Arte

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Arte
Image illustrative de l'article Arte

Création
Propriétaire Arte France
Arte Deutschland TV GmbH
Format d'image 16:9, 576i
720p (Allemagne)
1080i (France)
Langue français, allemand
Pays Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Statut Groupement européen d'intérêt économique (GEIE)
Siège social Strasbourg
Site web arte.tv
Diffusion
Diffusion TNT, satellite, câble et IPTV.
Chronologie
Précédent La Sept

Arte (prononcer : /aʁte/) est une chaîne de télévision franco-allemande de service public à vocation culturelle européenne diffusant depuis le . La chaîne est un groupement européen d'intérêt économique (GEIE) basé à Strasbourg, créé le et composé à parité de deux pôles : Arte France (ancienne chaîne La Sept) et Arte Deutschland TV GmbH.

Elle est disponible sur la TNT, le câble, le satellite, la télévision par xDSL et Internet. Les programmes d'Arte sont disponibles gratuitement pendant sept jours sur la télévision de rattrapage Arte+7 via internet et les applications pour smartphone, tablette et télévision connectée.

Arte est également présente sur le web à travers plusieurs plateformes sur les thèmes du cinéma, de la culture contemporaine, du spectacle vivant, etc. ainsi qu'avec Arte Radio, une webradio à la demande.

Historique de la chaîne[modifier | modifier le code]

Un projet de chaîne culturelle franco-allemande (1986-1990)[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, le paysage audiovisuel français est en plein bouleversement avec l'apparition d'opérateurs privés (Canal+, La Cinq, TV6 et TF1). François Mitterrand, alors président de la République, a l'idée d'une chaîne culturelle et éducative à vocation européenne dès 1984[1]. Le projet donne naissance le à la chaîne La Sept (Société d'Édition de Programmes de Télévision), détenue à 45 % par FR3, à 25 % par l'État français, à 15 % par Radio France et à 15 % par l'INA[2].

En , lors d'un sommet franco-allemand à Francfort, le président français François Mitterand et le chancelier allemand Helmut Kohl parlent de renforcer le poids politique de l'Europe par la communication audiovisuelle[1]. Un an et demi plus tard, le , un groupe de travail sur une chaîne culturelle franco-allemande est mis en place en Allemagne. Il est composé de Lothar Späth, ministre-président du Bade-Wurtemberg, de Bernhard Vogel, ministre-président de Rhénanie-Palatinat, et de Klaus von Dohnanyi, premier bourgmestre de Hambourg. Le [2], lors d'un sommet franco-allemand à Bonn, Mitterand et Kohl s'accordent sur « une chaîne culturelle franco-allemande, noyau d'une future télévision culturelle européenne ». Un groupe de travail est mis en place et les négociations débutent en 1989[3]. Le , une rencontre a lieu sur le sujet entre Lothar Späth, ministre plénipotentiaire chargé des relations culturelles avec la France, Jack Lang, ministre de la Culture, et Catherine Tasca, ministre déléguée chargée de la Communication[2].

Le projet doit cependant surmonter une première difficulté : si en France l'audiovisuel est du ressort de l'État, en Allemagne de l'Ouest il est du ressort des onze länder avec qui il va falloir négocier[3]. En Allemagne, il est prévu que la nouvelle chaîne s'appuie sur les groupes publics ARD et ZDF, et en France, sur la jeune chaîne La Sept. Mais les allemands hésitent à financer à parité la chaîne car ils prévoient une diffusion sur 80 % de leur territoire via le câble tandis que La Sept ne touche qu'une petite partie de la population française via le satellite TDF 1. Pour rééquilibrer, Jérôme Clément, patron de La Sept, obtient que FR3 reprenne une partie des programmes le samedi après-midi[3].

Le , un traité interétatique est signé à Berlin établissant les fondements de la Chaîne Culturelle Européenne (CCE)[1],[4],[5]. Le traité est signé dans l'urgence, la veille de la réunification allemande, pour éviter de perdre du temps à convaincre les cinq länder d'Allemagne de l'Est[3].

Naissance d'Arte (1991-1992)[modifier | modifier le code]

Le , Arte, pour Association relative à la télévision européenne, est créée sous la forme d'un groupement européen d'intérêt économique (GEIE). Le siège central se trouve à Strasbourg, et le groupement est composé de deux structures paritaires : La Sept en France (existante depuis le [2]) et Arte Deutschland TV GmbH en Allemagne (créé le à parité par ARD et ZDF[2]). Jérôme Clément et Dietrich Schwarzkopf sont nommés respectivement président et vice-président du comité de gérance[4],[5].

En , La Sept crée La Sept Cinéma, une société de production cinématographique[4]. Le , la première conférence des programmes d'Arte a lieu à Strasbourg afin de lancer les premières productions[6].

