Bouret-sur-Canche

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Bouret-sur-Canche
Bouret-sur-Canche vue depuis la RD 339.
Bouret-sur-Canche vue depuis la RD 339.
Blason de Bouret-sur-Canche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Saint-Pol-sur-Ternoise
Intercommunalité Communauté de communes du Ternois
Maire
Mandat
Jean-Marie Delattre
2014-2020
Code postal 62270
Code commune 62163
Démographie
Gentilé Bouretiens
Population
municipale
256 hab. (2014)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 16′ 11″ nord, 2° 19′ 30″ est
Altitude Min. 68 m – Max. 147 m
Superficie 4,87 km2
Localisation

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Bouret-sur-Canche est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais (62) en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Bouretiens (prononcé Bouresiens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur le fleuve côtier la Canche et la Méridienne verte.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bouret-sur-Canche
Séricourt Sibiville
Frévent Bouret-sur-Canche Rebreuve-sur-Canche
Bonnières

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1774 le village de Bourrez, situé à un quart de lieu de l'abbaye de Cercamps, dépendait du diocèse d'Arras, conseil souverain et provincial d'Artois, Parlement de Paris, Intendance de lille, bailliage et recettes de Saint-Pol-sur-Ternoise. Le village comptait 2 feux et 117 personnes[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Bouret-sur-Canche dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.

Elle fait partie depuis 1801 du canton d'Auxi-le-Château[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Saint-Pol-sur-Ternoise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la petite communauté de communes de la région de Frévent, créée fin 1998.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[3], le préfet du Pas-de-Calais a publié le 12 octobre 2015 un projet de schéma départemental de coopération intercommunale qui prévoyait diverses fusion d'intercommunalité[4].

À l'initiative des intercommunalités concernées[5], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le 26 février 2016 un amendement à ce projet, proposant la fusion de :
- la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et 5 217 habitants[6] ;
- la communauté de communes de la Région de Frévent, regroupant 12 communes et 6 567 habitants ;
- de la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois, regroupant 58 communes et 19 585 habitants
- de la communauté de communes du Pernois, regroupant 18 communes et 7 114 habitants

Le schéma, intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [7],[8] et la communauté de communes du Ternois, dont la commune est désormais membre, est créée par un arrêté préfectoral du qui a pris effet le [9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Michel Oudart    
mars 2008 en cours
(au 23 novembre 2014)
Jean-Marie Delattre   Réélu pour le mandat 2014-2020[10],[11],[12]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 256 habitants, en augmentation de 4,49 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
295 282 264 263 284 314 323 356 332
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
309 295 308 294 280 269 245 248 253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
240 241 224 220 204 211 187 202 228
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
191 181 186 198 194 207 239 245 256
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,1 %, 15 à 29 ans = 17,1 %, 30 à 44 ans = 13,8 %, 45 à 59 ans = 27,6 %, plus de 60 ans = 24,4 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 12,3 %, 15 à 29 ans = 13,1 %, 30 à 44 ans = 18 %, 45 à 59 ans = 25,4 %, plus de 60 ans = 31,1 %).
Pyramide des âges à Bouret-sur-Canche en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,8 
4,9 
75 à 89 ans
9,0 
19,5 
60 à 74 ans
21,3 
27,6 
45 à 59 ans
25,4 
13,8 
30 à 44 ans
18,0 
17,1 
15 à 29 ans
13,1 
17,1 
0 à 14 ans
12,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vaast.
  • L'église Saint-Vaast.
  • Chapelle Notre-Dame du bon secours : fondée au commencement du XIVe siècle pour recevoir la statue de la mère de Dieu que des bergers de ce village venaient de trouver dans un buisson, à l'extrémité du terroir, vers Bouquemaison le seigneur de Bouret, qui était alors un sire de Chatillon, comte de Saint-Pol, la fit construire en 1317, sur le haut de la côte qui domine la vallée de la Canche il lui donna un chapelain et pourvut à son entretien en lui concédant, à titre de fondation : 1° un manoir qui servit de presbytère, 2° une partie de bois 3° quelques arpents de terre sur Bouret (un terrier de la seigneurie de ce village pour l'année 1747, qui est aujourd'hui la propriété de M.G Cappe, nous apprend que la chapelle ci-dessus possédait 14 mesures de terre et bois aux "marquois", vers le bois de la haie comte).
Un pèlerinage s'y établit alors, et malgré les guerres des XV ,XVI, XIIe siècles, il est parvenu jusqu'à nous. Ruinée dans la guerre de 1635, la chapelle de Notre-Dame de Bon Secours fut reconstruite en 1644 par un sire de Hamel nouveau propriétaire de la seigneurie, et depuis elle servit toujours de sépultures aux membres de cette famille. Bien des fois la mère de Dieu y manifesta sa puissance, les béquilles et les autres ex-voto qui ornent le sanctuaire, en disent davantage que nous ne pourrions le faire. Or au XVIe siècle, l'hérésie tentant à pénétrer dans notre beau pays de France, les pèlerins vinrent plus nombreux à la chapelle de Bouret invoquer celle qu'on n'a jamais priée en vain. On fit alors fabriquer des souvenirs de Notre-Dame de Bon secours qui, vendus aux pèlerins, étaient emportés par eux, après avoir reçu la bénédiction du chapelain. L'un de ces souvenirs viens d'être trouvés, en abattant un arbre sur le chemin des pèlerins, entre Frévent et Bouret. Il est en étain, se compose d'une niche gothique surmontée d'un fronton triangulaire, orné de crosses végétales ; ce couronnement est soutenu par des colonnes corinthiennes plates, qui elles-mêmes contiennent des niches ovales renfermant des statues ; celle de droite un ange, et celle de gauche saint Jacques .
La statue de Notre-Dame de Bons-Secours portant l'enfant dieu, occupe la grande niche de ce souvenir. La base est formée par des feuilles d'acanthe repliées et terminées par une écaille[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bouret-sur-Canche

