Picardie

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Picardie
Logo de l'ex région administrative de Picardie
Logo de l'ex région administrative de Picardie
Image illustrative de l'article Picardie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Départements et collectivités territoriales Aisne (02)
Oise (60)
Somme (80)
Arrondissements 13
Cantons 129
Communes 2 292
Conseil régional Conseil régional de Nord-Pas-de-Calais-Picardie
ISO 3166-2 FR-S
Démographie
Gentilé Picards
Population 1 922 342 hab. (2012)
Densité 99 hab./km2
Langues
régionales
Picard
Géographie
Superficie 19 399 km2
Liens
Site web http://www.picardie.fr

La Picardie (prononcé [pi.kaʁ.ˈdi]) est une région culturelle du nord de Paris, ancienne province et ancienne région administrative. Son nom est repris à la fin du XXe siècle pour désigner une région administrative regroupant les départements de l'Aisne, de l'Oise et de la Somme ayant le même chef-lieu, Amiens. Dans le cadre de la réforme territoriale, la région Picardie a fusionné avec la région Nord-Pas-de-Calais le 1er janvier 2016[1]. Le nom de cette nouvelle région est Hauts-de-France, après avoir été provisoirement appelée Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

La Picardie, fraction de l'antique Belgique gauloise, recouvre au Bas Moyen Âge tous les territoires au nord de Paris, depuis Beauvais jusqu'à Calais et Tournai, parlant une langue romane distincte du français, le picard, dont le dialecte le plus vivace est aujourd'hui appelé ch'ti. Elle ne désigne plus au sortir de la Guerre de Cent Ans que le gouvernement militaire de sa partie méridionale disputée par les Pays-Bas bourguignons mais restée française. Elle est érigée sous l'Ancien régime en une généralité, et à la veille de la Révolution forme le cœur de la généralité d'Amiens, qui s'étend de la Manche orientale à la Champagne et de l'Île-de-France à l'Artois et au Hainaut.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L’étymologie du mot Picardie est géographique et historique. Le mot apparaît une première fois sous la plume de Nicolas de Bray dans sa Gestes de Louis VIII à propos de Philippe Hurepel devenu en 1216 par mariage comte de Boulogne puis en 1218 par apanage comte de Clermont, qualifié d'« honneur de la Picardie ». Ces deux villes en sont effectivement les portes nord et sud. Quelques années plus tard, en 1248, il réapparait sous la plume de Guillaume de Nangis.

Le terme devait être entré récemment dans l'usage et était dérivé du mot « picard », popularisé par la révolte des étudiants de 1229. C'est ainsi que Matthieu Paris qualifie en effet dans sa Chronica Maiora écrite vraisemblablement entre 1236 et 1248, les étudiants originaires de la région « voisine de la Flandre » dans son récit concernant cette année.

Le mot signifie en picard « piocheur », au sens de laboureur. Les Parisiens appelaient « piocheurs » tous les agriculteurs vivant au nord des zones forestières du Senlisis et du Valois (où les paysans étaient bûcherons), et dans le Nord on appelait « Picards » tous ceux qui ne parlaient pas le flamand : Arras, Boulogne, Calais, Tournai étaient des villes « picardes ».

À Paris, le néologisme fit florès parce qu'il associait en un jeu de mots la pique et une province réputée pour sa hardiesse militaire (sa milice s'était illustrée à Bouvines en 1214, quelques années avant l'apparition du mot). Il perdura dans ce sens les siècles suivants à cause du caractère montré par les Picards, du genre « tête de pioche », dans leur attachement aux libertés communales acquises par les villes drapières défendues par une milice bourgeoise.

Les étudiants des diocèses de Beauvais, Noyon, Amiens, Laon, Arras, Thérouanne, Cambrai, Tournai, ainsi qu'une partie des diocèses de Liège et d'Utrecht formaient à Paris, Orléans et Boulogne la « Nation Picarde ». Celle-ci représentait les domaines linguistiques picard et flamand.

Histoire[modifier | modifier le code]

Picardie
Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après

Les limites de la Picardie au XVIIIe siècle dans les frontières actuelles de la France

Informations générales
Statut Gouvernement général de Picardie
Capitale Amiens
Langue Picard et français
Articles détaillés : Histoire de la Picardie et Villes de la Somme.

Resserrement des limites à partir de la Renaissance[modifier | modifier le code]

Les délimitations de la Picardie du XVIIIe siècle ne correspondent pas à celles des trois départements composant l'actuelle Picardie administrative (voir Anciennes provinces de France). Seuls la totalité de la Somme, le nord de l'Oise, le nord de l'Aisne (Thiérache) et la partie côtière du Pas-de-Calais, le Boulonnais, constituaient l'ancienne province de Picardie. À cet ensemble s'ajoutaient quelques communes du département du Nord, certaines étant en bordure du département de la Somme, d'autres frontalières du département de l'Aisne.

