Pôle de renaissance communiste en France

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Pôle de renaissance communiste en France
Image illustrative de l’article Pôle de renaissance communiste en France
Logotype officiel.
Présentation
Président Léon Landini
Fondation
Siège 8, rue Clos-Lapaume 92220 Bagneux
Secrétaire national Georges Gastaud
Positionnement Extrême gauche[1]
Idéologie Communisme
Marxisme-léninisme
Écosocialisme
Internationalisme
Euroscepticisme[2],[3]
Anti-révisionnisme
Affiliation européenne Initiative des partis communistes et ouvriers
Couleurs Rouge et bleu
Site web http://www.initiative-communiste.fr/

Le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF) est un mouvement politique communiste se réclamant du marxisme-léninisme, fondé en , regroupant des militants issus du Parti communiste français (PCF).

Son président est Léon Landini et son secrétaire national Georges Gastaud. Georges Hage, ancien doyen de l'Assemblée nationale, en a été le président d'honneur jusqu'à sa mort en 2015. Henri Alleg a été le président de son comité de parrainage après avoir coprésidé la Fédération nationale de la renaissance communiste (FNARC) dont le PRCF est issu. Le Comité central assume la direction nationale, selon le principe du centralisme démocratique.

Le logo du PRCF est la faucille et le marteau[4] accompagnés du slogan « Franchement Communiste »[5].

Le PRCF édite le mensuel Initiative communiste et une revue théorique, ÉtincelleS.

Il entretient des relations avec nombre de partis et organisations communistes dans le monde ; il est membre de l'Initiative communiste européenne des partis communistes et ouvriers[6].

Le PRCF qui est un pôle de rassemblement des communistes ne se définit pas comme un parti. À ce titre, il autorise la double adhésion. Certains de ses adhérents sont donc par exemple également membres du PCF.

Historique[modifier | modifier le code]

Du PCF jusqu'à une organisation autonome 1990-2000[modifier | modifier le code]

Le PRCF est issu des organisations, groupes et militants opposés à la mutation opérée par la direction du PCF dans les années 1990. Avec par exemple la création de l'Université Politzer[7], du Comité Honnecker autour de Désiré Marles, de Georges Gastaud et Henri Alleg[7] et de la Coordination communiste[8],[9]. Parmi les divergences politiques, la question de la construction de l’Union européenne (UE) est un point de clivage, les communistes orthodoxes appelant à sortir de l'UE, refusant le traité de Maastricht dans la droite ligne de la campagne du PCF pour le non lors du référendum tenu en 1992 [7] alors que le PCF abandonne la condition de la sortie de Maastricht pour participer au gouvernement[10] de la gauche plurielle .

Un des premiers mouvements d'opposition à la mutation voit le jour en 1991[11], avec la création de la Coordination communiste pour la continuité révolutionnaire et la renaissance léniniste du PCF (CC/PCF), plus communément appelée Coordination communiste[12]. Née dans le Nord-Pas-de-Calais autour de Georges Gastaud, Désiré Marles et du député PCF du Pas de Calais Rémy Auchedé, elle constitue un groupe interne au parti qui s'oppose particulièrement à sa direction, désormais eurocommuniste et ayant abandonné les principes léninistes[8]. Peu avant le XXVIIIe congrès du PCF en 1994, Georges Gastaud s'oppose à l'orientation que Georges Marchais entend donner au congrès et critique l'abandon du centralisme démocratique[13].

Lors du XXIXe congrès du PCF, l'opposition à la mutation se rassemble, notamment autour de l'appel "Nous voulons rester communistes" lancé par 600 personnalités du PCF autour du député Rémy Auchedé représentant la fédération PCF du Pas de Calais, de Georges Gastaud et de Henri Alleg de la Coordination communiste, et de Jean Jacques Karman[14]. Ils contestent notamment à la participation gouvernementale au côté du PS ainsi que le refus de la direction du PCF de condamner le traité de Maastricht. Ils annoncent porter un second texte d'opposition à la direction du PCF lors du congrès, une première. L'Humanité refuse de les publier[15].