Les armes de Bouret-sur-Canche blasonnent ainsi :
de gueules au pal de vair, au chef d’or chargé de trois molettes de cinq rais de sable .

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Alexandre Expilly - 1761 -Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la FranceA lire
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  4. « Ternois : le redécoupage des intercommunalités est en marche ! : La commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) se réunissait hier après-midi à la préfecture pour continuer à dessiner les contours du futur nouveau découpage des com de com du Pas-de-Calais », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  5. « Vertes collines du Saint-Polois: la fusion avec ses voisines est déjà sur de bons rails : C’est l’actualité du moment : dans la plupart des communautés de communes, les élus s’arrachent les cheveux pour se mettre dans les clous de la loi NOTRe (elle les oblige à fusionner pour créer des intercommunalités de plus de 15 000 habitants). Mais dans le Ternois, les Vertes collines du Saint-Polois et ses trois voisins (Pernois, Auxilois, Région de Frévent) font office de très bon élève et en sont déjà à discuter des modalités de l’« après-fusion », La Voix du nord,‎ (lire en ligne).
  6. Le populations mentionnées dans les actes concernant les intercommunalités sont des populations totales, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire regroupant la population municipale, c'est-à-dire les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune à laquelle s'ajoute la population comptée à part, qui regroupe principalement les personnes vivant dans certaines collectivités (internats, casernes, hôpitaux, couvents, prisons…).
    Dans les tableaux de population mentionnés dans les articles de wikipédia ne sont habituellement mentionnés que les populations municipales, ce qui explique l'écart entre les chiffres mentionnés dans le SDCI et ceux des tableaux démographiques
  7. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2017 portant schéma départemental de coopération intercommunale du Pas-de-Calais » [PDF], SDCI, Préfecture du Pas-de-Calais (consulté le 23 mars 2017)
  8. « Dix-neuf atouts pour la carte intercommunale », L'actualité de L'Institution, Conseil départemental du Pas-de-Calais, (consulté le 23 mars 2017).
  9. « Arrêté interpréfectoral du 30 août 2016 portant création d'une communauté de communes issue de la fusion des communautés de communes de l'Auxilois, de la région de Frévent, du Pernois et des Vertes Collines du Saint-Polois », Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Somme, no 2016-069,‎ , p. 37-39 (lire en ligne).
  10. « Bouret-sur-Canche - Élection sans surprise, Jean-Marie Delattre a été réélu », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  11. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 23 novembre 2014)
  12. Christian Pruvost (CLP), « Bouret-sur-Canche - « La salle communale et la chapelle plus accessibles » : LES PROJETS DES MAIRES - Aux dernières élections, Jean-Marie Delattre, maire de Bouret-sur-Canche a présenté une liste de onze candidats qui ont été élus au premier tour. L’édile pense déjà améliorer les accès aux handicapés. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Évolution et structure de la population à Bouret-sur-Canche en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 août 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 août 2010)
  18. de Cappe de Baîllon, Dictionnaire historique et archéologique du Pas-de-Calais
  19. « Bouret-sur-Canche », Les monuments aux morts (France - Belgique), sur http://monumentsmorts.univ-lille3.fr (consulté le 30 mars 2017).