1994

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Cette page concerne l'année 1994 (MCMXCIV en chiffres romains) du calendrier grégorien.

1994 est une année commune commençant un samedi.

Événements[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

Algérie[modifier | modifier le code]

  • 30 Janvier : Nomination par le Haut Comité d'Etat du général Liamine Zeroual comme Président de la République Algérienne.
  • 10 mars : Evasion d'un millier de détenus islamistes de la prison de Tazoult.
  • 12 mars : opération de ratissage de l'armée dans la région de Batna. Bombardements aériens des maquis environnants. Une centaine de civils et de maquisards tués.
  • 21 mars : rappel de 50 000 réservistes pour renforcer les effectifs de l'armée.
  • Avril : dévaluation du dinar de 40 %. Rééchelonnement de la dette algérienne par le FMI.
  • Juin : création de la première milice civile contre les islamistes dans la région de Bouira.
  • Juillet : Création de l'Armée Islamique du Salut, bras armé du FIS dissous.
  • 11 juillet : crédit français de 6 milliards de francs.
  • 25 septembre : enlèvement chanteur berbère Matoub Lounès. Il sera libéré quelques jours après.
  • 31 octobre : échec des négociations avec les partis d'opposition. Annonce par le président Zéroual d'élections présidentielles.
  • 1er novembre : un bombe explose dans un cimetière, tuant 5 jeunes scouts. L'attentat est retransmis en direct à la télévision.
  • 24 décembre : détournement par le GIA d'un Airbus d'Air France.

Rwanda[modifier | modifier le code]

  • 6 avril : Attentat contre l'avion présidentiel en phase d’atterrissage à Kigali. Décès du président de la République Hutu Juvénal Habyarimana. Invasion du pays par les troupes du Front Patriotique Rwandais (pro-Tutsi).
  • 7 avril : Appel de la Radio des Milles collines « Abattez les grands arbres ». Commencement des premiers massacre de Tutsis par les milices Hutus (Interahamwe, Impuzamugambi). Plusieurs hutus modérés, dont la première ministre Agathe Uwilingiyimana sont assassinées par les milices. Toute résolution pacifique de la crise devient impossible. Des unités de l'armée rwandaise, la FAR, participent directement au massacre.
  • 8 avril : Évacuation des ressortissants étrangers.
  • 21 avril : l'ONU fait passer le contingent des casques bleus déployés dans le pays de 2 500 à 250 hommes, rendant toute opération de secours ou de protection humanitaire impossible.
  • 17 mai : embargo de l'ONU sur les armes à destination du pays, qui ne sera pas respecté.
  • 31 mai : un rapport de l'ONU évalue le nombre de victimes à 500 000 depuis le commencement du génocide.
  • 22 juin : Opération Turquoise, la France, sous mandat de l'ONU, déploie 3 500 hommes dans le sud du pays pour protéger les réfugiés. Les massacres de Tutsis continuent néanmoins d'ensanglanter le Rwanda.
  • 4 juillet : la capitale, Kigali, est prise par les troupes du FPR. L'armée nationale est mise en déroute. Fuite de plus d'un million de hutus du pays.
  • 17 juillet : Victoire militaire définitive du FPR sur le FAR. Fin du génocide du Rwanda. 800 000 personnes ont été massacrés, plus d'un million déplacés.

Amérique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1994 au Canada et 1994 aux États-Unis.

Asie et Pacifique[modifier | modifier le code]

