La Thieuloye

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La Thieuloye
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Blason de La Thieuloye
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Saint-Pol-sur-Ternoise
Intercommunalité Communauté de communes du Ternois
Maire
Mandat
Thierry Eloy
2017-2020
Code postal 62130
Code commune 62813
Démographie
Population
municipale
482 hab. (2014)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 48″ nord, 2° 26′ 39″ est
Altitude Min. 135 m
Max. 166 m
Superficie 4,06 km2
Localisation

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La Thieuloye est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Thieuloye se situe près de Saint-Pol-sur-Ternoise sur la départementale 77, elle est pratiquement au carrefour des nationales 939 et 941 près de l'axe Saint-Pol - Béthune à 15 minutes de la rocade minière.

C'est un village typique du Ternois, avec des fermes bâties au carré qui ont leurs façades exposées plein sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Thieuloye
Bours Diéval Bajus
Brias La Thieuloye
Monchy-Breton Magnicourt-en-Comte

Toponymie[modifier | modifier le code]

Étymologiquement, le nom La Thieuloye signifierait lieu planté de tilleuls[réf. nécessaire]. D'ailleurs, beaucoup de ces arbres sont plantés sur la commune et le sol est bien adapté à cette essence.

Histoire[modifier | modifier le code]

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En 1761, La Thieuloye compte 76 manoirs autour d'un château féodal[Passage problématique]. Ce dernier appartient au comte de Saint Pierre mais celui-ci qui était situé rue de l'École et dont l'avenue principale était la rue du Calvaire a été détruit lors de la Révolution française en 1789. Au cours de laquelle l'église n'a pas été vendue nationalement car elle a été conservée pour les assemblées républicaines.

Mais cette église était "ébranlée fortement et disloquée en plusieurs endroits. Aussi, depuis longtemps déjà les habitants avaient exprimé le désir d'en bâtir une nouvelle. À l'arrivée de M. l'abbé Pauchet comme curé de la paroisse (1861), les habitants reprirent courage. Ils connaissaient son zèle, ses aptitudes et les divers travaux qu'il avait heureusement exécutés ailleurs, ils ne doutaient pas du succès de leur entreprise, si elle était dirigée par lui. Ils le prièrent donc de faire le plan et le devis d'une nouvelle église. Cette œuvre, en 1868, était assez complète pour qu'elle fut consacrée, et Mgr Lequette accomplissait cette auguste cérémonie le 8 juillet. Soixante ecclésiastiques, entre autres Mgr Scott, doyen d'Aire, camérier du souverain pontife, M. Boyaval, grand doyen de Saint-Pol et M. Capron, chanoine d'Arras et curé de Wingles, prenaient part au dîner offert à Sa Grandeur par M. l'abbé Pauchet le curé de la Thieuloye, ainsi qu'un grand nombre de laïques parmi lesquels on comptait M. le comte de Bryas, M. le comte de Saint-Pierre Jette de Bruxelles, etc." (Cf Annuaire du Diocèse d'Arras 1869, 1878).

Cette nouvelle église, dont le promoteur était M. l'abbé Hubert Victor Pauchet, curé de La Thieuloye, a une forme de croix grecque et son clocher dominant est très fin et très haut. Celle-ci est placée sous l'invocation de la Vierge que l'on révère sous le nom de Notre Dame du Mont-Ferat. Selon les anciens plusieurs miracles eurent lieu dans ce lieu de culte. Au cours de ses restaurations successives des paroissiens ont fait don de vitraux magnifiques classés au patrimoine, ils sont donc sous la surveillance attentive et la protection de la municipalité.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La Thieuloye dans son ancien canton et dans l'arrondissement d'Arras.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie du canton d'Aubigny-en-Artois [1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Saint-Pol-sur-Ternoise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la petite communauté de communes du Pernois créée fin 1993.

Dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales françaises, par la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010[2] (dite loi RCT) destinée à permettre notamment l'intégration de la totalité des communes dans un EPCI à fiscalité propre, la suppression des enclaves et discontinuités territoriales et les modalités de rationalisation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale et des syndicats mixtes existants, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine, la communauté de communes du Pays d'Heuchin, formant le la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois.

Un nouveau mouvement de regroupement intercommunal intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[3]. À l'initiative des intercommunalités concernées[4], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le 26 février 2016 le principe de la fusion de :
- la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et 5 217 habitants[5] ;
- la communauté de communes de la Région de Frévent, regroupant 12 communes et 6 567 habitants ;
- de la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois, regroupant 58 communes et 19 585 habitants
- de la communauté de communes du Pernois, regroupant 18 communes et 7 114 habitants. Le Schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [6],[7].