En effet, la majorité de l'Oise faisait partie du domaine royal du roi de France, c'est-à-dire l'Île-de-France. On y trouvait alors le Vexin français au sud-ouest (en opposition au Vexin normand), le Valois (au sud-est) et le comté de Clermont (au centre). Dans l'Aisne, le Soissonnais appartenait aussi à la couronne (province d'Ile-de-France) tandis que le sud dépendait du comté de Champagne, le nord-est de l'Oise relevant de l'évêché de Noyon.

Les communes et départements actuels dans les limites de la Picardie du XVIIIe siècle. L'Artois, récupéré sur les États bourguigons seulement en 1659 par le Traité des Pyrénées, était resté exclu de celle-ci.
Le Gouvernement général de Picardie en 1771, au sud de l'Artois et du Hainaut, comprend, de la mer à l'est, Ponthieu, Amiénois, Santerre, Vermandois, Cambraisis et Thiérache, le Boulonnais et le Pays reconquis étant à cette date encore rattachés à l'Artois.

Résumé historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Picardie.

La Picardie vit au IIIe siècle av. J.-C. s'imposer par les armes la domination des cités belges (cf. sanctuaire de Ribemont) sur les armoricains refoulés dans ce qui deviendra la Lyonnaise III puis la Normandie. Sur ce territoire, vivaient des peuples belges de premier plan pendant la guerre des Gaules (Beauvais et Soissons). Le territoire de la Picardie et de la Flandre constituait ce qui est désigné[2] par certains auteurs sous le nom de Belgium[3], cœur[4] de la future province de la Gaule belgique (ou Belgique Seconde), étendue jusqu'à la Meuse, et noyau de l'alliance anti monarchiste[5] avec les Eduens[6] plus ou moins en rivalité pour la suprématie (cf. Diviciac) avec l'état des Suessions associés[7] aux Rèmes, lesquels étaient peut être, compte tenu de l'ancienneté de leur implantation, non des Belges mais des Celtes. La seule cité des Bellovaques, le Beauvaisis, composait en effet au temps de César, si on se réfère à l'effectif militaire, un tiers de la population totale de la future province de Belgique[7].

À la fin de l'Empire ou au début du haut Moyen Âge, la future Picardie fait plus ou moins partie (les sources sont ténues) du duché de Dentelin dont le centre se trouvait[8] dans l'actuelle région Nord-Pas-de-Calais.

Au traité de Verdun de 843, la Picardie est placée dans le royaume de Francie occidentale. À partir du XVe siècle, sa partie nord est occupée par la Bourgogne (entrevue de Péronne) puis, avec le Comté de Flandre, par l'Espagne.

La Picardie au premier sens du terme, zone romane ayant échappé à la germanisation de l'antique Belgique, avant qu'elle ne devienne une entité politique.

Le premier témoignage du XIIIe siècle sur les Picards nous vient de Mathieu Paris. Celui-ci semble avoir toujours vécu au monastère de Saint-Albans, en Angleterre, où il termina sa chronique en 1235. À propos de l’année 1229, il rappelle les actes de violence impliquant des étudiants, qui ont conduit à la première grève de l’université [de Paris]. Il en désigne les responsables comme étant : « de partibus conterminis Flandriae, quos vulgariter Picardos appellamus ». Nous devons à Barthélemy l'Anglais (franciscain anglais qui étudia à Paris vers 1220-1230), la première description un peu précise de la Picardie dans son De proprietatibus rerum[9] qu’il termina vers 1240. Le livre XV (consacré à la géographie) décrit une grande diversité de régions selon l’ordre alphabétique des toponymes. La Picardie y est présentée comme une province de la Gaule belge comprenant les villes de Beauvais, Amiens, Arras, Thérouanne et Tournai, et elle s’étend depuis le Rhin jusqu’à la mer. Elle se subdivise en deux : la haute Picardie qui jouxte la France, et la basse qui touche la Flandre et le Brabant. Il note comme dernière caractéristique que ses habitants parlent un « idiomatis grossi magis aliarum Galliae nationum », une langue plus rude que celle des autres nations de France[10]. Il dit que d'après la description des pays par Erodoc (parfois orthographié Erodocus ou Erodoccs) la picardie est « une province de la Gaule belgique, qui tire son nom d'un certain bourg ou château, jadis appelé Ponticon[11] ou a aussi pu désigner le fruit d'un arbre, « assez semblable à une fève », dont se nourrissait les Argippéens évoqués par Hérodote[12], et qui se nomme aujourd'hui Pichen. on assure qu'il commandait autrefois tout le pays jusqu'à la mer Britannique, et que c'est de lui que le peuple de cette contrée a tiré son nom. Le territoire de la Picardie est très-fertile en grains et en fruits ; il est arrosé par un grand nombre de fontaines et de rivières : il est très-peuplé, et couvert de grandes villes, de châteaux et de bourgs remarquables et très forts ; tels que Belgis ou Beauvais, Amiens, Arras, Morite (Terouenne) et Tournai ».

