Canicule

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Carte des anomalies de température par rapport à la normale (moyenne 19712000) lors de l'été 2003 en Europe.
Animation montrant sur la carte du monde que depuis le début du XXᵉ siècle les canicules sont de plus en plus fréquentes et plus intenses
Maxima et minima quotients durant la vague de chaleur qui a touché Adelaide en 2008, atteignant les 40°C à l'ombre le jour

Une canicule, ou vague de chaleur, est un phénomène météorologique de températures de l'air anormalement fortes, diurnes et nocturnes, se prolongeant de quelques jours à quelques semaines, dans une zone relativement étendue[1]. Elle survient avec un réchauffement très important de l'air, ou avec une invasion d'air très chaud (exemple en Europe : le sirocco en provenance du Sahara), qui provoque notamment une baisse significative de l'amplitude thermique entre le jour et la nuit, la chaleur s'accumulant plus vite qu'elle ne s'évacue par convection ou rayonnement. Pour qu'une telle vague de chaleur soit qualifiée de canicule, il faut que celle-ci égale ou dépasse certains seuils en intensité et en durée (exemple : au moins 72 heures (3 jours) de suite). Elle peut être accompagnée d'un niveau d'humidité élevé, ce qui accroît la sensation de chaleur. Elle favorise aussi la pollution de l'air en augmentant le taux de particules en suspension, le risque d'incendie de forêt et la présence d'ozone troposphérique et d'oxydes d'azote, sources de pollution photochimique. Cette pollution peut être exacerbée en ville à cause des îlots de chaleur urbaine[2]. Cent seize scientifiques ont conclu dans une étude publiée par l'Union américaine de géophysique que la canicule de 2016 (la pire jamais enregistrée jusqu'alors) a « uniquement été rendue possible par un important réchauffement anthropique », résultant de l'intervention humaine, « à l'échelle d'un siècle »[3].

Étymologie[modifier | modifier le code]

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Le substantif féminin[4],[5],[6],[7],[8] « canicule » (prononcé : [kanikyl][5]) est un emprunt[4],[5],[8] au latin canicula[4],[5],[7], substantif féminin[9], diminutif de canis (« chien »)[5] signifiant proprement[5] « petite chienne »[4],[7]. Ce terme est employé depuis le romain Varron[8], pour traduire le grec ancien κύων kúôn en nommant Canicula l'étoile particulièrement brillante de cette constellation du Grand Chien, étoile maintenant nommée Sirius. Au niveau du 45ᵉ parallèle de l'hémisphère nord, en Europe donc, et lors de la période du 24 juillet au 24 août, cette étoile très lumineuse se couche et se lève en même temps que le Soleil[10] : ce constat avait laissé penser aux anciens qu'il existait un lien entre l'apparition de cette étoile et les grandes chaleurs météorologiques. Ainsi Pline l'Ancien écrivait : « Quant à la Canicule, qui ignore que, se levant, elle allume l'ardeur du soleil ? Les effets de cet astre sont les plus puissants sur la terre : les mers bouillonnent (XVIII, 68) à son lever, les vins fermentent dans les celliers, les eaux stagnantes s'agitent[11] ».

Éléments de définitions[modifier | modifier le code]

En tant qu'« accident météorologique », les canicules en Europe résultent d'un blocage au sens météorologique du terme de la circulation atmosphérique d'altitude, avec un flux de sud. Les météorologistes distinguent le blocage de type anticyclone de blocage et le « bloc Oméga ». Dans les deux cas un anticyclone stationnaire coupé du flux zonal d'ouest par une puissante advection d'air très chaud et très sec remontant du Sahara et du Maghreb est en cause. De telles conditions, si elles se produisent en plein été seront favorables à une canicule (et éventuellement à une sécheresse et alors des risques de feux).

La définition de la canicule est relative au climat de la région considérée (en Afrique ou en Scandinavie elle s'évaluera selon des critères différent), ce qui a empêché la création d'une définition universelle très précise : l'OMM la définit comme « réchauffement important de l’air, ou invasion d’air très chaud sur un vaste territoire » ; durant généralement « de quelques jours à quelques semaines »[1]. Lors des grandes canicules, la colonne d'air est réchauffée jusqu'au sommet de la tropopause alors que la pollution reste plutôt confinée dans les basses couches de la troposphère. En 2003 un excès important d'ozone était cependant mesuré jusqu'à 6 km d'altitude en France[12].

