Volontaires nationaux pendant la Révolution

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Volontaires nationaux
Image illustrative de l'article Volontaires nationaux pendant la Révolution
Drapeau de la France entre 1790 et 1794

Création 1791
Dissolution 1793
Pays Drapeau de la France République française
Branche Infanterie
Guerres Guerres de la première Coalition

Dans le cours de l'année 1791, une coalition se forme contre la France alors en pleine Révolution. L’émigration se renforce de plus en plus. Le roi et sa cour se disposent à fuir. Les frontières de la France sont menacées. Conformément à l'article 14 de la loi du 15 juin 1791, un registre est ouvert, dans chaque district, pour l'inscription des Volontaires nationaux appelés à la défense du territoire.

L’entrée en guerre de la Prusse aux côtés de l’Autriche le 6 juillet 1792 oblige l’Assemblée législative à contourner le veto royal en proclamant, le 11 juillet 1792, la patrie en danger et en demandant à tous les volontaires d'affluer vers Paris.


Sommaire[modifier | modifier le code]

Historique – Composition
Liste des bataillons par départements
Ain – Aisne – Allier – Basses-Alpes – Hautes-Alpes – Alpes-Maritimes – Ardèche – Ardennes – Ariège – Aube – Aude – Aveyron – Bouches-du-Rhône – Calvados – Cantal – Charente – Charente-Inférieure – Cher – Corrèze – Corse – Côte-d’Or – Côtes-du-Nord – Creuse – Dordogne – Doubs – Drôme – Eure – Eure-et-Loir – Finistère – Gard – Haute-Garonne – Gers – Gironde – Hérault – Ille-et-Vilaine – Indre – Indre-et-Loire – Isère – Jemmapes – Jura – Landes – Léman – Loir-et-Cher – Loire – Haute-Loire – Loire-Inférieure – Loiret – Lot – Lot-et-Garonne – Lozère – Maine-et-Loire – Manche – Marne – Haute-Marne – Mayenne – Mayenne-et-Loire – Meurthe – Meuse – Mont-Blanc – Mont-Terrible – Morbihan – Moselle – Nièvre – Nord – Oise – Orne – Paris-Seine – Paris Première formation – Paris Seconde formation – Paris Troisième formation – Pas-de-Calais – Puy-de-Dôme – Basses-Pyrénées – Hautes-Pyrénées – Pyrénées-Orientales – Bas-Rhin – Haut-Rhin – Rhône-et-Loire – Haute-Saône – Saône-et-Loire – Sarthe – Seine-et-Oise – Seine-Inférieure – Seine-et-Marne – Deux-Sèvres – Somme – Tarn – Var – Vaucluse – Vendée – Vienne – Haute-Vienne – Vosges – Yonne
Bataillons divers
Bataillons d'infanterie légère – Bataillons de chasseurs francs du Nord – Bataillons francs – Bataillons de tirailleurs – Autres bataillons et bataillons divers – Bataillons des Côtes maritimes – Bataillons des Fédérés Nationaux – Bataillons de la Formation d'Orléans – Bataillons de la Formation d'Angers – Bataillons des Réserves – Légions
Articles connexes – Bibliographie – Notes, sources et références – Liens externes

Historique[modifier | modifier le code]

Le Départ des Volontaires de 1792 (connu aussi comme La Marseillaise) par François Rude, Arc de triomphe de l'Étoile, Paris

Lorsque, à la fin de l'année 1790, se manifesta l'hostilité des vieilles monarchies européennes contre la Révolution, l'armée française se trouvait très affaiblie par l'émigration des principaux chefs et par l'indiscipline des soldats.
Il était impossible de la recruter selon les procédés de l'Ancien Régime. Le tirage au sort généralisé était inapplicable après l'abolition des milices provinciales, réclamée par l'immense majorité des électeurs de 1789, dans leurs cahiers de doléances et décrétée par le titre VI de la Constitution de 1791.
Les troupes françaises de toutes armes, autre que les gardes nationales, devaient être recrutées par engagements volontaires et à prix d'argent, comme autrefois, mais avec contrats passés devant les municipalités.
Le 28 janvier 1791, Alexandre de Lameth proposa de porter au complet 30 régiments d'infanterie de ligne avec la création de 100 000 soldats auxiliaires destinés à être répartis dans les régiments. Cette loi indique que :

