Crémarest

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Crémarest
Crémarest
La commune vue depuis la D 238.
Blason de Crémarest
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Boulogne-sur-Mer
Intercommunalité CC de Desvres - Samer
Maire
Mandat
Claude Prudhomme
2020-2026
Code postal 62240
Code commune 62255
Démographie
Gentilé Crémarestois
Population
municipale
804 hab. (2021 en augmentation de 2,29 % par rapport à 2015)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 42′ 01″ nord, 1° 47′ 10″ est
Altitude Min. 24 m
Max. 108 m
Superficie 11,69 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Boulogne-sur-Mer
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Desvres
Législatives 6e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Crémarest
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Crémarest
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
Crémarest
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Crémarest
Liens
Site web cremarest.fr

Crémarest [kʁemaʁɛ] est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Crémarestois.

La commune fait partie de la communauté de communes de Desvres - Samer qui regroupe 31 communes et compte 23 301 habitants en 2019.

La commune fait partie du parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe à quelques kilomètres de l'ex-RN 42 au nord, et de la RD 341 au sud. Elle est également entre la forêt de Desvres et celle de Boulogne-sur-Mer ; les forêts constituent 260 ha du territoire[1]. Un verger conservatoire a été planté à proximité du bourg.

Carte
Carte interactive (cliquer sur la carte).

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes :

Communes limitrophes de Crémarest
Bellebrune,
Baincthun
Alincthun
Crémarest Bournonville
Wirwignes Desvres

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire est inclus dans la boutonnière du Boulonnais. Au nord-ouest de l'Artois, cette dépression constituée de monts et vallées présente des sols à dominante argileuse. L'altitude moyenne de la commune est donc assez faible, variant de 24 mètres au niveau aval de la vallée de la Liane à 108 mètres au niveau des collines du Boulonnais.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie.

La commune est traversée par sept cours d'eau :

  • le fleuve Liane qui coule au milieu du territoire, du nord-est au sud-ouest. Le fleuve, d'une longueur de 38,24 km, prend sa source dans la commune de Quesques et se jette dans la Manche au niveau de la commune de Boulogne-sur-Mer[2] ;
  • le ruisseau de Desvres, d'une longueur de 6,16 km, qui prend sa source dans la commune de Desvres et se jette dans la Liane au niveau de la commune de Wirwignes[3] ;
  • la Vignette, d'une longueur de 4,22 km, qui prend sa source dans la commune de Baincthun et se jette dans le Wimereux au niveau de la commune de Belle-et-Houllefort[4] ;
  • le ruisseau le petit hasard, d'une longueur de 2,78 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans la Liane au niveau de la commune[5] ;
  • le ruisseau de mongzeville, d'une longueur de 2,64 km, qui prend sa source dans la commune d'Alincthun et se jette dans la Liane au niveau de la commune[6] ;
  • le ruisseau de Bellebrune, d'une longueur de 1,86 km, qui prend sa source dans la commune de Crémarest et conflue dans le ruisseau la Prêle au niveau de la commune de Belle-et-Houllefort[7] ;
  • le ruisseau du fond de l'étang, d'une longueur de 0,68 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans la Liane au niveau de la commune[8].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 873 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Boulogne-sur-Mer à 12 km à vol d'oiseau[11], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 824,5 mm[12],[13]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[14].

Paysages[modifier | modifier le code]

La commune s'inscrit dans le « paysage boulonnais » tel que défini dans l’atlas des paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 1],[15].

Ce paysage qui concerne 66 communes, se délimite : au Nord, par les paysages des coteaux calaisiens et du Pays de Licques, à l’Est, par le paysage du Haut pays d’Artois, et au Sud, par les paysages Montreuillois.

Le « paysage boulonnais », constitué d'une boutonnière bordée d’une cuesta définissant un pays d’enclosure, est essentiellement un paysage bocager composé de 47 % de son sol en herbe ou en forêt et de 31 % en herbage, avec, dans le sud et l’est, trois grandes forêts, celle de Boulogne, d’Hardelot et de Desvres et, au nord, le bassin de carrière avec l'extraction de la pierre de Marquise depuis le Moyen Âge et de la pierre marbrière dont l'extraction s'est développée au XIXe siècle.