La température de l'air n'est pas le seul critère, car modulé par l’hygrométrie et le déplacement d'air pour donner la température ressentie (de jour et de nuit)[13], de l'indice de chaleur, de l'indice humidex ou de l'indice de température au thermomètre-globe mouillé peut aider dans cette détermination.

Un indice universel a été mis au point dans les années 2010, prenant en compte à la fois la durée et l'amplitude des vagues de chaleur, qui a par exemple montré que la vague de chaleur de 1972 en Finlande a eu une étendue et une ampleur spatiales comparables à celle de 2003 en Europe (mais moins médiatisée car ayant touché des zones moins habitées)[14].

Dans certaines régions sahariennes par exemple, de fortes chaleurs, associées à des anticyclones persistants, peuvent durer de longues semaines, voire des mois.

Belgique[modifier | modifier le code]

En Belgique, il y a canicule lorsque la température maximale du jour est égale ou supérieure à 25 °C pendant au moins 5 jours consécutifs, dont 3 jours supérieurs à 30 °C. Elle prend fin la première journée où la température maximale passe sous les 25 °C.

Canada[modifier | modifier le code]

Environnement Canada considère qu'il y a canicule lorsqu'il fait 30 °C ou plus pendant au moins trois jours de suite.

France[modifier | modifier le code]

Enseigne de pharmacie affichant 40 °C le à Saint-Rémy-lès-Chevreuse.

Par exemple pour la France métropolitaine :

  • à Brest, on parle de chaleur caniculaire lorsqu'il fait au moins 28 °C le jour et 16 °C la nuit ;
  • à Lille, on parle de chaleur caniculaire lorsqu'il fait au moins 33 °C le jour et 18 °C la nuit ;
  • à Toulouse, la canicule correspond à un maximum dépassant 36 °C le jour et un minimum de 21 °C la nuit[15].

Ces seuils sont réévalués presque annuellement par Météo-France en partenariat avec l'Institut de veille sanitaire (INVS).

Suisse[modifier | modifier le code]

En Suisse, on parle de canicule quand les températures ne descendent pas en dessous de 30 à 35 °C (selon les régions) en journée et de 20 à 25 °C (selon les régions) pendant la nuit. Cependant, l'avis de canicule n'est émis que quand l'indice de chaleur dépasse le seuil de 90 pendant plus de 3 jours.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Calendrier de l'Égypte antique.

Il y a trois millénaires, Sirius se levait avec le Soleil (Lever héliaque de Sirius) au début de juillet. En Égypte antique, ce phénomène marquait le début de la saison de la crue du Nil et permettait de fixer le calendrier annuel. Dans la Rome antique, le début de la Canicule était célébré par la fête de Neptunalia (le 24 juillet), on lui attribuait de mauvaises influences (maladies causées par la chaleur et hurlements des chiens) et on tentait de conjurer l'influence néfaste de Sirius sur les moissons en immolant des chiens roux comme le soleil[16]. La Canicule s'achevait par la fête de Vulcania[17], le 24 août. Longtemps, les étés caniculaires ont eu lieu plusieurs années de suite. Ils allaient souvent par groupe de trois comme en 1383-1385, par groupe de quatre comme en 1331-1334 et 1778-1781, par groupe de sept comme en 1757-1763 et même par groupe de vingt comme en 1718-1737[réf. nécessaire].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Conséquences sur la santé[modifier | modifier le code]

Dans beaucoup de pays (pays en voie de développement notamment), les canicules ont des effets collatéraux négatifs pour la santé (maladies, famines et nombreux décès) :

