Marck

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Marck
Marck
La place de l'Europe.
Blason de Marck
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Calais
Canton Marck
Intercommunalité Grand Calais Terres et Mers
Maire
Mandat
Corinne Noël
2017-2020
Code postal 62730
Code commune 62548
Démographie
Gentilé Marckois
Population
municipale
10 725 hab. (2015 en augmentation de 11,85 % par rapport à 2010)
Densité 340 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 56′ 55″ nord, 1° 57′ 03″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 14 m
Superficie 31,55 km2
Localisation

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Marck est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France.

Avec plus de 10 000 habitants (appelés les Marckois), il s'agit de la seconde ville de l'agglomération de Calais (après celle-ci).

Ville côtière, c'est également elle qui marque la séparation entre la Manche et la Mer du Nord (au niveau du phare de Walde).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Marck est limitrophe de l'est de Calais. Elle est située à 31 km à l'ouest de Dunkerque[1], 85 km au nord-ouest de Lille[2] et environ 235 km au nord de Paris[3] à vol d'oiseau. Sur sa plage se trouve le phare de Walde, qui marque précisément l'endroit séparant la mer du Nord de la Manche.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Manche Mer du Nord Mer du Nord Rose des vents
Calais N Oye-Plage
O    Marck    E
S
Coulogne Les Attaques Offekerque

Guemps

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Deux hameaux sont rattachés à la commune de Marck :

  • le Fort Vert, situé au nord ;
  • les Hemmes de Marck, situé au nord-est.

Géologie[modifier | modifier le code]

Marck repose sur des sédiments holocènes (c'est-à-dire datant des 10.000 dernières années) dont l'important banc des Pierrettes[4]. Il s'agit d'un cordon littoral composé de banc de sables, graviers et galets qui émerge de Sangatte à Marck[5] de quelques mètres au dessus de la plaine environnante en s'élargissant vers l'est.

À Marck, à l'extrémité est du banc des Pierrettes, les affleurements sont sableux avec quelques lits de galets en profondeur (accumulation littorale qui s'est terminée au Subboréal soit vers 1500-1000 avant J.-C.).

L'axe Sangatte-Marck constituait le front littoral ancien[6]. Le front littoral actuel est l'aboutissement de la dynamique d'érosion et de sédimentation[7] qui s'est terminée vers 400 avant J.-C. Elle a été suivie de dépôt de sables éoliens dunaires (IVe siècle av. J.-C.-IIe siècle)[8].

Toutefois la morphologie de la plaine côtière continuera de se modifier jusqu'au IXe siècle sous l'influence des entrées marines (transgression marine Dunkerque II) contrariées au niveau de Marck par l'axe dunaire des Pierrettes qui reste émergé.

Au nord de ce cordon (entre l'actuel canal de Marck et le rivage), des dunes vont se former tout au long du Moyen Âge avec des épisodes de submersion (on y trouve des alluvions marines argileuses). Au sud, des terres humides voire marécageuses rendent l'occupation humaine difficile. À l'est le vaste golfe correspondant à l'estuaire de l'Aa[9],[10] va progressivement se combler par le jeu de facteurs naturels (alluvions fluviatiles et marines argileuses) et par l'action de l'homme[11]. L'Aa s'écoule alors par une multitude de bras. L’un deux va percer le cordon dunaire à l’ouest de Calais et rejoindre la mer[12]. Les plus importants seront canalisés au fil des siècles (canal de Calais, d'Audruicq, d'Ardres, de Guines). La région est alors un vaste marécage.

Géomorphologie[modifier | modifier le code]

Les plages de Marck, au Fort-Vert et aux Hemmes de Marck, présentent des caractéristiques originales bien documentées[13].

En effet, depuis le Moyen Âge, les terres ont gagné deux kilomètres sur la mer[14]. Les photos aériennes des années 1950 montrent même un gain de 3 à 4 m par an jusqu'à aujourd'hui[15].

L’accrétion est donc ancienne mais pas linéaire. L’histoire garde la mémoire de fréquentes et catastrophiques inondations marines de la plaine en arrière du cordon dunaire jusqu’au XVIe siècle.

Les travaux d’endiguement (digue royale en 1620, digue taaf en 1773) ont mis fin à ces inondations et l’accrétion s’est poursuivie (700 m à 1 km depuis la construction des digues).

Comment expliquer ce phénomène alors que les autres plages de la Côte d’Opale subissent plutôt des phénomènes d’érosion ?[13]

Les courants marins d’ouest de sortie du Pas-de-Calais jouent un rôle majeur avec la formation de bancs de sables de pleine mer (ridens de Calais, ridens de la rade) constituant un stock important de sable pour l’accrétion à venir.

L’estran est très peu incliné avec moins de 0,4 % sur 1500 m de plage. Le bas de plage est plus incliné avec une pente de 1 à 1,5% et avec un marnage compris entre 3,8 et 6,2 m pour des coefficients de marée moyens de 45 à 95. On qualifie la plage de macrotidale, c'est-à-dire que l'estran subit des amplitudes de marée importantes (plus de 4 à 5 mètres).

La pente et le marnage permettent la création d’un système de barres et de bâches peu profondes (1 m). Le courant, les marées engendrent une migration des barres vers le haut de la plage.