Le , la diffusion d'Arte débute lors d'une soirée spéciale en direct de l'Opéra de Strasbourg. De nombreux artistes sont présents tels que Gérard Depardieu, Hanna Schygulla, Mstislav Rostropovitch, Yves Lecoq, Karine Saporta et Manu Dibango[1],[7].

La chaîne est diffusée en simultané dans les deux pays sur les satellites TDF 1/2 et DFS1-Kopernikus et sur le câble[4]. Elle est visible par 900 000 français et 10 millions d'allemands[1].

Années 1990[modifier | modifier le code]

Le , la chaîne étend sa visibilité en France en récupérant le 5e réseau hertzien terrestre français, jusqu'alors attribué à La Cinq qui vient de faire faillite[1],[3]. Mais à partir du , elle doit partager ce canal avec la nouvelle chaîne La Cinquième créée plus tôt dans l'année. La Cinquième est diffusée de h à 19 h et Arte le reste du temps[8],[9].

La chaîne franco-allemande se met à nouer des partenariats avec d'autres chaînes européennes. Le , la RTBF (Belgique) devient membre associé du GEIE. Arte passe également des accords de coopération avec la SSR (Suisse) le , la TVE (Espagne) le [10], la TVP (Pologne) en [4].

Le , La Sept devient La Sept-Arte[11]. En , Arte sort le premier numéro de son mensuel allemand ARTE Magazin. En mai de la même année, La Sept-Arte crée ARTE Éditions[4]. Le , les groupes allemands MDR et ORB (de) rejoignent Arte Deutschland TV GmbH[12].

En 1996, la chaîne connait de nombreuses évolutions. Elle commence à diffuser 24h/24 sur le satellite et le câble, et passe un accord de coproduction cinématographique avec l'ARD et la ZDF. En février, elle diffuse son premier film en audiodescription, et le mois suivant, son premier programme en 16/9. En octobre, elle lance son site internet[4]. Le , les cinq länder de l'ancienne Allemagne de l'Est adhèrent au traité interétatique du [13].

La chaîne passe des accords de coopération avec l'ORF (Autriche) le , la Rai (Italie) le [14] et l'Yle (Finlande) le [6]. En , La Sept-Arte/La Cinquième devient actionnaire de TV5 Monde[13].

Années 2000[modifier | modifier le code]

En , La Sept-Arte devient Arte France. En , l'accord de coopération entre Arte et la TVP (Pologne) évolue en un accord d'association, tout comme avec l'ORF (Autriche) en mars de la même année[4]. En juin, Arte France devient actionnaire à 15 % de la chaîne canadienne francophone ARTV. En octobre, Arte passe un accord de coproduction avec la BBC (Royaume-Uni)[13]. En , la diffusion de la chaîne s'étend à 20 pays africains francophones[4]. En juin, Arte passe un accord de coproduction avec SVT (Suède)[13]. En septembre, Arte France lance Arte Radio, une webradio à la demande proposant des reportages et documentaires. En novembre, Arte est diffusée sur le réseau numérique terrestre allemand[4].

Le , Arte inaugure son nouveau siège à Strasbourg, plus près des institutions européennes. Le bâtiment de verre situé au bord de l'Ill a été conçu par une équipe d'architectes franco-allemands[13],[15].

En , Arte est diffusé sur la TNT française et devient donc visible 24h/24 par tous les français sur le canal no 7[4]. En , Arte et la RTBF lancent la chaîne Arte Belgique[13]. La chaîne est diffusée sur l'ADSL français à partir d', et sur celui allemand à partir de 2007. En , elle lance son service de télévision de rattrapage ARTE +7. Arte passe à la haute définition sur le satellite Astra en puis sur la TNT française en octobre de la même année. En , Arte passe un accord de coopération avec ERT (Grèce). En mai, elle lance ARTE Live Web (rebaptisé ARTE Concert en 2014), une plateforme dédiée au spectacle vivant[4].

Années 2010[modifier | modifier le code]

En , Arte devient disponible dans trois départements français d'outre-mer : la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane. En novembre, ARTE +7 est accessible sur les smartphones, la télévision connectée et les plateformes vidéos. En , ARTE Creative, une plateforme participative dédiée à la culture contemporaine et à l'art numérique, est lancée. En , Arte est disponible en direct et en différé sur internet, smartphones, tablettes et télévision connectée[4].

En , ARTE Future, une plateforme dédiée aux problématiques environnementales, scientifiques et économiques, est lancée. En , la chaîne passe un accord de coopération avec Česká televize (République tchèque), et en , un accord d'association avec RTS (Suisse). En , le portail consacré au 7e art, ARTE Cinema, est mis en ligne. En novembre, est lancé Culture Touch, un hebdomadaire pour tablettes consacré à l'actualité culturelle[4]. Le , Arte France sort du capital de la chaine canadienne francophone ICI ARTV au profit de Radio Canada[16].

