine.

Son passé historique, de la tribu des Tricasses à la libération de la ville le lors de la Seconde Guerre mondiale, en passant par la bataille des champs Catalauniques, le concile de Troyes, le mariage d'Henri V et de Catherine de France et les foires de Champagne ainsi que son riche patrimoine architectural et urbain avec ses nombreux édifices protégés au titre des monuments historiques, ont permis à Troyes d'être désignée Ville d’art et d’histoire par le Comité national des Villes et des Pays d'art et d'histoire. L'once troy, unité de mesure des métaux précieux depuis les foires de Champagne, tient son nom de la ville.

Le textile, développé à partir du XVIIIe siècle est l'un des atouts historiques de l’économie troyenne jusqu'aux années 1960 ; Troyes est aujourd'hui la capitale européenne des magasins d'usine et de négoce grâce à ses trois centres de marques. Le Pays Barséquanais avec ses étendues de vignoble à champagne possède de nombreux atouts gastronomiques. Du point de vue géographique et touristique, la Seine reste le principal avantage avec la proximité du parc naturel régional de la forêt d'Orient et le lac-réservoir Lac d'Orient réserve faunistique et de détente. Troyes, ville capitale chargée d'histoire, située géographiquement au centre du département, voit se développer autour d'elle un tourisme vert : outre le parc de la forêt d'Orient, le pays d'Othe et le pays d'Armance offrent leurs étendues vallonnées, boisées et de plaines.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Plan de la ville.

Troyes se situe dans le Grand Est de la France, au centre du département de l'Aube — dont elle est le chef-lieu — et au sud-ouest de la région Champagne-Ardenne (future région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine). La commune s'étend dans la plaine de Champagne crayeuse, à proximité du pays d'Othe et du pays d'Armance. Cette ville de plaine alluviale s'établit dans la vallée de la Seine[1].

À vol d'oiseau, Troyes est à 141,5 km de Paris. En dehors de la capitale, les autres grandes villes les plus proches de Troyes sont Reims (106,9 km) et Dijon (129,9 km)[2]. En ce qui concerne la proximité, elle est distante[2] :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Troyes
Les Noës-près-Troyes La Chapelle-Saint-Luc Lavau
Pont-Sainte-Marie
Sainte-Savine Troyes Saint-Parres-aux-Tertres
Saint-André-les-Vergers Rosières-près-Troyes Saint-Julien-les-Villas
Bréviandes

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La Champagne crayeuse.

La superficie de la commune de Troyes est de 1 320 ha quand la superficie moyenne communale en France métropolitaine s'établit à 1 505,8 ha[3] ; son altitude varie de 100 m, au niveau de la Seine à la limite entre Troyes et Barberay-Saint-Sulpice, à 126 m au sud-ouest, à la limite du territoire communal de Saint-André-les-Vergers[4],[5].

Troyes se situe dans la partie sud-est du bassin parisien, à proximité de la zone de transition entre les formations du Crétacé inférieur et celles du Crétacé supérieur. Cette zone est très peu tectonisée et les couches mésozoïques du bassin sont caractérisées par un très faible pendage (environ 0,15 %) en direction du nord-ouest. Le socle hercynien a été reconnu par forage à une profondeur d'environ 1 685 m. Le territoire de la commune se trouve intégralement dans la vallée de la Seine, constituée d'un emboîtement de trois terrasses alluviales (moyenne terrasse, basse terrasse et plaine alluviale), dont les épaisseurs peuvent atteindre jusqu'à plus de 10 m[6].

Le soubassement de la vallée de la Seine est une craie du Crétacé supérieur formée à partir de restes calcaires de micro-organismes planctoniques[7]. Cette craie poreuse et épaisse a permis la formation en Champagne-Ardenne d'une immense « nappe de la craie » souterraine qui alimente de nombreux cours d'eau[8]. Dans le cas de Troyes (et du Pays d'Othe), il s'agit de craie sénonienne et turonienne[9],[10]. Cette formation crayeuse, entièrement recouverte par des alluvions modernes et anciennes sur le territoire de la commune[7], se retrouve à l'affleurement dans les communes limitrophes de Troyes à l'est, Saint-Parres aux Tertres et Pont-Sainte-Marie[6].

Hydrographie et lacs[modifier | modifier le code]

Canal des Bas-Trévois
Le canal des Bas-Trévois depuis la Rue Roger Salengro

À Troyes, le réseau hydrographique, d'une longueur de 16 km sur la Seine[V 1] tient une place « historique et légitime » au cœur de la ville. Elle se divise en deux canaux principaux à Saint-Julien-les-Villas : d'un côté, la Vieille Seine n'arrose pas Troyes, de l'autre, la rivière Notre-Dame se divise en deux canaux plus petits et forme la tête du « bouchon de champagne » (vu du ciel, le centre historique de Troyes a la forme d'un bouchon de champagne[11]). Ce fleuve suit également la Chaussée du Vouldy et l'est du centre-ville et longe la digue de Fouchy dans le Nord.

À partir de Troyes, la Seine reçoit notamment la Hurande, la Vienne, l'Ardusson, l'Aulne et l'Orvin sur la rive gauche, et sur la rive droite la Biaise, le Melda, le Ruez, ruisseaux originaires de la craie et coulant sur des terrains plus ou moins tourbeux[12]. Deux rivières se jettent dans la Seine à Troyes : la Barse[13] et le Triffoire[14].

La commune est reliée au canal de la Haute-Seine qui relie Bar-sur-Seine à Marcilly-sur-Seine. Sa construction a débuté en 1805 à la demande de Napoléon Ier afin de rendre la Seine navigable jusqu'à la ville de Châtillon[15]. L'activité du canal, inauguré le [16] dure jusqu'à l'année 1974 où un arrêté de déclassement est pris[17]. L'avenue Chomedey de Maisonneuve, l'avenue Georges Vanier et la pénétrante nord sont construites sur son emprise.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Aube.
L'Avenue du Maréchal-Joffre sous la neige.

Le climat de Troyes est le même que celui de l'Aube et de la Champagne-Ardenne. Il s'agit d'un climat « tempéré océanique humide » (Cfb d'après la classification de Köppen), qui se caractérise par une atmosphère douce et humide[18].

Les données climatiques du territoire viennent de la station météo de Barberey-Saint-Sulpice. Le record de chaleur est de 40,6 °C le 12 août 2003 lors de la canicule de l'été 2003[19], et le record de froid est de -25,2 °C le 17 janvier 1985[20]. L'importance des précipitations dans le département de l'Aube est tempérée par un fort accroissement du nord au sud. Ainsi, la champagne crayeuse, dont fait partie la ville de Troyes, est une zone dont la pluviométrie est plus faible que celle de la champagne humide[21].

Relevé météorologique à Troyes
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,2 0 2,1 3,9 7,8 10,7 13 12,5 9,6 7 3,1 1,2 5,9
Température moyenne (°C) 3,1 3,5 6,6 9,1 13,1 15,9 18,7 18,1 14,9 11,3 6,4 3,6 10,4
Température maximale moyenne (°C) 6 7,5 11,8 15,1 19,2 22,4 25,4 25 21,1 16,2 9,9 6,6 15,5
Ensoleillement (h) 68,6 88,3 143,8 184,8 215 229,4 235,5 228,2 179,2 123,6 66,6 53,6 1 816,4
Précipitations (mm) 37,7 34,9 36,1 39,3 46,4 40,8 46,8 45,7 43,2 55,6 44,7 49 520,2
Source : Météo-France — Normales et records pour la période 1975-2015 à Troyes-Barberey[22],[23],[24]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La sortie Troyes-Sud de l'Autoroute A5.

La localité est desservie à 10 km par l'A5 en direction de la Bourgogne et de l'Île-de-France et permet de rejoindre le sud de la France (via Dijon puis Lyon) ainsi que Paris via les correspondances avec l'autoroute A6 puis la Francilienne ou par l’A4[25].

Elle est reliée au Nord de l'Europe par l'autoroute A26, qui traverse la Champagne-Ardenne et la Picardie, et rejoint également à proximité de Châlons-en-Champagne l'autoroute A4, permettant de rejoindre le Nord-Est de la France (Strasbourg) et l'Allemagne.

Hors autoroutes, la D619 en direction de Provins et Paris permet les liaisons avec l'Île-de-France sans passer par les voies de circulation rapide. Les routes D960 et N77 ainsi que la D444 permettent les liaisons avec le département de L'Yonne. La route D671 (France) dessert Dijon et le département de la Côte-d'Or. Enfin, les routes D960 et D400 effectuent les liaisons vers Nancy et Saint-Dizier.

Depuis 1974, le territoire est relié au boulevard périphérique du Grand Troyes dont l’achèvement a eu lieu durant l’été 2008 avec la mise en service de la tranche Bréviandes - Saint-Parres-aux-Tertres[26]. Elle s'étend sur une longueur totale de 30 km autour des villes du Grand Troyes.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports en commun de Troyes.
Autobus du réseau TCAT.

La création des transports publics de Troyes date de la fin du XIXe siècle. Après l'époque des car Ripert, puis du tramway électrique mis en service par la Compagnie des Tramways de Troyes le [27], c'est aujourd'hui le Grand Troyes qui assure l'ensemble des prestations visant à assurer un moyen de locomotion sur la ville, son agglomération, ainsi que dans 2 autres communes hors communauté d'agglomération (Barberey-Saint-Sulpice et Lavau). Cette régie est connue sous le nom de la TCAT. Le réseau est formé de onze lignes régulières et de treize lignes scolaires. Il a assuré 8 902 500 voyages en 2014[28].

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Gare de Troyes.
Le hall de la gare de Troyes, recouvrant les voies et les quais.

La création de la ligne Montereau - Troyes a permis l'ouverture la gare de Troyes en 1848[29]. La gare est desservie par la ligne no 4. La section de Troyes à Chaumont est mise en service le [30], tandis que la création du TEE L'Arbalète permet les liaisons jusqu'à Zurich, Mulhouse et Bâle. Aujourd'hui, ces trains sont remplacés par des Intercités qui vont de Paris-Est à Belfort.

Pour les transports régionaux, elle est desservie par certaines lignes du réseau TER Champagne-Ardenne (par train ou par autocar). Cette liaison ferroviaire s'ouvre depuis peu en direction du sud avec la création de la ligne Troyes Dijon-Ville.