La Picardie, partie « de la Belgique », en 1592.

Au moment du massacre de la Saint-Barthélemy (août-octobre 1572), le gouverneur Longueville y empêche le massacre des protestants[13]. Au début de la guerre de la Ligue, l'exemple de Montmorency-Thoré qui prend Senlis (1589), pousse les nobles picards à s’engager dans l’armée royale[14], alors que le roi Henri III n’a pratiquement plus de soutiens.

La fidélité des Picards à la famille régnante sera notamment récompensée dans le cadre des défilés militaires où le régiment Royal Picardie est en première place.

Jusque sous Louis XIV, la Picardie constitue les limites nord du Royaume de France. Le Roi Soleil étendra jusqu'à Flandre royale les nouvelles frontières avec la prise de Lille en 1667.

La Picardie, de par sa situation géographique, fut souvent une terre de champs de bataille et le chemin des invasions.

Les deux guerres mondiales de 1914-1918 et de 1939-1945 y laissèrent de nombreuses traces qui constituent désormais un patrimoine historique parcouru par les touristes du monde entier (notamment : australiens et anglais pour la Grande Guerre de 1914-1918).

Comtes de Crécy et Gouvernement général de Picardie : d'or à trois bandes d'azur.
Comtes de Vermandois : échiqueté d'or et d'azur.
Abbeville : d'azur à trois bandes d'or, bordé de gueules et au chef de France
Le blason de la « Nation Picarde », c'est-à-dire la réunion des collèges enseignant en latin mais aussi en picard, au sein de l'Université de Paris après 1670.
Le Royal Picardie : de gueules à la croix d'argent traversante.

Blasons[modifier | modifier le code]

La devise de la Picardie est celle de la ville d'Abbeville, « très fidèle »[15], sous entendu « à la France ». La Picardie n'ayant pas été un fief, aucun seigneur de Picardie n'ayant jamais existé, la Picardie n'avait pas au Moyen Âge comme d'autres provinces un blason propre. Les armes du seigneur local le plus puissant du moment ont toutefois occasionnellement été utilisées, et finalement l'or à trois bandes d'azur.

Brisure capétienne[modifier | modifier le code]

En 1118, la maison de Vermandois, soutenue par le roi de France dans sa politique de protection des libertés communales, acquiert, aux dépens du comte de Boves opposé aux libertés d'Amiens, le comté d'Amiénois par mariage et prend ainsi la prééminence en Picardie. En 1185, l'ensemble tombe dans le domaine royal de sorte que le blason de Vermandois servira, quelques siècles plus tard, à marquer la possession royale de la région. Son échiqueté d'or et d'azur, qui sont une brisure reprenant le métal et l'émail des capétiens dont elle est une branche cadette, a ainsi été repris à plusieurs occasions pour la Picardie par exemple vers 1610[16]. De fait, ce blason correspond plutôt à la Haute-Picardie.

Monnaie anglaise[modifier | modifier le code]

En 1254, Édouard Plantagenêt épouse l'infante d'Espagne, héritière du comté de Ponthieu. Ce comté, qui inclut celui du Boulonnais, et formera au XVIe siècle la Basse Picardie, devient alors la tête de pont des prétentions anglaises, en particulier de souveraineté monétaire, sur le continent et donne son blason apparu sur les monnaies d'Abbeville au XIIIe siècle[16], d'or à trois bandes d'azur, à une Picardie revendiquée au cours de la guerre de Cent Ans. C'est probablement, bien qu'aucune documentation ne permet de le confirmer, une autre brisure des lys capétiens adoptée par les héritiers de la fille d'Hugues Capet, Gisèle de Ponthieu. Ce sera le blason qui sera reconnu au gouvernement de Picardie jusqu'à la Révolution tel qu'il apparait dans un armorial publié en 1750[16].