Le , Arte devient quadrilingue en lançant deux nouvelles versions linguistiques aux côtés du français et de l'allemand : Arte in English (anglais) et Arte en español (espagnol). Cette offre, dénommée Arte Europe, n'est accessible que sur internet et propose des sous-titres pour les programmes de la chaîne. Le projet est financé à hauteur de 1,13 million d'euros par la Commission européenne afin de toucher plus d'européens dans leur langue maternelle[17].

Organisation[modifier | modifier le code]

Structure[modifier | modifier le code]

Centre d'émission 2 de la ZDF à Mayence.

Arte est un groupement européen d'intérêt économique (GEIE) créé le et dont le siège est situé à Strasbourg. Il est composé à parité de deux pôles d'édition et de fourniture de programmes[18] :

Le , Arte lance une version belge, Arte Belgique, créée en collaboration avec la RTBF avec l'aide de la Communauté française de Belgique. Il s'agit d'un décrochage quotidien de h 30 remplaçant le signal d'Arte et qui diffuse des émissions visant à promouvoir le monde culturel de la partie francophone de la Belgique. À partir de , des programmes flamands sont diffusés en association avec la VRT[21],[22]. Devenue en 2015 une simple coquille vide après la perte de ses subventions[23], la chaîne s'arrête cette même année.

Arte France possède des filiales dans le cinéma avec Arte France Cinéma, la radio avec Arte Radio et l'édition (livre ou multimédia) et la production avec Arte France Développement. Elle a également participé ou participe encore au financement de chaînes françaises et internationales telle que TV5 Monde ou ARTV.

Mission et indépendance[modifier | modifier le code]

Arte est conçue comme une chaîne culturelle franco-allemande, dont la vocation est de devenir européenne[3].

« Le Groupement a pour objet de concevoir, réaliser et diffuser ou faire diffuser par satellite ou par tout autre moyen, des émissions de télévision ayant un caractère culturel et international au sens large, et propres à favoriser la compréhension et le rapprochement des peuples en Europe. »

— Article 2.1 du Contrat de formation d'Arte du [5].

Arte est une chaîne indépendante, qui n'est soumise à la surveillance et au contrôle que de ses seuls sociétaires. Elle n'est donc pas contrôlée par le Conseil supérieur de l'audiovisuel français, malgré l'implantation de son siège à Strasbourg[24],[25].

« La Chaîne Culturelle Européenne a la responsabilité exclusive de la programmation. Elle est également responsable de la réalisation des programmes, qu'elle assume de même que la gestion du personnel et du budget sous la surveillance et le contrôle des seuls sociétaires et, partant, à l'exclusion de toute intervention d'autorités publiques, y compris d'autorités indépendantes chargées de la régulation de l'audiovisuel dans le pays du siège. De même, la direction, la gestion et la rémunération du personnel ainsi que l'établissement du budget des sociétaires français et allemand relèvent de la seule responsabilité de ces mêmes sociétaires. »

— Article 1.1 du Traité interétatique du [5].

Fonctionnement et dirigeants[modifier | modifier le code]

La centrale Arte GEIE, basée à Strasbourg, gère la programmation et la diffusion tandis que les deux pôles Arte France et Arte Deutschland financent et fournissent une grande partie de la programmation[26]. Chacun des pôles fournit 40 % des programmes et les chaînes européennes partenaires les 20 % restants[27].

Les postes de dirigeants sont répartis entre Français et Allemands. La chaîne est dirigée au quotidien par le Comité de gérance sous l'égide de l'Assemblée générale qui définit les grandes orientations et vote le budget. Les programmes sont établis par la Conférence des programmes avec l'aide du Comité consultatif des programmes.

Le Comité de gérance[modifier | modifier le code]

Le Comité de gérance dirige la chaîne au quotidien et rend compte régulièrement de son action à l'Assemblée générale. Il est composé de quatre membres : le président, le vice-président, le directeur des programmes et le directeur de la gestion. Les représentants d'Arte France et d'Arte Deutschland TV GmbH prennent part régulièrement aux réunions élargies du Comité de gérance[28].

Les postes de la présidence sont répartis entre Allemands et Français selon le principe de la présidence tournante. Les dirigeants sont nommés pour une période de quatre ans, rallongée à cinq ans en pour assurer une plus grande continuité dans la gouvernance et la stratégie de la chaîne[29].

