Bourecq

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Bourecq
L'église Saint-Riquier
L'église Saint-Riquier
Blason de Bourecq
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Canton Lillers
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane
Maire
Mandat
Paul-André Défossez
2014-2020
Code postal 62190
Code commune 62162
Démographie
Population
municipale
602 hab. (2014)
Densité 150 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 34′ 17″ nord, 2° 26′ 10″ est
Altitude Min. 22 m – Max. 49 m
Superficie 4,02 km2
Localisation

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Bourecq est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Géologie, hydrographie et reliefs[modifier | modifier le code]

On distingue, localement, dans la commune[1], quelques affleurements tertiaires, comme aussi dans la proche région à Aumerval, Burbure, Divion, Fléchin. Ces affleurements du cénozoïque peuvent abriter une flore originale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bourecq
Norrent-Fontes Ham-en-Artois
Saint-Hilaire-Cottes Bourecq Lillers
Lespesses Ecquedecques

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site a été parcouru ou même sans doute habité à l'époque gallo-romaine, comme l'a attesté la découverte d'une pièce de monnaie (un antoninien) près de l'église[2].

En 831, une petite communauté de dix chanoines, relevant de l'abbaye de Saint-Riquier, y était installée et disposait d'une petite bibliothèque ainsi que de divers objets liturgiques d'une certaine valeur, dont par exemple un « scyphus » (gobelet) en argent et une dalmatique[3]. Bourecq avait pour dépendances deux domaines et leur église respective, Thiennes et Nedon[4]. Celle-ci disparut probablement dès la fin du IXe siècle ou au IXe siècle[5].

Au Moyen Âge, un souterrain (qui existerait toujours, et qui partirait d'une armoire à double fond, encastrée dans le mur du château) aurait été creusé pour relier le manoir aux églises d'Ham-en-Artois et de Thérouanne, et aussi au château de Créminil à Estrée-Blanche[réf. nécessaire].

Au XIIIe siècle, le château appartenait aux Malaunoy[6]. En 1204, le seigneur de Malanoi, Hugo de Malo-Alneto, fut l'un des garants au nom du roi de France de l'observation de la capitulation de Rouen et, cinq ans plus tard (en 1209), jura à Philippe Auguste de l'aider contre toute personne, sauf la dame de Lillers et le comte de Flandres[7].

En 1520, cet important château de Malannoy appartenait à Charles de Croy, comte de Chimay, parrain de Charles Quint[8]. Il fut détruit en 1543 par l'armée du duc de Vendôme.

La seigneurie de Bourecq passe après le décès de Jean d'Isque, écuyer, à son neveu, Jean Lesquevistre, qui en « paie relief » à l'évêque de Thérouanne en janvier 1548[9].

Au centre du village, près de l'église, le manoir féodal, fortifié au XVIe siècle, fut agrandi et aménagé pour l'une des maîtresses d'Henri IV[réf. nécessaire].

François Perrochel, évêque de Boulogne-sur-Mer (de 1643 à 1675), après sa visite de la paroisse, refusa l'invitation du châtelain malgré l'orage menaçant, ce qui fut l'occasion d'une anecdote de plus à propos de ce dignitaire estimé de l'Église[10].

Le duc de Marlborough, général des armées de la coalition anglaise lors de la Guerre de Succession d'Espagne contre la France, y séjourna quelques jours[réf. nécessaire].

En mars 1790, « la Communauté de Bourecq-en-Artois annonce que les déclarations patriotiques des habitants s'élèvent à 1192 livres 17 sols, quoiqu'il y en ait à peine trois qui jouissent de 400 livres de revenu. »[11]. Sous la Révolution, Pierre Paul Saligot, « curé jureur » se rendit « fameux pour s'être toujours montré anti-évêque et anti-religieux »[12].

Vers 1830, les fontaines de Bourecq et des villages environnants sont comparées à « de véritables jets d'eau naturels »[13].

Vers 1860-1870, l'école primaire de Louis Vendeuse[14] dispose de jardins scolaires, dans le style des jardins ouvriers[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Bourecq dans son canton et dans l'arrondissement de Béthune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1804   Pigouche[16]    
vers 1865   de Saint-Laurent[17]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Francis Hernu    
mars 2008 en cours
(au 23 novembre 2014)
Paul-André Défossez   Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[18],[19]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 602 habitants, en augmentation de 8,08 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460 412 421 492 518 517 487 505 540
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
551 596 599 607 591 576 560 514 515
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
532 549 539 565 550 544 539 540 556
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
578 565 607 556 560 517 519 571 602
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 17,7 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 18,2 %, plus de 60 ans = 23,6 %).
Pyramide des âges à Bourecq en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
0,8 
5,4 
75 à 89 ans
11,2 
11,5 
60 à 74 ans
11,6 
23,4 
45 à 59 ans
18,2 
21,1 
30 à 44 ans
22,1 
17,6 
15 à 29 ans
14,7 
20,3 
0 à 14 ans
21,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique est animée par quelques commerces de proximité et artisans ainsi que par des exploitants agricoles (traiteur, menuisier ébéniste, vente directe de produits de la ferme, surface commerciale).