Cette gare se situe actuellement sur une ligne non-électrifiée, mais la ligne Troyes-Paris bénéficie depuis 2007 de rames automotrices bimodes (diesel et électrique)[31].

Autres moyens de transport[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Troyes - Barberey (code AITA : QYR • code OACI : LFQB) assure les liaisons aériennes. Il n'existe cependant pas de lignes régulières au départ de l'aéroport[32]. En revanche, l'aéroport de Paris-Vatry, situé dans le sud du département de la Marne, à la limite de l'Aube, propose des vols réguliers en passagers et en fret.

Depuis juillet 2003, la Vélovoie des Lacs permet de relier le Grand Troyes au parc naturel régional de la forêt d'Orient. Cette piste cyclable de 42 km part de Saint-Julien-les-Villas et dessert Lusigny-sur-Barse, Géraudot, Mesnil-Saint-Père et Dienville situé au bord du lac Amance[33]. Afin de faciliter l'accès depuis Troyes, des pistes cyclables ont été aménagées. Malgré des difficultés existentielles, il est possible de rouler de Saint-Oulph à Dienville en passant par le centre historique de Troyes en n’empruntant uniquement des pistes cyclables, voie verte ou vélovoie (soit 80 km au total)[34].

À proximité également, le Sentier de grande randonnée no 2 traverse le Pays d'Othe.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Carte de Troyes
Carte des grands quartiers de la commune.

Le centre-ville, dont le cœur est en forme de bouchon de Champagne, conserve un patrimoine remarquable[35] (vus du ciel, les arbres et canaux dessinent ledit « bouchon » autour des 53 hectares du cœur historique) ; il est considéré comme « le plus bel ensemble citadin médiéval de France »[36]. On y trouve par exemple des maisons à colombage des XVIe et XVIIe siècles (notamment rue Passerat), en cours de restauration depuis le début des années 1990. Certains toits et maisons sont couverts d'essentes, tuiles en châtaignier, bois réputé imputrescible.

Mais on trouve aussi de vieilles maisons à pans de bois datant du XVIe siècle quasiment toutes de style Renaissance, ce qui les rend remarquables du point de vue architectural, ainsi que des immeubles en pierres et en briques. Certains logements ont été rebâtis à l'identique après l'incendie général de 1524 à l’image du quartier Saint-Jean[37].

D'après le plan d'assemblage grands quartiers de l'INSEE (IRIS 2000[INSEE 1]), la ville de Troyes se compose de 11 quartiers.

La Place de la Bourse.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2010, Troyes comptait 33 867 logements, soit 1 957 de plus qu'au précédent recensement de 1999, et 7 256 de plus que quarante ans plus tôt (26 611 logements en 1968)[INSEE 2].

Parmi ces logements, 88,9 % étaient des résidences principales et 1,4 % des résidences secondaires. On dénombrait 3 288 logements vacants, représentant 9,7 % du parc de logements, en stabilisation avec 1999. Ces logements étaient pour 21,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 77,6 % des appartements[INSEE 3]. Le nombre moyen de pièces par résidence principale était de 3,3[INSEE 4].

Le fait qu'il y ait plus d'appartements que de maisons individuelles expliquerait en partie le nombre plus élevé de locataires (66,6 %) par rapport aux propriétaires (32,0 %). La part de logements HLM loués vides était de 34,3 % en 2009 contre 37,1 % en 1999[INSEE 5], en baisse mais toujours supérieure au taux minimum de 20 % fixé par la Loi_relative_à_la_solidarité_et_au_renouvellement_urbains (loi SRU) de décembre 2000.

Risques naturels et autres[modifier | modifier le code]

La Seine vers la Moline
La Seine quelques heures avant le pic de crue, le 8 mai 2013, vers la Moline (entre Troyes et Saint-Julien-les-Villas).

La commune est sujette à plusieurs risques naturels. Le principal risque concerne les inondations de plaine et les inondations par remontées de nappe phréatique en raison de la présence de la Seine et de ses affluents, ce qui a mené à la création en 2001 d'un plan de prévention du risque inondation. Depuis 1983, l'état de catastrophe naturelle dû aux inondations a été reconnu à six reprises[38].

Les crues les plus mémorables en termes de hauteur d’eau, de débit et de dégâts ont été les crues de 1910 et 1955. En 1910, l'eau a notamment recouvert la digue longeant le bras du Pétal, le quartier des Tanneries, la place de la Préfecture et les Quais du canal de la Haute Seine, tandis que la « vieille Seine », également appelée la. « bâtarde », a inondé la Basse Moline après avoir débordé en rive gauche[39]. Lors de la crue de 1955, plusieurs secteurs, notamment les Ecrevolles (où le niveau a atteint jusqu'à 20 cm dans les endroits les moins creux) et les Blossières, sont restés inondés pendant plusieurs jours.

D'autre part, en raison de la nature du sol (argiles), des phénomènes de gonflement et de retrait du sol sont possible, ce qui n'est pas sans risques pour les bâtiments (présence de fissures)[40]. Enfin, le Transport_de_matières_dangereuses (TMD) à travers la ville présente un risque[38].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Au début des années 2010, le réaménagement du bouchon de Champagne est notamment passé par la requalification des quais de Seine — réouverture d’une partie du canal recouverte dans les années 1970 — dont l'objectif affiché est de retrouver la place historique de l'eau sur le bouchon tout en dynamisant les quais[41].

Dans le cadre de la requalification du centre historique, les élus du Grand Troyes ont signé en 2015 un protocole visant à réaménager le quartier de la gare, actuellement en « ruines ». Les travaux débuteront au cours du premier semestre 2016. La ville a investi un budget de 22 millions d’euros à l'occasion de ce projets[42]. La SNCF s’engage pour sa part à rénover la gare en y investissant 4,5 millions d’euros[43].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville est connue sous le nom d'Augustobona à l'époque romaine[44], nom parallèle à Juliobona, Lillebonne (Seine-Maritime), c'est-à-dire, celtique bona, fondation, ville + nom de l'empereur Augustus, Auguste, soit « fondation (dédiée à) Augustus ». L'élément bona se trouve également dans Vindobona « la ville blanche » (Vienne, Autriche) et Ratisbona (Ratisbonne, Allemagne)[45].

Par un processus connu pour bien d'autres villes françaises, le nom actuel est dérivé du nom de la tribu des Tricasses, organisée au sein de la civitas Tricassium (IVe siècle). Le toponyme est attesté sous les formes Trecassis au VIIe siècle, Trecasadiens au IXe siècle et encore Treci en 890, Treche en 1218 et enfin sous la forme actuelle avec le passage de /e/ à /wa/ au XIIIe siècle Troies (cf. vieux français treis, moderne trois = 3)[46],[47].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chronologie de Troyes.

La ville de Troyes, capitale historique des comtes de Champagne[48], et forte d'un grand passé historique et d'un riche patrimoine architectural et urbain, a été désignée Ville d’art et d’histoire le . La convention a été signée en février 2010[49].

Antiquité : naissance de Troyes[modifier | modifier le code]

Site gallo-romain de la Porte de Chaillouet.
Attila, sur une plaquette d'argent du XVIe siècle.

Les premiers habitants ayant laissé des traces tangibles de leur présence sont les Tricasses, tribu de la Gaule lyonnaise mentionnée à partir du Ier siècle av. J.-C. dans les écrits de géographes grecs, même si quelques mégalithes témoignent d'un peuplement plus ancien[50]. La ville est mentionnée sous le nom de Augustobona notamment lors de la Guerre des Gaules à partir de l’année 58 av. J.-C.[51], mais la dénomination dérivée du nom des Tricasses s'impose progressivement sous le Bas-Empire. Les Lingons, voisins de cette tribu, ont aussi habité dans la moitié sud-est de la ville. L'empereur romain Hadrien séjourne dans la ville avec ses troupes durant les années 120 après Jésus-Christ[12].

C'est à l'ouest de la ville, vers Méry-sur-Seine ou Dierrey-Saint-Julien[52] que se déroule en 451 la bataille des champs Catalauniques. Le 20 juin, alors qu'Attila a été repoussé à Orléans par les Romains, saint Loup se rend à son camp et le supplie d'« épargner une ville sans défense, car elle n'avait ni murs ni soldats ». Attila lui aurait répondu: « Soit ! Mais tu viendras avec moi et tu verras le Rhin ; je te promets de te renvoyer alors »[53]. Les Huns sont encore arrêtés dans les plaines voisines de Troyes, appelées Champs Catalauniques, par les Romains et par les Francs commandés par Mérovée ainsi que leurs alliés. Attila est défait. Le roi des Wisigoths, Théodoric, y est tué. La bataille de Mauriac chasse définitivement les Huns de la Gaule.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Siège de Troyes et Traité de Troyes.
Le concile de Troyes par Granet, Château de Versailles.

De Clovis au comté de Troyes[modifier | modifier le code]

En 484, Clovis s'empare de Troyes et de ses alentours qui seront appelés Champagne (campania) à cause des plaines crayeuses immenses. La Champagne est attribuée au royaume d'Austrasie, après le partage des possessions de Clovis en 511, sauf Troyes et sa région qui sont attribuées à Clodomir. Ce n’est qu'en 524, à la suite de la mort du roi d'Orléans qu’elle rejoint l’Austrasie jusqu'en 558, année où Clotaire Ier est proclamé roi des Francs. En 567, la cité de Troyes est placée dans le Royaume de Bourgogne. Entre 592 et 613, elle rejoint à nouveau l'Austrasie. À la mort de Clotaire II en 629, la ville dépend de nouveau de la Bourgogne[54].

La ville est contrôlée et pillée par les Sarrasins d'Espagne en 720[55]. La Vita Sancti Fidoti, abbatis Trecensis, vie de Fidolin, captif libéré par Eventinus, un prêtre de Troyes, semble indiquer qu'à cette époque, on y pratique le commerce des esclaves[56]. En 820, Aleran devient le premier comte de Troyes à l'époque de l'empereur Louis le Pieux. Son règne prend fin avec sa mort survenue en 852. Le territoire de Troyes fut également, vers 860, le prix d'une lutte entre l'évêque Ansegise et le comte Rodolphe de Ponthieu. Ce dernier en sort vainqueur[57]. Lors du premier Concile de Troyes en 878, Louis le Bègue reçoit la couronne impériale par le pape Jean VIII[58] et Bernard de Gothie en conflit avec Frotaire et en révolte contre le roi Louis le Bègue a été examiné[59].