A ce stade, le vent va permettre l’accumulation vers le haut de la plage de sable qui va être piégé par une armature dense de rhizomes et de tiges aériennes d’Elymus farctus (chiendent des sables ou chiendent piquant, espèce particulièrement colonisatrice). Cette accumulation par déflation éolienne est d'autant plus importante que la plage est ventée[16] et que les vents dominants sont orientés nord-ouest et épisodiquement nord-est.

Ces dunes embryonnaires sont submergées à l’occasion des grandes marées mais le solde demeure positif avec un engraissement de ces dunes générant une élévation progressive. Avec le temps elles forment un réseau de dunes parallèles et sont colonisées par les oyats (Ammophilia arenaria).

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La plaine maritime dont fait partie Marck est en fait un polder. De ce fait, de nombreux canaux, watergangs, wateringues parcourent la commune et en assurent le drainage. Le réseau est géré par l’Institution interdépartementale des wateringues et Marck fait partie de la troisième section[17].

Le canal de Marck est le principal de ces canaux.

Le polder est très plat et son altitude générale ne permet l’écoulement des eaux douces à la mer que pendant la marée basse, quand le niveau de la mer est inférieur au niveau d’eau dans les canaux. On appelle cet écoulement l’évacuation gravitaire.

À marée haute, il faut empêcher la mer d’envahir les terres. Les portes à la mer sont fermées. Les eaux douces arrivant de l’amont ainsi que les eaux pluviales sont stockées dans le réseau de canaux.

À marée basse, les portes à la mer sont ouvertes pour évacuer les eaux qui se sont accumulées dans les canaux.

Lorsqu’à marée haute, les pluies engendrent un apport d’eau ne pouvant pas être stocké dans les canaux sans provoquer de débordements et donc d’inondations, des stations de pompage de grande capacité permettent d’évacuer artificiellement les eaux excédentaires à la mer.

Concernant le canal de Marck, une station de pompage d’une capacité de 3,3 m3/s permet l’évacuation de l’eau collectée au niveau du port de Calais (exutoire dans le nouveau bassin de l’est).

Il est aussi équipé d’un clapet qui permet la régulation et de faire face soit au manque d’eau, soit aux excès d’eau. Il est manœuvré au rythme des marées et des saisons.

Deux modes de gestion des niveaux d’eau sont appliqués sur un polder :

• d’octobre à mars : les niveaux d’eau sont abaissés afin de disposer d’un volume de stockage maximum en cas d’événement pluvieux. Les vannes sont entièrement ouvertes. Le pompage peut être activé pour relever l’eau des terrains les plus bas vers les canaux et pour ensuite la rejeter à la mer si les canaux sont susceptibles de déborder.

• D’avril à septembre (étiage) : la pluviométrie est généralement plus faible. Les ouvertures des portes à la mer sont limitées à marée basse afin de ne pas gaspiller l’eau douce. Les pompes ne sont pas mobilisées, certaines vannes (ou clapets) sont abaissées pour retenir l’eau, d’autres sont ouvertes pour alimenter les watergangs par des prises d’eau sur les canaux. Les watergangs sont maintenus à un niveau relativement haut pour empêcher les remontées d’eau salée, éviter le tassement des tourbes, permettre l’irrigation des parcelles et préserver la biodiversité des watergangs et des zones humides.

Ainsi le canal de Marck collecte les eaux du watergang du nord et du bandyck. Il est en connexion avec la rivière d’Oye et se poursuit en direction des Attaques en prenant le nom de canal du Houlet. Il permet l’assainissement de six cents hectares[17].

Environnement[modifier | modifier le code]

Marck a fait l'objet d'une analyse environnementale urbaine[18],[19] (AEU) dans le cadre de la révision du plan local d'urbanisme (PLU)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Merki (961), Merch (1098), Merk (1121), Merc (1142).

Merk en flamand[21].

Quelle origine pour le nom Marck ?[22]

On sait que la région était habitée à l’époque romaine par un peuple « belge » appelé Morini (les Morins). Quelle que fût leur langue, proprement celte ou non, les Morini furent intégrés dans l’empire romain et devinrent des locuteurs gallo-romains. C’est ainsi que la première évangélisation de la région eut lieu sous l’impulsion de Vitrice (330-407), évêque de Rouen, un gallo-romain[23]. De ce fait, la région compte très peu de toponymes d’origine celte et l’origine de Marck n'est sans doute pas celte.

Une origine saxonne est possible car on sait que des Saxons se sont établis le long des côtes de la Manche à partir du IVe siècle à tel point que la Manche et la Mer du Nord s’appelaient mer des Saxons (mare germanicum, litus saxonicum)[9] et ils ont laissé la trace de leur passage par un grand nombre de toponymes dans la région de Boulogne-sur-Mer[22].

On sait aussi que la présence de Saxons païens était forte puisqu’il a été nécessaire de faire appel à Saint Omer (de son nom saxon Audomar (600-670)), un Saxon né en Normandie pour assurer une seconde évangélisation de la région[23].

Est-ce que le nom de Marck provient d’une implantation saxonne ? Certains l’affirment en donnant pour origine de Marck des mots saxons comme « Marka, Marcha et Mearc » qui signifient frontière, Marck étant à la frontière entre pays saxon et pays franc ou entre terre et mer[24].

