Sains-en-Gohelle

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Sains-en-Gohelle
Sains-en-Gohelle
L'hôtel de ville.
Blason de Sains-en-Gohelle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Alain Dubreucq
2020-2026
Code postal 62114
Code commune 62737
Démographie
Population
municipale
6 077 hab. (2018 en diminution de 4,49 % par rapport à 2013)
Densité 1 061 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 26′ 43″ nord, 2° 41′ 04″ est
Altitude Min. 39 m
Max. 90 m
Superficie 5,73 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Béthune
(banlieue)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bully-les-Mines
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Sains-en-Gohelle
Liens
Site web sains-en-gohelle.fr

Sains-en-Gohelle est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sains-en-Gohelle - Fosse n° 10 - 10 bis des mines de Béthune (B).jpg
Panneau d'entrée depuis Hersin-Coupigny.

Commune située en Gohelle, dans le pays minier. Elle se trouve au pied des collines de l'Artois qui sépare la Gohelle du Ternois.

Sains-en-Gohelle est située entre Lens, Arras et Béthune.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sains-en-Gohelle est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune, une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes[4] et 356 052 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (59 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,6 %), zones urbanisées (41,1 %), mines, décharges et chantiers (4,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gohelle : du mot, bas-latin, Gauharia signifiant région couverte de taillis.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Sains-en-Gohelle est un mélange entre le passé rural de la ville et son passé minier.

Avant les mines[modifier | modifier le code]

Sains-en-Gohelle n'est pas née avec les mines. De nombreuses traces attestent de son passé dont le château Bacon. Sains-en-Gohelle porta les noms de Seins en 1190, villa de Sanctis en 1274. Parmi les personnages historiques de la ville, nous pouvons compter Gérard de Sains au XIIe siècle. Ce seigneur a participé aux croisades féodales du seigneur de Carency.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Sains-en-Gohelle.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

taillé : au 1) d'argent à l’arbre arraché de sinople, au 2) d'azur aux trois coquilles d'or mal ordonnées ; à la barre d'or brochant sur la partition ; le tout sommé d'un chef d'azur semé de fleurs de lys d'or, brisé d'un lambel de gueules de trois pendants chargés chacun de trois petits châteaux aussi d'or rangés en pal.


Une commune minière[modifier | modifier le code]

Les fosses no  10 et 10 bis ouvrent relativement tard, à partir de 1903.

En , lors de la grève des mineurs, le maire de Sains, l'abbé Georges Lorent, tente de faire lever le piquet de grève de la fosse 10 accompagné de non-grévistes. Il est repoussé à l'aide de lances à incendie et plusieurs personnes sont blessées. Après cet affrontement, il organise des milices d'autodéfense nocturnes[11].

La grille[modifier | modifier le code]

Parmi les lieux importants de Sains-en-Gohelle, il y a le carrefour de la grille. Il marque l'emplacement historique de la grille donnant accès à la cité minière. Au début du siècle, la cité minière était, entièrement, entourée par un mur ; la grille donnait accès à cette cité. Elle était fermée lors des grèves des mineurs afin officiellement d'éviter les saccages par les manifestants des ouvriers qui travaillaient. Elle a également servi aux rafles pour le S.T.O. pendant la Seconde Guerre mondiale. La grille a été supprimée dans les années 1950, il reste quelques traces des murs.

L'ensemble minier[modifier | modifier le code]

Les chevalets et les bâtiments industriels miniers ont aujourd'hui disparu. En revanche Sains-en-Gohelle a conservé un très bel ensemble architectural témoin de la vie des mineurs pour les fosses 10 et 10b (mines de Béthune). Cette cité minière s'organise autour d'une avenue (l'avenue Charles-de-Foucault). À l'ouest de cette artère se trouve la majeure partie des corons. Au sud de l'avenue trône l'église Sainte-Marguerite (aujourd'hui désacralisée) avec le dispensaire, les écoles, le presbytère. À l'opposé de cette avenue (aujourd'hui coupée) se trouvent les maisons des ingénieurs des mines.

Après les mines, une conversion difficile[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Sains-en-Gohelle dans son canton et son arrondissement.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Novembre 1818, le maire est Hugues François Bacon, chevalier de la Légion d'honneur[12]. Il obtient en 1865 de Napoléon III, le droit pour lui-même et son fils, de porter le nom de Bacon de Sains[13]..