Le 12 avril 1361, le traité de Brétigny signé quelques mois plus tôt contraint le roi de France à rendre le Ponthieu au roi d'Angleterre. Les habitants d'Abbeville refusèrent cet abandon à un seigneur qui se comportait en étranger. En juin 1369, pour remercier les abbevillois de cette fidélité, Charles V accorda à la ville d'ajouter à son blason un chef de France[17], c'est-à-dire d'azur aux lys d'or. Une devise « fidelissima » apparut ultérieurement[17]. C'est ce même chef, en version moderne de trois lys à la place de l'ancien semé, qu'on voit aujourd'hui sur le blason de la région reproduit ci-contre en quartiers opposés aux lionceaux.

Sceau universitaire de la Nation picarde[modifier | modifier le code]

En 1513 la nation picarde de l'université de Paris eut à choisir un nouvel emblème, non plus allégorique mais conforme aux règles de l'héraldique. La « Nation picarde » était une administration de l'université chargée principalement de transporter les courriers des étudiants vers leurs familles restées au pays et les bourses que celles-ci versaient à leurs enfants installés à Paris. C'est à ce titre qu'elle eut à choisir un sceau qui garantissait l'authenticité des plis et des paquets transportés ainsi que ses actes.

Elle adopta à cette date cette devise « fidelissima » et ce blason de Ponthieu au chef de France mais comme elle accueillait en son sein, en plus des étudiants francophones de Picardie, huit tribus (c'était le terme employé) d'étudiants venant des diocèses néerlandophones des Pays-Bas et de Frise, elle remplaça, apparemment, car tout cela est déductif, le chef en quartiers et Ponthieu en huit lions[17]. En effet les huit diocèses de Flandre, Brabant, Namur, Limbourg, Hainaut, Luxembourg, Gueldres, Frise (diocèse d'Utrecht, Pays-Bas actuel) ont tous un lion dans leur blason. Le choix de l'argent répond, selon la grammaire héraldique, à l'or des lys de France, de même que la couleur de gueules des lions répond à l'azur de l'écu de France. C'est ce blason qui apparait sur les sceaux de l'Université pour représenter la Picardie à partir du XVIe siècle.

Le blason dont il est resté une trace en est une altération qui a perdu deux lions de deux diocèses des Provinces-Unies, peut-être à la suite des guerres de Louis XIV. L'écartelé des fleurs de lys et des lions exprime la position frontalière entre la France et les Pays-Bas, position qui valait à la nation picarde d'accueillir des étudiants des deux zones linguistiques. Il représente donc la Picardie étendue à toute la zone picardophone, Boulonnais, Artois, Flandre française (Lille) et Hainaut compris, et à l'actuelle Belgique bilingue.

« Non » très militaire aux Anglais[modifier | modifier le code]

Les nations et les provinces avaient un blason civil de leur seigneur et souvent une bannière militaire. Par exemple la Bourgogne avait en plus de son blason, la croix de Saint André de gueules comme bannière, la Bretagne en plus de son semé de mouchetures d'hermines, la Croix Noire, l'Écosse en plus du lion de gueules, la Croix de Saint André sur champ d'azur, le Pays de Galles, en plus Dragon de gueules, la Croix de Saint David, etc.

Dans le gouvernement de Picardie, soit approximativement l'actuelle région et le département du Pas-de-Calais, l'armée était représentée par le régiment de Picardie, qui avait été institué en 1558, après la prise par les Espagnols de la ville d'Amiens, par Henri II à partir d'une légion créée en 1534 par son père. Ce régiment portait, lui, de gueules à la croix d'argent, symbole se référant plutôt à l'opposition à l'Angleterre au XIIIe siècle, quand le nom de Picardie a été inventé, qu'à l'Espagne au XVIe siècle. Il s'agit en effet d'une inversion de la croix de Saint Georges, drapeau de l'Angleterre, ce qui veut tout dire[réf. nécessaire].

La croix de l'archange militaire Saint Georges portée par Angleterre est en fait la « Vera Crux » défendue par le bras armé de l'Église, l'empereur, dont elle a la couleur de la pourpre romaine. C'est cette prétention à l'Empire qui la fit adopter à l'imitation de l'empereur romain d'Orient tant par les Plantagenêt que par les Hasbourg. À la bataille de Loyes en 1339, l'armée des Confédérés arbora la même inversion que la croix de Picardie, de gueules à la croix d'argent, face aux troupes impériales des Habsbourg. La Savoie, également jalouse de son indépendance, l'arborant également, la Suisse adopta au moment de sa fondation, en 1815, une croix alésée, c'est-à-dire que l'écu est bordé de sa propre couleur. La croix d'argent traversante sur écu de gueules, apparue de ci de là occasionnellement et en particulier en Savoie, a été adoptée définitivement par cette dernière, abandonnant son écu d'or à l'aigle de sable originel, au début du XIVe siècle, ce qui semble lui donner une petite antériorité sur la Picardie, dont le régiment remonte aux bandes du XVe siècle, et vraisemblablement à des traditions relatives aux guerres franco-anglaises de la fin du XIVe siècle[18]. Les miliciens bourgeois d'Arras par exemple portaient en ceinture une écharpe rouge.