D’autres auteurs font référence à une origine franque. Les Francs saliens, l'un des peuples germaniques qui formait la ligue des Francs, et originaires des actuels Pays-Bas, parlaient le vieux bas francique, un dialecte du groupe bas allemand. C'est ce peuple qui importa cette langue en s’installant au Ve siècle sur tout le littoral de la mer du nord.

Certains Francs saliens se sont établis dans la Gaule conquise et se sont rapidement assimilés à la culture et à la langue des Gallo-romains (qui étaient nettement majoritaires) tandis que les Francs saliens qui sont restés le peuplement majoritaire dans leur région d'origine, c'est-à-dire l'actuelle Flandre et les Pays-Bas, ont conservé leur langue, germanique, ce qui a donné avec le temps le flamand en Flandre.

Calais et sa région serait la limite d’expansion de l’implantation des Francs saliens et l’origine des localités de Calais et de Marck serait à chercher dans le vieux bas francique. En faveur de cette thèse nous retrouvons le mot flamand « mersch » ou « meersch » qui désigne des marais comme origine de Marck[25].

Une troisième hypothèse donne au nom de Marck une origine latine. En effet on retrouve dans la Notitia Dignitatum (une liste des fonctions civiles et militaires de l’Empire romain, rédigée vers l’an 400, qui prévoit en particulier la défense du litus saxonicum contre les pirates saxons) la mention de Marcis (ablatif pluriel de lieu) qui aurait ensuite donné Marck sous une influence germanique (flamande) ultérieure. Marcis était une base de cavaliers dalmates chargés de surveiller la côte et la plaine maritime inondée et occupée par les Francs. Cependant d’autres auteurs (Briquet[7], Delmaire[26]) voient davantage Marquise comme lieu d’implantation de Marcis[22], située sur un site en hauteur donc plus favorable à l’implantation d’un camp de cavalerie, plutôt que Marck, située sur un cordon littoral.

Archéologie[modifier | modifier le code]

Une étude archéologique a été conduite pendant les années 1973 à 1975 à Marck au niveau de la sablière des Ursulines à environ 2 km au nord-ouest du centre de la commune[27].

Les premières traces d'occupation humaine datent de peu de temps après que la mer se soit retirée vers 400 avant J.-C. Des fragments de céramique, des ossements animaliers, un bouton de bronze montrent que le site a été occupé de manière permanente au IIe siècle av. J.-C. (datation du charbon de bois présent).

Le site a ensuite été abandonné sans doute en lien avec une période d'humidité croissante mais est resté émergé avec une végétation assez abondante pour être capable de fixer le sable fin propulsé par le vent.

La présence de tessons caractéristiques montre que les lieux ont été ensuite visités sinon occupés pendant la période romaine.

Or un autre site de la commune de Marck a fait l’objet de fouilles archéologiques en 2013 et 2014[28],[29]. Il s’agit de la ZAC de la Turquerie localisée au sud-ouest de la commune.

A la Turquerie, nous sommes en arrière du cordon dunaire ce que confirme l’analyse géologique.

L’implantation humaine, datée des alentours du IIe siècle, a pu commencer en un milieu de schorre évoluant en tourbière avec une émersion de plus en plus nette de la zone humide arrière littorale.

Les résultats des fouilles ont montré une occupation permanente du site entre le IIe et IVe siècle avec une aire funéraire de sépultures à incinération et des offrandes funéraires (éléments de parure, monnaie, vases en céramiques, et à chaque fois une assiette et un gobelet). Ces données rejoignent celles de Delmaire[26] qui indique qu'à l'époque de la construction de la ligne de chemin de fer Calais - Marck au début du XXe siècle des tombes gallo romaines et du mobilier funéraire ont été mis à jour au Beau-Marais.

L’activité reposait sur l’exploitation de l’argile marine pour la production d’éléments de terre cuite ou de céramiques et de l’exploitation des ressources maritimes (essentiellement des coquillages). L’activité de pêche en mer n’est pas prouvée mais il y avait des possibilités de récupération opportuniste (présence de vertèbres de cétacés). La tourbe était utilisée comme combustible (rejets de cendres jaunes caractéristiques).

On ne trouve pas d’habitat sur le site. Il devait probablement se concentrer sur les zones exondées au nord. On sait qu’à cette époque la plaine maritime est occupée par les Morins, tribu celtique historiquement attestée. Les habitations devaient donc ressembler à des palafittes (construction établie sur un plancher grossier supporté par des pilotis) ancrées dans le cordon dunaire.

D’autres traces d’occupation humaine ont été découvertes, mais plus tardives (VIIe – IXe siècle) compatibles avec la fin de la transgression marine Dunkerque II qui a sans doute provoqué la fin de l’occupation précédente[29].

Le site est donc de nouveau occupé et exploité avec une organisation pastorale intégrant des activités de traitement des coquillages (on a trouvé des traces de fours et de chaudrons : les coquillages devaient être préparés dans des récipients tels que des chaudrons chauffés sur des foyers à grille).

On trouve la trace d’enclos pour le bétail (élevage bovin) avec une activité marquée de boucherie sur place. Les fossés sont bien entretenus, régulièrement curés ce qui montre une occupation pérenne au sein d’un milieu humide d’eau douce avec des prairies arborées[30].

Comme pour l’occupation précédente, on ne trouve pas trace d’habitat. Il devait aussi se concentrer sur les zones exondées au nord du site[29].