  • ces canicules exacerbent souvent les effet d'une pénurie d'eau potable. Elles dégradent en outre la qualité de l'eau
  • elles limitent ou détruisent parfois l'agriculture vivrière, ce qui conduit à la sous-alimentation d'un nombre accru de personnes ;
  • étant souvent liée à un ensoleillement intense et à une période plus sèche, elles dégradent aussi la qualité de l'air en exacerbant la pollution photochimique. Cette dernière est notamment favorisée par une pollution par l'ozone et les PM. Or, l'aridification fréquemment causée par les canicules sont propice aux envols de poussières et aux incendies de forêt, de brousse, de champs et de décharges voire urbains, autres sources de polluants de l'air (le Grand incendie de Londres en 1666, qui ravagea la ville en quelques jours, a été favorisé par la sécheresse des matériaux inflammables et le manque d'eau disponible pour arrêter les flammes) ;
  • la chaleur extrême (nocturne notamment), combinée à une forte humidité ambiante nuit à la bonne régulation de la température du corps humain (qui se refroidit par l'évaporation de la sueur). Elle nuit aussi à la qualité du sommeil (en cas de nuits dites « tropicales » notamment). Une humidité relative élevée limite l'évaporation de la sueur jusqu'à la rendre presque impossible au dessus de 90 % d'humidité. La sueur colle à la peau et la chaleur ressentie est plus importante que la chaleur réelle. C'est la raison pour laquelle il est plus facile de supporter 40 °C avec 24 % d'humidité que 30 °C avec 79 % d'humidité.
Article détaillé : Pathologie liée à la chaleur.

Il existe une géographie des effets sanitaires de la canicule :

  • les zones littorales sont moins touchées (sauf sur le littoral méditerranéen en France) ;
  • de manière générale les îlots de chaleur urbains (et la pollution de l'air) exacerbent les effets locaux d'une canicule ;
  • les villes sont globalement plus touchées et parmi celles-ci les grandes villes plus encore, phénomène remarqué pour la première fois à la fin du XVIIIᵉ siècle, selon W.B Meyer[18]. Ainsi « En 1987, Athènes a enregistré une surmortalité de 96,5 %, mais celle-ci n'a pas dépassé une moyenne de 32,5 % dans les autres villes de plus de 10 000 habitants, pour tomber à 26,8 % dans les plus petites villes et dans les campagnes[19] (...) En 1980, le nombre des morts en excès a surpassé la normale de 57 % à Saint-Louis et de 64 % à Kansas City, mais d'à peine 10 % dans le reste du Missouri, essentiellement rural[20]. De même, alors que la vague de chaleur de l'été 1995 a entraîné une surmortalité de 11,2 % sur l'ensemble de l'Angleterre et du Pays de Galles, le taux a atteint 23,0 % dans le Grand Londres[21] ».

Il existe des personnes plus vulnérables aux canicules

  • De manière générale les bébés et les personnes âgées sont plus sensibles à la déshydratation.
  • Dans les villes, les femmes âgées seules et isolées et les communautés pauvres sont les plus touchées par la surmortalité. Lors d'une canicule d'une semaine survenue à Chicago (29 juillet – 6 août 1999), les personnes seules (qui sont souvent aussi pauvres et vivant dans un habitat précaire) ont vu leur risque de décès multiplié par plus de huit[22] ;
  • Les malades mentaux ont environ 30 % et dans certains contextes jusqu'à 200 % de risque supplémentaire de décès lors d'une vague de chaleur[23], en partie à cause des médicaments, mais aussi (puisque cette vulnérabilité était déjà démontrée vers 1950, avant la généralisation des psychotropes) pour d'autres raisons : Le malade mental est souvent physiologiquement plus vulnérable, les neurotransmetteurs étant souvent dysfonctionnels (dans certains cas de schizophrénie ou de dépression), alors qu'ils sont aussi en jeu dans la régulation de la température du corps. Ces personnes ont aussi fréquemment moins conscience du danger ou y répondent par des comportements inappropriés. Ainsi dans le Wisconsin en 1995 [24], puis à Chicago en 1999 [25], près de 50% des moins de 65 ans déclarés morts des suites de la canicule souffraient de troubles mentaux (dépression compris).
  • la prise de cocaïne en période de canicule semble aussi aggraver le risque de décès par overdose : + 33 % quand la température dépasse 31,1°C, effet non constaté pour les opiacés[26].
  • l'alcoolisme est aussi un facteur de risque ; il aurait par exemple multiplié le risque par quinze au Missouri en 1995 (notamment parce qu'il perturbe l'hormone antidiurétique ce qui aggrave le risque de déshydratation et parce qu'il induit des réponses inappropriées à la chaleur), mais une étude n'a pas montré de lien entre quantité d'alcool ingérée et incidence des coups de chaleur[27] ce qui plaide pour un rôle à élargir au statut social plus vulnérable associé à la prise excessive d'alcool.