Présidents du Comité de gérance[29],[30] :

Vice-présidents[29],[30] :

Directeurs des programmes[30],[2] :

Directeurs de la gestion[30],[2] :

L'Assemblée générale[modifier | modifier le code]

L'Assemblée générale prend les décisions concernant les grandes orientations de la chaîne, vote le budget, nomme le Comité de gérance et les responsables de services d'Arte GEIE. Elle se compose de six Français et de six Allemands représentant les membres du GEIE et se réunit quatre fois par an. Les chaînes partenaires associées ont une voix consultative[31].

Présidents de l'Assemblée générale[29],[30] :

Vice-présidents[29],[30] :

La Conférence des programmes[modifier | modifier le code]

La Conférence des programmes définit la ligne éditoriale de la chaîne et établit la grille des programmes soumise à l'Assemblée générale. Elle se réunit une fois par mois à Strasbourg pour sélectionner les émissions proposées par les membres et décider de leur programmation. La Conférence des Programmes comprend quatre responsables d'Arte GEIE – dont le directeur des programmes, qui la préside – ainsi que deux représentants des membres français et allemands et un représentant de chacun des partenaires associés, avec voix consultative. Les chaînes partenaires associées y sont également conviées en fonction de l'ordre du jour[27].

Le Comité consultatif des programmes[modifier | modifier le code]

Le Comité consultatif des programmes conseille le Comité de gérance et l'Assemblée générale en matière de programmes. Ses membres, huit Français et huit Allemands, sont des personnalités de la vie civile et culturelle de leur pays respectif. Les chaînes partenaires associées y participent avec voix consultative[32].

Chaînes européennes partenaires[modifier | modifier le code]

Arte a passé de nombreux accords d'association, de coopération ou de coproduction avec les autres chaînes publiques européennes[33],[34],[35] :

D'autres chaînes européennes ont passé des accords sans que l'on sache s'ils sont encore valables. La Radio télévision suisse (RTS) a établi un accord d'association en et la Radio Televisión Española (RTE) d'Espagne un accord de coopération le [10]. Par le passé, des accords de coopération ont été conclus avec la Nederlandse Programma Stichting (nl) (NPS) des Pays-Bas de 2001 à 2004 et avec la Rai d'Italie du [14] à 2001[35].

Siège[modifier | modifier le code]

Siège d'Arte, au bord de l'Ill.

De 1992 à 2004, le siège de la chaîne se trouve au 2 rue de la Fonderie, dans le centre-ville de Strasbourg[36].

En , l'assemblée générale d'Arte décide de la construction d'un nouveau siège qui puisse répondre aux besoins grandissants de la chaîne. Un premier appel d'offre européen est remporté en par le cabinet britannique Ian Ritchie Architects (en) mais des désaccords persistants mettent fin à la collaboration. Un nouvel appel d'offre est lancé en qui se voit remporté par l'équipe d'architectes franco-allemand Hans Struhk/Paul Maechel le . La première pierre est posée le et les travaux sont achevés en pour un montant total de 30,5 millions d'euros. L'inauguration a lieu le en présence des officiels[36],[37].

Le nouveau siège est situé 4 quai du Chanoine Winterer à Strasbourg, au bord de l'Ill, à proximité des institutions européennes. Le bâtiment consiste en un rectangle de 98 m de long sur 48 m de large, habillé de façades vitrées. Il offre 4 800 m2 de surface pour environ 450 collaborateurs[36],[15].

En 2004, Arte et la ville de Strasbourg lance avec l'aide du Centre européen d'actions artistiques contemporaines un concours auprès d'artistes européens pour installer une œuvre devant le siège d'Arte. Le , est inauguré L'Homme girafe, une sculpture de Stephan Balkenhol, artiste allemand vivant entre la France et l'Allemagne. L'œuvre représente le corps d'un homme debout sur un tabouret, vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise blanche, avec à la place du visage humain le cou et la tête d'une girafe[38].

Financement[modifier | modifier le code]

Le groupement Arte est financé à 95 % par la contribution à l'audiovisuel public perçue en France et en Allemagne. La chaîne ne peut pas avoir recours à la publicité mais peut faire appel à des parrainages[39].

Budgets du groupe Arte[40] (en millions d'euros)
Année 1999[41] 2000[42] 2001[43] 2002[44] 2003[45] 2004[46] 2005[47] 2006[48] 2007[49] 2008[50] 2009[51] 2010[52] 2011[53] 2012[54]
Budget 277,87 287,64 314,26 340,25 354,93 352,75 362,23 356,63 368,22 375,19 399,43 413,09 421,23 440,25
Budgets d'Arte GEIE
(en millions d'euros)
Année 2013[55] 2014[56] 2015[57]
Budget 124,35 127,14 127,14

Identité[modifier | modifier le code]

Nom[modifier | modifier le code]

« Arte » est un acronyme signifiant officiellement « Association relative à la télévision européenne »[58],[5].

