TER Hauts-de-France

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TER Hauts-de-France
Image illustrative de l’article TER Hauts-de-France

Image illustrative de l’article TER Hauts-de-France
Regio 2N (rame Z 55637/38),
en livrée TER Hauts-de-France,
à proximité de la gare d'Amiens.

Situation Hauts-de-France
Type Transport express régional
Entrée en service
Longueur du réseau 2 487 km
Lignes 68
Rames Liste du matériel roulant
Écartement des rails 1 435 mm
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Site internet ter.sncf.com/hauts-de-france
Réseaux connexes SNCB
TER Normandie
TER Grand Est
Transilien

Le TER Hauts-de-France est le réseau de Transport express régional de la région Hauts-de-France.

En service depuis le , il succède aux deux réseaux de Transport express régional, propres aux anciennes régions ayant fusionné le , le TER Nord-Pas-de-Calais et le TER Picardie.

Histoire[modifier | modifier le code]

La loi du redéfinit le découpage des régions, datant de 1972. Les régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie fusionnent le pour former la région Hauts-de-France. Le Transport express régional, étant pris en charge par le conseil régional, impose une redéfinition des réseaux TER. Avant la fusion, la SNCF décide, à partir du , de ne mettre qu'un seul directeur pour les deux régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie[1]. La nouvelle région récupère également les conventions signées entre la SNCF et les deux anciennes régions[2],[3]. Entre le et le , une période transitoire est mise en place sur le réseau de TER de la région Hauts-de-France, où le TER Nord-Pas-de-Calais et le TER Picardie coexistent et gardent leurs périmètres au sein de la nouvelle région[4]. À partir du , le TER Hauts-de-France se substitue aux deux anciens réseaux TER[5].

Depuis le , les Intercités assurant les liaisons Paris – Amiens – Boulogne-sur-Mer et Paris – Saint-Quentin – Maubeuge / Cambrai font partie du réseau TER Hauts-de-France[6]. Sur la première de ces deux relations, les trains atteignent de nouveau Calais[7] (toutefois, cela est effectif à partir du de la même année).

En , la nouvelle convention est signée entre le conseil régional et la SNCF, après deux ans de négociations. Cette convention, valable sur la période 2019 – 2024, prévoit notamment l'ouverture à la concurrence de 20 % des TER à partir de 2023, l'augmentation de 4 % du nombre de trains-km (du moins pour le service annuel 2020), aucune fermeture de ligne ni de gare, le maintien des guichets (mais pas leur nombre dans les gares qui en possèdent plusieurs) et la non-disparition des contrôleurs (excepté sur la liaison Paris – Beauvais), le tout pour un budget annuel d'environ 500 millions d'euros. L'objectif est de faire augmenter de 10 % le nombre de voyageurs durant cette période[8].

Le réseau est profondément remanié à partir du [9].

Relations TER[modifier | modifier le code]

Par rail[modifier | modifier le code]

Une rame Régiolis en livrée Hauts-de-France, à Amiens le .

Le , le réseau est restructuré en quatre grandes familles de lignes[10] :

  • « Krono+ GV » : TERGV (trains directs et à grande vitesse) ;
  • « Krono » : TER directs ou semi-directs, entre les grandes villes ;
  • « Citi » : TER à cadence élevée, majoritairement omnibus, dans les grandes aires urbaines ;
  • « Proxi » : TER généralement omnibus, notamment dans les zones rurales.

Ce nouveau réseau compte 68 lignes. Comme auparavant, il arrive que certaines lignes soient complétées par des autocars. La région est sillonnée par des TGV, des TERGV et des TER, ces deux derniers étant à classe unique. La desserte ferroviaire du TER Hauts-de-France couvre la totalité des lignes classiques exploitées en service voyageurs au sein de la région[10].

Par autocar[modifier | modifier le code]

D'autres liaisons que celles précitées sont assurées uniquement par des autocars directement affrétés par la région Hauts-de-France, et ne font donc plus partie du réseau TER. En voici la liste, à titre indicatif[11] :

  • Saint-Pol-sur-Ternoise ↔ Hesdin ↔ Montreuil-sur-Mer ↔ Étaples - Le Touquet ;
  • Saint-Pol-sur-Ternoise ↔ Béthune ;
  • Le Tréport - Mers ↔ Eu ↔ Abbeville ;
  • Roisel ↔ Péronne - Flamicourt ↔ Chaulnes ;
  • Chaulnes ↔ Roye ↔ Montdidier ;
  • Montdidier ↔ Saint-Just-en-Chaussée ;
  • Amiens ↔ Breteuil ↔ Aéroport de Tillé ↔ Beauvais ;
  • Laon ↔ Montcornet ↔ Rozoy-sur-Serre ;
  • Serqueux ↔ Gisors ;
  • Étrépagny ↔ Gisors ↔ Cergy-Pontoise ;
  • Aéroport Roissy-Charles de Gaulle ↔ Senlis ↔ Creil ;
  • Aéroport Roissy-Charles de Gaulle ↔ Lagny-le-Sec ↔ Crépy-en-Valois ;
  • La Ferté-Milon ↔ Fismes.

Toujours à titre indicatif, la SNCF met en place des navettes routières pour desservir la gare TGV Haute-Picardie depuis Amiens et Saint-Quentin[11] ; ces dernières ne sont toutefois pas conventionnées par la région.