Les Normands, en 889, s'emparent de la ville, la réduisent en cendres et pillent toute la contrée environnante. Au Xe siècle, ils reviennent une seconde fois, mais sont éloignés par Ansegise, évêque de Troyes. La ville appartient au duché de Bourgogne au début de ce siècle.

En 1040, Rabbi Salomon Ben Isaac, plus connu sous le nom de Rachi, naît à Troyes. Il crée une importante école de pensée juive dans la ville.

L'époque des comtes de Champagne[modifier | modifier le code]

Foire de Champagne, gravure du XIXe siècle
Une gravure des foires de Champagne au XIXe siècle.

Au XIIe siècle, le comté de Troyes fusionne avec celui de Meaux pour donner naissance au comté de Champagne. Hugues Ier de Champagne est le premier à être proclamé à ce titre vers l'an 1102. En 1129, le second concile de Troyes, qui a eu lieu sur le site de l'actuelle cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, s'est déroulé en la présence de Hugues de Payns et de nombreuses personnalités religieuses comme le comte Thibaut IV de Blois. Ce concile entraînera la création d’une règle propre à l’ordre du Temple.

En 1188, un grand incendie détruit une grande partie de la ville et ravage l'abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains, la collégiale de Saint-Étienne, le palais des comtes de Champagne et l'ancienne cathédrale de Troyes. Cet incendie amène pour ce dernier à la phase dite « gothique » du monument[60],[61].

Les premiers moulins à vents apparaissent au XIIe siècle. Les moulins appartenaient aux comtes de Champagne et ont été légués au Chapitre de la cathédrale afin de subvenir aux besoins de la reconstruction de la cathédrale dédiée à saint Pierre et à saint Paul, détruite partiellement après l'incendie[61]. Cette réédification fera de l'architecture gothique le style dominant du siège du diocèse de Troyes[62].

Après le Chapitre de la cathédrale, les autres congrégations religieuses de Troyes construiront à leur tour un moulin à vent afin de couvrir les investissements. 15 moulins sont attestés à la fin XIIe siècle. La ville se répand également de monastères, d’églises et d’industries au service des religieux[63]

En 1264, le pape Urbain IV instaure la Fête de l'Église universelle qui deviendra la Fête-Dieu. Cette fête, dédiée au Saint Sacrement est célébré les jeudis suivant la Sainte-Trinité[64]. Et dès 1273, la commune engage des travaux afin de faire acheminer de l'eau d'une source pour alimenter la ville[65].

La Champagne est rattachée au royaume de France par le mariage en 1285 de Jeanne Ire de Navarre avec le futur Philippe le Bel[66]. En 1288, un autodafé a lieu après que les juifs troyens ont été accusés de crime rituel. Le 24 avril, le tribunal de l'inquisition condamne 13 d'entre eux à monter au bûcher[67].

Le XIIIe siècle marque le début de la renommée des foires de Champagne, pour lesquelles des marchands venaient de tout l’Occident. Ces foires ont permis le développement de nombreux métiers industriels comme le textile, la tannerie, la papeterie et la teinturerie. À Troyes, la célébration se tenait durant la Saint Jean et la Saint-Rémi dans les rues historiques du Bouchon de champagne telles que la rue Champeaux, la rue de la Pierre, ou la rue des Anciennes Tanneries[68].

Productrice de draps en lin et en chanvre, Troyes comptait plusieurs moulins permettant de broyer les chiffons. Par la suite, les moulins de la Pielle (en 1348) et du Roy furent transformés en moulins à papier. Troyes deviendra ainsi, à partir du XIVe siècle, une « capitale » des fournisseurs de papier en Europe. En effet vers 1470, leurs acquéreurs viennent d’Angleterre - il est attesté de la présence de papier troyen à Canterbury - de la Hollande, ou encore d’Allemagne[69].

Pendant la guerre de Cent Ans, la ville de Troyes se prépare à accueillir les Anglo-Navarrais. En 1359, les Troyens, menés par leur évêque Henri de Poitiers libèrent les villes d'Aix-en-Othe, Beaufort et Nogent-sur-Seine[70].

Troyes au Moyen Âge tardif[modifier | modifier le code]

Mariage d'Henri V et de Catherine de Valois.

À la fin du XIIIe siècle, Troyes n’est plus la capitale du comté de Champagne. Celui-ci est en effet passé aux rois de France et Châlons-sur-Marne a été préférée comme capitale administrative de la Champagne[52].

En 1420, la signature du Traité de Troyes désigne le roi anglais Henri V comme héritier de la couronne de France après que ce dernier épouse Catherine de Valois, l'une des filles de Charles VI.

En mai 1471, Louis XI confirma l'administration municipale par ses lettres patentes[71].

Peu après toutefois, le Dauphin monta sur le trône sous le nom de Charles VII. C'est Jeanne d'Arc qui vint à son secours ; elle le mena d'Orléans à Reims pour qu'il soit sacré. Le , Jeanne d'Arc délivre la ville des Anglais.

Quelques jours avant la Fête-Dieu 1487, un incendie se déclare dans la boutique d'un apothicaire. Il dure plusieurs jours et détruit une grande partie de la ville[72]. Le fait qu'il démarre la nuit lui assure une certaine rapidité d'expansion, la nuit augmentant les peurs et entravant la lutte contre l'incendie. La ville de Troyes possédait néanmoins, pour lutter contre le feu, des seringues géantes qui permettaient d'arroser les foyers plus efficacement qu'avec des seaux[73]. La même année, les foires de Bourges sont déplacées à Troyes : en effet, une grande partie de la ville de Bourges, dont les marchés couverts, a été détruite par un gigantesque incendie et elle ne peut accueillir sa foire[74].

Les Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Charles IX en 1565 d'après François_Clouet.

À partir du XVIe siècle commence la période de la bonneterie qui a duré jusqu'aux années 1960.

Le , un nouvel incendie éclate au cœur de la ville médiévale. Le principal quartier de la ville, une vingtaine de rues, des milliers de maisons et plusieurs monuments historiques et religieux sont détruits[75],[76]. L'incendie est favorisé par la présence de nombreuses camerae, chambrettes aménagées en appentis dans les cours pour loger les pauvres parmi les pauvres, qui fournit un matériau inflammable, réduit les pare-feux que constituent les cours et gênent les secours contre les sinistres[77]. Cette catastrophe provoque un apauvrissement général de la population[78] mais conduit la municipalité à exiger des cheminée construites en matériaux ininflammables (on pouvait trouver des hottes en bois recouvert de plâtre) et des conduits de cheminée dépassant suffisamment du toit[79].

Le , Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal, accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[80]. Lors de son voyage, le roi soumet dans un édit royal du 29 mars les ports de Saint-Nazaire et du Croisic au siège royal de Guérande[81] et signe le 11 avril un traité de paix avec la reine Élisabeth Ire d'Angleterre en la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul[82]. Ce traité permet à Calais de redevenir définitivement française[83].

À la suite de la Saint-Barthélemy (du 27 août au ), plusieurs dizaines de protestants furent massacrés à Troyes.

Après la Journée des barricades, (jeudi 12 mai 1588) qui voit l'occupation de la ville de Paris (13 mai), les Guise veulent prendre la ville. Henri III enjoint aux Troyens de ne pas recevoir le cardinal de Guise. Grâce à un ligueur, Denis Latrecey, l'ecclésiastique fait cependant son entrée, par la porte de Croncels et se rend à l'évêché. Le maire Jean Daubeterre le reçoit. Le lieutenant général du bailliage, Eustache de Mesgrigny, est chassé, avec d'autres, dont des chanoines resté fidèles au roi. Ils trouvent refuge à Châlons-en-Champagne, restée fidèle au roi, ville où se trouve Joachim de Dinteville. Le cardinal de Guise fait démissionner les conseillers de Troyes. Le 11 juin 1588, le favori et trésorier du cardinal de Guise, Nicolas de Hault est choisi comme maire par l'assemblée générale (il le reste jusqu'en 1592). Le 17 juin, de nouveaux conseillers sont élus par une assemblée générale. Parmi eux figure le traître Denis Latrecey. Le 20 juin, la ville envoie des délégués dans la capitale pour jurer fidélité à la Ligue. Le 19 août, la ville s'engage à respecter l'Union qui vient d'être scellée entre le parti des Guises et Henri III. En octobre des députés troyens sont envoyés à Blois aux États généraux.

Les foires de Troyes ont été interdites durant le XVIIIe siècle. En 1694, elles sont de nouveau autorisées.

Les premiers métiers de la bonneterie font leur apparition à Troyes en 1745 grâce à l'apparition du métier à tricoter les bas (inventé par William Lee en 1589) et la création des premières manufactures[84]. En 1770, Troyes compte 40 bonnetiers ; la ville devient alors la capitale de la bonneterie.

Le Parlement de Paris est transféré dans la ville en 1787. En 1789, alors que la ville se trouve au cœur de la Révolution française, le maire Claude Huez est assassiné après avoir été accusé à tort d'avoir voulu empoisonner le peuple[85].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Troyes en 1852
Une vue générale de la ville de Troyes durant les environs de 1852.
La première gare de Troyes, construite en 1847.
Le faubourg Croncels, avant la Première Guerre mondiale.
Une rame du tramway de Troyes, place du Maréchal-Foch, dans les années 1920.

Napoléon Bonaparte a fait plusieurs passages dans la ville en 1805 et 1814 lors de sa campagne de France.

En 1834, la ville occupe à elle seule environ 10 000 métiers de la bonneterie de coton et 12 000 ouvriers, pour un produit annuel de près de 7 000 000 francs[86].

La ville est reliée à la capitale par le chemin de fer en 1845, favorisant son développement. En 1849 a lieu à Troyes le premier festival chantant d'orphéons, organisé par Charles Delaporte. Il rassemble 200 orphéonistes[87].

Vers 1855-1860, Troyes devient un centre important de construction de métiers circulaires. La réussite de l'industrie de la maille, au XIXe siècle, est due, majoritairement, aux inventions des mécaniciens champenois[88]. La concurrence anglaise est bien présente ; les Anglais ayant utilisé plus hardiment la vapeur, le fabricant bonnetier doit donc créer des services commerciaux et d'exportation.

Napoléon III prononce un discours à Troyes en 1868. Il déclarera que « Rien ne menace la paix de l'Europe »[89],[90].

Du 21 au , la ville de Troyes est victime de graves inondations à la suite du débordement de la Seine, provoquant d'importants dégâts[91].