Surmortalité : l'été caniculaire de 2003 a ainsi surtout eu des effets urbains, entraînant une surmortalité de 15 000 personnes en France[28], soit un accroissement de la mortalité de plus de 30 % (la mortalité moyenne en France étant de 1 400 décès par jour[29]). L'impréparation du pays et la désorganisation du mois d'août ont transformé cet événement climatique exceptionnel en catastrophe sanitaire majeure[30].
Au total, on estime à 70 000 le nombre de décès supplémentaires dus à cet événement en Europe[31]. Il existe des causes iatrogènes (induites par la prise de certains médicaments, tels que les neuroleptiques qui inhibent la fonction thermorégulatrice ou les anticholinergique dont plusieurs antiparkinsoniens et divers anxiolytiques majeurs tels que l'atropine, la belladone, les antidépresseurs tricycliques et les antihistaminiques). Les patients prenant ces médicaments voient leur risque de mourir tripler, d'un coup de chaleur ou de leur pathologie déstabilisée par la chaleur[32],[33].

À cause du réchauffement climatique, les prospectivistes et les récents rapports du GIEC considèrent que le phénomène risque d'empirer.

Conséquences sur l'environnement[modifier | modifier le code]

Bougies s'affaissant sous l'effet d'une canicule record (46,4° C à Melbourne le 7 février 2009.
Rivière Schwarza (Allemagne) privée d'eau lors de la canicule de 2015

Les situations caniculaires, anticycloniques avec fort ensoleillement et irradiation UV associée sont sources de pollution photochimique[34] qui affecte aussi les animaux et les écosystèmes. Un vent horizontal faible, voire inexistant, et une stabilité de l'air exceptionnelle limitent les échanges verticaux avec l'extérieur et la dispersion des polluants. Des polluants tel que l'ozone et les NOx augmentent et stagnent alors, ainsi que les particules et les composés chimiques secondaires, ensemble responsables de pics de pollution[12].
Les sécheresses qui accompagnent souvent la canicule peuvent être catastrophiques car l'air présent en altitude y reste longtemps chaud et sec et elles favorisent les incendies de forêt, de brousse et même urbains. Les feux de biomasse aggravent considérablement la pollution de l'air ainsi durant plusieurs jours parfois que les grands feux d'artifice. Le stress thermique et hydrique tue de nombreuses plantes et affaiblit les arbres.
La ressource en eau est souvent déjà au plus bas, et encore sur-sollicitée par l'agriculture, l'arrosage, des besoins d'eau de refroidissement industriel (pour les centrales nucléaires notamment, qui ont durant cette période plus de difficulté à refroidir leur réacteurs ou certaines piscines de stockage) ou pour les besoins vitaux. Les polluants se concentrent alors dans les eaux de surface et de nappes superficielles dont la qualité se dégrade. Les eaux plus chaudes et plus stagnantes, où les poissons meurent, sont favorables aux pullulation rapides de microbes pathogènes (et de moustiques vecteurs de maladie) à certains blooms algaux et à la production de méthane. Divers cours d'eau et zones humides peuvent s'assécher, privant la faune d'eau. Et les pluies d'orages qui marquent souvent la fin d'une canicule tombent sur une terre déshydraté qui les absorbe mal et rendue plus vulnérable à l'érosion et dégradation des sols. Matières organiques, et le cas échéants engrais et résidus de pesticides sont alors facilement emportés dans les cours d'eau et vers la mer.

Conséquences énergétiques et économiques[modifier | modifier le code]

En période de canicule, cet aviateur travaillant à la pulvérisation de pesticides contre les moustiques à partir d'une base militaire américaine a du mal à supporter son masque et sa tenue de protection

