Essars

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Essars
Essars
La mairie.
Blason de Essars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane
Maire
Mandat
Gérard Malbranque
2020-2026
Code postal 62400
Code commune 62310
Démographie
Population
municipale
1 755 hab. (2019 en augmentation de 9,82 % par rapport à 2013)
Densité 472 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 32′ 52″ nord, 2° 39′ 55″ est
Altitude Min. 18 m
Max. 23 m
Superficie 3,72 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Béthune
(banlieue)
Aire d'attraction Béthune
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Beuvry
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-essars.fr

Essars est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France, près de Béthune.

La commune fait partie de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane qui regroupe 100 communes et compte 276 759 habitants en 2018.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le finage d'Essars s'étend sur 372 ha[1].

En quittant la ville de Béthune par le nord, Essars se trouve être la première commune de la plaine de Flandre, dans sa partie appelée localement le « bas-pays d'Artois ».

Communes limitrophes d’Essars
Locon
Annezin Essars Beuvry
Béthune

Essars possède environ 3,2 km de limites communes avec Béthune au sud (dont 1,7 km marquées par le canal), 1 km avec Annezin à l'ouest, 2,7 km avec Locon au nord et 2,1 km avec Beuvry à l'est.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le relief est plat, la variation totale d'altitude ne dépassant pas 5 mètres.

Le terroir, aux sols argileux, a été gagné au Moyen Âge sur des bois et des marais. L'important réseau de fossés de drainage, qui permit l'assèchement des terres, tend à disparaître en raison de l'urbanisation et du remplacement par des drains enterrés.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie.

La commune est traversée par la Lawe, cours d'eau naturel de 40,97 km, qui prend sa source dans la commune de Magnicourt-en-Comte et se jette dans la Lys au niveau de la commune de La Gorgue[2].

En bordure nord-est du territoire communal, un ruisseau secondaire, d'une longueur de de 11 km, le courant de la Goutte sépare Essars de Beuvry puis de Locon avant de se jeter dans la Lawe[3]. Au nord-ouest, le courant du Turbeauté longe les terres d'Annezin.

Le « canal d'Aire à La Bassée »[4] marque en grande partie la limite communale avec Béthune.

Climat[modifier | modifier le code]

La station de relevés météorologiques la plus proche est celle de Richebourg, à environ 9 km. Elle a fonctionné de à .

Statistiques 1990-2008 et records Station RICHEBOURG (62) Alt: 18m 50° 35′ 24″ N, 2° 44′ 18″ E
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,5 1,6 3 4,3 8,2 10,7 12,6 12,5 10,1 7,1 3,8 1,5 6,4
Température moyenne (°C) 4,4 5,1 7,3 9,8 13,8 16,3 18,4 18,4 15,3 11,5 7,1 4,4 11
Température maximale moyenne (°C) 7,3 8,3 11,7 15,3 19,4 21,6 24,2 24,3 20,5 15,9 10,5 7,2 15,6
Record de froid (°C)
date du record
−13
02.1997
−9
28.2005
−9
04.2005
−5,5
11.2003
−1,5
05.1996
3,5
01.2006
4
07.1996
4,5
29.1993
1
22.1997
−7
30.1997
−9,5
23.1998
−13,5
29.1996
−13,5
1996
Record de chaleur (°C)
date du record
15
18.2007
19,5
15.1998
22
16.2005
27,5
12.1991
33
27.2005
35,5
07.1996
37
19.2006
38,5
10.2003
32
11.1999
26
09.1995
20,5
12.1995
16
19.1993
38,5
2003
Précipitations (mm) 58,1 47,8 50,1 46,9 63,6 63 77,9 73,3 70,4 60,9 72,9 77,2 762,1
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 12 11 11,4 10 10,7 9,6 10,5 9,9 11,2 11,6 13,4 13,7 135
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 4,4 3,4 3,6 3,2 4,4 4,3 5,1 4,8 5,2 4,7 5,5 5,8 54,5
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 1,4 0,8 0,7 0,8 1,7 2 2,9 2,1 2,2 1,4 1,8 2,2 19,9
Source : [MétéoFrance] « Fiche 62706001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/01/2022 dans l'état de la base
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7,3
1,5
58,1
 
 
 
8,3
1,6
47,8
 
 
 
11,7
3
50,1
 
 
 
15,3
4,3
46,9
 
 
 
19,4
8,2
63,6
 
 
 
21,6
10,7
63
 
 
 
24,2
12,6
77,9
 
 
 
24,3
12,5
73,3
 
 
 
20,5
10,1
70,4
 
 
 
15,9
7,1
60,9
 
 
 
10,5
3,8
72,9
 
 
 
7,2
1,5
77,2
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Hormis quelques petites parcelles de peupleraies et la couverture arborée des buttes de déblais le long du canal, les boisements sont inexistants.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Essars est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7].

Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune, une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes[8] et 356 052 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Béthune dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (81,5 %). L'agriculture est consacrée aux céréales, à la betterave sucrière, aux pommes de terre ou au maraîchage.