  • Il ne sera reçu à contracter un engagement de soldats auxiliaires que des personnes domiciliées, ayant au moins 18 ans et de pas plus de 40 ans et réunissant toutes les qualités requises par les ordonnances militaires. On admettra de préférence ceux qui auront servi dans les troupes de lignes.
  • Les auxiliaires recevront pendant la paix 3 sols par jour et il sera fait un fond extraordinaire de 50 livres par homme pour leur équipement à leur arrivée au corps lorsqu'ils seront tenus de joindre.

Le 22 avril de la même année, l'Assemblée nationale décrète une conscription de 300 000 hommes de gardes nationales pour être organisée immédiatement en compagnies et bataillons qu'on assemblerait quand on en aurait besoin.
Le 4 juin, un autre décret ordonne la répartition de 100 000 soldats auxiliaires dans chacun des 83 départements du royaume : 25 000 pour le service de la marine et 75 000 pour les armées de terre, enrôlés pour 3 ans, doivent être formés sans délai pour être envoyés au combat au premier ordre.
Trois nouveaux décrets[1] augmentent encore les forces et prescrivent de mettre en activité les bataillons de volontaires, composés de 568 hommes de la garde nationale des départements de la frontière, et ces bataillons doivent se monter, ensemble, à 26 000 hommes.
Les départements du Nord, du Pas-de-Calais, du Jura, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, de la Moselle, de la Meuse, des Ardennes, de l'Aisne, devaient fournir chacun le plus d'hommes possible. Les autres départements devaient fournir chacun de 2 000 à 3 000 hommes de bonne volonté, volontaire. Tout citoyen qui voulait marcher devait se faire inscrire à sa municipalité.
Un autre décret[2] ordonne la mise en activité, tant sur les frontières que dans l'intérieur, de 74 000 hommes de la garde nationale, indépendamment des 26 000 demandés auparavant.
Ces différentes levées produisent les 170 premiers bataillons de volontaires nationaux, dont le nombre est successivement porté à 200, 380, 502 et 755 bataillons.

Tous les départements sont concernés. Les zones qui fournissent le plus de volontaires sont les départements frontaliers directement menacés par les armées étrangères comme le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, le Bas-Rhin, la Meurthe, les Vosges, les Hautes-Alpes, la Haute-Saône, le Doubs, les Bouches-du-Rhône, le Var et la Drôme. Les départements de Paris, de Seine-et-Oise et de Seine-et-Marne, animés d'un élan patriotique, fournissent également un fort contingent.
Il y a également des diversités, liées à la population du département. Par exemple la Corrèze livre 2 fois plus de volontaires, comparativement à sa population, que l'Allier ou la Haute-Vienne.

Si la totalité des bataillons formés en 1791 et l'immense majorité de ceux formés en 1792 étaient composé de véritables volontaires, à partir de 1793, l'engagement volontaire est l'exception et le recrutement devient la règle. Si le nom de volontaire est donné aux hommes de la levée de 1793 puis de la réquisition du mois août suivant, la grande majorité ne mérite pas ce nom, étant pour la plupart des volontaires de force.

