Widehem

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Widehem
Widehem
La mairie.
Blason de Widehem
Blason
Widehem
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Intercommunalité Communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois
Maire
Mandat
Pierre Lequien
2020-2026
Code postal 62630
Code commune 62887
Démographie
Gentilé Widehemois
Population
municipale
243 hab. (2019 en diminution de 3,57 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 35′ 11″ nord, 1° 40′ 23″ est
Altitude Min. 64 m
Max. 178 m
Superficie 7,2 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Étaples - Le Touquet-Paris-Plage
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Étaples
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Widehem
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Widehem
Liens
Site web communewidehem.fr

Widehem ([vidɑ̃][1]) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

La commune fait partie de la communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois qui regroupe 46 communes et compte 65 940 habitants en 2019.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Widehem est un village rural situé près du littoral de la côte d'Opale et se situant à 5 km de la station balnéaire de Sainte-Cécile-Plage.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes :

Communes limitrophes de Widehem
Dannes Neufchâtel-Hardelot Halinghen
Widehem
Camiers,
Lefaux
Frencq

Paysages[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le « paysage montreuillois » tel que défini dans l’atlas des paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 1],[2]. Ce paysage, qui concerne 98 communes, se délimite : à l’Ouest par des falaises qui, avec le recul de la mer, ont donné naissance aux bas-champs ourlées de dunes ; au Nord par la boutonnière du Boulonnais ; au sud par le vaste plateau formé par la vallée de l’Authie, et à l’Est par les paysages du Ternois et de Haut-Artois. Ce paysage régional, avec, dans son axe central, la vallée de la Canche et ses nombreux affluents comme la Course, la Créquoise, la Planquette…, offre une alternance de vallées et de plateaux, appelée « ondulations montreuilloises ». Dans ce paysage, et plus particulièrement sur les plateaux, on cultive la betterave sucrière, le blé et le maïs, et les plateaux entre la Ternoise et la Créquoise sont couverts de vastes massifs forestiers comme la forêt d'Hesdin, les bois de Fressin, Sains-lès-Fressin, Créquy[3].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés et gérés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[4].

Dans ce cadre, on trouve sur le territoire de la commune :

  • un terrain acquis (ou assimilé) par le conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France : les coteaux et carrière de Dannes - Camiers (parcelle acquise en maitrise foncière), d'une superficie de 69 hectares[5] ;
  • un terrain géré (location, convention de gestion) par le conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France : les coteaux et carrière de Dannes - Camiers (parcelle maitrise d'usage), d'une superficie de 88 hectares[6].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 2] : les coteaux crayeux de Dannes et de Camiers, d'une superficie de 347 ha, altitude de 28 mètres à + 175 mètres. Cette ZNIEFF est située sur le versant pentu d’une falaise de craie fossile d’un intérêt géomorphologique majeur[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Widehem est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Étaples - Le Touquet-Paris-Plage, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (88,8 %), prairies (7,2 %), zones urbanisées (3,7 %), mines, décharges et chantiers (0,2 %), zones agricoles hétérogènes (0,1 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Énergie[modifier | modifier le code]

Une centrale éolienne est présente sur la commune, forte de six aérogénérateurs (48 m de diamètre, 70 m de haut), produit 13 millions de kWh par an envoyés sur le réseau EDF, l'équivalent de la consommation de 6 500 ménages. Au début de son exploitation en 1998, ses machines étaient les plus puissantes d'Europe. Des panneaux de vulgarisation technique sont situés sur le parc dans un espace de détente aménagé par la municipalité.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes : Winingahem en 838; Widingaham en 877; Widingahammum en 891; Vuidengaham au IXe siècle; Widehem en 1311; Wuidehen en 1553; Wydehen en 1559; Huidehen en 1730; Widehen en XVIIIe siècle[15], Widehent puis Widehem (depuis 1801)[16].

Ernest Nègre voit dans le nom de Widehem l'anthroponyme germanique Wido suivi de -ingen « gens (de) » + heim « demeure, maison », donnant la « demeure du peuple de Wido »[17]. La forme heim citée par Ernest Nègre est celle, attestée, du vieux haut allemand, alors que celle de l'ancien saxon et l'ancien néerlandais est hēm, toutes remontent à un germanique occidental hypothétique *haim.