Identité visuelle (logos)[modifier | modifier le code]

Slogans[modifier | modifier le code]

La chaîne a connu plusieurs slogans et accroches de campagnes promotionnelles en France et en Allemagne[59].

En France
  • 1992 : « Laissez-vous déranger par Arte »
  • 1994 : « Arte, ma télé a du talent »
  • 2000 : « Arte et fière de l'être »
  • 2004 : « Arte, vivons curieux »
  • 2012 : « Arte, la télé qui vous allume »
  • 2016 : « Arte, ouverture permanente »
En Allemagne
  • 1993 : « Arte. Der europäische Kulturkanal » (« Arte. La chaîne culturelle européenne »)
  • 1994 : « Arte. Das Programm von heute » (« Arte. Le programme d'aujourd'hui »)
  • 1995 : « Arte. Europäisch fernsehen » (« Arte. Téléviser européen »)
  • 1996 : « Arte. Sehen Sie selbst! » (« Arte. Voyez vous-même ! »)
  • 1998 : « Arte. Was für ein Angebot! » (« Arte. Quel programme ! »)
  • 2000 : « Arte erleben » (« expérimenter Arte »)
  • 2008 : « Gebt mir einen Grund fernzusehen » (« Donnez-moi une raison de regarder la télévision / de voir plus loin » - jeu de mots sur 'fernzusehen')
  • 2012 : « ARTE bewegt » (« Arte remue »)

Programmes[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Émission diffusée sur Arte.

Cinéma d’art et d’essai ou de patrimoine, films muets, thrillers, sagas historiques, séries audacieuses, documentaires culturels et de découverte, Arte, chaîne publique généraliste, culturelle et européenne, diffuse tous les genres de programmes. La Chaîne porte un regard européen sur l’actualité du monde, donne la priorité à l’investigation et pose des repères pour comprendre et aller plus loin. Sans oublier une large place au spectacle vivant : théâtre, danse et toutes les musiques des grands classiques à la scène émergente.

Depuis janvier 2009 en soirée, les horaires des programmes français et allemands sont légèrement décalés pour mieux coller aux habitudes des téléspectateurs des deux pays : le prime-time démarre à 20 h 15 en Allemagne et à 20 h 40 en France.

En 2014, la chaîne lance « Tandem », projet de création de fictions TV franco-allemande qui vise à combler le vide en la matière et à concurrencer à terme les productions nord-américaines[60]. Le premier volet s'intéresse à l'énergie nucléaire dans un thriller allemand, Le jour de vérité (réalisé par Anna Justice), et une comédie française, Mon cher petit village (réalisé par Gabriel Le Bomin).

Information[modifier | modifier le code]

Arte s'est lancée dans l'information dès le avec 8 ½, un journal télévisé quotidien tout en images de 10 minutes diffusé à 20 h 30. Le , le programme laisse sa place à Arte Info, un JT sur l'actualité européenne diffusé à 19 h 50[2] et présenté en alternance par des journalistes français et allemand. En , le programme fusionne avec Arte Culture pour former Arte Journal. Le , le journal est allégé de la partie culture et se voit présenté en deux éditions, une pour chaque langue : un journal à 19 h 45 en France et un journal à 19 h 10 en Allemagne[61]. Une édition supplémentaire existe en semaine à 13 h 20[62].

À partir du , le 7 ½, une émission d'information proposant des reportages, est diffusé quotidiennement à 19 h 30[2]. L'émission est remplacée par des reportages quotidiens de 26 minutes. Le , le programme cède sa place à Arte Reportage, un magazine d'actualité internationale de 52 minutes diffusé tous les samedis à 18 h 35. Il est présenté alternativement par Andrea Fies et William Irigoyen[63],[64].

Yourope est un magazine se consacrant aux sujets de société du point de vue des jeunes européens. Diffusé le samedi à 14 h, le programme est présenté par Andreas Korn depuis sa création le [65].

28 minutes est un magazine d'actualité et de débats diffusé en semaine à 20 h 15 depuis le . Il est présenté par Élisabeth Quin avec la coopération de journalistes et de chroniqueurs[66],[67].

Depuis le , la chaîne diffuse le dimanche matin Arte journal junior, un journal de 14 minutes pour les 8-12 ans[68]. Le programme devient le un journal quotidien matinal de six minutes, tandis que le rendez-vous du dimanche, renommé Arte Junior, le mag, s'articule autour de dossiers et reportages[69],[70].

Thema[modifier | modifier le code]

Les soirées Thema d'Arte sont des soirées thématiques qui articulent différents documents audiovisuels autour de thèmes très variés : d'une période de l'histoire à la découverte d'un pays, d'un sujet de société à des sujets plus légers.