La boutonnière est formée de trois ensembles écopaysagers : le plateau calcaire d’Artois qui forme le haut Boulonnais, la boutonnière qui forme la cuvette du bas Boulonnais et la cuesta formée d’escarpements calcaires. Dans ce paysage, on distingue trois entités :

  • les vastes champs ouverts du Haut Boulonnais ;
  • le bocage humide dans le Bas Boulonnais ;
  • la couronne de la cuesta avec son dénivelé important et son caractère boisé[16].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espace protégé[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[17].

Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé : le parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, d’une superficie de 132 499 hectares réparties sur 153 communes, géré par le syndicat mixte d'aménagement et de gestion du parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale[18].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend quatre ZNIEFF de type 1[Note 2] :

  • le bocage et bois de Bellebrune. Le site est constitué d’un ensemble forestier et d’un complexe bocager établis l’un et l’autre sur les argiles et marnes de l’Oxfordien. La géomorphologie est assez plane malgré quelques vallonnements[19] ;
  • la forêt domaniale de Boulogne-sur-Mer et ses lisières. La forêt domaniale de Boulogne-sur-Mer s’étend entre la RN 42 et la RN 1, en arrière de l’agglomération de Boulogne-sur-Mer. Elle appartient au vaste complexe bocager et forestier de la Liane et du bas-Boulonnais[20] ;
  • la forêt domaniale de Desvres. D'une superficie de 1 808 hectares, elle s’étend au nord de la commune de Desvres et appartient au complexe bocager du bas-Boulonnais et de la Liane[21] ;
  • le réservoir biologique de la Liane. La Liane est un bassin côtier qui présente un intérêt majeur autant pour les espèces holobiotiques[Note 3] que pour les migrateurs amphihalins[22].

et une ZNIEFF de type 2[Note 4] : le complexe bocager du Bas-Boulonnais et de la Liane. Le complexe bocager du bas-Boulonnais et de la Liane s’étend entre Saint-Martin-Boulogne et Saint-Léonard à l’ouest et Quesques et Lottinghen à l’est. Il correspond à la cuvette herbagère du bas-Boulonnais[23].

Inventaire national du patrimoine géologique[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune se trouve le site des tourbières ombrogènes en forêt de Desvres (aulnaies tourbeuses à Osmonde royale) qui est un ensemble de petites tourbières à sphaignes des vallonnets de la haute et de la basse forêt domaniale de Desvres. Elles sont inscrites à l'inventaire national du patrimoine géologique[24].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Crémarest est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[25],[26],[27].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Boulogne-sur-Mer, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 80 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[28],[29].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (33,8 %), zones agricoles hétérogènes (28,1 %), forêts (23,7 %), terres arables (12,3 %), zones urbanisées (2,1 %)[30].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[31].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales D 254, D 254E1 et est limitrophe des D 127 et D 341[32].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune se trouve à 17 km, à l'est, de la gare de Boulogne-Ville, située sur les lignes de Longueau à Boulogne-Ville et de Boulogne-Ville à Calais-Maritime, desservie par des trains des réseaux TGV inOui, TERGV et TER Hauts-de-France[33].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est reconnue en état de catastrophe naturelle à la suite des inondations et coulées de boues du 4 au 6 novembre 2019[34].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté, jusqu'au XIIIe siècle, sous les formes Biscopem en 1119 ; Bischopem en 1209, signifiant « enclos de l'évêque » en germanique[35], puis à partir du XIVe siècle sous les formes Crennemarès en 1369, Cremarez en 1393, Cramarès et Creumarès en 1415, Cremarès en 1429, Kesnemarès vers 1512, Crémarestz en 1553, Cremaret et Crémaretz en 1559[36], Cremarest en 1793, Cremaret et Crémarest depuis 1801[37].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-des-Grâces est construite au XIVe siècle pour la partie la plus vieille (1350). La construction d'une tour fortifiée ajoutée à l'extrémité ouest débute le , afin que la population puisse se réfugier (au moins une centaine de personnes) en cas d'agression des Anglais. L'accès aux cinq étages se faisait par une tourelle aux meurtrières adossées à la tour. Il faut rappeler que Calais est prise en 1347 et libérée par le duc de Guise en 1588. L'ancienne cloche de l'église appelée Gabrielle est datée de 1520, année du camp du Drap d'Or.

En 1707, l'actuel clocher de l'église est construit.