En conclusion, malgré une présence certaine depuis le IIe siècle et après un abandon des lieux au IVe siècle lié à la transgression marine Dunkerque II, ce n'est probablement qu'aux VIIe –  VIIIe siècle, à la fin de la transgression, que le territoire de Marck sera occupé de façon permanente avec des pâturages qui s'étendent dans les schorres et des refuges sous forme de tertres (terpen) analogues à ceux rencontrés en Frise contre les submersions accompagnant tempêtes et grandes marées[31].

Toujours sur ce site de la Turquerie, d’autres traces plus récentes d’occupation ont été découvertes.

Elles datent du XIVe siècle et présentent des vestiges d’habitat et de bâtiments agricoles nous renseignant sur les systèmes agraires de l'époque.

La ferme de base comprend trois bâtisses en bois, couvertes de chaumes et organisées en U et avec un mur de clôture. L’habitation fouillée, d’une superficie de 50 m², comprend une  remise, une cuisine, une étable et un espace de vie. Les deux autres bâtiments sont des granges ou des étables. En plus de l’élevage, on pratiquait une culture céréalière (blé orge, seigle avoine) et on exploitait un gisement de tourbe (en remplacement d’un bois de chauffage peu présent).

Les bâtiments ont été incendiés au début du XVe siècle[32].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’archéologie montre que les premiers habitants de Marck étaient des Morins (Morini). Peuple de la mer, leur territoire s'étendait de l'embouchure de l'Aa (frontière avec les Ménapiens au nord) à la vallée de la Canche (frontière avec les Ambiens au sud)[26].

Leur oppidum principal était Thérouanne (Taruanna) relié à la côte par de nombreuses routes[33]. Une des routes principales (la Leulène) arrivait à Sangatte et permettait ainsi le commerce en provenance d’Europe du Nord et l’acheminement des produits de la mer vers l’intérieur des terres. La production et le commerce du sel représentaient une ressource importante de Sangatte à l’Yser.

Les Morins entrent dans l’Histoire à l’occasion de la conquête de la Gaule par Jules César qui mentionne plusieurs fois ce peuple « belge » d’abord parce que les Morins en 57 avant J.-C. participèrent à la coalition des peuples belges contre Rome puis en 56 à celle des peuples armoricains[34]. César décrit un peuple belliqueux, mais aussi rude et grossier, qu’il ne soumit que difficilement à l’issue de plusieurs campagnes.

Strabon, quant à lui, cite Portus Itius comme port de Morinie base des deux expéditions de César en Grande-Bretagne. Il affirme aussi que chez les Morins, comme en Bretagne, le soleil ne brille que 3 à 4 heures par jour dans la meilleure saison[35]!

Même si le texte ne se rapporte pas à la Morinie mais à la Frise, Pline l’Ancien vers 77 ap. J.-C. fait une description saisissante et poétique des rivages de la Mer du Nord, sans doute bien peu différents de ceux de Marck à la même époque : « Là, par un immense mouvement, deux fois en vingt-quatre heures, l'océan se répand et s'étale à l'infini, recouvrant le théâtre de l'éternelle question posée par la nature, région qu'on ne sait attribuer à la terre ou à la mer. [Les hommes] occupent des tertres élevés (tumuli altï) ou des tribunes (tribunalia) dressées de leurs mains d'après leur expérience de la plus haute marée; ils y installent leurs cases, et, semblables à des navigateurs quand les eaux recouvrent les alentours, à des naufragés quand elles se sont retirées, ils poursuivent autour des huttes les poissons qui s'enfuient avec la mer »[36]

Enfin Virgile[37] lui-même fait une allusion peu flatteuse aux Morins comme « extremi hominum Morini » c’est-à-dire les derniers des hommes. Sans doute voulait-il dire, les hommes situés au bout du monde… L’expression deviendra quasi proverbiale.

Concernant les évènements relatés dans la guerre des Gaules, César après avoir vaincu les Vénètes en 56 se tourna vers le nord de la Gaule pour contrôler ces territoires et son profitable commerce. Or nous avons vu que la région était à l’époque couverte de forêts marécageuses permettant aux Morins de s’y réfugier et de mener une résistance faite de guérilla et de contre-attaques. César ne réussit donc à conquérir en 56 qu’une partie assez réduite du territoire morin (autour de Boulogne et Calais) mais suffisant pour lui permettre de monter des expéditions en Grande-Bretagne.

En 55 puis 54 l’autorité romaine ne fut plus discutée (Titus Labienus en 55, Caius Fabius en 54) si bien que les Morins furent donnés à Commius l’Atrébate en 53 avant J.-C. ce qui n’empêcha pas les Morins d’envoyer un contingent de guerriers pour participer à la bataille d’Alésia aux côtés de Vercingétorix.

Définitivement vaincus, il ne leur restait plus qu’à intégrer la romanité et devenir Gallo-Romains. A ce titre, les Morins devaient à Rome le service militaire dans les corps auxiliaires et il est attesté qu’une cohorte de Morins stationnait à la fin du Ier siècle, début du IIe siècle en Bretagne. Les vétérans reçurent même la citoyenneté romaine[26].

La Morinie devient un lieu de passage pour la Bretagne, sur le chemin des armées et des commerçants : les données archéologiques confirment que le site de Marck a connu une implantation gallo-romaine jusqu’au IIe siècle. L’absence de traces archéologiques pour la période du IVe siècle au VIIe siècle se conjugue à l’absence de données historiques. Lors de la transgression dunkerquienne, le site est délaissé, sans doute au profit de la côte boulonnaise stratégiquement plus importante. La plaine littorale dont on rappelle le caractère fortement marécageux est alors occupée par les francs.