  • Soirée Thema du mardi ou De quoi j'me mêle : cette version courte des soirées Thema (documentaires suivis d'un débat) s'intéresse à des sujets politiques ou d'actualité avec un débat polémique. Elle a été créée par le journaliste Daniel Leconte et est présentée en alternance par Émilie Aubry et Thomas Kausch.
  • Soirée Thema du dimanche : cette version longue est construite sur un film et plusieurs documentaires traitant de sujets de société variés.
  • Thematinée diffusée comme son nom l'indique les matins en semaine et constituée de documentaires sur un même thème.

Affaire Roswell[modifier | modifier le code]

Lors de la première émission de L'Odyssée de l'étrange le sur TF1, Jacques Pradel annonce la sortie d'un film prouvant l'existence de l'extraterrestre de Roswell montrant des images publiées ensuite par le magazine VSD[71]. La chaîne Arte décide de dénoncer ce qu'elle considère comme un canular, en diffusant le une soirée intitulée Extraterrestres, la preuve[72]. Avec un contre-document "pseudo-russe" réalisé par Jean-Teddy Filippe montrant lui aussi la dissection d'une chose venue de l'espace, suivi d'un débat animé par Michel Polac[71].

Après avoir commercialisé une cassette VHS sous le titre L'extra-terrestre de Roswell, TF1 diffuse le [73] de larges extraits du film présenté par Ray Santilli comme la dissection de l'extra-terrestre de Roswell. Le film a été vendu à 27 pays pour une somme totale estimée à 30 millions de francs[74],[75]. À la suite de cette diffusion, l'émission a été décriée dans la presse[76]. En 2005, Santilli avoua que le film était un faux, l'extra-terrestre ayant été fabriqué par John Humphreys[77].

Web[modifier | modifier le code]

Arte s'est particulièrement développée sur internet en se dotant d'un service de télévision de rattrapage et en créant plusieurs portails et applications sur divers sujets :

Logo d'Arte Live.
Logo d'Arte +7.
  • ARTE Live ou ARTE Direct
    Depuis , la chaîne est diffusée en direct et en différé sur le site internet, ainsi que sur smartphones, tablettes et télévision connectée via l'application Arte[4].
  • ARTE +7[78]
    Lancé en , le service de télévision de rattrapage d'Arte permet de voir ou revoir les programmes pendant les sept jours qui suivent leur diffusion à l'antenne[4].
Enregistrement par ARTE Concert d'un spectacle de The Celtic Social Club au festival TFF Rudolstadt (de) de 2015.
  • ARTE Creative[84]
    Lancée en , la plateforme est dédiée à la culture contemporaine et à l'art numérique[4]. Elle fait la part belle à la contre-culture : arts numériques, street art, design, jeux vidéo... et sert de laboratoire d'idées et de créations. On y trouve des émissions tels que Tracks, Karambolage ou Ploup. Des partenariats sont noués avec des artistes, des universités et des écoles d'art[85].
  • ARTE Future[86]
    Lancée en , la plateforme est consacrée aux problématiques environnementales, scientifiques et économiques[4]. Elle propose de nombreux articles et documentaires abordant des sujets aussi variés que l'astronomie, les technologies, le numérique, la santé, les animaux et l'environnement. L'offre peut se concentrer sur un sujet spécifique tel que le projet Solar Impulse ou une découverte scientifique du CNRS. La plateforme propose également de visionner des magazines tels que X:enius ou FutureMag ainsi que de tester de nouvelles formes de documentaires comme Polar Sea 360° permettant de voir à 360°. En 2015, ARTE Future reçoit en moyenne 340 000 visites mensuelles[87].
  • ARTE Cinema[88]
    Lancée en , la plateforme est dédiée au 7e art. Elle rassemble un catalogue des films diffusés sur la chaîne mais aussi des courts- et longs-métrages rares ou inédits. Il y a également des magazines pour cinéphiles tels que Blow Up, Court-circuit, Plan Séance ou Leçon de cinéma, et des reportages, interviews et making-of sur l'actualité cinématographique. Le tout est desservi par un guide des programmes[4],[89].
  • Culture Touch
    En , Arte lance un hebdomadaire numérique pour tablettes offrant un aperçu de l'actualité culturelle en Europe et dans le monde. Culture Touch propose chaque vendredi une sélection de sujets issus des magazines de la chaîne, des extraits de documentaires et de reportages, tout genres confondus : de l'opéra à l'electro, de la danse classique au hip-hop, de la peinture au street art, du cinéma au jeux vidéo en passant par la littérature[4],[90]...

Diffusion[modifier | modifier le code]

ARTE est diffusée en clair depuis 1992 en numérique en version multilingue (français, allemand, langue originale et audiodescription le cas échéant). Les adaptations linguistiques se font par sous-titrage, doublage, voice-over, commentaire en voix off ou interprétation.