Lors de la Première Guerre mondiale, la ville de Troyes prend le rôle de ville-hôpital. Elle échappe aux conflits entre la Triple-Entente et la Triple-Alliance[92].

Le succès de la bonneterie se confirme lors de l’entre-deux-guerres, et de nombreuses grandes entreprises sont créées dans la ville notamment Petit Bateau, Lacoste, et Dim. D'autres sont créées plus tard, notamment Absorba.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le , l'armée allemande, après avoir pris Sens, Paris et une vaste partie du département de l’Aube entre dans Troyes. Face aux bombardements des nazis, les Troyens, paniqués, décident de fuir la ville. Après la capture, il ne restera qu'environ 4 000 Troyens dans la cité[93].

Le , l'armée allemande a commis à Buchères dans le sud de l'agglomération de Troyes un massacre communément appelé « martyre de Buchères » : 68 civils furent exécutés sans raison apparente, de nombreuses maisons furent incendiées[94]. Le lendemain, huit cents hommes s'emparent de la commune et son agglomération. Le début des combats pour la libération a fait environ 60 morts et 572 prisonniers[95]. Le jour d'après, la ville de Troyes est définitivement délivrée par les troupes du Général Patton.

À partir des années 1960, la ville est Troyes est victime de la crise du textile. En effet, les entreprises sont en concurrence avec d'autres pays, notamment en Asie du Sud-Est et en Extrême-Orient et on assiste à une désaffection des consommatrices pour le bas couture. Malgré tout, la commune et son agglomération comptent aujourd'hui près de 250 entreprises liées à la fabrication textile et des grands centres de magasin d'usines, ce qui en fait le premier centre de maille en France[96].

Le débute l'affaire Patrick Henry à la suite du meurtre du jeune Philippe Bertrand, âgé de huit ans, à la sortie de son école. Le procès de Patrick Henry, considéré comme l'un des plus célèbres de l'histoire judiciaire récente en France[97], est devenu celui de la peine de mort en France. En effet, le meurtrier avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité alors que l’entourage de la famille, des éditorialistes et des hommes politiques réclament la peine de mort pour ce crime[98].

Article connexe : Affaire Patrick Henry.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors des présidentielles de 2002, le président sortant Jacques Chirac arrive en tète avec 79,67 % des voix face a Jean-Marie Le Pen[99]. En 2007, Nicolas Sarkozy arrive en tète des suffrages troyens avec 56,12 % des suffrages contre 43,88 % des voix pour Ségolène Royal[100]. En 2012, le président sortant arrive en tète du premier tour, avec 28,99 % des suffrages, suivi de près par François Hollande (28,40 %). Le parti socialiste réalise ainsi son meilleur score depuis 1995. Marine Le Pen arrive en troisième position avec 19,54 % des voix. Au second tour, 171 voix différencient Nicolas Sarkozy, en tète des votes troyens, a François Hollande[101].

Lors des municipales, François Baroin est depuis 2001 élu des le premier tour de l’élection. En 2014, il totalise 62,56 % des suffrages, contre 17,96 % pour le socialiste Dimitri Sydor, 15,83 % pour le candidat Front national Bruno Subtil et 3,63 % pour le candidat Lutte ouvrière Pierre Bissey[102].

Aux élections régionales 2010, la liste de droite contrôlée par Jean-Luc Warsmann arrive en tête avec 31,57 % au premier tour, mais est devancée de 2,15 % par la liste de Jean-Paul Bachy et soutenue par le PS et le PCF. Lors du second tour, la gauche devance la liste de droite avec 46,08 % des suffrages contre 38,25 %[103]. En 2015, lors des premières régionales depuis l'adoption de la réforme territoriale, c'est Florian Philippot (FN) qui arrive en tête avec 30,63 %, suivi de Philippe Richert (Liste d'union de la droite) avec 29,71 %. Ce dernier récoltera finalement 50,66 % des suffrages exprimés par les troyens au second tour, contre 30,79 % pour Philippot[104].

Aux élections départementales de 2015, les listes de droites totalisent au premier tour 44,37 % des voix sur l'ensemble du département, contre 34,78 % pour l'extrême droite et 20,83 % pour les listes de gauche. Sur les cinq nouveaux cantons troyen, le candidat UMP ou UDI arrive en ballottage avec le candidat Front National. Ce premier sort systématiquement vainqueur au second tour avec des scores allant de 63,19 à 72,17 % des suffrages[105].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Troyes - Salle du conseil
La salle du conseil.

La population de la commune étant comprise entre 60 000 à 79 999 habitants, le conseil municipal se compose de 49 membres[106]. François Baroin, maire de Troyes depuis 1995, est accompagné de 14 adjoints. Le premier adjoint est Marc Sebeyran. Le reste du conseil municipal se compose de 27 membres de la majorité municipale, 4 élus socialistes d'opposition et 4 élus frontistes d'opposition[V 2].

L'hôtel de ville est aménagé au centre ville dans l'ancien emplacement de l’Hôtel de Mesgrigny, acheté par le conseil en 1495 pour y établir la maison de ville. Le bâtiment fut reconstruit au début du XVIIe siècle sous la direction de l’architecte Louis Noblet[V 3].

La commune est dotée de quatre Conseils Municipaux d’Enfants, élus pour un mandat d’un an, renouvelable une fois. Ces jeunes sont issus des classes de CM1 et de CM2[V 4].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Troyes.

Depuis 1947, trois maires se sont succédé à Troyes :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1972 Henri Terré PRL[107] négociant, président du Comité local de Libération
1972 1995 Robert Galley RPR ingénieur
1995 en cours François Baroin UMP Sénateur, président de l'Association des maires de France, ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, ancien journaliste, avocat

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Troyes est la préfecture de l'Aube et le Chef-lieu de l'arrondissement de Troyes.

Depuis 2014, un nouveau découpage territorial de l'Aube (département) entre en vigueur à l'occasion des élections départementales de mars 2015, défini par le décret du 21 février 2014[108]. Troyes est désormais le bureau centralisateur de cinq cantons (de Troyes-1 à Troyes 5). Chaque canton comprend une partie définie de la commune de Troyes. Les cantons de Troyes-2 à Troyes 4 regroupent également une ou plusieurs communes du Grand Troyes. Auparavant, Troyes était divisé en trois cantons de 1801 à 1973 puis en sept cantons de 1973 à 2014[109].

Troyes est le siège de la Communauté d'agglomération troyenne, appelée le Grand Troyes depuis le . Cette unité urbaine (agglomération au sens de l'INSEE) regroupent 19 communes soit 130 194 habitants au 1er janvier 2012, sur une superficie de 153 34 km2[Note 1],[INSEE 6].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le Tribunal de Commerce de Troyes.

La ville de Troyes est le siège du Conseil départemental de l'Aube, du conseil du Grand Troyes et de la Première circonscription de l'Aube. La municipalité dispose d'une caserne de sapeurs-pompiers, d'une police municipale, d'un SAMU, d'un Centre antipoison et de bureaux de la CRICR tandis que l'État administre la brigade de gendarmerie.

Pour les juridictions, elle possède un tribunal d'instance et de grande instance, un tribunal de commerce, un conseil des prud'hommes et un tribunal pour enfants. Elle dépend de la cour d'appel de Reims et de la Cour administrative d'appel de Nancy[110].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune fait partie des quatre villes et villages du département de l'Aube promues Ville fleurie quatre fleurs depuis 2010[111] et a reçu le label biodiversité en 2010[V 5].

La communauté d'agglomération de Troyes a signé en 2015 la convention « Territoire à énergie positive pour la croissance verte » afin de bénéficier d'une aide de 500 000 € répartie entre la Ville de Troyes, le Grand Troyes, et le parc naturel régional de la forêt d’Orient. Les objectifs affichés sont de « baisser la consommation d’énergie sur les territoires concernés, ainsi qu’à développer la production d’énergie renouvelable et la mobilisation citoyenne »[112].

Initiatives locales[modifier | modifier le code]

Depuis 2009, la mairie de Troyes a lancé l’opération Mettons nos murs au vert afin d'inciter les troyens à la végétalisation des murs et façades de la ville[113].

La ville de Troyes s'est engagé à réduire sa consommation électrique. Ce plan d'action a été lancé en 2008 et prends diverses formes : utilisation d'horloges astronomiques pour abaisser la tension d’alimentation entre 22 h et 6 h, extinction nocturne des bâtiments publiques, remplacement des lampes fluorescentes par des lampes à vapeur de sodium haute pression, etc. Entre 2012 et 2014, le coup de la consommation d'électricité a baissé de 22 %. La performance énergétique totalise une amélioration de 40 %[114].

Eau[modifier | modifier le code]

L'eau potable qui permet l’approvisionnent de la localité provient des deux sites de captages d'eau souterraine situés près de la commune de Bar-sur-Seine. Un pompage depuis la nappe alluviale de la Seine permet également cet approvisionnement d'eau. Depuis le , la municipalité de Troyes détient ce réseau de distribution[V 6]. La production est assurée par Veolia Eau.

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

La gestion des déchets est assurée par la commune. Le tri sélectif a été progressivement instauré sur l’ensemble du territoire de 1998 jusqu'en 2000[V 7] et le ramassage des ordures a lieu toutes les semaines. Quatre déchetteries sont implantées dans les communes du Grand Troyes.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , Troyes est jumelée avec :

La ville abrite également un consulat honoraire de Lituanie et un consulat honoraire de Pologne[118].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Avec 59 671 habitants d'après le recensement de 2013, la commune occupe le 85e rang au niveau national, alors qu'elle était au 76e en 1999. La superficie de la commune étant de 13 2 km2, la densité s’élève à 4 546 habitants par km2.

