Gouy-Saint-André

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Gouy-Saint-André
Porche de l'abbaye.
Porche de l'abbaye.
Blason de Gouy-Saint-André
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Canton Auxi-le-Château
Intercommunalité Communauté de communes des Sept Vallées
Maire
Mandat
Françoise Thélu
2014-2020
Code postal 62870
Code commune 62382
Démographie
Population
municipale
639 hab. (2014)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 22′ 28″ nord, 1° 53′ 57″ est
Altitude Min. 30 m
Max. 117 m
Superficie 13,34 km2
Localisation

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Liens
Site web gouy-st-andre.com

Gouy-Saint-André est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gouy-Saint-André
Campagne-lès-Hesdin Maresquel-Ecquemicourt
Saint-Rémy-au-Bois Gouy-Saint-André Aubin-Saint-Vaast
Douriez Tortefontaine Mouriez

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, apparaît la dénomination Goy. Le siècle suivant, Goi est relevé. Dès 1476, la forme Gouy lès Saint-Rémi est notée, suivie de Gouy lès Saint Andrieu. Enfin, en 1789, la forme définitive de Gouy-Saint-André s'impose[1].

D'après certains, Gouy viendrait de Gaudiacus qui signifie Mont-Joie, lieu où on se réjouit[2]. Pour d'autres, l’étymologie de Gouy viendrait du mot celtique Ghi, probablement à lier au culte druidique du gui de chêne[3],[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

On a trouvé, à Saint-Rémy, une hachette druidique, ou coin gaulois, de celles dites Staimbort[1].

Dès le XIe siècle, le village verse sa dîme aux religieux de l'abbaye de Saint-Josse-sur-Mer. Ils transmettront cette ressource aux moines de Saint-André. Leurs bienfaiteurs, notamment Hugues, époux de Sara, et Eustache, époux d'Avechin, chevaliers, contribuèrent à la fondation de la chapelle de Sainte-Madelaine dans l'église[1].

Comme seigneurs des lieux, on trouve Vaultier de Camberon, chevalier en 1255, Wistace et Jehan, ses fils, aussi chevaliers (1304), Colais dit Jeton, fils de Guillaume (1364), tous qualifiés de seigneurs de Gouy dans les archives de l'abbaye. Un siècle et demi passe et arrive dame Claude de Gouy, épouse de Jehan de Soyecourt. Après elle, le domaine de Gouy appartient aux familles de Licques, de La Houssoye, Carpentier, Delhomel et De Fresnoye qui le tenaient en fief noble de la châtellenie de Beaurain[1].

Le village sera durement éprouvé lors des affrontements entre les soldats des Pays-Bas espagnols et ceux de la France, dès 1595[1].

Hommage de la Seconde Guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gouy-Saint-André dans son canton et dans l'arrondissement de Montreuil-sur-Mer.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Pierre Leroy    
    René Mariette   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014[4] clément lecul   Ancien chargé de mission au conseil général
2014[5],[6],[7] en cours
(au 15 janvier 2015)
Françoise Thelu DVD Retraitée de pharmacie

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 639 habitants, en augmentation de 1,27 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
783 821 865 964 1 059 1 025 976 975 971
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
891 907 903 932 907 886 863 848 845
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
825 804 742 710 696 667 674 607 599
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
624 604 627 633 598 611 613 631 639
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,9 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 20,3 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 17 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 25,8 %).
Pyramide des âges à Gouy-Saint-André en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
0,3 
5,4 
75 à 89 ans
10,7 
14,3 
60 à 74 ans
14,8 
21,0 
45 à 59 ans
20,8 
20,7 
30 à 44 ans
21,1 
15,0 
15 à 29 ans
15,1 
22,9 
0 à 14 ans
17,0 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La salle « Le chant des oiseaux » permet d'accueillir jusqu'à 230 personnes [1].