Débat sur les frontières de la Picardie[modifier | modifier le code]

L'ex région Picardie ne correspondait pas à la région historique (voir Anciennes provinces de France), ce qui a pendant longtemps alimenté le débat sur les « frontières » de la région. La Picardie incluait à la fin du XVIe siècle le Boulonnais et le Ternois, détachés du diocèse de Thérouanne, et ne comprenait ni le Laonnois, ni le Soissonnais, ni le Valois (Compiègne et Senlis), qui sont le cœur du domaine mérovingien à l'origine de l'Île-de-France capétienne. Les premiers témoignages écrits, au XIIIe siècle, concernant cette zone sud-est du département de l'Aisne montrent un français proche, certes par destination, des habitudes de Paris, mais en tout état de cause sans les caractéristiques les plus nettes du picard[19]. Cependant, Amiens (Somme) et Saint-Quentin (Vermandois/Aisne), sont toujours les plus grandes villes de la région actuelle, comme naguère de la région historique et ont une riche culture picarde.

À la suite de la Révolution française, les Provinces furent démantelées, et le territoire de la France fut partagé en départements de tailles plus ou moins équivalentes.

L'ex région Picardie avait été créée avec le décret[20] du (voir Région française) qui a délimité les circonscriptions régionales. La Picardie regrouperait désormais les départements de l'Aisne, l'Oise ainsi que la Somme.

En 2009, le débat est ravivé, à la suite de la publication des travaux du Comité pour la réforme des collectivités locales, qui proposait de réduire le nombre de régions françaises, notamment en favorisant leurs regroupements. L'idée de faire disparaître la région Picardie en tant que telle a alors été soulevée ; le département de l'Oise aurait rejoint l'Île-de-France, et la Somme aurait intégré la région Nord-Pas-de-Calais. L'Aisne quant à elle, aurait été rattachée soit à la région Champagne-Ardenne, soit au Nord-Pas-de-Calais. À la suite de cette annonce, une partie des élus locaux et de la population s'est mobilisée contre ce projet. D'autres voix de leur côté, prônaient la fusion de l'ensemble de la région Picardie avec le Nord-Pas-de-Calais, évitant ainsi son démantèlement. D'autres encore, se déplaçant à Paris quotidiennement pour aller y travailler, encourageaient ce projet.

Finalement en 2014 (dans le cadre de la réforme territoriale), le parlement décide que les régions Picardie et Nord-Pas-de-Calais doivent fusionner dans un nouvel ensemble à cinq départements (sans démantèlement).

Administration[modifier | modifier le code]

Administration de l'ex région Picardie :

Article détaillé : Conseil régional de Picardie.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Picardie.

La région Picardie regroupait administrativement trois départements : Aisne, Oise, Somme. Elle a pour régions limitrophes le Nord-Pas-de-Calais au nord, la Haute-Normandie à l'ouest, l'Île-de-France au sud et la Champagne-Ardenne à l'est. La préfecture est Amiens.

La Picardie s'étend aussi en Belgique aux villes de Tournai et Mouscron où l'on parle le picard tournaisien et non le ch'ti, ce dernier étant un des dialectes du picard à proprement parler.

Environnement[modifier | modifier le code]

La Picardie bénéficie d'un riche environnement littoral (dont l'estuaire de la Somme), de quelques grandes forêts, mais, probablement en raison d'une agriculture parmi les plus intensives du monde, elle est la région où le rythme de disparition des espèces végétales, enregistré par les conservatoires botaniques nationaux a été la plus rapide dans les 30 dernières années. Cependant, un vaste programme de plantation de haies et le nombre croissant de domaines utilisant l'agriculture biologique sont en train d'inverser cette tendance. Un réseau de réserves naturelles et de sites protégés est mis en place pour la gestion, restauration et protection de la biodiversité, objectifs confirmés par le Grenelle de l'Environnement. Une aire marine protégée, le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale, se situe sur ce territoire.

Cette région, bien ventée, fait partie de celles qui ont le plus développé leur parc éolien, avec des retombées fiscales (impôts fonciers, taxe professionnelle) intéressantes pour les communes rurales. Un investissement éolien de 2,8 millions d’euros génère un produit de 18 800 euros par an pour la commune qui a fait cet investissement[21].

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : TER Picardie.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Picardie.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Picardie.

Culture[modifier | modifier le code]

Panneau routier, sortie d'Y, Somme.
Article détaillé : Culture de la Picardie.