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (78,8 %), zones urbanisées (17,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,9 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Le village d'Essars compte actuellement deux hameaux : le Long Cornet (en direction de Hinges) et Sévelingue (sur la route de Locon). Depuis les extensions pavillonnaires des années 1980, l'agglomération bâtie est cependant devenue continue depuis le bourg d'Essars jusqu'à Sévelingue.

Une partie du village (la rue du Silo et l'ancienne route d'Armentières) s'est trouvée également séparée du reste du territoire lors du creusement du nouveau tracé du canal entre les deux guerres mondiales et rejetée sur la rive sud.

Les documents historiques mentionnent d'autres noms de hameaux : Monchicourt (où se trouvaient les anciennes écluses sur la Lawe), la Motte (dont il subsiste une ferme, rue de la Motte au Bois) et la ferme du Roy (dont l'emplacement est maintenant situé sur le territoire béthunois dans la zone industrielle).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La rue du 11-Novembre, rue principale du village, se trouve être également la route départementale 171 de Béthune à Armentières.

Le village d'Essars est traversé par le CD171, la route de Béthune à Armentières tandis que le CD845, la route de Béthune à Estaires passe dans le hameau de Sévelingue.

Depuis 2014, la déviation du CD945 permet de rallier directement l'entrée d'Essars à la zone industrielle de Lestrem, notamment les établissements Roquette Frères en évitant les traversées des secteurs habités de Sévelingue et de Locon.

Le « canal d'Aire à La Bassée » constitue l'un des tronçons de la liaison fluviale Dunkerque-Escaut.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Un acte de donation daté d'environ 1190, compilé dans le cartulaire de Saint-Barthélémy de Béthune, fait mention de la localité par l'expression In Sartis sub Bethunia (dans les défrichés sous Béthune)[15]. Très certainement, l'étymologie est donc celle de l'essart (du latin médiéval sartum qui désigne un terrain défriché).

Au cours des époques, la graphie du toponyme est longtemps restée instable, se terminant parfois par un « t », parfois par un « s », parfois par les deux[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Essars sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle).
La carte d'état-major (publiée vers 1866 d'après des levés de 1832) montre bien le tracé de l'ancien canal qui contourne Essars par le sud.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À la fin du XIIe siècle, on cultivait à Essars des céréales, car l'endroit était redevable aux prêtres de l'église de Béthune de deux boisseaux de blé, auxquels s'ajoutaient quarante-huit chapons et quarante-huit deniers parisiens[15].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La carte de Cassini, au XVIIIe siècle, fait apparaître le village sous l'écriture « Eßart », avec le symbole d'une église et l'abréviation Succ. indiquant qu'il ne s'agissait pas d'une paroisse autonome. Le village d'Essars fut en effet doté d'une église en 1545 mais qui, pour autant, ne fut desservie que par un chapelain placé sous l'autorité du curé de la paroisse Saint-Vaast de Béthune[16]. Les habitants étaient d'ailleurs tenus de se rendre deux fois par an à la messe à Béthune.

Pendant longtemps, seule la Lawe, canalisée en 1500[17], servit de voie navigable permettant le commerce fluvial entre Béthune et la Lys.

Avant la Révolution française, Essars était le siège d'une seigneurie[18].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1825, le canal d'Aire fut inauguré. “L'ancien canal” faisait une boucle jusqu'aux portes de Béthune en passant au sud de la ferme du Roy. Un tracé plus direct, celui du “nouveau canal”, qui coupait en deux le territoire d'Essars, fut ensuite creusé dans les années 1920.

Durant la Première Guerre mondiale, Essars est le siège d'un cantonnement britannique[19]. Pendant la plus grande partie de la guerre, malgré quelques canonnades et la proximité du front, le secteur reste relativement calme. Quelques habitants des communes voisines qui ont fui les zones de combat sont venus se réfugier à Essars[20]. En , les enfants de Beuvry viennent même recevoir leur confirmation à l'église d'Essars plutôt qu'à Béthune, jugé moins sûr[21]. Mais en , les forces allemandes lancent une violente offensive et déclenchent la bataille de la Lys. La population civile de toute la région est contrainte d'évacuer dans la précipitation. Les Allemands parviennent à enfoncer la ligne de front que tenaient les Alliés, mais au sud de cette avancée, ils sont arrêtés le entre Locon et Essars et n'atteignent pas Béthune. Des bombardements intenses se poursuivront alors jusqu'à la fin de la guerre, provoquant la destruction du village, tout comme celle de Béthune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune d'Essars dépend de l'arrondissement de Béthune.

Commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

Essars participait à la communauté d'agglomération de l'Artois (Artois Comm.). Elle fait désormais partie de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

La commune était rattachée au canton de Béthune-Est. Elle est aujourd'hui rattachée au Canton de Beuvry.