En 1793, la population de la commune est de 25 751 habitants. Globalement, l'évolution de la population reste constante jusqu'en 1851, avec une population moyenne de 25 660 habitants. C'est dans les environs de 1856 que la population part à la hausse, doublant en près de 50 ans pour atteindre 53 146 habitants. La première et Seconde Guerre mondiale a épargné la croissance de la population, et atteint même 74 898 habitants en 1975. Depuis, elle est en baisse constante[INSEE 7].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
26 751 24 061 27 196 25 078 23 740 25 563 25 469 25 702 27 376
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
33 071 34 613 35 678 38 113 41 275 46 067 46 972 50 330 52 998
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
53 146 53 447 55 486 55 215 58 321 58 804 57 961 58 805 58 819
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
67 406 74 898 72 165 63 579 59 255 60 958 61 344 61 544 60 013
2013 - - - - - - - -
59 671 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[119] puis Insee à partir de 2004[120].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enfin, en 2012, Troyes compte 30 784 ménages. Ils se composaient pour 50,2 % d'entre eux d'une seule personne, pour 19,4 % d'un couple sans enfant, pour 16,0 % d'un couple avec enfant(s), et pour 11,8 % d'une famille monoparentale[INSEE 8].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune comporte 46,1 % d'hommes et 53,9 % de femmes. Elle présente en 2012 une structure par grands groupes d'âge similaire à celle de la France métropolitaine. Il existe en effet 14 099 jeunes de moins de 20 ans pour 14 102 personnes de plus de 60 ans[INSEE 9]. L'indicateur de jeunesse, égal à la division de la part des moins de 20 ans par la part des plus de 60 ans[INSEE 10], est ainsi de 1 pour la commune, soit 100 jeunes de moins de 20 ans pour cent personnes de plus de 60 ans, alors que pour la France métropolitaine il est de 1,04. Cet indicateur est par contre supérieur à celui du département (0,95) et à celui de la région (0,99)[INSEE 11].

La pyramide des âges, à savoir la répartition par sexe et âge de la population, de la commune de Troyes en 2012[INSEE 12]ainsi que, comparativement, celle du département de l'Aube la même année[INSEE 13], sont représentées par les graphiques ci-dessous.

Pyramide des âges à Troyes en 2012 en pourcentage[INSEE 12].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
5,8 
75 à 89 ans
11,3 
13,0 
60 à 74 ans
14,1 
17,5 
45 à 59 ans
17,8 
19,4 
30 à 44 ans
16,4 
25,8 
15 à 29 ans
23,1 
18,0 
0 à 14 ans
15,7 
Pyramide des âges dans le département de l'Aube en 2012 en pourcentage[INSEE 13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,5 
7,0 
75 à 89 ans
10,8 
15,5 
60 à 74 ans
16,0 
20,4 
45 à 59 ans
19,9 
19,1 
30 à 44 ans
18,1 
18,3 
15 à 29 ans
16,2 
19,2 
0 à 14 ans
17,6 

Natalité et mortalité[modifier | modifier le code]

Entre 2007 à 2012, le taux de natalité atteint 14,0 %, soit une stagnation par rapport à la période 1999-2007 mais en forte baisse comparée à la période 1968 à 1975, où le rapport entre le nombre annuel de naissances et la population totale moyenne atteint 19.7 %. Quand au taux de mortalité, celle-ci baisse également depuis 1968, où il passe de 11,0 % à 9,4 %[INSEE 14].

Évolution de la natalité et de la mortalité
1968 à 1975 1975 à 1982 1982 à 1990 1990 à 1999 1999 à 2007 2007 à 2012
Variation annuelle moyenne de la population en % -0,5 -1,8 -0,9 +0,3 +0,2 -0,6
Taux de natalité (‰) 19,7 14,6 14,6 14,9 14,1 14,0
Taux de mortalité (‰) 11,0 11,3 11,1 11,1 9,8 9,4

Enseignement[modifier | modifier le code]

Troyes est située dans l'Académie de Reims, sous la direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN) de l'Aube, et est le centre de la circonscription de Troyes[121].

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

La mairie de Troyes gère 18 écoles maternelles publiques[V 8] et 17 écoles élémentaires publiques[V 9]. Troyes compte en tout près de 4 500 élèves du primaire à l'occasion de l'année scolaire 2015-2016[122].

Le département gère quatre collèges : Le collège des Jacobins, situé au cœur du bouchon du Bouchon de Champagne, est le plus à proximité du centre-ville. Le collège Marie Curie couvre le quartier des Chartreux tandis que le collège Pierre et François Pithou se situe dans le quartier Saint-Martin, et le collège Beurnonville a proximité du quartier Jules Guede[123].

La région dispose de trois lycées d'enseignement général, et d'un lycée polyvalent : Camille Claudel, Mairie de Champagne, Chrétien de Troyes et le lycée polyvalent Les Lombards[123] avec des taux de réussite respectifs de 92 %, 89 %, 88 % et 89 % au baccalauréat 2014[124]. Le groupe scolaire Mairie de Champagne dispose également d'un lycée d'enseignement professionnel, auquel s'ajoute le lycée professionnel Gabriel Voisin[123].

Les établissements d'enseignement catholique dépendent du Diocèse de Troyes : ils sont au nombre de 5 collèges privés (Marguerite Bourgeoys, Saint-Bernard, Saint-Dominique Savio, Saint-François de Sales et Saint-Pierre en l'Isle), 2 lycées d'enseignement général (Saint-Bernard et Saint-François de Sales), un lycée général et technologique (La Salle) et deux lycées professionnels (Jeanne Mance et Léonie Aviat)[125].

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Les étudiants de 1re année de l'année 2014-2015 devant le Campus Brossolette du groupe ESC Troyes.

À le rentrée 2013, Troyes compte 9 100 étudiants, en progression de 80 jeunes par rapport à l’an passé[126]. Depuis 2009, la municipalité a ouvert une maison réservée aux étudiants afin de les accompagner dans leur travail et leur proposer des services liés à la vie quotidienne. Des manifestations sont également organisées comme les « Clés de Troyes »[V 10].

L'enseignement public supérieur repose sur trois piliers : le Centre Universitaire (CUT), situé dans l'hôtel Dieu-le-Comte et qui dépend de l'Université de Reims Champagne-Ardenne ; l'Université de technologie de Troyes (UTT) créée en septembre 1994 qui propose de nombreuses formations d’ingénieurs dans le domaine de l’informatique, des réseaux et de la télécommunication ainsi que plusieurs formations d'apprentissage en continu[127] et l'IUT de Troyes, premier établissement d'enseignement supérieur ouvert dans la ville en 1968[128]. qui propose des formations permettant d'obtenir un diplôme universitaire de technologie, une licence professionnelle et dispose aussi de formations d'apprentissage en continu[129].

Elle dispose également d'un un institut universitaire des métiers du patrimoine (IUMP), ou encore d'un Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), rattaché à l'Université de Reims Champagne-Ardenne. Enfin, le centre hospitalier de Troyes compte un Institut de formation en soins infirmiers.

Dans le domaine privé, le Groupe ESC Troyes, ouvert en 1992, compte en 2014 1 737 étudiants dont 29 % de boursiers[130]. Les diplômes de l'École Supérieure de Design, de l'École Supérieure de Tourisme sont reconnus par l'État. L'EPF est à Troyes l'une des écoles habilitées à délivrer un diplôme d'ingénieur. L'école supérieure privée d'informatique SUPINFO y a également implanté un établissement depuis 2005[131].

Santé[modifier | modifier le code]

Le premier centre hospitalier à Troyes a été créé au XIIe siècle. À l'époque, c'est l'Hôtel Dieu le Comte qui servait d'établissement de soins. En plus de l’hôpital, la commune gérait également une maternité, un orphelinat, l'Hospice Saint-Nicolas et un foyer de femmes à l'abbaye Saint-Martin-ès-Aires. L'ensemble de ces services sont transférés dans le site des Haut-Clos à partir de 1959 et inauguré en 1961 par Bernard Chenot[V 11]. Sa construction a débuté durant les années 1930. Le services des urgences et le SAMU sont créés à la fin des années 70, et la maternité fut construite entre 1978 et 1982[132].

En 1988, la résidence du Comte-Henri ouvre ses portes. Puis à partir de 1997, c'est le domaine de Nazareth, à Pont-Sainte-Marie, qui sert d'EHPAD.

Depuis le 6 octobre 2014, un nouveau bâtiment d'hospitalisation a ouvert ses portes. D'une surface totale de 27 000 m2, elle accueille 430 lits destinés notamment aux unités d'hospitalisation de médecine et de chirurgie. Son coup total est de 82 000 000 €[V 11].

Dans le domaine privé, les plus grandes cliniques sont la clinique des Ursulines, de Champagne et la clinique psychiatrique de l'Aube.

Sports[modifier | modifier le code]

Un challenge organisé par le quotidien sportif L'Équipe a désigné la ville de Troyes « Ville la plus sportive de France » en 1981 et en 2005 dans la catégorie des villes de 20 000 à 100 000 habitants[133]. De nombreuses manifestations sportives sont organisées dans la ville. Les principales étant les randonnées nocturnes à rollers ou à vélo dans le centre-ville de Troyes, le semi-marathon de Troyes (tous les mi-mai) qui réunit chaque année un millier de coureurs, la course cycliste Paris - Troyes à la mi-mars ou encore la Corrida de Noël[V 12].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

L'Office des Sports et des Loisirs recense un total de 124 équipements sportifs à Troyes et dans son agglomération[134]. Parmi eux, l'un des plus populaire est le complexe sportif Henri Terré, qui organise depuis une dizaine d'années la Fête du Sport et des Loisirs, au mois de septembre[135]. Troyes possède également une grande salle omnisports, de 4 COSECS et de 6 gymnages[136]. Quand aux équipements de plein air, la commune dispose de quatre stades publiques et d'un bowl[137].

Deux piscines sont à disposition des troyens : la piscine des Chartreux et la piscine Lucien Zinc, qui a fêté en 2015 son 80e anniversaire[138]. Enfin, le domaine « des 3 Seine » se compose d'une patinoire et d'un bowling.

Associations sportives[modifier | modifier le code]

stade de l'Aube
Panorama du stade de l'Aube en 2007.

L’office municipal des sports (OMS) de Troyes, créé en 1965[139], compte au 1er janvier 2016 352 clubs sportifs[140]. À Troyes, l'union nationale du sport scolaire (UNSS) compte au total 3 518 adhérents, tandis que les clubs footballistiques totalisent 1 271 adhérents, et les sports universitaires 665 adhérents[141].

Troyes s'illustre dans l'élite sportive de plusieurs spécialités, notamment dans le football professionnel. L'Espérance sportive Troyes Aube Champagne (ESTAC), créé le  par Maurice Cacciaguerra et Angel Masoni[142], est ainsi le club phare de la ville. Il succède à l'époque au Troyes Aube Football, fondé en 1970 . En 2015, le club a obtenu le titre de champion de Ligue 2[143], mais ce sont les annéesAlain Perrin qui sont considérées comme la grande époque du club aubois[144]. Slađan Đukić, Tony Heurtebis, Nicolas GousséBenjamin Nivet, ou encore Blaise Matuidi figurent parmi les joueurs emblématiques de l'ESTAC.