L'actuelle cloche date de 1754 et s'appelle Marie-Rosalie du nom de sa marraine Marie-Rosalie-Victoire du Wicquet du Bois du Coq. Le parrain était Auguste Charles de Flahault de la Fresnoye de la Billarderie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer du département du Pas-de-Calais, depuis 1801[37].

Commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes de Desvres - Samer.

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton de Desvres.

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Pour l'élection des députés, la commune fait partie, depuis 1986, de la sixième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Henri Neuville    
1947 1959 Gustave Lambert    
1959 1971 Eugéne Pierru    
1971 1983 Martial Merlin    
1983 En cours
(au 9 février 2022)
Claude Prudhomme PS retraité d’ERDF
Conseiller général (2004 → )
Président de la CC de Desvres-Samer (2009 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[38],[39],[40],[41]
Réélu pour le mandat 2020-2026[42]

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

La commune administre, en regroupement pédagogique intercommunal (RPI), une école maternelle comprenant 55 élèves[43].

Justice, sécurité, secours et défense[modifier | modifier le code]

La commune dépend du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer, du conseil de prud'hommes de Boulogne-sur-Mer, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer et du tribunal pour enfants de Boulogne-sur-Mer[44].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Crémarestois[45].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[47].

En 2021, la commune comptait 804 habitants[Note 7], en augmentation de 2,29 % par rapport à 2015 (Pas-de-Calais : −0,76 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
723708679656701739702643620
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
575589600617616606613642555
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
553549518505504519527508462
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
490495486462563658679676775
2015 2020 2021 - - - - - -
786796804------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,5 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 21,7 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 401 hommes pour 388 femmes, soit un taux de 50,82 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,5 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[49]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
0,0 
4,2 
75-89 ans
5,6 
17,3 
60-74 ans
15,6 
21,0 
45-59 ans
23,8 
18,0 
30-44 ans
19,2 
16,5 
15-29 ans
16,4 
22,5 
0-14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2020 en pourcentage[50]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,5 
75-89 ans
8,9 
16,4 
60-74 ans
17,8 
20,3 
45-59 ans
19,3 
19,1 
30-44 ans
18,2 
18,1 
15-29 ans
16,2 
20,2 
0-14 ans
18,1 

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historiques[modifier | modifier le code]

  • L'église du Saint-Esprit de Crémarest fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [51]. Nommée Notre-Dame-des-Grâces, elle date du XIVe siècle pour la partie la plus vieille (1350) et est dotée d'une tour fortifiée à l'extrémité ouest dont le début de la construction remonte au 7 avril 1518[52]. Les murs de la tour ont plus d'un mètre d'épaisseur avec à l'extérieur du grès tertiaire et à l'intérieur un parement de brique. Celle-ci possédait des cheminées et cinq étages afin que la population puisse se réfugier (au moins une centaine de personnes) en cas d'agression des Anglais. La montée s'effectuait par un escalier en pierre. Il existe toujours en bas une volée de marches. Celui-ci était logé à l'intérieur d'une tourelle (échauguette) avec à l'extérieur un appareillage en brique. Le cinquième étage correspondait à l'actuel clocher qui date de 1707. L'ancienne cloche appelée Gabrielle est datée de 1520, année du camp du Drap d'Or.

Dans la chapelle de gauche est exposée sous verre une maquette de bateau accompagnée d'une affichette dont voici le texte :

« Cette chapelle à Notre Dame de Grâces fut bâtie vers 1350 par les marins boulonnais.
Lors de la reprise du pèlerinage, le 15 mai 1955, un marin boulonnais lui dédia cet Ex-Voto. »

  • Trois éléments de l'église font l'objet d’une inscription au titre d'objets des monuments historiques depuis le  :
    • la statue du Christ en croix, au-dessus de l'arc triomphal, datant du XVIIIe siècle[53].
    • la statue du Christ en croix, sur le confessionnal, datant du XIXe siècle[54].
    • la statue de la vierge à l'enfant, dans la chapelle nord, datant de 1530[55].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Crémarest dans les arts[modifier | modifier le code]