La canicule induit dans les pays riches une surconsommation électrique aux heures de pointes et parfois la nuit en raison de l'usage croissant et intensif des climatiseurs. Ceci déséquilibre l'offre et la demande en énergie, au moment où la production hydro-électrique et nucléaire estivales sont faibles ; quand les centrales nucléaires situées en bordure de fleuve ont des difficultés à se refroidir[35],[36] et posent des problème de réchauffement des cours d'eau[37]. Après trois jours de forte chaleur, les températures nocturnes montent. La masse thermique des bâtiments augmente alors aussi, de même que la température de l'air urbain (qui est en outre aussi réchauffé par les climatiseurs). Ces derniers fonctionnent plus longtemps et consomment plus d'électricité. Ceci perturbe les schémas d'approvisionnements en électricité. Un tel appel d'électricité a lors de la canicule de 2006 touché l'Amérique du Nord, surchargé le réseau et ses transformateurs, privant ainsi des milliers de foyers et d'entreprises d'électricité (et de climatisation), en Californie principalement. À Los Angeles, des milliers de gens sont restées sans électricité cinq jours durant[38]. Dans le sud-est australien en 2009, plus d'un demi-million de personnes n'avaient plus d'électricité (en pleine canicule).

La surmorbidité et la surmortalité induites par la chaleur ont aussi un coût humain et financier, pour le système de santé et la société.

Enfin, la productivité au travail diminue aussi avec la chaleur (démontré par une étude sur dans 43 pays[39]) et la santé des salariés en pâti. Les capacités des entreprises sont affectés par des supply chains limitée, les infrastructures énergétiques et de transport dégradées (par ex. fonte d'enrobé sur les routes et taramas, élongation des rails impliquant de faire ralentir les trains…), le manque d'eau, etc.). En France, l'État dédommage ensuite régulièrement les acteurs économiques, notamment pour une partie des préjudices subis en raison de températures trop élevées, en classifiant la situation comme « catastrophe naturelle ». À titre d'exemple la canicule de juin 2015 (bien moindre que celle de 2003), étendue sur 67 départements (placés en vigilance orange-canicule) a eu un coût évalué à plus de 10 milliards d'euros[40].

Une exception correspond aux millésimes viticoles exceptionnels qui coïncident souvent avec une canicule, la vigne supportant bien les très fortes chaleurs grâce à son enracinement très profond.

Prospective et modélisation[modifier | modifier le code]

Écart de températures en Europe par rapport à la normale lors de la canicule de 2003.

On cherche à mieux modéliser, aux différentes échelles spatiotemporelles (continentales, régionales ou locales) la production et le déplacement des masses d'air chaud, des panaches de feux de biomasse, et la modification des régimes photochimiques. Ces modèles sont en outre à mettre à jour au vu de l'évolution du climat, des températures nocturne, du trou de la couche d'ozone, de diverses pollutions de l'air (diesel, avion, navire en croissance…) et d'éventuels nouveaux polluants ou catalyseurs photochimiques introduits dans l'atmosphère. On espère des modélisations plus précise et rapides, dont pour « pouvoir appliquer des politiques de limitations des émissions anthropiques au bon moment et au bon endroit »[12].

Des études récentes ont montré que des vagues de chaleur estivales comme celles de 2003 ne pourraient avoir lieu sans avoir été préparées par des anomalies importants en termes de sécheresse des sols (sécheresse qui limite les possibilités d'évapotranspiration des paysages exposés au soleil)[41],[42],[43],[44],[45]. D'autres interactions entre les composantes climatiques régionales peuvent également influencer les températures des vagues de chaleur, dont les aérosols de poussière comme cela fut observé en 2006[46]. En France les modélisations de 2012[47] de Météo-France et Paris (scénario tendanciel, c'est-à-dire « moyennement pessimiste » concernant les émissions mondiales de gaz à effet de serre) confirment que le nombre et la gravité des canicules devraient augmenter d'ici 2100 (de 2 à 4 °C d'ici à la fin du siècle par rapport à la moyenne 1971-2006), surtout en juillet-août (3,5 à 5 °C de plus que la normale), avec environ 12 fois plus de jours de canicules dans l'année[48].

L'ozone est un polluant-clé notamment induit par les précurseurs de l'ozone abondants dans les émissions de moteurs, chaudières, incinérateurs et feux de biomasse. La production d'ozone peine encore être modélisée, mais les corrélations entre précurseurs de l'ozone urbain et périurbain et les conditions météorologiques font depuis 20 ans l'objet de nombreuses études[49],[50],[51]. Pour des raisons encore mal comprises les modèles sous-estiment encore la présence d'ozone en altitude (mesurée par des avions de ligne équipés de capteurs, pour la base de données MOZAIC)[12].