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la neuvième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1800 Jean-Baptiste Dusquenes    
1800 1811 Noël Joseph Thomas    
1811 1820 Antoine Joseph Bréhon    
1820 1832 Auguste François Wibaux    
1832 1848 Lambert Désiré Aimé Prou    
1848 1848 Augustin Carpentier    
1870 1872 Émile Billon    
1874 1881 Henri Flahaut    
1881 1908 Albert Flahaut    
1908 1914 Henri Wicquart    
1914 1918 Eugène Prévost   (nommé d'office)
1918 1918 Jules Debai   (nommé d'office)
1919 1935 François Bréhon    
1935 1940 René Berteloot    
1940 1940 Albert Warembourg    
1940 1944 Élie Linglart    
1944 1947 Albert Warembourg    
1947 1959 Jean Bréhon    
1959 1986 Georges Cabaret    
1986 mars 2001 André Binot    
mars 2001 En cours
(au 28/03/2021)
Gérard Malbranque DVG Réélu pour le mandat 2020-2026[22],[23],[24]

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école publique primaire et maternelle, l'école Pierre-Bachelet.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[26].

En 2019, la commune comptait 1 755 habitants[Note 3], en augmentation de 9,82 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : 0 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
563534520608606627611620584
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
625632684701652577600580579
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
591603600562680743725756965
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
9111 1751 1511 6831 9191 7321 6791 6491 638
2014 2019 - - - - - - -
1 5841 755-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 32,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,2 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 835 hommes pour 907 femmes, soit un taux de 52,07 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,5 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[28]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ou +
0,9 
5,0 
75-89 ans
8,2 
19,6 
60-74 ans
20,4 
20,8 
45-59 ans
20,7 
18,7 
30-44 ans
20,3 
14,5 
15-29 ans
13,1 
21,4 
0-14 ans
16,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2018 en pourcentage[29]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,4 
75-89 ans
8,9 
15,9 
60-74 ans
17,3 
20,2 
45-59 ans
19,4 
19,1 
30-44 ans
18,2 
18,6 
15-29 ans
16,3 
20,3 
0-14 ans
18,3 

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Depuis le pont qui franchit le canal d'Aire à La Bassée, on aperçoit la zone industrielle du « Parc Washington » située sur la rive béthunoise.

À proximité immédiate du territoire communal, en rive sud du canal, sur des terrains qui furent cédés en 1958 par la commune d'Essars à celle de Béthune, se trouve une grande zone industrielle créée au début des années 1960 dans le cadre de la reconversion industrielle du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Sous le nom actuel de « Parc Washington », elle accueille le port fluvial, l'usine de pneumatiques Bridgestone (auparavant Firestone), l'unité de production européenne de résines synthétiques de SI Group (anciennement Schenectady), le fabricant de cheminées Philippe, etc.

Le village accueille un supermarché ainsi que divers petits commerces de proximité.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

L'église d'Essars actuelle date du début du XXe siècle.

La première église, dédiée à Saint Jacques, fut construite en 1545 sous le règne de Charles Quint, Essars faisant alors partie des Pays-Bas espagnols. Elle resta cependant dépendante de la paroisse béthunoise de Saint-Vaast. En 1645, elle fut incendiée lors du siège et de la prise de Béthune par les Français[30]. Réparée grâce à diverses donations, elle fut à nouveau saccagée durant la Révolution française. L'église ancienne, qui se dressait à l'angle de l'actuelle rue Warembourg, fut entièrement détruite pendant la Première Guerre mondiale. Le bâtiment actuel a été édifié une quarantaine de mètres plus loin dans la direction d'Armentières.

La Croix de Fer[modifier | modifier le code]

Grotte, calvaire et chapelles de la Croix de Fer.

Au lieu-dit la Croix de Fer se trouve un ensemble d'une grotte avec des statues représentant la « Lamentation du Christ » surmonté d'une croix de fer et entouré de deux chapelles-oratoires. Ce triple monument fut inauguré en 1874.

Les monuments commémoratifs des guerres[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Seigneurs des Essars[modifier | modifier le code]

  • Pontus Payen est seigneur des Essars le , date à laquelle il est anobli par lettres données à Lisbonne. Il est apparenté à Pierre Payen seigneur de Bellacourt (hameau sur Rivière) et Hautecloque, et à Paris Payen, seigneur d'Écoivre[18].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Essars Blason
D'azur plain au chef d'argent chargé de trois arbres de sinople[32].
Détails
Armes de la famille des De Saluces (alias Saluzzo, d'origine italienne).
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Lawe (E3660600 ) » (consulté le )
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Courant de la Goutte (E3660740 ) » (consulté le )
  4. IGN Geoportail
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Unité urbaine 2020 de Béthune », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  9. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  10. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Béthune », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. a et b Le cartulaire de Saint-Barthélemy de Béthune / publié ou analysé avec extraits textuels et précédé d'une introduction par le comte A. de Loisne
  16. Histoire de Béthune. Tome 2 / par le chanoine Éd. Cornet p. 380
  17. J. Dutens,Histoire de la navigation intérieure de la France, Volume 1, p. 63
  18. a et b Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 162, lire en ligne.
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