On y parle, sauf dans sa partie sud, une langue régionale : le picard. Cette langue, que l'on différencia du « francien » que l'on sait maintenant être une exagération de linguiste d'Île-de-France, connaît son apogée au XIIIe siècle : elle est parlée alors dans toute la Picardie actuelle (sauf dans les franges sud-est, le Valois, et Sud-Ouest de l'Oise, partie du Vexin, ainsi que le Sud de l'Aisne, Laonnois et Soissonnais hormis l'ancienne forêt de Cuise entre Soissons et l'Oise), dans les départements actuels du Pas-de-Calais, du Nord (sauf le Westhoek), une partie du Hainaut belge (région de Mouscron et de Tournai).

La langue picarde a été durant tout le bas Moyen Âge jusqu'à la Renaissance la langue officielle des municipalités et des offices notariés et ecclésiastiques du Nord de la France et des Pays-Bas (Belgique actuelle). C'était une langue écrite mais le développement de l'imprimerie, partant de la littérature, lui a été moins favorable qu'à la langue de la Cour. Elle constituait avec le français, l'anglais, l'allemand et le néerlandais une des langues vulgaires d'enseignement ou du moins d'explication de l'université de Paris en complément du latin, d'où son nom de collège des Quatre Nations (France, Normandie, Picardie incluant les étudiants des Pays-Bas et de Frise, Angleterre renommée Allemagne après la guerre de Cent Ans et regroupant tous les autres étudiants du nord de l'Europe), par opposition aux collèges royaux, comme celui de Robert de Sorbon, ou épiscopaux, par exemple le collège de Tréguier.

À partir du début du XIXe siècle, le picard perd de sa vivacité au sud de Beauvais, Noyon, Vervins. Il demeure cependant encore très vivace jusque dans les années 1970-1980, même en ville. Aujourd'hui, dans l'usage et en pratique, tous connaissent au moins quelques mots ou expressions en picard, ce malgré :

  • la modernisation et la mécanisation (l'agriculture ayant besoin de moins de bras) ;
  • le développement des moyens de locomotion ;
  • la scolarité rendue obligatoire jusque 16 ans (avec cycle scolaire terminé ou suivi en collège au lieu d'être très majoritairement dispensé exclusivement localement, ce qui provoqua un brassage ou un nivellement linguistique) ;
  • l'élévation du niveau de vie, avec la facilité plus grande de partir en vacances ou en week-end ;
  • l'intrusion systématique de la télévision dans les foyers.

Malgré cela, la langue picarde est l'une des langues régionales de France la mieux maintenue avec 500 000 locuteurs actifs et un peu plus d'1 500 000 capables de comprendre un ou plusieurs mots de cette langue, telle que le rapporte la mission Cerquiglini en 1999[22].

Les sports issus du jeu de paume sont encore très présents sur les places de Picardie. On peut citer la balle à la main, le ballon au poing, la longue paume et la balle au tamis. Le grand rassemblement de ces sports picards a lieu depuis 200 ans à Amiens au parc de la Hotoie, tous les 15 août.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La Picardie est dans les 10 premières régions touristiques françaises.[réf. nécessaire]

Comité régional du tourisme de Picardie[modifier | modifier le code]

Le Comité régional du tourisme de Picardie est composé d'une équipe d'une vingtaine de personnes au service du développement de l'économie touristique.

En Picardie, la Délégation régionale au Tourisme, les Comités départementaux et régional du Tourisme, ainsi que les offices de tourisme et syndicats d'initiative ont mis en place le label Tourisme et Handicap depuis 2003. En leur apportant la garantie d'un accueil adapté, le label Tourisme et Handicap répond à la demande des personnes à besoins spécifiques qui veulent pouvoir choisir leurs vacances, se distraire, partir seules, en famille ou entre amis, où elles le souhaitent et comme tout le monde. Plus de cent-quarante structures touristiques et de loisirs sont labellisées en Picardie en 2010.

Article détaillé : Liste des châteaux de Picardie.
Article détaillé : Catégorie:Cathédrale de Picardie.

La Picardie compte 72 parcs et jardins ouverts au public. Le Comité régional du tourisme a développé une série d'outils[23] pour assurer la promotion de cette filière ainsi qu'un festival[24].