De nouvelles modélisations et projections régionales du climat faite pour la période 2021-2040 concluent à une probabilité accrue de vagues de chaleur (plus fréquentes et/ou géographiquement plus importantes en Europe que celle de 2010 en Russie)[14], en raison d'une influence anthropique qui tend à encore augmenter[52],[53],[54],[55],[56],[57].
La situation pourrait ensuite encore nettement empirer, dont en France[58],[59] avec des étés très chauds associés à de fortes vagues de chaleur et à des records de températures : dans les années 2070, une modélisation scientifique prévoit une méga-canicule aussi sévère que celle de 2003 (mais par rapport à son climat contemporain)[59]. Les fins de printemps très chauds et secs pourront amplifier le caractère extrême de canicules en raison du manque d'évapotranspiration[59]. En 2100, l'augmentation des maxima de température estivale pourrait varier entre + 6 °C et près de 13 °C dans les cinq régions étudiées en France (par rapport aux maxima historiques)[59]. Ces projections (jusqu'à plus de 50 °C en France en été) sont « comparables aux estimations fournies par un grand nombre de modèles climatiques mondiaux »[59] précisent les auteurs.

Dans le dôme de chaleur de la région Île-de-France, quartiers et arrondissements seront plus ou moins exposés, selon la largeur des rues, la hauteur, la couleur et le type de bâtiments présents, le couvert végétal, la proximité ou la présence d'eau[48] ; les IIe, IIIe, VIIIe, IXe, Xe et XIe arrondissements se réchauffent le plus (comme en 2003 avec 4 à 7 °C de plus qu'en petite couronne, en fin de nuit, et avec différence de 2 à 4 °C selon les arrondissements parisiens). Un effet de « panache de chaleur » modifie aussi la géographie de la bulle chaude[48]. Gagner quelques degrés pourrait améliorer la qualité de vie et épargner des vies (en 2003, quelques degrés de plus que la moyenne ont induit une surmortalité de 15 000 morts en France et près de 70 000 en Europe)[48]. Ces chiffres ont toutefois fait l'objet de nombreuses contestations. Selon l'OMS, ces chiffres répartis sur l'année n'ont pas été beaucoup plus élevés s'ils sont exprimés sur une année, sous le contrôle de la méthode de lissage, qui permet de comparer non plus un seul mois ou un seul été, mais un nombre de décès annuel.

Article détaillé : Îlot de chaleur urbain.

Préventions des effets[modifier | modifier le code]

Organisations nationales de la prévision canicule[modifier | modifier le code]

Depuis la fin du XXᵉ siècle la prévision des canicules progresse, associée dans un nombre croissant de pays à des efforts de protection civile dédiés et à des alertes indiquant continuellement le niveau de vigilance (selon les secteurs géographiques), avec par exemple :

Précautions[modifier | modifier le code]

La canicule étant par définition exceptionnelle, les populations y sont mal préparées (contrairement aux chaleurs « habituelles »).
Deux risques sanitaires directs et principaux se posent : la déshydratation, et le « coup de chaleur » (si, sous l'effet de l'environnement, la température corporelle s'élève au-delà de 40,5 °C, le fonctionnement des cellules est altéré).

Cinq catégories de personnes sont particulièrement exposées :

  • les jeunes enfants : ils sont dépendants, et s'ils réclament spontanément à boire, en pleurant, ils ne sont pas capables de boire sans aide ni de se protéger de la chaleur ;
  • les personnes faisant des efforts physiques (par exemple, ouvriers du bâtiment, sportifs et randonneurs) car le travail musculaire est source de thermogenèse ;
  • les personnes souffrant de troubles cardio-vasculaires : la transpiration ou l'hydratation excessive vont modifier la pression artérielle ;
  • les personnes âgées : plus vulnérables, et souvent dépendantes, elles perdent la notion de soif et doivent donc boire avant d'en avoir envie. Ayant fréquemment une hypertension artérielle (HTA) ou une insuffisance cardiaque, elles prennent souvent des diurétiques et/ou un régime sans sel (qui peut conduire à une hyponatrémie, c'est à dire à une baisse du taux sanguin de sodium). Certains médecins considèrent que le risque de déshydratation et d'hyponatrémie prime sur le risque d'œdème (gonflement des membres et œdème pulmonaire), car l'œdème pulmonaire est facile à détecter et à traiter (dont par un médecin généraliste à domicile), alors que la déshydratation et l'hyponatrémie sont difficiles à détecter et plus mortelles. La suspension de régimes sans sel et de diurétiques ne fait cependant pas consensus, et doit dans tous les cas se faire en accord avec le médecin traitant, seul compétent en la matière.
  • les sans domicile fixe, plus vulnérables, ayant moins d'accès à l'eau et ne pouvant pas se protéger de la chaleur notamment car exclus des lieux frais (hall de supermarché et de cinémas climatisés).