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1935 mars 19?? Gaston Dupuich SFIO  
mars 1945 mars 1959 Abbé Georges Lorent   Résistant et curé de Sainte-Marguerite dès 1943
mars 1959 mars 19?? Henri Bancquart ?  
mars 1971 mars 1989 Mirabeau Happiette[14] PCF  
mars 1989 juin 1995 Jean-Luc Wéry PS  
juin 1995 mars 2001 Élisabeth Trolet PCF  
mars 2001 mars 2014[15] Jean-Luc Wéry PS  
mars 2014[16],[17] En cours
(au 24 février 2015)
Alain Dubreucq DVG Cadre à France Télécom
Président de la CAF du Pas-de-Calais (2012[18] → )

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2018, la commune comptait 6 077 habitants[Note 3], en diminution de 4,49 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : +0,1 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
253264264306377392419435478
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
505535578618673745789806915
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2513 6383 7904 1303 6403 5033 6504 0974 517
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5 2485 3405 1865 5846 0316 0846 0496 0446 039
2013 2018 - - - - - - -
6 3636 077-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,6 % d'hommes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 13,8 %) ;
  • 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 19,8 %).
Pyramide des âges à Sains-en-Gohelle en 2007 en pourcentage[23]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
0,7 
3,6 
75 à 89 ans
7,2 
10,1 
60 à 74 ans
11,9 
22,1 
45 à 59 ans
21,1 
21,6 
30 à 44 ans
19,8 
21,5 
15 à 29 ans
18,9 
20,9 
0 à 14 ans
20,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[24]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de côté de l'église Sainte-Marguerite.
  • L'église Sainte-Marguerite de style Art déco pour le bâtiment et le mobilier; l'église est désacralisée et devenue aujourd'hui l'« espace culturel Marguerite ».
  • L'ensemble minier de la fosse 10 et 10bis des mines de Béthune : autour de l'axe de l'avenue Charles-de-Foucault (église, dispensaire, école, coron, maison des ingénieurs, puits de fosse...).
    Écoles des cités 10 et 10 bis.
  • La chapelle Sainte-Appoline et le parc Bacon.
  • L'église Saint-Vaast.
  • Le carrefour de la tour Eiffel.
Giratoire présentant une réplique de la tour Eiffel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Gautrand (1932-2019), photographe français.
  • Fernand Lelong (1939-2002), est un tubiste français.
  • Daniel Krawczyk (1961-), ancien footballeur professionnel, ayant passé l'essentiel de sa carrière au Racing Club de Lens. Actuel entraîneur adjoint au RC Lens.
  • Abbé Georges Lorent : né à Billy-Montigny en 1910, il fut ordonné prêtre en 1933 et devint professeur de lettres classiques au collège Saint-Vaast de Béthune. Durant la Seconde Guerre mondiale, il se range du côté de la Résistance. Dès , il devient le curé d'une paroisse fort peu demandée : celle de l'église Sainte-Marguerite de la Cité du 10 à Sains-en-Gohelle où il résida jusqu'à sa mort. Il rejoint rapidement les FTP et en devient un chef de secteur très actif, notamment en intensifiant le recrutement à Sains-en-Gohelle. Il est même le représentant du mouvement FTP au sein du comité départemental de la Résistance. En , il assure la présidence du Comité local de Libération. Alors que certains le surnomment « le curé rouge » pour ses convictions politiques, il devient maire de Sains-en-Gohelle de 1945 à 1959. Il mourut en 2005, à l'âge de 95 ans, et reçut le titre de chevalier de la Légion d'honneur[25].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Béthune », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lens - Liévin », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Philippe Roger, « Les grèves de 1947 et 1948 dans le Pas-de-Calais, déroulement, violence et maintien de l'ordre », Revue du Nord 2011/1 (n° 389), p. 140.
  12. « BACON DE SAINS Hugues François », sur Base Léonore
  13. Bulletin des lois. Partie principale, Imprimerie nationale, (lire en ligne)
  14. « Sains-en-Gohelle: une allée prend le nom de l’ancien maire Mirabeau-Happiette : Six ans après son décès, Mirabeau Happiette est à l’honneur. Celui qui a présidé aux destinées de la commune durant 18 ans, de 1971 à 1989, donne son nom à une allée, située à deux pas de la Place de la mairie », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. « Sains-en-Gohelle : Jean-Luc Wéry (PS) battu sur le fil par Alain Dubreucq : Coup de tonerre à Sains-en-Gohelle ce soir. Pour 58 voix, celui qui avait à son actif d’ores et déjà 3 mandats de maire a été battu ce soir », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. Anna Morello, « Sains-en-Gohelle : Rencontre avec Alain Dubreucq, le nouveau maire : Les élections ont mis aux manettes quelques nouveaux élus que nous allons vous présenter un par un. On démarre avec Alain Dubreucq qui a pris la mairie de Sains à Jean-Luc Wéry (PS) dont il fut longtemps un collaborateur… », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le ).
  18. Steeven Demora, « Alain Dubreucq, premier président de la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. « Évolution et structure de la population à Sains-en-Gohelle en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  24. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le ).
  25. Biographie de l'abbé Lorent