Crémarest est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[57].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Crémarest Blason
De gueules à la bande d'or[58].
Détails
La commune porte, de manière discutable, les armes de la maison de Noailles, toujours existante, qui aurait possédé la seigneurie de Crémarest.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d’interface. Ces grandes familles de paysages comprennent 21 grands paysages régionaux.
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Relatif aux poissons migrateurs qui ne changent pas de milieu
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Crémarest entre deux forêts, lettre de l'intercommunalité, pays de la faïence de Desvres, janvier 2007
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Liane (E53-0020) » (consulté le )
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Desvres (E5300750 ) » (consulté le )
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Vignette (E5200600 ) » (consulté le )
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau le petit hasard (E5300660 ) » (consulté le )
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de mongzeville (E5300630 ) » (consulté le )
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Bellebrune (E5200640 ) » (consulté le )
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau du fond de l'étang (E5301130 ) » (consulté le )
  9. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  10. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  11. « Orthodromie entre Crémarest et Boulogne-sur-Mer », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station Météo-France « Boulogne-Sem » (commune de Boulogne-sur-Mer) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  13. « Station Météo-France « Boulogne-Sem » (commune de Boulogne-sur-Mer) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  14. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  15. DREAL, « atlas des paysages de la région Nord - Pas-de-Calais : Synthèse des grandes familles de paysages et des paysages régionaux qui la composent » [txt], sur hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  16. DREAL, « atlas des paysages de la région Nord - Pas-de-Calais : Paysages boulonnais », sur hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Les espaces protégés. », sur le site de l'INPN (consulté le )
  18. « ZNIEFF FR8000007 - Caps et Marais d'Opale », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  19. « ZNIEFF 310030067 - Bocage et bois de Bellebrune », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  20. « ZNIEFF 310007013 - forêt domaniale de Boulogne-sur-Mer et ses lisières », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  21. « ZNIEFF 310007012 - Forêt domaniale de Desvres », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  22. « ZNIEFF 310030080 - Réservoir biologique de la Liane », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  23. « ZNIEFF 310007276 - Le complexe bocager du Bas-Boulonnais et de la Liane », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  24. « Patrimoine géologique NPC0061 - Tourbières ombrogènes en forêt de Desvres (aulnaies tourbeuses à Osmonde royale) », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  25. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  26. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  27. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  28. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Boulogne-sur-Mer », sur insee.fr (consulté le ).
  29. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  30. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  31. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  32. « La commune sur le site OpenStreetMap », sur le site OpenStreetMap (consulté le ).
  33. « Distance entre la commune et la gare de Boulogne-Ville », sur le site OpenStreetMap (consulté le ).
  34. « Suite aux inondations, seize communes du Boulonnais reconnues en état de catastrophe naturelle », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  35. Site de la commune - Histoire de Crémarest
  36. « Dictionnaire topographique de la France - Crémarest », sur dicotopo.cths.fr (consulté le ).
  37. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. « Le bilan de Claude Prudhomme, qui briguera un nouveau mandat en 2014 : Retraité d’ERDF-GRDF, Claude Prudhomme est maire du village depuis 1983, et président de la communauté de communes de la région de Desvres. Après trois décennies d’action communale, il envisage de poursuivre dès mars 2014 la mission confiée par la population qui a beaucoup progressé à cause de la proximité du chef-lieu d’arrondissement et de l’importante évolution des capacités d’accueil du village. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  39. « Crémarest : début d’un cinquième mandat pour Claude Prudhomme : En 1983, Claude Prudhomme remportait pour la première fois l’élection municipale. Une nouvelle fois, il a sollicité la confiance de la population », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  40. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le ).
  41. « Crémarest: quels sont les projets et priorités du maire? », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  42. https://reader.cafeyn.co/fr/1926576/21598579
  43. « École primaire », sur le site du ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse (consulté le ).
  44. « Tribunaux dont la commune dépend », sur justice.fr (consulté le ).
  45. Roger Brunet, « France, le trésor des régions », sur tresordesregions.mgm.fr (consulté le ).
  46. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  47. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  48. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  49. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Crémarest (62255) », (consulté le ).
  50. Insee, « Évolution et structure de la population en 2020 - Département du Pas-de-Calais (62) », (consulté le ).
  51. « Église de Crémarest », notice no PA00108261, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  52. d'après une note conservée dans les papiers du chanoine Le Roy
  53. « la statue du Christ en croix PM62003379 », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le ).
  54. « la statue du Christ en croix PM62003381 », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le ).
  55. « la statue du Christ en croix PM62003380 », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le ).
  56. « monument aux morts de Crémarest », sur Mémoires de pierres (consulté le ).
  57. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375
  58. « 62255 Crémarest (Pas-de-Calais) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).