Les recommandations sont de se soucier des personnes vulnérables proches (en particulier, ne jamais laisser un enfant seul dans une voiture ou une caravane, même pour une courte durée), de se protéger du soleil de périodiquement se rafraîchir en se mouillant la peau (brumisation, bains, douches…) et se ventiler (éventail, ventilateur, voire profiter de lieux frais (églises…) ou climatisés), et de boire suffisamment (avant d'avoir la sensation de soif intense), selon l'activité physique et selon la chaleur.

Protection de l'habitation, des moyens de travail et des infrastructures[modifier | modifier le code]

Recherche[modifier | modifier le code]

Selon une étude de 2007 réalisée par le CEA et le CNRS, un déficit de pluie en Europe du Sud (Italie, sud de la France, Espagne et Portugal) en hiver serait annonciateur de canicule à 70 % sur l'Europe centrale et du nord[64].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Définition OMM : réchauffement important de l’air, ou invasion d’air très chaud sur un vaste territoire ; généralement elle dure de quelques jours à quelques semaines (vocabulaire météorologique international, OMM-N°182
  2. GREUILLET, C., & GALSOMIÈS, L. (2013). L’îlot de chaleur urbain et le lien avec la qualité de l’air Urban heat island and linkage with air quality. Pollution atmosphérique, 163.
  3. « Le réchauffement climatique, seul responsable de la canicule en 2016 (étude) », Orange Actualités,‎ (lire en ligne)
  4. a b c et d « Canicule », dans le Dictionnaire de l'Académie française, sur Centre national de ressources textuelles et lexicales [consulté le 30 août 2017].
  5. a b c d e et f Définitions lexicographiques et étymologiques de « canicule » (sens B) du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales [consulté le 30 août 2017].
  6. Entrée « canicule », dans Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, t. 1 : A – C, Paris, L. Hachette, , 1 vol., LIX-944 p., gr. in-4o (32 cm) (OCLC 457498685, notice BnF no FRBNF30824717, SUDOC 005830079, lire en ligne [fac-similé]), p. 470, col. droite (lire en ligne [fac-similé]) [consulté le 30 août 2017].
  7. a b et c Entrée « canicule » des Dictionnaires de français [en ligne], sur le site des éditions Larousse [consulté le 30 août 2017].
  8. a b et c Entrée « canicule », dans Alain Rey (dir.), Marianne Tomi, Tristan Hordé et Chantal Tanet, Dictionnaire historique de la langue française, Paris, Dictionnaires Le Robert, (réimpr. janvier 2011), 4e éd. (1re éd. février 1993), 1 vol., XIX-2614 p., 29 cm (ISBN 978-2-84902-646-5 et 978-2-84902-997-8, OCLC 757427895, notice BnF no FRBNF42302246, SUDOC 147764122, lire en ligne) [consulté le 30 août 2017].
  9. Entrée « cǎnīcŭla », dans Félix Gaffiot, Dictionnaire illustré latin-français, Paris, Hachette, 1934 (paru le ), 1re éd., 1 vol., 1702-XVIII p., in-8o (26 cm) (OCLC 798807606, notice BnF no FRBNF32138560, SUDOC 006209599, lire en ligne [fac-similé]), p. 253, col. 2 [consulté le 30 août 2016].
  10. Employé en ce sens par Molière dans Sganarelle (I,2) (1660)
  11. Pline l'Ancien, L'Histoire naturelle, livre II, Chapitre 40-42-43.
  12. a b c et d Tressol, M. (2008). Étude de la canicule européenne de 2003 avec les données aéroportées MOZAIC: pollution et transport (Doctoral dissertation, Université de Toulouse, Université Toulouse III-Paul Sabatier).
  13. Un air sec est plus facile à supporter qu'un air humide du fait de la plus faible dissipation thermique entre le corps et l'air ambiant
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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]