Pourtant Marck existe déjà au VIIe siècle, les données archéologiques le montrent tout comme elles montrent l’existence de l’église de Pétresse (Saint-Pierre-lez-Calais) à cette époque.

Mais les textes ne mentionneront Marck qu’au IXe siècle et si Harbaville[38] reprenant Lambert d’Ardres[39] cite 663 comme date du don du fiscum Merki (le fisc de Marck ou les terres de Marck) appartenant alors au comte Walbert d’Arques à l’abbaye de Saint-Bertin, Ganshof[40] considère la source comme douteuse. De même ce n’est que la tradition (Harbaville) qui donne l’an 686 comme date de l’évangélisation de la côte à Pétresse (le futur village de Saint-Pierre-lez-Calais) par Saint Bain (Bain ou Bagne de Thérouanne).

La date de 881 donnée par Harbaville comme année de dévastation de Marck par les normands n’est pas plus assurée.

Il semble donc bien que la première mention incontestable du nom de Marck date du Xe siècle. Le 2 décembre 952, Arnoul-le-Vieux, comte de Flandre et abbé de Saint-Bertin de Saint-Omer, donne à sa communauté la terre de Marck et ses dépendances (fiscum Merki cum omnibus adjacentiis), dont l’église de Pétresse (Ecclesiam quandam Pétresse dictam : une église appelée Pétresse). Cette donation fut ratifiée le 7 janvier 962 par le roi Lothaire[41].

On peut ainsi relever pour Marck une certaine importance alors que Calais n’est encore qu’un petit village de pêcheurs autour de l’église de Pétresse. Elle était établie sur le point culminant du banc des galets. Le canal actuel qui passe au pied de ce monument[42] n’existait pas alors. Il n’a été creusé que plus tard, pour concourir à la défense de Calais. La rivière de Guînes se joignait, en ce temps-là, à la vieille rivière (Watergand du Sud, au pont Gilles), et s’en allait se jeter à la mer au niveau de l'actuel fort Nieulay[43].

Aux alentours de l’an Mil, on trouve davantage de mentions de Marck comme de Calais dans les cartulaires[41]

975 – Renouvellement de la donation d’Arnoul-le-Vieux;

995 – Baudouin IV le Barbu, comte de Flandre, creuse et agrandit le port de Calais. Il se développe et supplante peu à peu Marck;

1090 – Eustache et Ide, comte et comtesse de Boulogne, fondèrent à Marck, au lieu dit Broucka, l’abbaye dite de La Capelle. Monastère en l'honneur de la Vierge, il joua un rôle important dans les travaux d'assèchement du sud de la commune (aujourd'hui sur le territoire de la commune des Attaques). On dit que Sainte Ide, mère de Godefroy de Bouillon, offrit aux moines bénédictins un reliquaire renfermant onze cheveux de la Vierge. Le monastère fut détruit par les anglais en 1346;

1096 – Willelm, sire de Marck, part pour la première croisade;

1122 – Eustache III, comte de Boulogne, pour le salut de Sainte Ide, sa mère, exempte l'abbaye de Saint-Bertin de tous droits à raison du fief de Marck;

1169 – La seigneurie de Marck passe par mariage dans la famille des comtes de Guines;

1192 - Renaud, comte de Boulogne, signe une charte qui fixe la dîme des harengs (halecium) que le village de Pétresse doit à l'abbaye de Saint-Bertin à l’issue d’une émeute. Les pêcheurs se révoltant contre les moines venus collecter l’impôt ecclésiastique, Renaud doit intervenir pour codifier la dîme[38];

1210 - Renaud de Dammartin, comte de Boulogne, sépare Calais de la terre de Marck;

1214 - Ferrand, comte de Flandre, ravage le Calaisis et pille Marck;

1229 - Ferrand brûle de nouveau le bourg et le château de Marck;

1253 - Mathilde, Comtesse de Boulogne, accorde au mois d’avril 1253 une charte de commune à la ville de Marck en confirmation de celle octroyée par Ide de Boulogne.

A travers cette chronologie, on voit les vicissitudes d’un territoire disputé entre les abbés de Saint-Bertin, les comtes de Flandre, de Boulogne et de Guines, le pouvoir royal et bientôt le roi d’Angleterre.

On voit aussi la montée en puissance de Calais et de son port et le déclin de Marck moins bien relié à la mer.

Ce déclin s'accentue avec la domination anglaise[38] : Calais est conquise en 1347 et Marck devient, avec Calais, possession anglaise. Avant-poste de Calais, Marck subit le siège en 1405 de l'armée française commandée par le Comte de Saint-Pol, Wallerand de Luxembourg. Les anglais repousseront l'assaut. En 1436, c'est une armée bourguignonne qui tentera d'investir la place sans plus de succès mais toujours avec les pillages accompagnant les armées en campagne. Ces évènements peuvent être reliés aux destructions constatées par l'archéologie sur le site de la Turquerie[32].

Finalement, Marck redevient française à la reconquête de Calais par le duc François de Guise le 7 janvier 1558.