Remarque : Maurits Gysseling cite un “Widingaham” sous les formes UUindingaham en 844 - 864 (+ diverses copies); [in] UUidingahammo en 961 (+ diverses copies), qu'il n'identifie pas mais qu'il considère plus ou moins proche de Clairmarais, commune située à 60 km de Widehem. Les premières formes anciennes sont identiques à celle de Widehem (à l'exception de celle de 838), or elles se terminent par -ham(mum). En outre, -ham correspond au vieil anglais hām et à l'ancien français ham (> hamel > hameau). C'est pourquoi il préfère proposer une interprétation différente de la série des toponymes en -ing-hem communs au nord de la France et en Belgique (également sous les formes évoluées -egem, -igem, francisée eng-hain, etc.), à savoir : le germanique hamma « langue de terre se projetant dans un terrain pouvant être inondé », précédé « des gens de Wido »[18]. Cette explication pourrait correspondre au site des falaises de Widehem.

La commune s'appelle Widem en néerlandais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une ancienne route considérée par certains érudits comme une ancienne voie romaine passait à Widehem, venant de Frencq et allant à Neufchâtel-Hardelot[19].

Widehem (Vuidengaham) est citée dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer, dans un acte datant de 856-859[19].

La seigneurie de Widehem a appartenu par succession aux Du Crocq en 1477, De Wandonne en 1540, De Maulde en 1614, De La Guèze en 1643, De La Wespierre en 1659, D’Isques en 1674, Vidart de Saint-Clair en 1740, Antoine était mayeur à Boulogne, il hérita de la propriété de sa mère, Marie-Madeleine Vidar.

Puis la propriété fut vendue à la Révolution à : De Dixmude (ou Disquemue) de Hames de 1750 à 1790, De Dixmude de Montbrun en 1800, De Guizelin en 1808, Van Robais en 1900.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Montreuil du département du Pas-de-Calais.

Commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune a fait partie, de 1999 à 2016, de la communauté de communes mer et terres d'Opale et, depuis le , elle fait partie de la communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois (CA2BM) dont le siège est basé à Montreuil.

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie du canton d'Étaples, depuis la loi du reprise par la constitution de 1791, qui divise le royaume (la République en ), en communes, cantons, districts et départements[16].

Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle demeure rattachée au canton d'Étaples qui passe de 19 à 15 communes[20].

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Pour l'élection des députés, la commune fait partie, depuis 1986, de la quatrième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1789   Antoine Grare    
vers 1803   Pierre Degaquer    
1805 1843 François Peudecœur-Descarrière    
1845 1870 Pierre Trolle    
1870 1877 Félix Maillard    
1877 1881 Donatien Vassal    
1881 1884 Eugène Trolle    
1884 1892 Émile Lacloy    
vers 1900   Émile Maillard    
vers 1913   Hector Trolle    
1914 1925 Henri Maillard    
1925 1936 Auguste Michaux    
1936 1977 Émile Louchez    
1977 1983 Georges Maillard    
mars 2001 2008 Jean Lhotellier    
mars 2008 En cours
(au 14 avril 2022)
Pierre Lequien EELV[21] Artisan d'art[22],[23],[24],[25]
Réélu pour le mandat 2020-2026[26],[27]

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

→ Conseils pour la rédaction de cette section.

Eau et déchets[modifier | modifier le code]

Espaces publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Postes et télécommunications[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Justice, sécurité, secours et défense[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Widehemois[28].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].

En 2019, la commune comptait 243 habitants[Note 5], en diminution de 3,57 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : 0 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
341341360341349360347351355
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
308303283325329364373365315
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
331316302282309293280245248
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
248232195175229249255254269
2014 2019 - - - - - - -
243243-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 18 %, 45 à 59 ans = 29,3 %, plus de 60 ans = 13,6 %) ;
  • 50,6 % de femmes (0 à 14 ans = 14,7 %, 15 à 29 ans = 19,9 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 24,3 %, plus de 60 ans = 19,1 %).
Pyramide des âges à Widehem en 2007 en pourcentage[32]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ans ou +
0,0 
3,0 
75 à 89 ans
10,3 
9,8 
60 à 74 ans
8,8 
29,3 
45 à 59 ans
24,3 
18,0 
30 à 44 ans
22,1 
20,3 
15 à 29 ans
19,9 
18,8 
0 à 14 ans
14,7 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[33]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