Le SUMA, club de motoball évoluant en élite depuis les années 1930, est l'un des plus titrés de France, avec plus d'une quinzaine de titre en coupe de France à l'époque de Jean-Michel Barret de 1982 à 2007[145]. L'AS Sainte maure-Troyes, club de handball féminin, évolue actuellement en national 1[146]. Troyes dispose également de clubs amateurs en Football américain (Pygargues de Troyes : club évoluant en division 2), volley (P.L.A.V.B), ou encore en hockey sur glace (Troyes Hockey Club).

Médias[modifier | modifier le code]

La presse papier locale est représentée par un journal départemental, L'Est-Éclair, et sa déclinaison sous Libération Champagne. Historiquement, ces quotidiens sont nés de l'éclatement de l’Aube Libre, journal dit « clandestin » de la Résistance française, en deux éditions distinctes : Libération Champagne se veut le journal de la section française de l'Internationale ouvrière[147] dans l’Aube tandis que L'Est-Éclair vise la droite républicaine[148]. Ces deux quotidiens sont vendus respectivement 23 700 et 4 340 exemplaires entre juillet 2014 à juin 2015[149],[150]. Dans le domaine des magazines gratuits, Press'Troyes est le mensuel officiel diffusé par la mairie de Troyes.

Une chaîne locale de télévision nommée Canal 32 (basée à Saint-André les Vergers, jouxtant Troyes), lancée le [151], diffuse quotidiennement des magazines et des rendez-vous d'informations sur l'agglomération Troyenne et le département de l'Aube ainsi que certains évènements locaux.

Pour les informations régionales, la chaîne France 3 émet le décrochage de France 3 Champagne-Ardenne.

Quatre radios locales indépendantes sont diffusées dans la ville : Thème Radio, qui est une radio associative diffusant de la musique, des rendez-vous locaux et d'information ainsi que divers évènements organisés dans la ville ; Radio campus Troyes, radio musicale orientée rock et parfois rap, Radio Latitude, qui diffuse une programmation axée sur le son dancefloor et Radio Zénith, qui diffuse de la musique, des rendez-vous locaux d'information générale et culturelle. Trois radios régionales couvrent la ville : Champagne FM, Radio Star et RCF Aube, l'une des radios locales de proximité du groupe des radios chrétiennes.

Enfin, les radios Chérie FM et NRJ proposent une déclinaison locale pour le département de l'Aube.

En ce qui concerne l'ADSL, 2 centrales, l’un couvrant le sud de la ville (localisée à Sainte-Savine) et l’autre le nord (localisée au niveau de la pointe du bouchon, dans l'avenue du 1er mai) permettent la couverture de Troyes via la technologie de l'ADSL en zone dégroupée. Ces deux lignes sont équipées pour l'ADSL2+. La fibre optique est en cours de déploiement à Troyes[152]. Sa mise en place doit s’achever à Troyes, comme dans la commune de La Chapelle-Saint-Luc, en 2017[153].

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Les Troyens disposent de lieux de culte de différentes religions.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Troyes possède en tout dix édifices religieux anciens groupés près du centre-ville. Les lieux de culte catholique dépendent du diocèse de Troyes et sont répartis au sein de cinq paroisses[154] : Saint-Bernard (basilique Saint-Urbain, églises Sainte-Madeleine, Église Saint-Nicolas de Troyes, Saint-Rémy, Saint-Pantaléon, Saint-Jean-au-marché), Saint-Nizier (église Saint-Nizier de Troyes), Saint-Martin-et-Saint-Joseph, Notre-Dame-des-Térvois (église Notre-Dame-des-Trévois), Saint Bruno-des-Chartreux, auxquelles s'ajoute la Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul « dé-paroissialisée » compte tenu de son statut « d’église-mère du diocèse »[155].

En 1558, la célébration du culte protestant n'était autorisé que dans la commune de Saint-Mards-en-Othe. Ce n'est qu'en 1840 qu'une ordonnance royale permet la construction d'un lieu de culte destiné à l'Église réformée de France à Troyes. Le temple actuel, au 1, quai des Comtes-de-Champagne, est inauguré en 1859. En 2001, il rassemblait 50 % des protestants du département, soit 0,15 % de la population totale[156]. Deux temples évangéliques de l'Église de Dieu en France (EDF) sont situés 37, rue des Bas-Trévois et 12, rue des Frères-Bureau[157]. L'Église évangélique luthérienne du Saint Sauveur a une mission à Troyes au 32, boulevard Victor-Hugo[158]. Une église évangélique des Assemblées de Dieu est présente depuis les années 1960 dans l'agglomération : elle est actuellement installée au 74, rue de Chanteloup, à Sainte-Savine[159].

C'est dans l'église Saint-Jean-au-Marché (datant du XIIIe siècle et reconstruite au XVIe siècle) que Henri V épousa Catherine de Valois, la fille de Charles VI et d'Isabeau[160].

Culte orthodoxe[modifier | modifier le code]

Il n'y a plus de lieu fixe pour le culte orthodoxe à Troyes, la vaste chapelle en bois qui a existé sur le terrain de la teinturerie Clément Marot, rue de Châteaudun, ayant été détruite par un bombardement en août 1940[161]. La paroisse Saint-Nicolas dépendant de l'archevêché des Églises orthodoxes russes en Europe occidentale, exarchat du patriarcat œcuménique, organise cependant des célébrations en langue française et en slavon[162], différents lieux ayant été prêtés par les protestants et les catholiques au cours du temps (depuis 2000, la chapelle Saint-Jean-Baptiste, 31 rue des Cumines). Des vêpres sont actuellement célébrées un samedi par mois, suivies de la liturgie dominicale. Des vêpres pascales sont également célébrées en la cathédrale de Troyes[163].

Culte isréalite[modifier | modifier le code]

Synagogue de Troyes
La synagogue de Troyes

Le culte israélite est célébré dans la synagogue de Troyes, dans laquelle Rabbi Salomon Ben Isaac, dit Rachi, fonde une école talmudique, attachée à la synagogue de Troyes, qui acquiert une grande réputation dans les communautés juives de l'époque. Les locaux actuels ont été construits à l'emplacement d'une ancienne abbaye du XVIe siècle[164] et en remplacement de la synagogue détruite pendant la Seconde Guerre mondiale[165]. Le bâtiment est de style renaissance et fut restauré au XXe siècle. Elle est composée d'une maison à pans de bois du XVIe siècle et une autre maison datant lui du XVIIIe siècle (style Louis XV)[166].

Autres cultes[modifier | modifier le code]

La communauté musulmane dispose de trois mosquées : celle d'Hamza, celle d'Ali et enfin celle d'Abou Bakr[167].

Depuis la fin des années 1980, il existe une association culturelle pour la pratique du bouddhisme dans la commune. Des reliques du Bouddha y sont présentes depuis 2009[168].

Enfin, l'église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est présente à Troyes[169].

Autres[modifier | modifier le code]

Troyes est la première ville signataire de la charte du « Toutourisme  » qui reconnait nos amis à 4 pattes comme de véritables touristes[170].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage est de 14 956 €, ce qui plaçait Troyes au 26 576e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[INSEE 15].

L'imposition des ménages et des entreprises à Troyes en 2009[171]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 18,15 % 0,00 % 9,25 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 13,75 % 0,00 % 7,54 % 2,62 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 24,36 % 0,00 % 13,27 % 3,63 %
Taxe professionnelle (TP)[Note 4],[172] 17,45 % 0,00 % 15,74 % 4,72 %

Emploi[modifier | modifier le code]

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Entreprises[modifier | modifier le code]

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Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2000, la commune compte 291 hectares de superficie agricole utilisée dont 244 ha pour les grandes cultures, 36 ha pour les fruits et légumes et 9 ha pour les agricultures en provenance d'autres animaux[INSEE 16].

Commerces[modifier | modifier le code]

Halles de Troyes
Le Marché des Halles de Troyes.

Selon l'INSEE, la part du commerce, des transports, et des services divers, en pourcentage d'établissements actifs, s'élève à 72,3 %, pour 41,4 % de personnes actives ayant un emploi. Parmi ces 13 210 employés, 54,7 % sont de femmes[INSEE 16].

Troyes est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Troyes et de l'Aube et de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat de l'Aube. Elle gère le port fluvial de Nogent-sur-Seine et l’aérodrome de Troyes.

Est est considérée comme la capitale européenne des magasins d'usine et de négoce en Europe[173] grâce à ses boutiques de grandes marques de vêtements, chaussures, lingeries, maroquineries et arts de la table. La ville possède près de 300 magasins sur 90 000 m² de surface de vente[173], le tout regroupé en trois centres : Marques City à Pont-Sainte-Marie fut le premier rassemblement de magasins d'usine à se créer, suivi de Marques Avenue à Saint-Julien-les-Villas en 1993[174] et de Mc Arthur Glen à Pont-Sainte-Marie en 1995. Ce dernier profita de l'influence de Marques City en s'implantant à ses côtés.

La ville dispose de plusieurs marchés. Le marché central des Halles — ou marché Saint-Rémy — est édifié à l'emplacement du collège Pithou — démoli au cours de l'année 1862. Le bâtiment est finalisé en 1867. Il s'inspire alors des Halles de Paris dues à Victor Baltard. Edmond Bailly poursuivra les travaux en 1870 durant quatre années. Les Halles ont finalement été inaugurées le 1er mars 1874 et rénovées entre 1985 et 1987[175]. Aujourd'hui, le marché des Halles se compose de 35 commerçants.

D'après les statistiques des équipements et services en 2014, le nombre d'établissements commerciaux est de 394. Outre les magasins de vêtements, représentant une boutique sur quatre sur le territoire, les troyens disposent d'une quarantaine de boulangeries, une vingtaine de boucheries et de librairies / journaux, ou encore de deux poissonneries. Tous les types de commerces spécialisés y sont présents à l'exception de magasin de revêtement de sol et de bricolage[INSEE 17]. Enfin, elle est desservie par quatre hypermarchés dans les communes limitrophes de la ville.

Industrie[modifier | modifier le code]

Selon l'INSEE, la part de l'industrie, en pourcentage d'établissements actifs, s'élève à 3,7 %, pour 12,9 % de personnes actives ayant un emploi. Parmi ces 4 123 employés, 46,5 % sont de femmes[INSEE 16].