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

14 avril : tir ami sur un UH-60 Black Hawk américain à Erbil en Irak pendant l'Opération Provide Comfort
  • 21 janvier (Syrie) : mort du fils du président Hafez el-Assad, Basil, prétendant à la direction du régime, dans un accident de voiture. Son frère Bashar est porté au-devant de la scène politique.
  • 25 février : un colon juif extrémiste massacre 29 fidèles musulmans priant dans le caveau des patriarches à Hébron. Des manifestations populaires éclatent et sont réprimées par la police israélienne, qui fait plusieurs dizaines de victimes. Le colon, Baruch Goldstein, meurt peu après son intervention armée. Yitzhak Rabin adresse des excuses officielles à Yasser Arafat, condamne deux organisations extrémistes juives mais refuse toute évacuation des colons, en particulier à Hébron.
  • 27 février : un attentat contre une église fait dix morts à Zouk Mikhaïl au Liban.
  • 23 mars (Liban) : interdiction des Forces libanaises et arrestation de leur direction à la suite d'attentats[17].
  • 6 avril : début des attentats-suicides perpétrés par le Hamas contre Israël. 8 morts et 44 blessés à Afoula dans un attentat à la voiture piégée.
  • 13 avril : cinq morts dans un attentat-suicide dans un autobus à Hadera.
  • 24 avril : le chef des FL Samir Geagea est arrêté. Il passe en procès et est condamné à la réclusion à perpétuité[18].
  • 4 mai : accord d’autonomie de la Palestine signé au Caire pour une période intermédiaire de cinq ans. Création d’une autorité palestinienne de 24 membres et d’une force de police palestinienne. L'OLP obtient la gestion de Gaza et Jéricho.
  • 4 mai : l’Azerbaïdjan devient membre du programme de partenariat pour la paix de l’OTAN.
  • 5 mai : fondation de Solidere. Programme de reconstruction du centre-ville de Beyrouth (18 milliards de dollars).
  • 9 mai : cessez-le-feu entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan[19] tandis que le président Aliev semble décidé à mener à leur terme les négociations engagées avec le gouvernement arménien.
  • 10-25 mai : retrait militaire des Israéliens de Gaza et de Jéricho.
  • 27 mai : adhésion du Kazakhstan au Partenariat pour la Paix de l'OTAN.
  • 1er juillet : arrivée d'Arafat à Gaza. Il doit maintenir l’ordre dans les territoires autonomes et empêcher la poursuite des attentats islamistes. Pour éviter la guerre civile, il refuse de mener la répression et favorise l’intégration des radicaux aux nouvelles structures en place.
  • 5 juillet : visite « historique » de Yasser Arafat à Jéricho.
  • 25 juillet : Yitzhak Rabin et Hussein de Jordanie signent à Washington une déclaration mettant fin à l’état de guerre. Hussein se voit reconnaître la fonction de « gardien des Lieux Saints » musulmans de Jérusalem, ce qui entraîne les protestations de l’OLP.
  • 24 août-10 septembre : le parti Baas remporte à nouveau les élections législatives en Syrie[20]. Les candidats indépendants remportent un tiers des sièges.
  • 14 août[21] : à la suite d'un attentat contre des colons israéliens, plusieurs responsables du Hamas sont arrêtés par l’autorité palestinienne.
  • Octobre : échec d’une tentative de putsch contre le président d’Azerbaïdjan Aliev. L’état d’urgence est instauré en Azerbaïdjan.
  • 7 octobre[22] : les États-Unis accusent l’Irak de concentrer des troupes à la frontière avec le Koweït[23]. Des troupes américaines sont immédiatement envoyées dans l’émirat. Saddam Hussein retire ses hommes mais démontre ainsi la totale dépendance des monarchies du Golfe envers la puissance américaine.
  • 19 octobre : une opération suicide du Hamas contre un bus à Tel-Aviv fait 22 morts civils[24]. Une nouvelle campagne d’attentats entraîne le bouclage des territoires par Israël en janvier 1995.
  • 26 octobre : traité de paix entre Israël et la Jordanie. La frontière entre les deux états reste celle de la Palestine mandataire. La répartition de l’eau est mieux assurée, au profit de la Jordanie.
  • 29 octobre : conférence économique de Casablanca réunissant des hommes politiques et des hommes d’affaires arabes et israélien. Elle discute de projet de coopération régionale avec libre circulation des personnes, des biens et des capitaux, en partenariat avec l’Union européenne.
  • 6 novembre : élection et référendum constitutionnel au Tadjikistan qui permettent à Emomali Rahmonov (aujourd'hui appelé Emomalii Rahmon) d’être élu à la présidence du Parlement et d’assumer ainsi les fonctions de chef de l’État. La Russie, très attachée au règne d’un ordre laïque dans la région, maintient des troupes au Tadjikistan afin d’empêcher les infiltrations des islamistes extrémistes à partir de l’Afghanistan.
  • 10 novembre : à la suite d'une médiation russe, le Parlement irakien et le conseil de la révolution reconnaissent les frontières internationales du Koweït[25].
  • 18 novembre : des affrontements entre islamistes et la police palestinienne font une quinzaine de morts. À la fin de l’année, le processus de paix est arrêté.
  • 27 décembre (Algérie) : quatre Pères blancs — Alain Dieulangrand (75 ans), Charles Decker (70 ans), Jean Chevillard (69 ans) et Christian Chessel (36 ans), sont assassinés dans leur monastère près de Tizi Ouzou. Un commando de six hommes armés, habillés en policier, les ont abattus les uns après les autres.
  • La croissance s’accélère au Liban (8 % en 1994, 7 % en 1995) mais le poids des charges financières la fait chuter à la fin de la décennie (4 % en 1996, 3,5 % en 1997, 2 % en 1998).
  • Au Kurdistan irakien, les partis politiques se sont transformés en milices armées et vivent de la taxation, des transports et de l’aide internationale. L’Union du peuple kurde (UPK) de Jalal Talabani et le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani s’affrontent militairement, entraînant la mort de centaines de personnes. L’Iran et la Turquie interviennent au Kurdistan irakien pour mettre fin aux guérillas qui touchent leurs pays. Les États-Unis organisent en Europe des réunions de réconciliations mais n’obtiennent que des trêves temporaires.

Europe[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1994 par pays en Europe et 1994 en Europe.

Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]

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Naissances en 1994[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Naissances en 1994.

Décès en 1994[modifier | modifier le code]

Personnalités majeures décédées en 1994 :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]