La chaîne diffuse ses premiers programmes en 16/9 en [91]. Elle passe au tout 16/9 sur la TNT française le [92]. Elle débute une diffusion en haute définition en sur le satellite en Allemagne et en sur la TNT en France[91].

En France, ARTE est diffusée[93],[91] :

En Allemagne, ARTE est diffusée[94],[91] :

  • sur la DVB-T (Télévision Numérique Terrestre), en SD seulement ;
  • sur le satellite, en SD et en HD sur Astra 1 ;
  • sur le câble, en SD et en HD via tous les opérateurs, p.ex. Kabel Deutschland, Unitymedia ou Primacon ;
  • sur la télévision IP, en SD et HD ;
  • sur le site internet ou les applications de la chaîne, en télévision de rattrapage et en direct.

ARTE est retransmise dans toute l'Europe par satellite depuis 1995. Elle est également diffusée sur les réseaux câblés en Belgique et au Pays-Bas, en Autriche, en Suisse, en Espagne et en Finlande[95],[91].

ARTE est diffusée en Afrique par satellite[91] via le bouquet payant Canal+ Overseas[95].

Audiences[modifier | modifier le code]

Audiences en Allemagne[modifier | modifier le code]

Audiences mensuelles allemandes
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Moyenne annuelle
1992
1993
1994
1995
1996 0,3 % 0,3 % 0,4 % 0,4 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % [96]
1997 0,2 % 0,3 % 0,2 % 0,2 % 0,2 % 0,2 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,2 % 0,3 % 0,3 % [97]
1998 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,4 % 0,4 % 0,4 % 0,3 % 0,3 % 0,5 % 0,4 % 0,5 % 0,5 % 0,4 % [98]
1999 0,2 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,4 % 0,3 % [99]
2000 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,4 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,4 % 0,4 % 0,3 % 0,4 % 0,3 % [100]
2001 0,3 % 0,4 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,4 % 0,4 % 0,4 % 0,3 % 0,3 % 0,4 % 0,4 % [101]
2002 0,4 % 0,3 % 0,4 % 0,3 % 0,4 % 0,5 % 0,3 % 0,4 % [102]
2003 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,4 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,3 % 0,4 % 0,3 % 0,4 % 0,3 % [103]
2004 0,4 % 0,3 % 0,4 % 0,4 % 0,4 % 0,4 % 0,4 % 0,4 % 0,5 % 0,4 % 0,4 % 0,5 % 0,4 % [104]
2005 0,5 % 0,5 % 0,4 % 0,4 % 0,5 % 0,5 % 0,4 % 0,5 % 0,5 % 0,4 % 0,5 % 0,6 % 0,5 % [105]
2006 0,6 % 0,5 % 0,6 % 0,5 % 0,5 % 0,4 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % 0,6 % 0,6 % 0,6 % 0,5 % [106]
2007 0,6 % 0,6 % 0,7 % 0,5 % 0,6 % 0,7 % 0,8 % 0,8 % 0,7 % 0,6 % 0,7 % 0,7 % 0,6 % [107]
2008 0,7 % 0,7 % 0,7 % 0,6 % 0,6 % 0,5 % 0,7 % 0,7 % 0,6 % 0,6 % 0,6 % 0,6 % 0,6 % [108]
2009 0,7 % 0,8 % 0,8 % 0,7 % 0,7 % 0,8 % 0,7 % 0,6 % 0,7 % 0,7 % 0,7 % 0,8 % 0,7 % [109],
2010 0,8 % 0,8 % 0,8 % 0,7 % 0,6 % 0,6 % 0,7 % 0,9 % 0,7 % 0,7 % 0,9 % 0,8 % 0,7 % [110]
2011 0,7 % 0,8 % 0,7 % 0,7 % 0,7 % 0,8 % 0,8 % 0,8 % 0,7 % 0,7 % 0,7 % 0,8 % 0,7 % [111]
2012 0,9 % 0,7 % 0,7 % 0,8 % 0,7 % 0,8 % 0,8 % 0,8 % 0,8 % 0,7 % 0,7 % 0,8 % 0,8 % [112]
2013 0,9 % 0,8 % 0,8 % 0,8 % 0,8 % 1,0 % 0,9 % 0,9 % 0,9 % 0,9 % 0,9 % 1,0 % 0,9 %[113]
2014 1,0 % 0,9 % 0,9 % 1,0 % 1,0 % 0,9 % 1,0 % 1,0 % 1,1 % 0,9 % 0,9 % 1,1 % 1 % [114]
2015 1,1 % 1,0 % 0,9 % 1,0 % 1,0 % 1,0 % 1,0 % 1,0 % 1,0 % 0,8 % 0,8 % 1,0 % 1 %[115]
2016

Légende :

* Maximum historique
Fond vert : meilleur score mensuel de l'année.
Fond rouge : moins bon score mensuel de l'année.