État du réseau du 28 août 2017 au 14 décembre 2019[modifier | modifier le code]

Tarification[modifier | modifier le code]

Les tarifs valables sur l'échelle nationale s'appliquent sur le TER Hauts-de-France également. Le réseau conserve aussi, au moment de sa mise en service, les formules tarifaires des deux anciens réseaux TER, comme le Picardie Pass'Évasion, le Picardie Pass'Actifs, le Fidéli'TER et le Pass régional Grand'TER. Une harmonisation des formules tarifaires sur l'ensemble du réseau devait s'achever pour la fin 2018[16]. Le conseil régional prévoit aussi d'étendre la carte Pass Pass, uniquement disponible sur l'ancienne région Nord-Pas-de-Calais, sur l'ensemble du réseau[17].

Le , la tarification TER Hauts-de-France a évolué, avec la création d'une carte unique : « Ma Carte TER Hauts-de-France ». Elle permet de bénéficier de 50 % de réduction sur les déplacements dans la région, mais aussi vers la Normandie et Paris-Nord[18]. Pour les personnes ayant moins de 26 ans, la carte est disponible au prix de 15 euros ; pour les autres, son coût s'élève à 30 euros. Les abonnements, tels que Fidéli'TER ou Pass'Études (dans le Nord-Pas-de-Calais), ou encore Pass'Actifs et Pass'Études (en Picardie), ne changent pas. Néanmoins, les pass régionaux Grand'TER et Pass'Évasion disparaissent au profit de la carte TER Hauts-de-France. Enfin, les personnes détenant une carte nationale peuvent obtenir la carte TER gratuitement, en fonction de la date de fin de validité de leur carte nationale[19].

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Synthèse du parc au  :

Au dernier trimestre 2019, le parc du matériel roulant de la région est constitué de 306 engins. Ce parc est géré par deux Supervisions techniques de flotte (STF)[20] :

Série STF SNP STF SPI Total
BB 15000 0 11 11
BB 22200 15 17 32
B 82500 30 16 46
B 84500 0 27 27
X 72500 0 4 GBE 4
X 76500 0 34 34
Z 23500 33 0 33
Z 24500 47 0 47
Z 26500 0 23 23
Z 55500 18 (M) 7 (XL) 25
VR 2N 10 0 10
V2N 0 9 9
  • X 73500 : les rames ex-Picardie avaient été retirées du service au changement de service de . Une partie d'entre elles a depuis été louée puis cédée.
  • Les BB 67400, circulant entre Amiens et Boulogne-Ville (en tractant des voitures Corail), sont retirées du service après le  ; des B 84500 les remplacent.
  • Les Z 55500 XL (« Extra-Longues ») viennent en aide aux V2N et leurs BB 15000 vieillissantes, sur les relations Paris – Creil – Amiens et Paris – Compiègne.
  • Les V2N de la région Hauts-de-France sont, jusqu'en 2022, en rénovation.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Projets du conseil régional[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fusion régionale à la SNCF », sur leparisien.fr, (consulté le 25 août 2017).
  2. « SNCF & la région Nord-Pas-de-Calais signent la nouvelle convention TER 2015-2024 » [PDF], sur sncf.com, (consulté le 25 août 2017).
  3. « Nouvelle convention TER », sur train.picardie.fr, (consulté le 25 août 2017).
  4. « Fusion des régions : ce qui va changer pour les TER », sur ter.sncf.com (consulté le 25 août 2017).
  5. « Vos lignes font peau neuve », sur ter.sncf.com (consulté le 25 août 2017).
  6. Philippe Fluckiger, « Dans les Hauts-de-France, les Intercités deviennent des TER », sur courrier-picard.fr, (consulté le 23 juin 2019).
  7. Philippe Fluckiger, « La Région achète 19 rames high-tech », sur courrier-picard.fr, (consulté le 23 juin 2019).
  8. J. Alberts et G. Giraudeau, « Convention Région/SNCF : les collectifs d'usagers des TER pas totalement satisfaits », sur france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france, 15 – (consulté le 19 octobre 2019).
  9. « vos lignes ter s'adaptent à vos besoins », sur ter.sncf.com/hauts-de-france (consulté le 6 novembre 2019).
  10. a et b « NOUVELLE OFFRE TER », sur mon-ter-hdf.fr (consulté le 9 novembre 2019).
  11. a et b « MES LIGNES TER HAUTS-DE-FRANCE » [PDF], sur mon-ter-hdf.fr (consulté le 9 novembre 2019).
  12. « Les chiffres clés en NPDCP », sur sncf-reseau.fr (consulté le 25 août 2017)
  13. Anaïs Coinon, « La ligne SNCF Étaples - Saint-Pol sera interrompue jusqu'en 2020 », sur La Voix du Nord, (consulté le 28 août 2017).
  14. Virginie Boulet, « La ligne SNCF Ascq-Orchies serait-elle à nouveau sur les rails », sur La Voix du Nord, (consulté le 28 août 2017).
  15. [PDF] « 17 Lourches - Valenciennes - Douai - Lille », sur TER Nord-Pas-de-Calais (consulté le 28 août 2017).
  16. « Une harmonisation des tarifs TER est prévue pour fin 2018 », sur Le Courrier picard, (consulté le 28 août 2017).
  17. « Voyagez mieux avec Pass Pass », sur hautsdefrance.fr (consulté le 28 août 2017).
  18. « Découvrez la nouvelle gamme tarifaire TER », sur Région Hauts-de-France, (consulté le 6 mai 2019).
  19. « Nouvelle tarification régionale: la carte TER Hauts-de-France finalement gratuite pour les détenteurs de cartes nationales », sur Le Courrier Picard, (consulté le 6 mai 2019).
  20. https://trainsso.pagesperso-orange.fr/page9.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Les principaux dépôts ferroviaires du matériel TER Hauts-de-France :

Autres réseaux circulant sur certaines sections de celui des TER Hauts-de-France :

Divers liés au réseau TER Hauts-de-France :

Lien externe[modifier | modifier le code]