En 1996, d'autres groupes oppositionnels voient le jour, dont la « Gauche communiste » de Jean-Jacques Karman proche des lambertistes[16] du Parti ouvrier indépendant[17], qui réclame la construction d'un parti révolutionnaire comme le PCF de 1921, « Communistes de l'appel des 41 (Loir-et-Cher) » de Thérèse Hirzsberg ou encore l'« Appel des 500 » animé, entre autres, par Rolande Perlican, Henri Martin et Maurice Lassalle. Un rassemblement de plusieurs de ces groupes oppositionnels a lieu avec les « États généraux des communistes », à l'initiative notamment de la Coordination communiste, le [18],[19]. Cette année 1999 voit se former une unification des différents groupes communistes en opposition sur la gauche à la mutation du PCF sous l'action du député du Nord Georges Hages, de Georges Gastaud et Henri Alleg de la Coordination communiste[20] avec l'objectif de porter un texte alternatif au 30e congrès du PCF portant la sortie du traité de Maastricht et critiquant la participation au gouvernement Jospin[21].

2000 - 2004 : rassemblement et structuration des opposants à la mutation, de la FNARC à la création du PRCF[modifier | modifier le code]

C'est le XXXe Congrès du PCF à Martigues, en 2000[22], qui marque la rupture de certains de ces groupes avec le PCF[23],[24]. Alors que la Gauche communiste reste au sein du PCF, Rolande Perlican le quitte pour fonder Communistes, ainsi que Thérèse Hirzsberg et l'Appel des 41. Une partie (majoritaire) de la Coordination communiste décide de rompre totalement avec le PCF[25] et de le quitter pour fonder la Coordination communiste pour la reconstruction du parti communiste révolutionnaire (qui deviendra l'URCF autour de Jean-Luc Sallé puis le Parti Communiste Révolutionnaire de France), alors qu'une autre partie (minoritaire) — autour de Georges Gastaud, Henri Alleg et Vincent Flament — refuse de diviser les communistes entre ceux membres du PCF et ceux qui ne le sont plus, et crée la « Coordination des militants communistes du PCF pour sa continuité révolutionnaire et sa renaissance léniniste » (CMC/PCF). Ce groupe travaille alors à l'unité des communistes et est à l'origine du Pôle de renaissance communiste en France à l'issue d'un processus d'unification et de rassemblement qui se déroule entre 2000 et 2004[5].

L'année qui suit voit naître un début d'unité entre ces groupes[24] : en , des militants, adhérents ou non au PCF, créent le Collectif national unitaire des communistes (CNUC), à l'initiative du député PCF du Nord Georges Hage[25] et avec la participation active des militants de Coordination des militants communistes. Le CNUC organise le 23 juin 2001 un meeting intitulé « Retrouvailles communistes »[26] et qui regroupe plusieurs groupes dits « orthodoxes » du PCF, à l'occasion de son 80e anniversaire : outre le CNUC et les Rouges vifs, on trouve la Gauche communiste, la Coordination des militants communistes ou encore la fédération PCF du Pas-de-Calais dirigée par Jean-Claude Danglot[27]. Les discussions se poursuivent à la suite du XXXIe congrès du PCF pour fédérer les opposants à la mutation, rassemblant la Coordination des militants communistes, la Gauche Communiste, les Rouges vifs, ainsi que des collectifs régionaux[28]

À la suite de ces « retrouvailles » se crée un Comité de liaison pour une convergence communiste des associations nationales (souvent nommé Convergence communiste), animé notamment par Henri Martin, Georges Hage, Léon Landini et Georges Gastaud. Dans cette optique unitaire est fondée la « Fédération nationale des associations pour la renaissance communiste » (FNARC), début 2002[29],[30],[19] : principalement issue du CNUC, elle regroupe les membres de la CMC/PCF ainsi que ceux des groupes moins importants.

Alors que la mutation accélère la fonte des effectifs du PCF[31], l'opposition de gauche autour de Georges Gastaud et Georges Hage profite du 22e congrès en 2003 pour appeler à un mouvement de renaissance communiste[32].

Le rassemblement initié sous la forme de la FNARC débouche sur un approfondissement du processus unitaire qui donne lieu à création du PRCF[33] lors de Convention nationale pour la renaissance communiste les 17 et , à Paris, à l'initiative de la CMC/PCF. Léon Landini devient président du PRCF tandis que Georges Gastaud en est le secrétaire national[34].

Le PRCF rassemble alors l'essentiel des opposants à la mutation du PCF[35].

Positionnement politique - élections[modifier | modifier le code]

Ayant pour but de contribuer à faire renaitre un nouveau PCF, « franchement communiste » affirme son slogan, le positionnement du PRCF se définit par référence à une analyse politique de classes. Le PRCF qui est un pôle de rassemblement des communistes ne se définit pas comme un parti. À ce titre, il autorise la double adhésion. Certains de ses adhérents sont donc par exemple également membres du PCF.

