Brebières

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Brebières
Brebières
La place des Héros.
Blason de Brebières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Brebières
Intercommunalité Communauté de communes Osartis Marquion
Maire
Mandat
Jean-Pierre Hecquet
2014-2020
Code postal 62117
Code commune 62173
Démographie
Population
municipale
4 904 hab. (2015 en augmentation de 0,04 % par rapport à 2010)
Densité 454 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 15″ nord, 3° 01′ 25″ est
Altitude Min. 25 m
Max. 48 m
Superficie 10,8 km2
Localisation

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Liens
Site web brebieres.fr

Brebières est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Brebières.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Une entrée de la commune.
Communes limitrophes de Brebières
Quiéry-la-Motte Cuincy Lambres-lez-Douai
Vitry-en-Artois Brebières Corbehem
Noyelles-sous-Bellonne Gouy-sous-Bellonne

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune est surtout entourée de zones d'agriculture intensive, et de zones industrielles et urbaines (à l'est). Elle a souffert de lourdes séquelles physiques et environnementales lors des deux guerres mondiales. Mais elle bénéficie de zones humides (inventoriées comme ZNIEFF[1] pour près de 300 ha situés à une altitude de 32 à 35 m). Ces zones humides sont souvent artificielles (bassins de décantation, fossés…) mais néanmoins garnis de vasières et roselières eutrophes abritant une richesse ornithologique. Selon le ministère chargé de l'Environnement, ces sites jouent un rôle important pour le « stationnement migratoire, nidification, hivernage d’Anatidés ».
La renaturation des friches industrielles et des terrils et des cavaliers miniers situés dans le proche bassin minier sont aussi devenu un atout environnemental, avec notamment l'inscription d'une partie des milieux renaturés dans la trame verte du bassin minier dont le prolongement est le parc de la Deûle et la trame verte de Lille-LMCU qui déclineront ou complèteront localement le Réseau écologique paneuropéen dans le cadre de la trame verte et bleue nationale à la suite du Grenelle de l'environnement.
La commune qui en 2008 disposait d'environ 8 personnes pour la gestion de 40 ha d'espaces verts a depuis l'an 2000 initié une démarche de gestion différentiée, notamment pour entretenir l'ancienne voie ferrée transformée en coulée verte et améliorer ses fonctions de corridor biologique. On y pratique en particulier le désherbage thermique[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 2008, la nouvelle ZAC des Béliers de 60 hectares fait l'objet de fouilles et révèle un important site occupé par des Gaulois et des Celtes. 17 hectares ont été fouillés et trois sites confirment cette présence :

  • le premier site révèle trois enclos agricoles d'époque gauloise datant du IIe siècle av. J.-C., composés chacun de cinq bâtiments ;
  • le deuxième, un enclos entouré de deux fossés concentriques datant du Ier siècle av. J.-C.. Une activité métallurgique est prouvée par des résidus de fonte de fer. On trouve également des perles en pâte de verre, de la céramique et des ossements d'animaux et humains ;
  • le troisième site appartient à l'époque celtique, vers le Ve siècle av. J.-C., avec cinq bâtiments et à proximité une concentration de fosse ayant servi à chauffer ou à cuire[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Brebières dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras.
La mairie.
Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1877 1884 Adolphe Pilat    
1884 1885 Noël Lheurette    
1885 1888 Victor Leger   Cultivateur
1888 1891 Célestin Leduc    
1891 1896 Jules Daix    
1896 1904 Victor Leger   Cultivateur
1904 1926 Théodore Pilat[5]   Ancien sucrier
1926 1934 Adolphe Laude    
1934 1945 Gustave Lefebvre    
1945 1947 Henri Ducrocq PCF Ouvrier papetier
octobre 1947 mars 1965 Maurice Grossemy[6],[7] SFIO Boucher
Conseiller général (1947 → 1967)
Commandeur de la Légion d’honneur
mars 1965 mars 1983 Georges Lefebvre   Marchand de grains
mars 1983 en cours
(au 28 novembre 2014)
Jean-Pierre Hecquet PS Retraité de la fonction publique
Vice-président de la CC Osartis Marquion (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[8],[9]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2015, la commune comptait 4 904 habitants[Note 1], en augmentation de 0,04 % par rapport à 2010 (Pas-de-Calais : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0091 2071 1741 2891 3701 3441 3941 4371 472
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5301 6811 7101 7621 7991 8801 7421 8101 831
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8501 8201 8421 2451 6161 8852 0262 1072 468
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
3 4244 2384 2854 3074 3244 4244 8784 8934 904
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,9 % d'hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 19,3 %, 30 à 44 ans = 24,1 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 14,2 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 17,9 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 19,7 %).
Pyramide des âges à Brebières en 2007 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,3 
3,9 
75 à 89 ans
7,1 
10,3 
60 à 74 ans
12,3 
21,9 
45 à 59 ans
20,3 
24,1 
30 à 44 ans
22,8 
19,3 
15 à 29 ans
17,9 
20,5 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Brebières