L’économie troyenne est marquée principalement par le succès historique de la bonneterie. En effet, de l’apparition des premières fabriques de bonneterie en 1820 jusqu’au milieu du XXe siècle, la ville de Troyes a été la principale ville productrice de mailles grâce à son nombre important d'ouvriers et d’entreprises[176]. C’est ainsi que la ville a vu la création de nombreuses entreprises du textile tel que Devanlay, Dim, Petit Bateau ou encore Lacoste.

Aujourd'hui, la plupart de ces grandes entreprises ont disparu. Parmi les grands noms de l'industrie troyenne, seul Lacoste et Petit Bateau continuent de fabriquer une partie de ses produits à Troyes. En 2011, les célèbres polos de la marque au crocodile en « piqué maille » sont toujours produits sur le site troyen, racheté depuis par Devanlay, et qui emploie un millier de salariés. Il en est de même dans l'usine historique de Petit Bateau. De même, Tismail est aujourd'hui le dernier fabriquant de chaussettes dans l'Aube[177].

En dehors du textile, le secteur automobile reste relativement présent avec l'installation d'une usine de production Michelin (anciennement Kléber) de pneu agricole comptant 839 salariés[178] ainsi que de Mefro Roues qui fabrique des jantes de roue en acier pour les véhicules légers et les poids lourds.

Les autres secteurs implantés à Troyes et dans son agglomération sont e mobilier urbain avec Valco, la serrurerie avec Vachette, l'éclairage public avec Petitjean, la mécanique avec Electrolux Laundry Systems, l'industrie chimique avec Magiline, fabriquant de piscine, l'industrie papier avec Lucart, ainsi que le secteur agroalimentaire.

Technopole[modifier | modifier le code]

À proximité de la ville de Troyes se trouve la Technopole de l'Aube en Champagne (située sur la commune de Rosières vers l'Université de technologie de Troyes). Fondée en 1998, elle a pour objectif de promouvoir et d'accompagner des entreprises innovantes. Elle héberge un incubateur et une pépinière d'entreprises pour les différentes entreprises accompagnées, ainsi qu'un hôtel d'entreprises et un bureau d'entreprises.

Sa proximité avec les établissements d'enseignement supérieur aubois vise à favoriser le transfert de technologie avec les élèves ingénieurs et les élèves managers du Groupe ESC Troyes auquel elle est liée à travers la chaire Innovation and Entrepreneurial Management. La Technopole est dirigée par Francis Bécard, par ailleurs directeur de l'école de management troyenne. La Technopole de l'Aube en Champagne organise deux fois par an les journées Plug and Start, séminaires consacrés à la création d'entreprise et visant à attirer des entrepreneurs dans l'Aube[179].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

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Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Troyes compte 41 édifices comportant au moins une protection au titre des monuments historiques, soit 10 % des monuments historiques du département de l'Aube. Troyes est ainsi la 75e ville française comptant le plus de monuments historiques[180]. 35 sont regroupés sur le « Bouchon de Champagne » et 21 monuments sont classés, soit le plus haut niveau de protection[V 1].

Depuis les années 1950, la ville a mis en place un plan de protection du patrimoine historique[V 13].

Hôtels[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Troyes date du XVIIe siècle et a été construit de 1624 à 1672. Classé depuis 1932 à l'inventaire des monuments historiques[181], sa statue de « Minerve casquée » est l'un des rares à avoir conservé sur son porche la devise révolutionnaire dans sa forme initiale : Unité Indivisibilité de la République - Liberté, égalité, fraternité, ou la mort.

Le Lion noir est un hôtel décoré de la façade typique de la 2e renaissance. Escalier en colimaçon en bois très rare. La plupart de ce type est fait en pierre à cette époque. Il a appartenu à la famille Huez. Située Rue Émile-Zola, elle est inscrite sur la seconde liste de patrimoine mondial (XVIe siècle).

L'hôtel-Dieu-le-Comte est fondé par le comte Henri Ier de Champagne et fut dirigé par les religieuses de l'ordre de Saint-Augustin jusqu'à la Révolution française. Depuis 1992, il est le centre universitaire de Troyes[182]. Depuis le 29 juin 2013, la grange restaurée de cet hôtel accueille un conservatoire du vitrail appelé la « Cité du vitrail », le département de l'Aube revendiquant le titre de « capitale européenne du vitrail » avec un des plus importants patrimoines de vitraux classés avec près de 9 000 m2 de verrières du XIIe et XXIe siècles av. J.-C.[183] réparties dans près de 200 églises et monuments[184].

D'autres hôtels figurent également dans la liste des monuments historiques comme l'hôtel de préfecture de l'Aube (XIXe siècle, inscrit le [185]), l'hôtel de Marisy (classé depuis 1992[186]), l'Hôtel de Mauroy (classé en 1862[187]), l'Hôtel du Petit Louvre classé en 1986.

Édifices religieux historiques[modifier | modifier le code]

Construite à partir de 1208, la Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes est le plus important monument historique de la ville et le siège du diocèse de Troyes. Elle est célèbre par sa caractéristique à ne posséder qu'une seule tour. Elle est construite du XIIIe siècle au XVIIe siècle.

La basilique Saint-Urbain est une église gothique construite du XIIIe siècle jusqu'au XXe siècle par le pape Urbain IV, sur des terrains où se trouvait l'échoppe de son père. Elle est gothique du XIIIe siècle avec une toiture en tuiles vernissées. Déclarée basilique en 1964, elle est classée monument historique en 1840[188].

Construite au XVIe siècle, l'église Saint-Nizier doit son nom aux reliques de Saint-Nizier déposées au VIe siècle. De style gothique, elle possède de nombreux vitraux remarquables qui représentent le Christ, la vie des saints, la légende des trois Marie, Notre-Dame des Douleurs ou le jugement dernier[189] ainsi que trois sculptures datant du XVIe siècle[190]. Elle est classée monument historique en 1840[188].

La plus ancienne église de Troyes est l'église Sainte-Madeleine (construite entre le XIIIe siècle et le XVIe siècle). Elle est sculptée par Jean Guailde, avec une statue de Sainte-Marthe, et le remarquable vitrail de la Création (Quartier Saint-Jean). Elle est classée monument historique en 1840[188]. Elle possède une remarquable collection de vitraux qui ne dépareraient pas une cathédrale[191].

Rues et architectures remarquables[modifier | modifier le code]

Caractérisée comme la rue la plus étroite de la ville, la ruelle des Chats donne une idée des rues médiévales se rétrécissant en hauteur. Les étages des maisons débordaient sur la rue pour augmenter leur surface. L'impôt était calculé sur la surface au sol. Cette ruelle devrait son nom au fait qu'un chat pourrait passer d'un côté à l'autre de la rue, les maisons se touchant au niveau des toits[192].

La rue Émile-Zola (autrefois rue Notre-Dame) est, depuis le Moyen Âge, la rue commerçante la plus importante de Troyes. Elle a été rénovée de 2003 à 2004.

Un kiosque à musique fut érigé en 1887 sur la place du jardin du Rocher. Construit par l'architecte Vermot grâce à un legs de l’ouvrier Jean-Baptiste Brissonnet[193], il possède un toit hexagonal en zinc et un campanile en forme de bulbe doré[194].

Musées[modifier | modifier le code]

Musée Saint-Loup
Le musée Saint-Loup (musée des beaux-arts)

La ville de Troyes compte neuf musées dont quatre municipaux afin d'abriter le patrimoine riche et historique de la ville (pièces archéologiques, objets d'art, peintures, sculptures…)[V 14] dont :

À cela s'ajoute Passages, centre d'art contemporain[195], dans le centre-ville, rue Jeanne-d'Arc.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

À proximité de Troyes se trouve le parc naturel régional de la forêt d'Orient (d'une superficie de 80 000 ha). Mis en service en 1966[V 1], il est l'un des premiers parcs naturels créés en France.

« Le Cœur de Troyes »[modifier | modifier le code]

Au croisement des rues Passerat et Hennequin, au bord du canal et non loin de la Cathédrale et de la Préfecture, Troyes s'est doté d'une œuvre de Michèle et Thierry Kayo-Houël : un cœur monumental. L'emplacement a été choisi afin que cette sculpture soit placée entre la tête et la base du bouchon : « en plein cœur de Troyes ». « C'est le cœur et l'histoire de la ville, la rencontre de deux quartiers, celui de l'Hôtel de ville et celui de la Cathédrale sur les quais des Comtes de Champagne, origines de la ville » raconte Michèle Kayo-Houël. Ajouré pour ne pas couper la perspective du canal, monumental et léger ; une caméra détecte les gens et à trois distances différentes correspond une intensité lumineuse qui permet de faire battre le cœur plus vite[196],[197],[198],[199]. Avec « Le Cœur de Troyes », la ville a gagné en notoriété en Asie[200].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Lieux culturels[modifier | modifier le code]

Le Théâtre de Champagne.
La Médiathèque du Grand Troyes.

Troyes dispose de deux grandes salles pour l’accueil des manifestations publiques. Considéré comme la plus grande salle du département, l'espace Argence est situé au cœur même de la ville ancienne. Il dispose d'une capacité maximale de 3 000 places[201]. En complément de cet espace, la municipalité a ouvert en Le Cube, situé dans le Parc des Expositions de Troyes, qui peut accueillir jusqu'à 6 500 personnes debout[202]. Chaque année, de nombreux évènements sont organisés dans ces lieux, notamment le festival des Nuits de Champagne et le salon du livre pour la jeunesse.

Vue nocturne du théâtre de Champagne à partir des quais, sous un ciel orageux.

Les théâtres sont gérés par la municipalité dans le cadre du plan visant à améliorer la culture de la ville. Les deux grands théâtres de Troyes sont le théâtre de Champagne, avec une capacité de 1 100 places (ce dernier a remplacé le cirque de Troyes, détruit par un incendie), et le Théâtre de la Madeleine, avec une capacité de 600 places[V 18]. Ces théâtres accueillent chaque année l’Orchestre symphonique de l'Aube.

Ouverte en 2002 près de l’espace Argence, la médiathèque du Grand Troyes rassemble près de 1 000 ans d'histoire du livre. Anciennement fermée à la suite d'un incendie survenu le 1er juillet 2009[203], elle a rouvert ses portes depuis le [204]. Avec plus de 400 000 documents, 50 000 ouvrages dont 1 700 manuscrits du Moyen Âge, cette médiathèque est l’une des plus riches de France[205]. La ville compte également deux autres médiathèques localisées dans le quartier des Chartreux et des Marots.