Cavalerie

La cavalerie n'avait pas de volontaires[3].
Cependant comme beaucoup de citoyens préféraient ce service, les départements se firent entendre pour la levée de ces nouveaux corps. Un décret qui ordonne la création de ce nouveau corps règle également la forme et l'organisation :

  1. Sous le nom de volontaires Gardes-nationaux chasseurs à cheval, 6 compagnies de 130 hommes chacun sont créées et attachées au 6 légions précédemment formées.
  2. Pour y être admis, chaque citoyen devra justifier de son service dans la garde nationale, et prouver son civisme par un certificat authentique.
  3. En s'inscrivant, il s'engagera à s'équiper et se monter à ses frais, suivant les formes réglées par la loi, qui règle aussi l’intérêt qui lui sera payé pour l'avance de son cheval.
  4. Les volontaires nommeront eux-mêmes leurs officiers.

Composition[modifier | modifier le code]

Les volontaires devaient former des bataillons de 8 à 10 compagnies de 50 hommes commandés par 3 officiers. Chaque bataillon est composé de 8 ou 9 compagnies d'infanterie et d'une compagnie de grenadiers.
L'effectif de ces bataillons a varié de 500 à 800 hommes.
Le bataillon était commandé par 1 colonel et 2 lieutenants-colonels. Tous les officiers devaient être élus par les volontaires.
Chaque garde national recevait une solde de 15 sous par jour.
Le caporal et le tambour, une solde et demie ; le fourrier et le sergent, 2 soldes ; le sous-lieutenant 3 soldes ; le lieutenant 4 soldes ; le capitaine 5 soldes ; le lieutenant-colonel 6 soldes et le colonel 7 soldes.
Dès que leur service ne serait plus nécessaire, les volontaires devaient rentrer dans leurs foyers et cesser de recevoir la solde[4].


Voici la liste des bataillons[5], classés par départements[6], avec les personnalités, rattachements, campagnes, combats et batailles auxquels ils ont participé, le numéro de la demi-brigade lors de l'amalgame de la première formation puis le numéro de cette demi-brigade lors de l'amalgame de deuxième formation.

Liste des bataillons par départements[modifier | modifier le code]

Ain[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Pont-de-Vaux, Bourg, Nantua, Gex, Belley, Saint-Rambert, Montluel, Trévoux et Châtillon-les-Dombes) du département de l'Ain fournirent 13 bataillons :

Aisne[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Saint-Quentin, Vervins, Laon, Chauny, Soissons et Château-Thierry) du département de l'Aisne fournirent 5 bataillons[Note 2] :

Allier[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (Cérilly, Moulins, Le Donjon, Cusset, Gannat, Montmarault et Montluçon) du département de l'Allier fournirent 3 bataillons

Basses-Alpes[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 5 districts (Sisteron, Barcelonnette, Castellane, Digne et Forcalquier) du département des Basses-Alpes fournirent 6 bataillons.

Hautes-Alpes[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 4 districts (Briançon, Embrun, Gap et Serres) du département des Hautes-Alpes fournirent 6 bataillons

Alpes-Maritimes[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 3 districts (Menton[Note 3], Nice et Puget-Théniers) du département des Alpes-Maritimes fournirent 2 bataillons

Ardèche[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (Annonay[13], Aubenas, L'Argentière[14], Privas[15], Tournon, Vernoux[13] et Villeneuve-de-Berg[15]) du département de l'Ardèche fournirent 7 bataillons

Ardennes[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Rocroi, Charleville, Sedan, Grandpré, Vouziers et Rethel) du département des Ardennes fournirent 6 bataillons

Ariège[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 3 districts (Saint-Girons, Mirepoix et Tarascon) du département de l'Ariège fournirent 5 bataillons

Aube[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Nogent-sur-Seine, Arcis-sur-Aube, Bar-sur-Aube, Bar-sur-Seine, Ervy et Troyes) du département de l'Aube fournirent 4 bataillons

Aude[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Castelnaudary, Carcassonne, Narbonne, Lagrasse, Limoux et Quillan) du département de l'Aude fournirent 9 bataillons[17]

Aveyron[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts ( Mur-de-Barrez, Saint-Geniez-d'Olt, Sévérac-le-Château, Millau, Saint-Affrique, Sauveterre, Villefranche, Aubin et Rodez) du département de l'Aveyron fournirent 2 bataillons

Bouches-du-Rhône[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Tarascon, Apt[20], Aix, Marseille, Salon et Arles) du département des Bouches-du-Rhône fournirent 19 bataillons[21] et 3 compagnies

Calvados[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Bayeux, Caen, Pont-l'Évêque, Lisieux, Falaise et Vire) du département du Calvados fournirent 10 bataillons et 2 compagnies

Cantal[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 4 districts (Mauriac, Murat, Saint-Flour et Aurillac) du département du Cantal fournirent 3 bataillons.