Marck fut occupée par l'armée allemande pendant la seconde guerre mondiale du 23 mai 1940 au 30 septembre 1944. La libération de la ville et de la poche de Calais fut marquée par un bombardement le 28 septembre qui détruisit tout un quartier et coûta la vie à trente personnes[24]. Une stèle commémore cet évènement tragique à l'intersection de la rue Jean Jaurès et de la rue du 28 septembre. Lors de son départ, l'occupant dynamita l'église datant du XVe siècle et plusieurs ponts.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Marck dans l'ancien canton de Calais-Est et son arrondissement.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, le village de Marck s'étendait sur 4.400 ha avec au sud un hameau appelé le Bas Marck. C'est ainsi qu'une chapelle sera construite en 1718 préfigurant la création en 1835 de la commune de Les Attaques par scission de la commune de Marck[44].

La commune fait partie depuis 1942 de l'arrondissement de Calais du département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France. Pour l'élection des députés, elle dépend depuis 1986 de la septième circonscription du Pas-de-Calais.

Elle fait partie de 1801 à 1887 du canton de Calais, qui est alors scindé, et Marck intègre le canton de Calais-Sud-Est. Un nouveau redécoupage intervient en 1973 et la ville intègre le canton de Calais-Est[44]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Marck devient le bureau centralisateur du nouveau canton de Marck.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Marck est membre fondateur de la communauté d'agglomération du Calaisis, dite Grand Calais Terres et Mers, créée au .

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France[45]
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1944 novembre 1947 François Jobert    
novembre 1947 octobre 1952 Gaston Deléglise   Agriculteur[46]
octobre 1952 mai 1953 Charles Périlliat    
mai 1953 mars 1956 Gaston Germes    
mars 1956 mars 1959 Robert Flament    
mars 1959 mars 1971 Adrien Lefebvre   Agriculteur sécheur[47]
mars 1971 mars 1977 Léon Delplace    
mars 1977 mars 1989 Lucien Devos   Entrepreneur en maçonnerie
mars 1989 avril 1989 Jean-Claude Agneray    
avril 1989 juin 1995 Jacques Eveno    
juin 1995 mars 2014 Serge Péron[48] PS Conseiller général de Calais-Est (1998 → 2015)
mars 2014[49],[50] juillet 2017[51] Pierre-Henri Dumont UMP[52] Attaché parlementaire
Député du Pas-de-Calais (7e circ.) (2017 → )
Démissionnaire à la suite de son élection comme député.
2017[53] en cours
(au 1er octobre 2017[54])
Corinne Noël   Enseignante

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée à Haibach en Allemagne.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[56].

En 2015, la commune comptait 10 725 habitants[Note 1], en augmentation de 11,85 % par rapport à 2010 (Pas-de-Calais : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0272 3272 5062 7533 0442 0272 0742 0962 108
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1342 2042 2462 2582 3562 4362 6182 7852 800
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7922 9903 0973 1923 1273 0963 1613 1843 671
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
3 8994 5765 7357 4489 0698 9879 1099 1239 137
2013 2015 - - - - - - -
10 48110 725-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[57].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,7 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 14,5 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 21,6 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 16,7 %).
Pyramide des âges à Marck en 2007 en pourcentage[58]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
0,3 
3,2 
75 à 89 ans
5,0 
11,2 
60 à 74 ans
11,4 
22,1 
45 à 59 ans
22,3 
22,3 
30 à 44 ans
22,7 
18,5 
15 à 29 ans
16,7 
22,7 
0 à 14 ans
21,6 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[59]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Le stade Jean-Claude-Agneray où évolue l'AS Marck à domicile, évoluant actuellement en CFA 2, et le COSEC où évolue également le BCM (Basket Club de Marck).
  • Le dojo où évolue l'AS Marck Judo.
  • La salle des Dryade où évolue le club d'athlétisme de la ville ainsi que les événements de sports collectifs.

Économie[modifier | modifier le code]

L'aérodrome Louis-Blériot (code AITA : CQF), l'aéroport de Calais-Dunkerque, est installé à Marck. La ville accueille également la zone de stockage de marchandises Transmarck.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.

La commune compte un monument historique : L'église Saint-Martin. Elle succède à une église du XVe siècle dynamitée lors du retrait des troupes allemandes en septembre 1944. Située impasse Saint-Martin près de la place de la mairie, elle a été conçue sur un plan en ellipse par l'architecte calaisien Maurice Suaudeau, et réalisée sur des crédits du ministère de la reconstruction et du logement. La première pierre de l'église est posée le et l'inauguration a eu lieu le . Les vitraux en dalle de verre sont réalisés par Gabriel Loire et la fresque du chœur par Geneviève Colladant-d'Andréis[60]

On peut également citer :

Le monument aux morts.
  • Le monument aux morts.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, édifiée en 1955-1956 par l'architecte boulonnais Charles Parenty pour l'association diocésaine et financée par celle-ci, l'association paroissiale, ainsi que diverses souscriptions et des dommages de guerre[61].
  • La stèle commémorant le bombardement du 28 septembre 1944 à l'angle de la rue Jean Jaurès et de la rue du 28 septembre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Marck.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :
De gueules au sautoir d'argent accompagné de deux étoiles de même, l'une en chef, l'autre en pointe.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

- Delmaire Roland, Étude archéologique de la partie orientale de la cité des Morins (civitas morinorum), Mémoires de la commission départementale des monuments historiques du Pas-de-Calais, tome XVI, Arras, 1976, 410 pages.