Sciences[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la Picardie[modifier | modifier le code]

XVe siècle[modifier | modifier le code]

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Annoux (1939-2004), né à Beauvais, auteur-compositeur.
  • Charles Baur (1929-2015), chef d'entreprise et homme politique, maire de Villers-Cotterêts de 1953 à 1989, Président du conseil régional de Picardie de 1976 à 1978 puis de 1986 à 2004, député de l'Aisne de 1993 à 1997, député européen de 1986 à 1993.
  • Roger Borniche, Inspecteur de police et écrivain, né le 7 juin 1919 à Vineuil-Saint-Firmin.
  • Serge Boutinot, ornithologue, à l'origine de la création de la réserve naturelle du parc des marais d'Isle à Saint-Quentin.
  • Pascal Brunner : ancien présentateur de Fa si la chanter sur France 3, né le 18 octobre 1963 à Sarcelles dans le Val-d'Oise, a passé son adolescence à Saint-Quentin.
  • Francine Caron, poètesse picarde. Famille maternelle longiprate (de Longpré-les-Corps-Saints) et famille paternelle originaire d'Amiens et du Beauvaisis.
  • Sébastien Cauet, né le 28 avril 1972 à Saint-Quentin, animateur radio, présentateur de télévision et comédien.
  • Edouard Courtial, Secrétaire d'Etat chargé des Français de l'Etranger sous Nicolas Sarkozy, député de l'Oise de 1997 à 2011, sénateur depuis 2011, Président du Conseil départemental de l'Oise depuis 2015.
  • Marcel Dassault (1892-1986), ingénieur, entrepreneur et homme politique, et son petit-fils Olivier, lui aussi élu de l'Oise.
  • Bill Deraime, de son vrai nom Alain Deraime, né en 1947 à Senlis, chanteur et musicien de blues.
  • Pierre Descaves (1924 - 2014), homme politique d'extrême droite, condamné comme activiste de l'OAS en 1961, fut conseiller général du canton de Noyon de 1998 à 2004.
  • Kevin Gameiro, footballeur international français jouant au FC Séville (Espagne), né à Senlis le 9 mai 1987.
  • Pierre Garnier, né le 9 janvier 1928 à Amiens, poète inventeur du spatialisme.
  • Claude Gensac, née en 1927 à Acy-en-Multien dans l'Oise, actrice.
  • Claude Gewerc, Président du conseil régional de Picardie de 2004 à 2015.
  • Hubert de Givenchy, né en 1960 à Beauvais, créateur d'une maison de couture et parfumeur.
  • Céline Goberville, née en 1986 à Senlis, est une tireuse au pistolet française, vice-championne olympique au pistolet à 10m en 2012.
  • Maxime Gremetz, né à Cauchy en 1940, député de 1978 à 1981, de 1986 à 1988, de 1993 à 2011, député européen de 1979 à 1986 et de 1989 à 1994, conseiller régional de Picardie de 2004 à 2010, conseiller général de la Somme de 1970 à 1978.
  • Claire Keim, nom de scène de Claire Lefebvre, née en 1975 à Senlis, chanteuse et actrice.
  • Philippe Leclerc de Hauteclocque : maréchal de France : commandant la 2e DB, né à Belloy-Saint-Léonard dans la Somme en 1902, prit le nom de guerre de Leclerc, nom fréquent en Picardie.
  • Emmanuel Macron, ministre de l'Economie dans le gouvernement Valls.
  • Jean-François Mancel, député plusieurs fois depuis 1978 à nos jours, député européen de 1984 à 1986, Président du conseil général de l'Oise de 1985 à 2004.
  • Alfred Manessier (1911-1993), artiste peintre né en Picardie.
  • Jean Mermoz (1901-1936), aviateur, né le 9 décembre 1901 à Aubenton-en-Thiérache.
  • Michou, de son vrai nom Michel Catty, né le 18 juin 1931 à Amiens, directeur de cabaret.
  • Yann M'Vila, footballeur international français jouant au FK Rubin Kazan (Russie), né à Amiens le 29 juin 1990.
  • Ernest Noël (1847 - 1930), ingénieur, ancien maire de Noyon, député puis sénateur (Gauche républicaine).
  • Jean-Pierre Pernaut , né le 8 avril 1950 à Amiens, présentateur et rédacteur en chef du journal télévisé de 13 h sur TF1.
  • Gilles de Robien, né en 1941 à Cocquerel, député de la Somme de 1986 à 2002, maire d'Amiens de 1989 à 2002 puis de 2007 à 2008, Ministre de l'Equipement et des Transports du gouvernement Raffarin de 2002 à 2005, puis Ministre de l'Education Nationale du gouvernement de Villepin de 2005 à 2007.
  • Yves Rome, sénateur depuis 2011, député de 1997 à 2002, conseiller général de 1988 à 2015, Président du conseil général de l'Oise de 2004 à 2015.
  • André Trocmé, né à Saint-Quentin le 7 avril 1901, pasteur, pacifiste, juste parmi les nations à la suite du sauvetage des juifs au Chambon-sur-Lignon de 1940 à 1945 ; sa famille est originaire de Hargicourt dans le Vermandois.
  • Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement dans le premier et le deuxième gouvernement Jean-Marc Ayrault, puis ministre de l'Éducation Nationale dans le gouvernement Valls, originaire d'Amiens.
  • Jacques Ramade, (1928 - 2013) né à Noyon, chansonnier, humoriste et acteur français.
  • Éric Woerth, Ministre du Budget et Ministre du Travail dans les gouvernements Fillon, député de l'Oise depuis 2002, conseiller régional de Picardie de 1986 à 2002, conseiller régional des Hauts de France depuis 2015, maire de Chantilly depuis 1995.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. F. Gaffiot, Dictionnaire illustré latin-français, p. 211, Hachette, Paris, 1934.
  3. I. Caesar, De bello gallico, V 12.
  4. M. Rat, La Guerre des Gaules, p. 231, Garnier Flammarion, Paris, 1964.
  5. E. Thévenot, Histoire des Gaulois, p. 108 à 113, coll. Que sais-je ?, PUF, Paris, 1976.
  6. E. Thévenot, Histoire des Gaulois, p. 48 & 115, coll. Que sais-je ?, PUF, Paris, 1976.
  7. a et b I. Caesar, De bello gallico II 4.
  8. Ch. Meriaux, « Thérouanne et jusqu'à la fin de l' carolingienne de diocèse de fils d'époque » in Tome 158, p. 384, Bibliothèque de l'école des Chartes, Paris, 2000.
  9. livre XV Des Propriétés des choses (« Liber de proprietatibus rerum », écrit de 1230 à 1240
  10. Serge Lusignan, Diane Gervais, « Picard » et « Picardie », espace linguistique et structures sociopolitiques, août 2008.
  11. Rem : En latin, « Ponticum » désigne habituellement la mer Noire (source)
  12. Guillaume-Thomas-François Raynal, Histoire des turcs et des tartares, dans Histoire universelle, depuis le commencement du monde jusqu'à présent, vol 13
  13. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 287
  14. Miquel, op. cit. p. 353
  15. M. Tallet de Virivillé, Lettre à M. Ch. Dufour, membre de la Société des antiquaires de Picardie, « Armoiries de la Province et de la Nation de Picardie », novembre 1858, in Mémoires de la Société des antiquaires de Picardie, t. XVII, p. 329, éditées par M. Peigné-Delacourt Librairie J.B. Dumoulin, Paris, sans date.
  16. a, b et c M. Tallet de Virivillé, Lettre à M. Ch. Dufour, membre de la Société des Antiquaires de Picardie, « Armoiries de la Province et de la Nation de Picardie », novembre 1858, in Mémoires de la Société des antiquaires de Picardie, t. XVII, p. 322, éditées par M. Peigné-Delacourt Librairie J.B. Dumoulin, Paris, sans date.
  17. a, b et c M. Tallet de Virivillé, Lettre à M. Ch. Dufour, membre de la Société des Antiquaires de Picardie, « Armoiries de la Province et de la Nation de Picardie », novembre 1858, in Mémoires de la Société des antiquaires de Picardie, t. XVII, p. 315, éditées par M. Peigné-Delacourt Librairie J.B. Dumoulin, Paris, sans date.
  18. Le Danebrog, qui est la bannière rouge des normands surchargée d'une croix d'argent et non une inversion de la croix de Saint Georges, est presque identique mais sa croix est pattée. C'est improprement qu'elle est représentée aujourd'hui, par simplification et ignorance, droite. En outre le pal de la croix est sur le drapeau danois décalé vers la hampe, ce qui est aussi une fantaisie moderne.
  19. D. Coq, Deux chartes originales en français de la Picardie orientale (1260, avril; 1267, juillet?), t. 142-2, p. 314, Bibliothèque de l'École des Chartes, Paris, 1984.
  20. Il s'agit du décret 60-516 du 2 juin 1960, publié au Journal officiel du 3 juin, p. 5007 et disponible en ligne[PDF].
  21. source : Yves Daudigny, 5e colloque national éolien: L’éolien, un atout pour les territoires (voir sous-chapitre « L’éolien : une source de retombées fiscales », p. 20/41)
  22. Les Langues de France : rapport au ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie et à la ministre de la culture et de la communication de Bernard Cerquiglini, 1999
  23. Le site des passionnés des fleurs et des jardins en Picardie
  24. Festival jardins en fête.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P. Lami, (Résumé de) l'histoire de la Picardie, 326 pages (1825, reprint Les Éditions du Bastion 1998)
  • P. Lando et J. Marival, Picardie, 128 pages (Éditions Déclics 2008, ISBN 978-2-84768-145-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]