Charente[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Ruffec, Confolens, La Rochefoucauld, Angoulême, Barbezieux et Cognac) du département de la Charente fournirent 10 bataillons et 3 compagnies[24],[25].

Charente-Inférieure[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (La Rochelle, Rochefort, Saint-Jean-d'Angély, Saintes, Pons, Montlieu et Marennes) du département de la Charente-Inférieure fournirent 8 bataillons et 1 compagnie

Cher[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (Aubigny, Sancerre, Sancoins, Saint-Amand, Châteaumeillant, Bourges et Vierzon) du département du Cher fournirent 3 bataillons

Corrèze[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 4 districts (Uzerche, Ussel, Tulle et Brive) du département de la Corrèze fournirent 5 bataillons

Corse[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Bastia, Oletta, L'Île-Rousse, La Porta-d'Ampugnani, Corte, Cervione, Tallano, Ajaccio et Vico) du département de la Corse fournirent 4 bataillons[27]

Côte-d'Or[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (Châtillon-sur-Seine, Is-sur-Tille, Dijon, Saint-Jean-de-Losne, Beaune, Arnay-le-Duc et Semur-en-Auxois) du département de la Côte-d'Or fournirent 13 bataillons et 1 compagnie

Côtes-du-Nord[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Lannion, Pontrieux, Saint-Brieuc, Lamballe, Dinan, Broons, Loudéac, Rostrenen et Guingamp) du département des Côtes-du-Nord fournirent 4 bataillons et 1 compagnie

Creuse[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (La Souterraine, Guéret, Boussac, Évaux, Felletin, Bourganeuf et Aubusson) du département de la Creuse fournirent 3 bataillons[31] et 2 compagnies

Dordogne[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Nontron, Excideuil, Montignac, Sarlat, Belvès, Bergerac, Montpon[32], Ribérac et Perigueux) du département de la Dordogne fournirent 8 bataillons[33]

Doubs[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Besançon, Baume-les-Dames, Saint-Hippolyte, Pontarlier, Quingey et Ornans) du département du Doubs fournirent 12 bataillons

Drôme[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (Romans, Valence, Die, Buis[34], Montélimar, Crest et Orange (provisoirement)[35]) du département de la Drôme fournirent 10 bataillons

Eure[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Évreux, Les Andelys, Bernay, Louviers, Pont-Audemer et Verneuil) du département de l'Eure fournirent 5 bataillons et 1 compagnie

Eure-et-Loir[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Chartres, Châteaudun, Châteauneuf-en-Thymerais, Dreux, Janville et Nogent-le-Rotrou) du département d'Eure-et-Loir fournirent 3 bataillons

Finistère[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Brest, Carhaix, Châteaulin, Landerneau, Lesneven, Morlaix, Pont-Croix, Quimper et Quimperlé) du département du Finistère fournirent 3 bataillons et 1 compagnie

Gard[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 8 districts (Alais, Beaucaire, Nîmes, Pont-Saint-Esprit, Saint-Hippolyte, Sommières, Uzès et Le Vigan) du département du Gard fournirent 8 bataillons et 1 compagnie

Haute-Garonne[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 8 districts (Toulouse, Rieux, Villefranche, Castelsarrasin, Muret, Saint-Gaudens, Revel et Grenade) du département de la Haute-Garonne fournirent 11 bataillons