- Pline l'Ancien, Histoire naturelle, Édition et trad. du latin par Stéphane Schmitt, bibliothèque de la Pléiade, n° 593, Paris, 2013, 2176 pages.

- Jules César, La Guerre des Gaules, préface de Paul-Marie Duval, Gallimard, Folio, 1981, 480 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Distance à vol d'oiseau entre Marck et Dunkerque », sur www.lion1906.com (consulté le 3 juillet 2015)
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Marck et Lille », sur www.lion1906.com (consulté le 3 juillet 2015)
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Marck et Paris », sur www.lion1906.com (consulté le 3 juillet 2015)
  4. Dubois G., « Recherches sur les terrains quaternaires du Nord de la France », Mem. Soc. Géol. Nord VIII,‎ , p. 356
  5. Sommé J., « La plaine maritime française de la mer du Nord : évolution holocène et héritage pléistocène », Hommes et Terres du Nord, hors-série,‎ (lire en ligne)
  6. Pierre G., « Durée de l’évolution marine et recul holocène d’un littoral à falaises, l’exemple du nord Boulonnais (France) », Quaternaire, revue de l’association française pour l’étude du quaternaire, volume 18, n° 3,‎ , p. 219-231 (lire en ligne)
  7. a et b Briquet A., Le littoral du Nord de la France et son évolution morphologique, Paris, , 439 p.
  8. Roeleveld W., « Géologie de la carrière des Ursulines (Marck, Pas-de-Calais) », Revue du Nord,‎ , p. 17-28
  9. a et b (la) Malbrancq J., De morinis et morinorum rebus, Tournai,
  10. désigné sous le nom de Sinus Itius par Malbrancq. Cette appellation est contestée par les auteurs contemporains (Delmaire). En effet, elle introduit une confusion avec Portus Itius, lieu d'embarquement de César pour ses expéditions en Bretagne, qui se situait vraisemblablement à Boulogne.
  11. Schéma de cohérence territoriale du Pays du Calaisis, Rapport de présentation, , 132 p., p. 5-6
  12. Sommé J., Les plaines du nord de la France et leur bordure, étude géomorphologique, thèse d'Etat, Paris, , 810 p., p. 521 à 528
  13. a et b Tekin M., « Un type original de dunes embryonnaires sur la plage macrotidale du Fort Vert (Pas-de-Calais, France) », bulletin de l'association des géographes français, numéro thématique : aménagement des littoraux et conséquences géomorphologiques / les littoraux sableux et dunaires,‎ , p. 418-426 (www.persee.fr/doc/bagf_0004-5322_2004_num_81_3_2405)
  14. phénomène de progradation, on dit aussi d'accrétion ou d’engraissement
  15. « comparaison de photos aériennes de la plage du Fort-Vert (Marck, Pas-de-Calais) », sur géoportail, remonter le temps (consulté le 14 mai 2018)
  16. ce qui est le cas avec 196 bulletins météorologiques spéciaux signalant des vents supérieurs à 7 sur l'échelle de Beaufort (supérieurs à 62 km/h) en 2007.
  17. a et b « Institution interdépartementale des wateringues » (consulté le 13 mai 2018)
  18. « Territoire du SCoT du Calaisis », sur Observatoire régional de la biodiversité (consulté le 18 mai 2018)
  19. « Trame Verte et Bleue du Pays du Calaisis Etude de faisabilité - Phase opérationelle », sur Pays du Calaisis (consulté le 18 mai 2018)
  20. « Plan local d'urbanisme de la ville de Marck », sur Ville de Marck (consulté le 18 mai 2018)
  21. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  22. a, b et c Le Bourdellès H., Boulogne et Thérouanne au temps de César: Approche toponymique de la cité des Morins, Presses Univ. Septentrion, , 192 p., p. 120-126
  23. a et b Fournet A., « À propos des toponymes germaniques dans l'ancien comté de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) », Nouvelle revue d'onomastique, n°54,‎ , p. 21-36 (lire en ligne)
  24. a et b « découvrir la ville de Marck », sur Ville de Marck (consulté le 16 mai 2018)
  25. Martel J., « Coup d'oeil sur la toponymie et l'anthroponymie du Pas- de- Calais », Revue du Nord, tome 30, n°120,‎ octobre - décembre 1948, p. 254-263
  26. a, b, c et d Delmaire R., Étude archéologique de la partie orientale de la cité des Morins (civitas morinorum). Mémoires de la Commission départementale des monuments historiques du Pas-de-Calais tome XVI, Arras, Commission départementale des monuments historiques du Pas-de-Calais, , 410 p.
  27. Van Es W. A., Wynia S.L., « Quelques observations archéologiques dans la sablière "Les Ursulines", commune de Marck (Pas-de-Calais) », Revue du Nord, tome 61, n° 243,‎ octobre - décembre 1979, p. 765-781 (lire en ligne)
  28. « Marck-en-Calaisis (62) – La Turquerie – Zone B », sur Evéha, (consulté le 15 mai 2018)
  29. a, b et c Moriceau T., « Marck-en-Calaisis, Calais (Pas-de-Calais). La Turquerie zone 1 », Archéologie médiévale n° 45,‎ , p. 181 (lire en ligne)
  30. « Calais – Marck-en-Calaisis – ZAC de la Turquerie : occupations anciennes aux abords du cordon dunaire », sur Réseau Nordoc’Archéo, (consulté le 15 mai 2018)
  31. Lebecq S., « De la protohistoire au Haut Moyen Âge : le paysage des "terpen" le long des côtes de la mer du Nord, spécialement dans l'ancienne Frise », Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, 10ᵉcongrès, Lille.,‎ , p. 125-151 (lire en ligne)