Audiences en France[modifier | modifier le code]

En 2014, Arte est en 10e position des chaînes françaises, avec une audience stable par rapport à l'année précédente[116].

Audiences mensuelles françaises
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Moyenne annuelle
1992
1993 0,9 %**
1994 1,0 %
1995 1,2 %
1996 1,5 % 1,3 % 1,3 % 1,5 % 1,5 % 1,4 %
1997 1,4 % 1,4 % 1,5 % 1,5 % 1,7 % 1,6 % 1,5 %
1998 1,6 %
1999 1,7 %
2000 1,6 %
2001 1,6 %
2002 1,6 %
2003 1,8 %
2004 2,0 %
2005 1,8 %
2006 1,6 %
2007 1,7% 2,0 % 2,1 % 1,8 % 1,6 % 1,8 % 1,7 % 1,6 %
2008 1,8 % 1,7 % 1,7 % 1,7 % 1,7 % 1,7 % 1,8 % 1,8 % 1,6 % 1,7 % 1,6 % 1,6 % 1,7 %
2009 1,6 % 1,6 % 1,8 % 1,6 % 1,7 % 1,6 % 1,6 % 1,9 % 1,6 % 1,6 % 1,6 % 1,8% 1,8 %
2010 1,7 % 1,5 % 1,6 % 1,7 % 1,6 % 1,4 % 1,3 %** 1,7 % 1,4 % 1,6 % 1,8 % 1,6 % 1,6 %
2011 1,3 %** 1,4 % 1,4 % 1,5 % 1,4 % 1,6 % 1,8 % 1,8 % 1,6 % 1,6 % 1,6 % 1,7 % 1,5 %
2012 1,9 % 1,6 % 1,6 % 1,7 % 1,7 % 1,7 % 1,9 % 1,8 % 1,8 % 2,0 % 2,0 % 2,2 % 1,8 %
2013 2,0 % 1,9 % 1,9 % 1,8 % 1,9 % 1,9 % 2,0 % 2,1 % 1,9 % 1,9 % 2,3 % 2,2 % 2,0 %
2014 2,1 % 1,9 % 1,9 % 2,0 % 2,0 % 2,0 % 2,0 % 2,2 % 2,0 % 1,9 % 2,1 % 2,2 % 2,0 %
2015 2,2 % 2,2 % 2,2 % 2,1 % 2,1 % 2,0 % 2,2 % 2,4 % 2,2 % 2,3 % 2,0 % 2,5 % 2,2 %*
2016 2,6 %* 2,3 % 2,3 % 2,1% 2,4 %
Source : Médiamétrie[117]

Légende :

* Maximum historique
** Minimum historique
Fond vert : meilleur score mensuel de l'année.
Fond rouge : moins bon score mensuel de l'année.

Voix off des bandes-annonces[modifier | modifier le code]

Voix françaises[118] :

Voix allemandes[118] :

  • 1992 - 1993 : Doris Streibl
  • Depuis 1994 : Barbara Stoll
  • Depuis 2011 : Frank Stoeckle

Controverses[modifier | modifier le code]

Censure[modifier | modifier le code]

Malgré sa réputation de chaîne « indépendante », Arte a connu plusieurs polémiques à propos de censure.

  • Dans l'émission de débat 28 minutes en date du , consacrée à la crise de la dette publique grecque, certains propos d'un des invités, Vicky Skoumbi, rédactrice en chef de la revue Alithia (Αλήθεια), ont été coupés avant la diffusion. Selon la journaliste, qui, par la suite, s'est exprimée, outrée, dans une lettre ouverte, il s'agirait d'une pure censure destinée à manipuler l'information, couplée à une réduction volontaire de son temps de parole[122]. Le , Franck Firmin Guion, producteur du programme, répond sur le site Internet d'Arte que la chaîne « ne pratique jamais aucune censure », et justifie les coupures par un souci de clarté et par un enregistrement dont le temps excédait de huit minutes la durée de diffusion[123].
  • En , la chaîne déprogramme le documentaire Le Système Octogon de Jean-Michel Meurice, qui aborde le sujet délicat des liens entre l'argent nazi et le financement du parti politique allemand CDU dans les années 1950. Diffusé sur la RTBF en Belgique, le film restera bloqué pendant trois ans sur la chaîne franco-allemande, qui se justifie alors par la controverse que ce sujet suscite parmi les historiens[124]. Le documentaire est finalement diffusé le sur Arte, amputé de dix minutes[125].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]