La communauté de communes du Ternois, qui résulte de cette fusion et dont la commune fait désormais partie, est créée par un arrêté préfectoral qui a pris effet le [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  janvier 1973[10] Magloire Basset    
janvier 1973 juin 1995 Bernard Sinot[10]   Agriculteur
    Jean-Marc Ringard[10]    
mars 2001 2008 Charles Bécourt[10]    
mars 2008 mars 2017[11] Pierre Calau[12],[13]   Démissionnaire
juin 2017[14] en cours
(au 4 juin 2017)
Thierry Eloy   Responsable d’exploitation dans le nettoyage industriel
Vice-président du syndicat des eaux (2014 → )

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 482 habitants, en augmentation de 5,47 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
341 304 335 381 368 359 368 360 342
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
331 325 322 335 338 352 347 360 317
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
298 302 333 345 356 350 344 345 350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
376 393 400 394 394 361 433 463 482
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 23,8 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 15,7 %) ;
  • 48,5 % de femmes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 13,8 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 23,8 %).
Pyramide des âges à La Thieuloye en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,0 
8,1 
75 à 89 ans
9,0 
7,2 
60 à 74 ans
13,8 
20,2 
45 à 59 ans
18,6 
23,8 
30 à 44 ans
22,4 
19,7 
15 à 29 ans
13,8 
20,6 
0 à 14 ans
21,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
  • L'église Notre-Dame.
  • Le monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Robert François Damiens (1715-1757) , célèbre pour avoir tenté d'assassiner le roi Louis XV, est né dans la commune.
  • Hubert Victor Pauchet (1815-1888), curé de La Thieuloye (1861-1888), prêtre, bâtisseur et architecte de très nombreux monuments (églises, chapelles, presbytères, écoles) dans le Pas-de-Calais.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason La Thieuloye.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
de gueules au lion d’hermine.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance, et notamment son article 35.
  3. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  4. « Vertes collines du Saint-Polois: la fusion avec ses voisines est déjà sur de bons rails : C’est l’actualité du moment : dans la plupart des communautés de communes, les élus s’arrachent les cheveux pour se mettre dans les clous de la loi NOTRe (elle les oblige à fusionner pour créer des intercommunalités de plus de 15 000 habitants). Mais dans le Ternois, les Vertes collines du Saint-Polois et ses trois voisins (Pernois, Auxilois, Région de Frévent) font office de très bon élève et en sont déjà à discuter des modalités de l’« après-fusion », La Voix du nord,‎ (lire en ligne).
  5. Le populations mentionnées dans les actes concernant les intercommunalités sont des populations totales, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire regroupant la population municipale, c'est-à-dire les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune à laquelle s'ajoute la population comptée à part, qui regroupe principalement les personnes vivant dans certaines collectivités (internats, casernes, hôpitaux, couvents, prisons…).
    Dans les tableaux de population mentionnés dans les articles de wikipédia ne sont habituellement mentionnés que les populations municipales, ce qui explique l'écart entre les chiffres mentionnés dans le SDCI et ceux des tableaux démographiques
  6. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2017 portant schéma départemental de coopération intercommunale du Pas-de-Calais » [PDF], SDCI, Préfecture du Pas-de-Calais (consulté le 23 mars 2017)
  7. « Dix-neuf atouts pour la carte intercommunale », L'actualité de L'Institution, Conseil départemental du Pas-de-Calais, (consulté le 23 mars 2017).
  8. « Arrêté interpréfectoral du 30 août 2016 portant création d'une communauté de communes issue de la fusion des communautés de communes de l'Auxilois, de la région de Frévent, du Pernois et des Vertes Collines du Saint-Polois », Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Somme, no 2016-069,‎ , p. 37-39 (lire en ligne).
  9. « Les maires de Thieuloye (La) », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 16 avril 2017).
  10. a, b, c et d « La Thieuloye : l’ancien maire Bernard Sinot est décédé », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  11. David Derieux, « Le maire Pierre Calau a démissionné : L’information, qui alimentait la rumeur depuis quelques semaines, a été officialisée par le biais d’un communiqué à la population du village : le maire Pierre Calau a démissionné », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne) « Élu maire pour un premier mandat en 2008, puis reconduit à ce poste lors des dernières élections municipales en 2014, lors desquelles il était le seul à briguer cette fonction, Pierre Calau a cessé d’exercer cette responsabilité. Il a soumis en début d’année sa démission aux services de la préfecture, qui ont donné une suite favorable à sa requête par un courrier en date du 28 février ».
  12. Camille Gaubert, « « Le bilan des maires » à La Thieuloye : assainissement, rythmes scolaires et fête de la musique : Pierre Calau a enfilé le costume de premier magistrat pour la première fois en 2008. L’élu a décidé de se présenter à sa propre succession en mars 2014 avec, espère-t-il, « une équipe renforcée constituée d’anciens et de nouveaux arrivants » », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  13. « La salle polyvalente fera peau neuve : Vendredi soir, Pierre Callau, premier magistrat, présentait sa nouvelle équipe municipale à la population », L'Abeille de la Ternoise, no 8462,‎ , p. 29
  14. Aline Chartrel, « Thierry Eloy devient le nouveau maire : Tour à tour conseiller et adjoint depuis vingt-deux ans, Thierry Eloy était en 2014 devenu « les deux yeux du maire ». Comprenez premier adjoint. C’était jusqu’à la démission de celui-ci en mars. Mardi, seul candidat en lice pour reprendre le flambeau, l’élu a succédé à Pierre Calau », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. « Évolution et structure de la population à La Thieuloye en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 août 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 août 2010)