Tournehem-sur-la-Hem

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Tournehem-sur-la-Hem
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Canton Saint-Omer
Intercommunalité Communauté d’agglomération de Saint-Omer
Maire
Mandat
Jean-Claude Hiraut
2014-2020
Code postal 62890
Code commune 62827
Démographie
Gentilé Sarrazins
Population
municipale
1 437 hab. (2013)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 48′ Nord 2° 02′ Est / 50.8, 2.04
Altitude Min. 22 m – Max. 174 m
Superficie 18,14 km2
Localisation

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Tournehem-sur-la-Hem

Tournehem-sur-la-Hem est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais, en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Ses habitants sont appelés les Sarrazins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tournehem-sur-la-Hem
Louches Zutkerque Zouafques Nordausques
Clerques Tournehem-sur-la-Hem Nort-Leulinghem
Bonningues-lès-Ardres Quercamps Acquin-Westbécourt Mentque-Nortbécourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Tournehem : le terme germanique -hem se traduit par «maison, foyer» et/ou «domaine, groupe d'habitations»: 1793 : Tournehan, 1801 : Tournehem, 1964 : Tournehem-sur-la-Hem. Doornem en flamand[1].
  • Guemy : Gimmeke en flamand.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'existence de Tournehem est attestée dès l'Antiquité, lorsque les légions romaines pénétrèrent dans la Morinie et que César prit cette place en l'an 57 avant notre ère. En l'an 218, l'empereur Septime Sévère, en campagne contre la Grande-Bretagne, fit camper une partie de son armée sur la montagne de Saint-Louis, près de Tournehem[2].

Au Moyen-Âge, la ville de Tournehem était le chef-lieu de l'une des quatre châtellenies du comté de Guînes, en Artois. En 1117, cette châtellenie fut donnée en fief par Manassès, comte de Guînes, à son neveu Arnoul de Gand, qui deviendra à son tour comte de Guînes[2].

En 1346, Gui de Nesle s'empara de Tournehem et tua six-cents soldats anglais qui s'y étaient réfugiés[2].

En 1350, après la mort du dernier comte de Guînes, Tournehem fut réuni au domaine de la couronne[2].

Les Anglais s'emparèrent de Tournehem en 1352, avant que les Français ne reprennent cette place en 1377. Le roi Louis XI l'a ensuite donnée en 1479 à Antoine, fils naturel de Philippe le Bon, duc de Bourgogne[2].

Le jeune Erasme y séjourne en 1499 et 1501 chez son ami Jacques Batt, précepteur d'Adolphe de Bourgogne.

Par le traité de Cambrai (1529), Tournehem fut cédé par la France à l'empereur Charles Quint, mais la guerre ayant de nouveau éclaté entre les deux couronnes, le duc de Vendôme mit le siège devant Tournehem (1542), qui céda après avoir essuyé pendant cinq jours le feu des assiégeants, et le château fut détruit[2].

La paix de Crépy (1544) restitua Tournehem aux Espagnols, qui réédifièrent les fortifications, mais ils perdirent à nouveau cette place en 1595 (prise par le maréchal d'Humières) et la forteresse fut définitivement rasée[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tournehem-sur-la-Hem dans son canton et dans l'arrondissement de Saint-Omer.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Léon Leclercq[3]    
mars 2008 en cours
(au 20 mars 2015)
Jean-Claude Hiraut   Réélu pour le mandat 2014-2020[4],[5],[6]

Tournehem jusqu'alors membre de la Communauté de communes de la région d'Ardres et de la vallée de la Hem, dissoute le 31 décembre 2013, a intégré le 1er janvier 2014 la communauté d'agglomération de Saint-Omer (CASO)[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 437 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
603 591 657 812 896 938 963 944 850
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
810 880 925 939 1 031 1 033 1 044 1 010 988
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
939 944 954 888 864 824 798 847 781
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
779 835 965 1 018 1 069 1 219 1 226 1 302 1 335
2013 - - - - - - - -
1 437 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,4 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 22,9 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 15,3 %) ;
  • 50,6 % de femmes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 19,6 %).
Pyramide des âges à Tournehem-sur-la-Hem en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,4 
4,7 
75 à 89 ans
7,4 
10,6 
60 à 74 ans
11,8 
19,0 
45 à 59 ans
20,4 
22,9 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
19,7 
24,4 
0 à 14 ans
21,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Médard des XVe, XVIIe et XVIIIe siècles, monument historique, inscription par arrêté du 28 août 1974. Les boiseries des stalles, de la chaire, du buffet d'orgues, ainsi que quelques statues et tableaux sont classés à titre d'objets.
  • Chapelle de la Vierge dans le bâtiment du moulin à eau, rue de l'Étang.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Forêt dans la forêt de Tournehem.
  • Au-dessus de Guémy (hameau de Tournehem) sur un plateau qui offre un panorama magnifique sur le Calaisis, subsistent les ruines de la chapelle Saint-Louis, fondée au XIIIe siècle.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Les fortifications de Tournehem. De ces fortifications part un réseau complexe de passages souterrains. Certains de ceux-ci rallient la chapelle Saint-Louis, d'autres se terminent à Ardres, le chef-lieu de canton. En raison de leur dangerosité, les souterrains sont interdits au public et les visites ne sont plus autorisées.
  • Trois moulins à eau: rue de l'Étang, route de Guémy et chemin de la Leulenne.
  • Le moulin à vent Bacquet.

Patrimoine commémoratif[modifier | modifier le code]

  • Le monument aux morts au pied du cimetière, commémorant les guerres de 1914-1918 et 1939-1945
  • Plaquettes dans l'église commémorant les guerres de 1914-1918, 1939-1945 et d'Algérie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://proussel.voila.net/pages/noms_flamands.htm
  2. a, b, c, d, e, f et g Pierre Jean M. Collet, Notice historique de saint-Omer, suivie de celles de Thérouane et Tournehem, (lire en ligne), p. 194
  3. M. D.-L. (CLP), « Tournehem-sur-la-Hem : le retour de l’ancien maire Léon Leclercq : Pour ce premier tour des élections municipales, les Sarrazins avaient le choix entre la liste « Ensemble dans l’intérêt commun de notre village » de Jean-Claude Hiraut, maire sortant, composée de deux adjoints et de deux conseillers sortants ; la liste « Tournehem, vivre et agir ensemble » de Jean-Claude Vasseur, conseiller sortant de la majorité entré en dissidence, accompagné de deux autres conseillers sortants de la majorité ; et la liste « Tournehem autrement » de Léon Leclercq, ancien maire de 2001 à 2008 et conseiller sortant de l’opposition, entouré de Catherine Roder, conseillère sortante de l’opposition », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  4. a et b Éric Dauchart, « Tournehem, bilan du maire Jean-Claude Hiraut: « Je ne veux pas endetter la commune » : À quelques mois des élections municipales, prévues les 23 et 30 mars 2014, l’heure est au bilan pour les maires. Jean-Claude Hiraut, maire de Tournehem, répond à nos questions », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  5. M. D-L (CLP), « Jean-Claude Hiraut officiellement réélu maire de Tournehem : Samedi, à la bibliothèque, Jean-Claude Hiraut, maire sortant, a facilement été réélu maire avec douze voix pour et trois nuls après un scrutin municipal tendu », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  6. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais,‎ (consulté le 20 mars 2015).
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  9. « Évolution et structure de la population à Tournehem-sur-la-Hem en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 août 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 août 2010)