Le village bénéficie de la facilité d'accès (D 943 (ancienne RN 43) et sortie no 5 de l'autoroute A26).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bourecq

Les armes de Bourecq blasonnent ainsi : parti :au1) de gueules aux trois chevrons d’argent, au 2) de gueules fretté d’argent de quatorze pièces et au franc-quartier aussi d’argent.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancien manoir fortifié du XVIe siècle[26],[27], situé sur la place centrale du village, où demeure le souvenir du duc de Marlborough dans la chambre ronde, à carreaux d'un blanc éclatant dans le donjon seigneurial, où un boulet de canon, et divers objets militaires sont conservés[réf. nécessaire].
Ce manoir (« avec donjon, meurtrières et mâchicoulis »[28]) a des douves, des écuries, et derrière le bâtiment une immense terre allant jusqu'à la rivière la Nave. Le pont-levis a disparu, mais la porte monumentale, d'époque médiévale, et les grilles de l'entrée précèdent un parc planté de conifères qui protège l'habitation principale. Les murs ont, par endroits, plus de sept mètres d'épaisseur, la salle de garde subsiste avec son imposante cheminée d'époque. La demeure, dont les trois quarts ne sont pas habités et restent en l'état, dispose d'une imposante cour intérieure.
Une statuette de la Vierge, en bois, qui daterait de l'an 500, subsiste. Altérée par le temps (piquée de vers), elle est protégée et en cours de restauration[réf. nécessaire].
  • Église Saint-Riquier[29], datant de 1723[28]. La paroisse possède des reliques de ce saint, qui y fut invoqué (comme dans bien d'autres paroisses) pour des infirmités infantiles[30]
  • Monument aux morts[31], dont le sommet est orné d'une croix.
  • Le Malannoy, lieu-dit à l'écart (au nord) du village et à l'est de Norrent-Fontes, est aujourd'hui une ferme isolée occupant le site de l'ancien château fort, qui aurait été équipé de douze tours. Il n'en subsiste que le « tronçon » inférieur d'une seule d'entr'elles[32]. Une vue aérienne ou par satellite permet de visualiser encore parfaitement le tracé circulaire de cette forteresse qui fut rasée en 1543.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. également visible sur la carte géologique
  2. (page 208) Revue du Nord, Volume 67, Numéros 264 à 267, éd. Université de Lille, 1985
  3. (pages 231 et 267) Émile Lesne, Histoire de la propriété ecclésiastique en France, Volume 3, 1936
  4. (page 258) Charles Mériaux, Gallia irradiata : Saints et sanctuaires dans le nord de la Gaule du haut Moyen Âge, éd. Franz Steiner Verlag, 2006, 428 pages.
  5. (pages 20-21) Revue d'histoire ecclésiastique, Volume 97, Numéro 1, éd. Université catholique de Louvain, 2002
  6. (page 289) C. Klincksieck, Mémoires de la Société nationale des antiquaires de France, 1889
  7. (page 55) Société de l'histoire de France, Volumes 303 à 304, 1901
  8. (page 174) Liber amicorum : Études historiques offertes à Pierre Bougard, Commission départementale d'histoire et d'archéologie du Pas-de-Calais, 1987 - 358 pages
  9. (page 852) Louis Eugène de La Gorgue-Rosny, Recherches généalogiques sur les comtés de Ponthieu, de Boulogne, de Guines et pays circonvoisins, volume 2, 1875
  10. (p. 134-135) Eugène Van Drival, Histoire des évêques de Boulogne, éd. Berger frères, 1852
  11. (page 17) Procès-verbal de l'Assemblée Nationale Constituante, Volume 15, Séance du 13 mars 1790 au soir
  12. (pages 177 et 387) Augustin Victor Deramecourt, Le clergé du diocèse d'Arras, Boulogne & Saint-Omer pendant la Révolution (1789-1802), 1885
  13. (page 44) Richard, Guide classique du voyageur en France, éd. Audin, 1830-1831
  14. (page 28) Recueil des lois et actes de l'instruction publique, éd. Delalain frères, 1882
  15. (page 706) Bulletin médical, 1904
  16. (page 129) Annuaire statistique du département du Pas-de-Calais pour l'an XII de la République Française (1803-1804)
  17. (colonne 965, page ?) Louis Paris, État présent de la noblesse française, éd. Bachelin-Deflorenne, 1866, 1230 pages
  18. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 23 novembre 2014)
  19. Reno Vatin, « Projet des maires, Bourecq : Paul-André Defossez annonce un city-stade et un jardin d’enfants : Second mandat pour Paul-André Defossez, à Bourecq. Où il sera question d’un city-stade, d’un jardin pour enfants, de l’élargissement du trottoir qui longe l’école, de rénovation du toit de la sacristie et de la salle des fêtes. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  24. « Évolution et structure de la population à Bourecq en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 août 2010)
  25. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 août 2010)
  26. Page "tourisme" du site de la communauté de communes
  27. L'Écho du Pas-de-Calais no 110 (juillet/août 2010)
  28. a et b (page 251) Bulletin trimestriel de la Société académique des antiquaires de la Morinie, Volume 11, Partie 1, 1902
  29. Page dédiée de la communauté de communes
  30. (page 552) Société des antiquaires de Picardie, 1883
  31. Page spécifique du site Mémoires de pierre
  32. Page spécifique du site de la communauté de communes