De nombreux parcours de randonnées nature sont possibles à partir de la place où le parking est assuré et gratuit. Un circuit cyclotouristique de 18 km traverse le village.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

→ Conseils pour la rédaction de cette section.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Plusieurs activités au village : couvreur, esthéticienne, un bureau d'étude, une entreprise de création et d'entretien de jardin, un atelier de vitrail, des gîtes ruraux, etc.

L'usine à la sortie du village, vers les éoliennes, fabrique en nombre limité de mini-pièces pour la chirurgie, l'aéronautique et l'aérospatial. Une dizaine d'ouvriers spécialisés emploient des machines d'une extrême précision pour façonner métal ou plastique au micron près. Quelques artisans participent également à l'économie du village mais les activités principales restent la polyculture et l'élevage. Les exploitations sont importantes, entre 90 et 260 ha. Sept familles d'agriculteurs sont encore en activité aujourd'hui et pratiquent les cultures céréalières et l'élevage de vaches laitières principalement.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église du village de Widehem, dédiée à saint Wulmer, fut construite au XVe siècle, par l'abbaye de Samer dont elle dépendait. Son architecture néogothique possédait deux travées dont une aveugle. Au XVIIIe siècle, lors de la restauration du chœur, une nouvelle nef de trois travées du même style et une sacristie furent construites à l'initiative de M. Lefebvre, curé d'Halinghen, dont dépendait la paroisse à cette époque. Le clocher est resté à sa position d'origine entre le chœur et la nouvelle nef, se trouvant ainsi au centre de l'édifice. La technique en damiers (moellon de grès et morceaux de silex trouvés sur place, dans les champs, lors des labours) du curieux soubassement fut utilisée également pour de nombreuses églises environnantes. L'utilisation de la craie pour les murs était fréquente en raison de l'importante présence de ce matériau dans le sous-sol.

Dans la partie originelle de l'église, les voûtes d'ogive reposent sur des culs-de-lampe et petits chapiteaux dont les colonnettes ont disparu. Ils sont historiés et traduisent le style et les symboles médiévaux. Ces éléments sont recouverts d'une épaisse couche d'enduit qui mériterait d'être retirée pour que les détails des sculptures soient visibles. On remarque quelques personnages curieux : celui vu de dos avec une large chevelure tenant deux volatiles, un autre de face, bien campé sur ses avant-bras et un troisième, bouche ouverte (trop, semble-t-il, puisqu'elle fut comblée ultérieurement) avec une capuche laissant dépasser ses oreilles pointues. Un animal fantastique sortant d'une coquille, deux dragons se faisant face semblent se provoquer, saint Michel enfonce son bouclier dans la gueule du dragon.

Les deux verrières peintes du chœur datent de 1891. Réalisées par l'atelier rémois Vermonet, elles présentent saint Wulmer et saint Liévin, deuxième patron de la paroisse puis l'Immaculée Conception et sainte Philomène. La présence de sainte Philomène pourrait être justifiée par une dévotion très populaire à l'époque au curé d'Ars (canonisé seulement en 1925) qui consacra à cette sainte une adoration sans limite. De nombreuses églises des régions proches de Fruges et de Saint-Pol vénèrent également cette martyre dont l'existence même n'est pas réellement prouvée. Sur les deux roses du réseau, on distingue (difficilement car la grisaille est affectée) le sanctuaire de Lourdes et la basilique du Sacré-Cœur de Paris. Celle-ci, en construction au moment de la réalisation de la verrière, présente quelques inexactitudes, le peintre s'étant inspiré probablement de documents ou de plans encore imprécis.