  32. a et b Pastor L., « Marck-en-Calaisis (Pas-de-Calais). La Turquerie, zone 2-3 », Archéologie médiévale, n° 45,‎ , p. 181-182 (lire en ligne)
  33. Delmaire. R., « Les limites de la cité des Atrébates (nouvelle approche d'un vieux problème) », revue du Nord,‎ , p. 697-735
  34. « Les Morins », sur l'arbre celtique (consulté le 25 mai 2018)
  35. Strabon, Géographie, traduction nouvelle par Amédée Tardieu, Hachette, (lire en ligne), livre IV, chapitres III, IV et V
  36. Lebecq S., « Entre terre et mer : la mise en valeur des contrées littorales de l'ancienne Frise », Histoire, économie et société, 16° année, n°3,‎ , p. 361-376 (www.persee.fr/doc/hes_0752-5702_1997_num_16_3_1952)
  37. Virgile, Enéide, livre VIII, vers 727
  38. a, b et c Harbaville L.-J., Mémorial historique et archéologique du département du Pas-de-Calais, Arras, , volume 2, pp 31-33
  39. (la) Lambert d'Ardres, Historia comitum Ghisnensium,
  40. Ganshof F.-L., « Saint-Bertin et les origines du comté de Guines », Revue belge de philologie et d'histoire, 10-3,‎ , p. 541-556
  41. a et b Haigneré D., Les chartes de Saint-Bertin d'après le grand cartulaire de Charles-Joseph Dewitte, tome 1, Saint-Omer, Société des antiquaires de la Morinie, , 471 p.
  42. « Histoire : une église s’érigeait à la place de l’ancien hôpital de Calais », Nord-Littoral,‎ (lire en ligne)
  43. Éphémérides du Calaisis. Le Patriote
  44. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  45. « La Mairie », A la découverte de Marck, Commune de Marck (archives), avant 2014 (consulté le 17 juillet 2017).
  46. Archives départementales du Pas-de-Calais, 1405 W 370 : notices de renseignements sur les maires du Pas-de-Calais (1947-1953)
  47. Archives départementales du Pas-de-Calais, 1 W 26989 : notices individuelles de renseignements sur les maires du Pas-de-Calais (1959-1964).
  48. Éric Dauchart, « Marck : l’ancien maire Serge Peron devient « l’ennemi » de Pierre-Henri Dumont : Serge Peron, ancien maire et leader de l’opposition socialiste à Marck, réagit après les différentes réunions publiques tenues par son successeur, ainsi qu’à la cérémonie des vœux de la commune. Accusant Pierre-Henri Dumont d’être un « menteur », il veut redevenir son principal opposant. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  49. É. D., « Second tour à Marck : Pierre-Henri Dumont, l’outsider surprise : Tranquillement assis dans un sofa de sa permanence, Pierre-Henri Dumont, 26 ans, affiche une sérénité de vieux briscard. Il évoque son excellent score (1 562 voix et 32,5 %) sans en rajouter, analyse le scrutin et rappelle les principales mesures qu’il compte mettre en place. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  50. É. D., « Pierre-Henri Dumont, élu maire de Marck : « J’ai senti qu’il y avait une attente » », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  51. « Pierre-Henri Dumont a démissioné : La date des nouvelles élections est connue », Nord littoral,‎ (lire en ligne).
  52. Bruno Mallet, « Retour de Nicolas Sarkozy : le maire de Marck Pierre-Henri Dumont en première ligne : Le journal « Le Monde » place le jeune maire de Marck dans ce qu’il nomme « la sphère du nouveau candidat Sarkozy », parmi seize personnalités. Pierre-Henri Dumont explique pourquoi il peut être considéré comme un proche de celui qu’il nomme « le président ». », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  53. « Corinne Noël succède à Pierre-Henri Dumont dans le fauteuil de maire : Corinne Marck est devenue maire de Marck dimanche. Elle succède à Pierre-Henri Dumont, qui a démissionné pour se mettre en conformité avec la loi sur le cumul des mandats. Elle assure qu'elle ne sera pas une maire fantoche, mais qu'elle assumera pleinement ses prérogatives, avec le soutien de son prédécesseur et de ses adjoints », Nord Littoral,‎ (lire en ligne).
  54. É. D., « La maire Corinne Noël s’installe dans sa nouvelle fonction : Élue depuis plus de deux mois, Corinne Noël, qui a remplacé Pierre-Henri Dumont au poste de maire, présidait ce vendredi soir son premier conseil municipal. Après avoir pris le temps de se plonger dans les dossiers, elle explique avoir « trouvé sa place » et confirme sa volonté de travailler « en binôme » avec son prédécesseur », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  55. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  56. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  57. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  58. « Évolution et structure de la population à Marck en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 août 2010)
  59. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 26 août 2010)
  60. « L'église Saint(Martin », notice no PA62000050, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  61. « La Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes », notice no IA62001301, base Mérimée, ministère français de la Culture.