Gers[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Auch, Condom, L'Isle-Jourdain, Lectoure, Mirande et Nogaro) du département du Gers fournirent 8 bataillons et 2 compagnies

Gironde[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (Bazas, Blaye, Bordeaux, Cadillac, Lesparre, Libourne et La Réole) du département de Bec-d'Ambès devenu département de la Gironde fournirent 17 bataillons

Hérault[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 4 districts (Montpellier, Béziers, Lodève et Saint-Pons) du département de l'Hérault fournirent 9 bataillons et 1 compagnie

Ille-et-Vilaine[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Bain-de-Bretagne, Dol, Fougères, La Guerche-de-Bretagne, Montfort, Redon, Rennes, Saint-Malo et Vitré) du département d'Ille-et-Vilaine fournirent 3 bataillons

Indre[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Issoudun, Châteauroux, Argenton, Le Blanc, La Châtre et Châtillon-sur-Indre) du département de l'Indre fournirent 2 bataillons

Indre-et-Loire[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (Tours, Amboise, Château-Renault, Loches, Chinon, Preuilly et Langeais) du département d'Indre-et-Loire fournirent 5 bataillons

Isère[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 4 districts (Grenoble, Saint-Marcellin, La Tour-du-Pin et Vienne) du département de l'Isère fournirent 11 bataillons

Jemmapes[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, le département de Jemmapes fourni 1 bataillon

Jura[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Dole, Arbois, Poligny, Lons-le-Saunier, Orgelet et Saint-Claude) du département du Jura fournirent 12 bataillons

Landes[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 4 districts (Dax, Mont-de-Marsan, Saint-Sever et Tartas) du département des Landes fournirent 6 bataillons

Léman[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 3 districts (Bazas, Carouge, Cluses et Thonon), du département du Léman fournirent 1 bataillon

Loir-et-Cher[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Blois, Vendôme, Romorantin, Mondoubleau, Mer et Saint-Aignan) du département de Loir-et-Cher fournirent 4 bataillons

Haute-Loire[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 3 districts (Le Puy, Brioude et Monistrol-sur-Loire[37]) du département de la Haute-Loire fournirent 3 bataillons. Toutefois la Haute-Loire ne fournit pas de bataillons de volontaires en 1791.

Loire-Inférieure[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Ancenis, Blain, Châteaubriant, Clisson, Guérande, Machecoul, Nantes, Paimbœuf et Savenay) du département de la Loire-Inférieure fournirent 4 bataillons et 2 compagnies

Loiret[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (Orléans, Beaugency, Neuville, Pithiviers, Montargis, Gien et Boiscommun) du département du Loiret fournirent 4 bataillons et 1 compagnie

Lot[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Cahors, Martel[38], Gourdon, Figeac, Montauban et Lauzerte) du département du Lot fournirent 9 bataillons

Lot-et-Garonne[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Agen, Nérac, Marmande, Tonneins, Villeneuve, Lauzun, Monflanquin, Casteljaloux et Valence) du département de Lot-et-Garonne fournirent 10 bataillons

Lozère[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (Mende, Marvejols, Florac, Langogne, Villefort, Meyrueis et Saint-Chély-d'Apcher) du département de la Lozère fournirent 2 bataillons

Manche[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (Avranches, Coutances, Cherbourg, Valognes, Carentan, Saint-Lô et Mortain) du département de la Manche fournirent 13 bataillons

Marne[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Châlons-sur-Marne, Reims, Épernay, Sézanne, Sainte-Menehould et Vitry-le-François) du département de la Marne fournirent 8 bataillons

Haute-Marne[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Bourbonne, Bourmont, Chaumont, Joinville, Langres et Saint-Dizier) du département de la Haute-Marne fournirent 4 bataillons

Mayenne[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (Ernée, Mayenne, Lassay, Evron, Laval, Craon et Château-Gontier) du département de la Mayenne fournirent 3 bataillons

Mayenne-et-Loire[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 8 districts (Angers, Saumur, Baugé, Châteauneuf, Segré, Saint-Florent-le-Vieil, Cholet et Vihiers) du département de la Mayenne-et-Loire fournirent 8 bataillons. La Mayenne-et-Loire deviendra le Maine-et-Loire. Les bataillons portent donc le nom de bataillon de volontaires de la Mayenne-et-Loire puis celui de bataillon de volontaires de Maine-et-Loire.