  • Sur la place du village un ancien charretil (petit hangar agricole destiné à recevoir une charrette) datant du XVe siècle a été restauré. Il est devenu un lieu de rencontre, de repos ouvert au public, aux randonneurs. Des bancs, une fontaine ont été installés. Ce petit bâtiment fait écho à l'église, les matériaux sont identiques
  • Quelques veilles fermes traditionnelles : celle du Grand Broutal, un manoir construit au début du XVIIe siècle a appartenu à Armand du Campe de Rosamel qui fut maire de Frencq en 1885. Son cousin Enguerrand du Campe de Rosamel en hérita et vendit la propriété. La ferme du Petit Broutal, située route de Dannes, fut construite en 1722. Sur un pignon, on remarque la trace d’un ancien porget, passage qu’utilisaient les piétons pour entrer dans la cour. C'est l'élevage de moutons dans ces fermes qui est à l'origine du mot broutal.
  • Le manoir (le château) de Widehem, devenue une exploitation agricole après avoir servi de maison de campagne à la famille De Dixmude au XVIIe siècle, se situe au centre du village. On peut voir sur le linteau d’une porte un écusson avec une fleur de lys. Ce symbole royal devait être détruit à la Révolution sous peine de châtiment. Il fut probablement préservé par conviction car les habitants de Widehem n’étaient pas favorables au nouveau régime.
  • Le monument aux morts. Les noms des onze soldats widehemois tombés durant la Première Guerre mondiale y figurent[34].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Widehem Blason
Parti : au 1er de gueules à trois dards d'argent posés en pal, rangées en fasce, la pointe en bas, soutenus de trois autres dards montants du même, passés en pal et en sautoir, au 2d d'argent au chevron de gueules accompagné de trois chardons de sinople[35].
Détails
Armes des Vidart de Saint-Clair, derniers seigneurs de la commune en 1740.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d’interface. Ces grandes familles de paysages comprennent 21 grands paysages régionaux.
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la mairie
  2. DREAL, « atlas des paysages de la région Nord - Pas-de-Calais : Synthèse des grandes familles de paysages et des paysages régionaux qui la composent » [txt], sur hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  3. DREAL, « atlas des paysages de la région Nord - Pas-de-Calais : Paysages montreuillois », sur hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Les espaces protégés. », sur le site de l'INPN (consulté le )
  5. « espace protégé FR1505884 - coteaux et carrière de Dannes Camiers », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  6. « espace protégé FR4505994 - coteaux et carrière de Dannes - Camiers », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  7. « ZNIEFF 310007274 - Coteaux crayeux de Dannes et de Camiers », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Étaples - Le Touquet-Paris-Plage », sur insee.fr (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. Auguste de Loisne, Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, Paris, Imprimerie nationale de Paris, , 499 p. (lire en ligne), p. 401.
  16. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, (ISBN 978-2-600-00133-5, présentation en ligne), p. 1006.
  18. Maurits Gysseling, Toponymisch Woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland (vóór 1226), 1960, p. 1072 - 1073 (lire en ligne) [1]
  19. a et b M. Cousin, « Trois voies romaines du Boulonnais », dans Mémoire de la société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, Années 1858-1859, p. 420, lire en ligne.
  20. « Liste des communes composant le canton », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  21. Elus EELV du Boulonnais
  22. Élise Chiari, « Bilan des maires : à Widehem, Pierre Lequien a « refusé un parc éolien envahissant, qui peut nuire à la qualité de vie » : Lorsqu’en 2008 il s’est présenté pour la première fois aux municipales, Pierre Lequien avait proposé quatre arguments de campagne. Les voici, avec le détail de ce qui a été fait… ou pas ! », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. « Widehem : Pierre Lequien remet le couvert : En 2008, Pierre Lequien s’était présenté pour la première fois à la mairie de Widehem. À 67 ans, cet artisan d’art vient d’être réélu pour un deuxième mandat. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le ).
  25. « À Widehem, Pierre Lequien a de nombreux projets à mener de front : Pierre Lequien, âgé de 68 ans, est maire de la commune de Widehem. Cet ancien photographe est artisan d’art et militant associatif. Il est devenu maire en 2008, sans étiquette politique. Il entame son deuxième et dernier mandat », La Voix du Nord,‎ .
  26. « Répertoire national des maires » [txt], Répertoire national des élus, sur https://www.data.gouv.fr, (consulté le ).
  27. « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur Le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le ).
  28. Roger Brunet, « France, le trésor des régions », sur tresordesregions.mgm.fr (consulté le ).
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
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