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Gouy-Saint-André.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

de sinople au sautoir, cantonné au 1) d’une étoile, au 2) d’un cerf contourné mouvant du flanc dextre, au 3) d’une sanglier mouvant du flanc senestre et au 4) d’un levrier, le tout d’or.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Saint-André-aux-Bois[modifier | modifier le code]

Des Prémontrés de Dommartin se fixèrent sur le plateau, entre la Canche et l'Authie en 1154 et fondèrent l'abbaye de Saint-André-au-Bois. L'église fut commencée en 1156 et consacrée en 1220. Elle était entourée de nombreux bâtiments dont une grande tour, une grange et deux cloîtres. Les hostilités des XVIe et XVIIe siècles ont causé beaucoup de dégâts.

Dans les premières années du XVIIIe siècle le quartier abbatial fut reconstruit puis le reste de l'abbaye à partir de 1751 sous l'impulsion de Dom Ignace Crépin et sous les directives de l'architecte arrageois Merville pour l'église.

Après la Révolution il ne resta que le quartier abbatial et les dépendances agricoles. Le marquis de Riencourt le transforma en château, mais il fut incendié accidentellement par les troupes britanniques en 1918.

Les bâtiments agricoles furent construits de 1752 à 1755 par un architecte hesdinois - Claude Brunion - et furent agrandis jusqu'en 1784. Les bâtiments actuels constituent un ensemble architectural exceptionnel avec des façades de briques et de pierres.

Le portail principal supporte un fronton triangulaire aux armes de l'abbaye et de l'évêque d'Amiens il constitue avec les bâtiments bas l'encadrant un modèle architectural de cette époque.

Abbaye de Saint-André-aux-Bois, façades et toitures des communs de l'ancienne abbaye (à l'exclusion de la chapelle) (cad. A 252) : inscription par arrêté du 28 janvier 1970.

Renseignements issus de : Bases de données Ministère de la culture

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.

La partie la plus ancienne, les solins de la nef, est en cailloux. Le chœur est daté du XVIe siècle, tandis que la tour a été édifiée au XVIIe siècle. La craie employée pour la construction provient des carrières de Saint-Rémy-au-Bois. Des damiers de grès et de silex agrémentent la partie basse du chœur. Pendant la Terreur, en 1793, une inscription est gravée sur la fronton du porche construit en 1775 : « LE PEUPLE FRANCAIS RECONNAIT L'ETRE SUPREME ET L'IMMORTALITE ».

Christ de Pfaffenhofen.

À l'extérieur, sur le mur nord, se trouve un christ en chêne, sculpté par Pfaffenhofen, auteur des boiseries de Valloires. Il fut sauvé pendant la Révolution par un sieur Grevet qui fut enterré dessous[14].

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Il rappelle la mémoire des 40 personnes qui ont perdu la vie au cours de la Première Guerre mondiale et celle des 12 victimes du second conflit, de 1939 à 1945[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Lire l'histoire sur le site communal.
  2. L. Ricouart, Études pour servir à l’histoire et à l’interprétation des noms de lieux.
  3. Harbaville, historien de Campagne-lès-Hesdin, dans son mémorial artésien et dans une notice.
  4. « Le bilan du maire de Gouy-Saint-André, Yves Beuvain : « Je ne me représenterai pas pour un troisième mandat » : Dans notre série des bilans des maires, voici celui d’Yves Beuvain, à la tête de la commune de Gouy-Saint-André. Il est élu, en tant que premier magistrat, depuis 2001 », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  5. « Gouy-Saint-André : Françoise Thélu succède à Yves Beuvain, devenu conseiller : Avec 10 voix sur 15, Françoise Thélu a été proclamée maire samedi. « Ça me fait un pincement au cœur. J’aime me donner pour les autres », souligne Françoise Thélu qui succède à Yves Beuvain. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  6. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 15 janvier 2015).
  7. « Les projets de la maire de Gouy-Saint-André : la toiture de l’église, la défense incendie et l’assainissement : Élue depuis 1989 à Gouy-Saint-André, Françoise Thélu a endossé l’écharpe de maire en mars. Cette retraitée pharmacien de 65 ans aime rendre service aux habitants dans la mesure du possible et être à leur écoute. « C’est dans ma nature », précise-t-elle », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Évolution et structure de la population à Gouy-Saint-André en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
  14. Lire le travail de Roger Rodière en ligne.