Les armes de Brebières blasonnent ainsi : de gueules aux dix losanges accolées d'argent, ordonnées 3,3,3 et 1, surmontées d'un lambel cousu d'azur, au chef du même chargé d'une roue de moulin d'or, accostée de deux brebis passantes affrontées d'argent.

Les deux brebis sont le symbole de l'élevage qui fut la première richesse du village. La roue de moulin est le symbole de la première industrie qui fut ruinée par la Première Guerre mondiale, donnant naissance aux usines actuelles.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Champ d'aviation de la Brayelle.

Avec la citation suivante : « Ici, le 23 octobre 1910 Le capitaine L.G. Madiot trouve la mort dans une chute d'aéroplane victime de la science mort pour la Patrie 1867-1910 »[16].

  • Église Saint-Vaast, reconstruite après 1918.
  • Ancien château de la Bucquière, monument historique (cad. AL 132) (inscription par arrêté du 27 juillet 1979) : façades et toitures de la porterie.
  • Gare de Brebières-Sud.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis-Joseph Pilat (1735-1809), député suppléant du tiers-état aux États généraux en 1789.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche ZNIEFF
  2. Fiche Gestion différentiée de Brebières
  3. La Voix du nord du 12 avril 2008
  4. Les maires de Brebières depuis la révolution, site officiel de la commune de Brebières
  5. « Brebières : le 11 septembre 1914, l’étonnante aventure du maire de la commune », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  6. Nicolas André, « Maurice Grossemy : un Brebiérois mort pour la France... ou pas ? : À l'heure où l'on célèbre le centenaire du déclenchement de la Grande Guerre, et le 70e anniversaire de la Libération, le conseil municipal a désiré se prononcer pour l'inscription du nom de Maurice Grossemy, son ancien maire, sur le monument aux morts. Problème : il est mort en 1975 ! », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  7. « Brebières : Maurice Grossemy a traversé deux guerres et marqué l’histoire d’une ville : Dans le cadre de la commémoration de la Grande Guerre, la municipalité de Brebières a choisi de mettre à l’honneur un de ses illustres habitants. Maurice Grossemy , décédé en 1975, a traversé deux guerres mondiales avant d’être élu maire de la commune. Un parcours hors du commun. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  8. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 23 novembre 2014)
  9. Géraldine Szizmadia, « Brebières: Des rues aérées, du logement, un œil sur le site Stora et sur le projet éolien : Parmi les premiers grands projets du mandat de Jean-Pierre Hecquet, le changement du sens de circulation autour de la place des Héros est en cours. Des travaux de voirie et des mesures pour l’économie locale sont également prévus, ainsi que la poursuite des projets immobiliers. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. « Évolution et structure de la population à Brebières en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 août 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 août 2010)
  16. Mémoires de pierre