Meurthe[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Nancy, Lunéville, Vézelise, Toul, Pont-à-Mousson, Vic, Dieuze, Sarrebourg et Blâmont) du département de la Meurthe fournirent 11 bataillons

Meuse[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 8 districts (Bar-le-Duc, Clermont, Commercy, Gondrecourt, Saint-Mihiel, Stenay, Verdun et Étain) du département de la Meuse fournirent 8 bataillons

Mont-Blanc[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (Annecy, Carouge, Chambéry, Cluses, Moûtiers, Saint-Jean-de-Maurienne et Thonon) du département du Mont-Blanc fournirent 5 bataillons

Mont-Terrible[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 2 districts (Delémont et Porrentruy) du département du Mont-Terrible fournirent 1 bataillon

Morbihan[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Auray, Le Faouët, Hennebont, Josselin, Pontivy, Ploërmel, La Roche-Bernard, Rochefort et Vannes) du département du Morbihan fournirent 4 bataillons

Moselle[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Metz, Bitche, Boulay, Briey, Longwy, Morhange, Sarreguemines, Sarrelouis et Thionville) du département de la Moselle fournirent 5 bataillons

Nièvre[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Nevers, Saint Pierre le Moutier, Decize, Moulins, Château Chinon, Corbigny, Clamecy, Cosne et La Charité) du département de la Nièvre fournirent 3 bataillons

Nord[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 8 districts (Bergues, Hazebrouck, Lille, Douai, Cambrai, Valenciennes, Le Quesnoy et Avesnes) du département du Nord fournirent 24 bataillons

Oise[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Beauvais, Chaumont, Grandvilliers, Breteuil, Clermont, Senlis, Noyon, Compiègne et Crépy) du département de l'Oise fournirent 14 bataillons et 1 compagnie

Orne[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Alençon, Domfront, Argentan, Laigle, Bellême et Mortagne) du département de l'Orne fournirent 5 bataillons

Paris-Seine[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, le département de Paris, qui comprenait 3 districts : Paris, Franciade et Bourg-de-l'Égalité, fournit 48 bataillons et 4 compagnies.
Il y aura 3 formations.

Paris Première formation[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les districts de Paris, de Franciade et de Bourg-de-l'Égalité, première formation, fournirent 32 bataillons et 3 compagnies.

Drapeau Garde républicaine du District Saint Nicolas du Chardonnet

Paris Seconde formation[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les districts de Paris, de Franciade et de Bourg-de-l'Égalité, seconde formation, fournirent 12 bataillons. Cette deuxième formation à pour vocation de renforcer les troupes et d'intervenir dans l'expédition de Vendée.

Paris Troisième formation[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les districts de Paris, de Franciade et de Bourg-de-l'Égalité, troisième formation pour combattre les insurrections fédéralistes dans le département de l'Eure, fournirent 4 bataillons et 1 compagnie.

Pas-de-Calais[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 8 districts (Arras, Bapaume, Béthune, Boulogne, Calais, Montreuil, Saint-Omer et Saint-Pol) du département du Pas-de-Calais fournirent 12 bataillons

Puy-de-Dôme[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 8 districts (Clermont-Ferrand, Riom, Ambert, Thiers, Issoire, Besse, Billom et Montaigut) du département du Puy-de-Dôme fournirent 4 bataillons

Basses-Pyrénées[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Pau, Oloron, Orthez, Mauléon, Saint-Palais et Ustaritz) du département des Basses-Pyrénées fournirent 10 bataillons