Le Ciné City est la principale salle de cinéma du département. Elle diffuse chaque semaine une quinzaine de films dans plus de 10 salles équipées[206] et possède une capacité de 2 040 places (dont 54 pour handicapés). Depuis l'été 2010, le Ciné City est équipé pour diffuser des films en 3D[207]. Avant la création du Ciné City, la ville de Troyes comptaient 3 petites salles de cinéma : l'Alhambra, l'Alpha et le Paris[208].

La ville de Troyes est le siège de la Société académique d'agriculture, des sciences, arts et belles-lettres du département de l'Aube.

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

Cette liste non exhaustive, classée par mois présente les principales manifestations culturelles et festivités de la ville de Troyes[209],[210] :

  • janvier : Salon Tourisme & Loisirs
  • février : Salon des Artisans d’Art
  • mars : Foire de mars (attractions touristiques)
  • avril : Antiquités de Printemps et Festival du Film Court de Troyes (du 21 au 25 avril 2015)
  • mai : Foires de Champagne
  • juin : Traditionnelle fête de la musique
  • juillet et août : Festivals Ville en lumières et Ville en musiques
  • octobre : Festival des Nuits de Champagne : grand rendez-vous musical annuel des Troyens / Salon régional du livre pour la jeunesse / Salon de l’Automobile / Les Puces d'Automne
  • novembre : Bien Vivre à Table
  • décembre : Brocante de Noël

D'autre part, la ville de Troyes a accueilli du 7 au 11 mai 2009, le congrès national de l'esperanto en France[211].

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Quelques films ont comme lieu de tournage la ville de Troyes, en particulier sa gare :

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le champagne, principalement (le vignoble touche presque Troyes), et le cidre de l'excentré Pays d'Othe appartiennent au patrimoine gastronomique troyen et aubois. La production du champagne se répartit sur trois zones situées dans la Côte des Bar et sur les terroirs de Montgueux et Villenauxe-la-Grande. En tout, le vignoble aubois représente 7 132 ha soit 22 % de toute l'aire d'AOC, ce qui permet à Troyes et son département d'être au deuxième rang des plus grands producteurs de cette boisson[214]. Une AOC réputée mais de faible étendue produit, à côté du champagne, un vin "tranquille" : le rosé des Riceys classé, selon les viticulteurs locaux, parmi les meilleurs de France[215]. Ce rosé est relativement coûteux, le raisin étant le même que celui servant à élaborer le champagne.

Le cidre du Pays d'Othe, encore de forte réputation locale grâce à quelques producteurs artisanaux et à l'assez importante cidrerie Bellot, est élaboré depuis le XVIe siècle à partir de la production de quelque 50 000 pommiers de vergers qui s'étendent aussi sur l'Yonne : sa production annuelle approche des 100 000 bouteilles [216]. Le cacibel est une boisson faite de cidre, cassis et miel.

La prunelle de Troyes est une liqueur à 40° élaborée à base de noyaux de prunelle par un producteur installé devant la cathédrale dans une demeure historique (Caveau Saint-Pierre).

L'andouillette de Troyes, telle qu'elle est connue depuis des décennies, est composée exclusivement de chaudins complets (gros intestin du porc) et d’estomacs de porc, découpés en lanières à cru ou après pochage. Pierre-Brice Lebrun, dans son ouvrage L'andouillette de Troyes[217], en affirme la présence et la renommée dès le XVIe siècle, mais il y a sans doute confusion avec un produit mal identifié dénommé andouille. Un industriel de la charcuterie, des artisans charcutiers et des restaurateurs de l'agglomération troyenne ont obtenu le « label » AAAAA, dit aussi 5A (Association Amicale des Amateurs d'Andouillette Authentique).

Le fromage est également à l'honneur avec le chaource30 kilomètres au sud), un fromage au lait de vache, à pâte molle et croûte fleurie qui a obtenu l'appellation d'origine protégée en 1996[218].

La gastronomie troyenne revendique la choucroute du Briennois, les produits de la chocolaterie Jacquot (groupe Cémoi), les pâtisseries de Pascal Caffet, l’huile de chanvre, peu adéquate pour la cuisson, et l'agneau de l'Aube (une marque).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnalités ont influencé la ville de Troyes. Parmi eux, saint Loup, évêque de Troyes, qui réussit à préserver sa ville d'Attila et des Huns.

Considéré par les Juifs comme le Parshandata, Rabbi Shlomo ben Itzhak HaTzarfati dit Rachi, est l'une des figures les plus influentes du judaïsme. À Troyes, il fonde une école talmudique qui attire rapidement des élèves de toute l'Europe. La ville devient ainsi le centre occidental de la pensée juive[219]. En 1990, Elie Wiesel inaugure le monument dédié à Rachi, œuvre de Raymond Moretti, situé à l'approche de l'ancien cimetière juif médiéval[220].

Henri Ier de Champagne a notamment participé aux côtés de Louis VII à la deuxième croisade et favoriser le développement économique de la Champagne. À Troyes, il fonda la collégiale Saint-Étienne de Troyes, future nécropole des comtes. Son corps déposé dans le chœur de cet église à sa mort, le 16 mars 1181[221]. D'une manière générale, les comte de Champagne marqueront et ont fortement influencé la ville de Troyes, à l’instar de Thibaud IV le Chansonnier, roi de Navarre et également auteur de compositions lyriques variées — qui sera par ailleurs confronté au problème de l'hérésie cathare sur ses propres terres[222] —, ou encore Saint-Thibaut. Durant cette période des comtes de Champagne, la ville de Troyes est le centre d'une importante vie culturelle[223] dans lequel on retrouve la poétesse Marie de France, le maréchal Geoffroy de Villehardouin mais surtout Chrétien de Troyes, né vers 1130 et mort entre 1180 et 1190, qui est considéré comme le premier grand romancier français du XIIe siècle et l'un des grands personnages de la littérature du Moyen Âge grâce à ses nombreux ouvrages[224].

Au XVIIe siècle, les peintures de Nicolas et de Pierre Mignard marqueront respectivement les monuments baroque[225] et classiques français, tandis que Sainte Marguerite Bourgeoys, née le , devient la fondatrice de l'enseignement du français à Montréal.

Le psychologue et pharmacien français Émile Coué de La Châtaigneraie, né au XIXe siècle, le à Troyes[226], crée une méthode de guérison et de développement personnel fondée sur l’autosuggestion. Ce même siècle, Édouard Marie Herriot né le à Troyes, préside la Chambre des députés sous la IIIe République, puis l'Assemblée nationale sous la IVe République. Il est l'une des figures du cartel des gauches.

Aujourd'hui, des humoristiques comme Jean-Marie Bigard, Tex ou Raphaël Mezrahi marquent la société contemporaine. Le chef pâtissier Pascal Caffet, né le 2_mars 1962, gagne le titre de champion du monde des pâtissiers-chocolatiers-glaciers en 1995 à Milan. L'économiste Jean Tirole, né le à Troyes[227], décroche le prix Nobel d'économie 2014.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Troyes

« D'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées d'or de treize pièces, au chef aussi d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. »

Il s'agit du blason des comtes de Champagne auquel un chef de « bonne ville » (portant les trois fleurs de lys de France) a été octroyé.

Armoiries de Troyes concédées par lettres patentes du 2 août 1811, Troyes est alors une ville de seconde classe.

« D'azur à la bande d'argent côtoyée de quatre cotices d'or, deux à dextre, deux à senestre potencées l'une en l'autre, le tout surmonté d'un comble d'azur chargé de trois châteaux flanqués de deux tours crénelées, sommées chacune d'un drapeau, le tout d'or, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d'azur à un N d'or, surmonté d'une étoile rayonnante du même[228]. »

Il s'agit des armoiries de Troyes (ville de seconde classe), concédées par lettres patentes du 2 août 1811.

Armoiries de Troyes concédées par lettres patentes du 3 février 1813, Troyes redevient alors une Bonne ville de France.

« Tiercé en fasce ; au premier, des bonnes villes, aux deuxième d'azur à trois châteaux flanqués de deux tours crénelées, sommées chacune d'un drapeau, le tout d'or, au troisième d'aeur à la bande d'argent, côtoyée de quatre cotices d'or, deux à dextre, deux à senestre, potencées de l'une à l'autre[228]. »

Il s'agit des armoiries des bonne ville auquel un chef de « de gueules » (portant trois abeilles d'or) a été octroyé par lettres patentes du 3 février 1813.

La Ville de Troyes fût la seule ville de France à passer de Seconde classe à Bonne ville de l'Empire.

Logo de la ville de Troye
Logo actuel de Troyes

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Populations légales en vigueur au 1er janvier 2015, ayant pour date de référence statistique le 1er janvier 2012, sur la base des limites territoriales communales en vigueur au 1er janvier 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010.

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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article..

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  • Dominique Naert, Histoires, légendes et mystère de Troyes, La Maison du boulanger,‎ (ISBN 9782913052178, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
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  • Henri Ehret, Passe avant le meilleur ou L'histoire de ces comtes qui ont fait la Champagne, Éditions de La Renaissance,‎ , 359 p. (lire en ligne)
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  • Lucien Morel-Payen, Troyes et Provins, vol. 1, H. Laurens,‎ , 156 p. (lire en ligne)
  • Lucien Morel-Payen, Troyes et l'Aube, imprimerie. J.L. Paton, 1929, 327.p. Ill.
  • Théophile Boutiot, Histoire de la ville de Troyes et de la Champagne méridionale, vol. 1, Dufey-Robert,‎ (lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gilles Rossignol, Le guide de la Champagne, La Manufacture,‎ , 385 p. (ISBN 2-7377-0130-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gustave Carré, Histoire populaire de Troyes et du département de l'Aube, Léopold Lacroix,‎ . Réédition Les Éditions du Bastion, 1983, 482 p. et une carte.
  • Michel Colomès, « Mieux vivre à Troyes », Le Point,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Catherine et Bernard Desjeux, Seine de vies, Grandvaux, novembre 2015, 200 p., broché, 20x25, (ISBN 978-2-909550-97-8)
  • André Boisseau, Mémoires de mailles, Troyes, La Maison du boulanger,‎ , 454 p. (ISBN 978-2-913052-31-4, présentation en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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