Hautes-Pyrénées[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 5 districts (Tarbes, Bagnères, Vic, La Montagne-Argelès et Les Quatre Vallées-La Barthe-de-Neste) du département des Hautes-Pyrénées fournirent 5 bataillons

Pyrénées-Orientales[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 3 districts (Perpignan, Prades et Céret) du département des Pyrénées-Orientales fournirent 4 bataillons

Bas-Rhin[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts ( Haguenau, Benfeld, Strasbourg, Wissembourg, Sarre-Union et Landau) du département du Bas-Rhin fournirent 11 bataillons

Haut-Rhin[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 3 districts (Altkirch, Belfort et Colmar) du département du Haut-Rhin fournirent 6 bataillons et 3 compagnies

Rhône-et-Loire[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Campagne de Lyon, Ville de Lyon, Montbrison, Roanne, Saint-Étienne, Villefranche) du département de Rhône-et-Loire fournirent 13 bataillons

Haute-Saône[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Jussey, Luxeuil, Lure, Vesoul, Gray, Champlitte et Montbéliard[45]) du département de la Haute-Saône fournirent 12 bataillons

Saône-et-Loire[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (Mâcon, Chalon-sur-Saône, Louhans, Autun, Bourbon-Lancy, Charolles et Semur-en-Brionnais) du département de Saône-et-Loire fournirent 9 bataillons

Sarthe[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Le Mans, Saint-Calais, Château-du-Loir, La Flèche, Sablé, Sillé-le-Guillaume, Fresnay-le-Vicomte, Mamers et La Ferté-Bernard) du département de la Sarthe fournirent 9 bataillons

Seine-et-Oise[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Corbeil, Dourdan, Étampes, Gonesse, Mantes, Montfort, Pontoise, Saint-Germain et Versailles) du département de Seine-et-Oise fournirent 14 bataillons

Seine-Inférieure[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 7 districts (Cany, Caudebec-en-Caux, Dieppe, Gournay, Montivilliers, Neufchâtel et Rouen) du département de la Seine-Inférieure fournirent 14 bataillons

Seine-et-Marne[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 5 districts (Melun, Meaux, Provins, Nemours et Rosoy) du département de Seine-et-Marne fournirent 6 bataillons

Deux-Sèvres[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Melle, Niort, Saint-Maixent, Parthenay, Thouars et Châtillon) du département des Deux-Sèvres fournirent 6 bataillons.

Somme[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 5 districts (Amiens, Abbeville, Doullens, Montdidier et Péronne) du département de la Somme fournirent 8 bataillons et 1 compagnie

Tarn[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 5 districts (Albi, Castres, Lavaur, Gaillac et Lacaune) du département du Tarn fournirent 4 bataillons

Var[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Toulon, Grasse, Hyères, Draguignan, Brignoles, Saint-Maximin, Fréjus, Saint-Paul-lès-Vence et Barjols) du département du Var fournirent 10 bataillons

Vaucluse[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 4 districts (Apt, Avignon[46], Carpentras[47] et Orange) du département de Vaucluse (département) fournirent 5 bataillons

Vendée[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Fontenay-le-Comte, La Châtaigneraie, Montaigu, Challans, Les Sables-d'Olonne et La Roche-sur-Yon) du département de la Vendée fournirent 2 bataillons et 1 compagnie

Vienne[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Loudun, Châtellerault, Poitiers, Lusignan, Montmorillon et Civray) du département de la Vienne fournirent 5 bataillons

Haute-Vienne[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 6 districts (Limoges, Le Dorat, Bellac, Saint-Junien, Saint-Yrieix et Saint-Léonard) du département de la Haute-Vienne fournirent 5 bataillons

Vosges[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les 9 districts (Épinal, Saint-Dié, Remiremont, Mirecourt, Neufchâteau, Bruyères, Darney, Rambervillers et Lamarche) du département des Vosges fournirent 16 bataillons