D'un point de vue théorique, il se réclame du « marxisme-léninisme »[36]. Il déclare que son but est de créer la rupture révolutionnaire avec le capitalisme qui instaurera la dictature du prolétariat, d'abord dans le cadre national, puis dans tous les pays grâce à l'internationalisme prolétarien. Il considère nécessaire de « sortir de l'UE et de l'euro par la gauche » pour impulser une dynamique révolutionnaire et établir de façon concomitante une « République souveraine et fraternelle », construire le socialisme et de nouvelles coopérations internationales reposant sur l’internationalisme prolétarien. Le PRCF est partie prenante en 2013 de l'Initiative contre l'UE, lancée le 1er octobre 2013 par une trentaine de partis et organisations communistes d'Europe12. Ainsi, il dénonce en partie la rupture intervenue au 22e congrès, qui vit remplacer la dictature du prolétariat par le « socialisme à la française » et l'autogestion. Il estime vouloir voir renaître l'idée d'un socialisme pour la France dans les conditions d'aujourd'hui. Pour lui, la construction du socialisme en France doit être un processus dont chaque étape sera le résultat de la volonté de la majorité du peuple.

D'un point de vue international, il se caractérise par une défense de principe des États s'étant revendiqués socialistes : ainsi, il refuse toute criminalisation de l'« expérience socialiste issue d'Octobre 1917 » et défend le peuple cubain notamment dans ce qu'il appelle sa lutte contre l'impérialisme américain. Il se démarque ainsi du PCF qui, s'il exprime encore occasionnellement un soutien "au peuple cubain", remet en cause les institutions politiques issues de la Révolution cubaine.

Un point de désaccord central entre le PRCF et le PCF est la question européenne : là où le PCF s'inscrit dans une logique de participation critique estimant possible une réorientation sociale de l'UE, le PRCF refuse le principe de l'abandon de la souveraineté nationale à des institutions supranationales considérées comme intrinsèquement capitalistes et au nom du principe de souveraineté populaire : il souhaite donc le retrait de la France de l'Union européenne puisque constatant l'impossibilité de l'Europe sociale. En ce sens, le PRCF est héritier de la position d’opposition du PCF à la construction européenne qui avait par exemple conduit le PCF à faire campagne pour le non au traité de Maastricht en 1992. Cela s'est marqué d'abord lors du vote interne au PCF sur l'adhésion au Parti de la gauche européenne, où les « orthodoxes » ont marqué leur opposition à toute participation à un parti européen (financé par la Commission Européenne et devant participer à l'intégration au sein de l'UE "Les partis politiques au niveau européen sont importants en tant que facteur d’intégration au sein de l’Union), ce qui constituerait selon eux une forme de participation. Le PRCF a également marqué sa différence avec le PCF pendant la campagne sur le référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe en se déclarant contre « toute constitution européenne » et non pas contre « la constitution européenne ».

Enfin, le PRCF exprime un désaccord stratégique majeur sur l'alliance avec la social-démocratie : si la direction actuelle du PCF pose comme base à la participation gouvernementale son antilibéralisme, le PRCF refuse la participation à un gouvernement PS et qualifie les deux participations précédentes de « funestes »13.

Le PRCF est l'un des mouvements se réclamant du « marxisme-léninisme » en France[37]. Pour le chercheur Gino Raymond, le PRCF analyse la faillite du PCF à la suite de la mutation comme « causé par le fait qu'il s'est coupé de ses racines idéologique, et qu'il est temps pour le communisme en France de retrouver des convictions énergiques qui l'ont définit par le passé »[38].

Dans la continuité des prises de positions du PCF contre la construction européenne jusqu'à la mutation[39] - le PCF a voté contre le Traité de Rome, la CED, l'Acte Unique, le Traité de Maastricht - le PRCF se positionne pour la sortie de l'Union européenne et de l'Euro[40].

Action politique[modifier | modifier le code]

En janvier 2006 a eu lieu la 1re Conférence Nationale du PRCF.

Le comité politique national (CPN) du PRCF adopte un texte "Un nouveau cours" en octobre 2006, et mentionné qu'il s'inscrit dans la logique de donner une image rénové du Pôle en étant clairement anti-sectaire et met en avant l'action pour l'unité des communistes opposés à la dérive du PCF, un rassemblement sur un "programme-candidat" des progressistes, en se dotant d'un projet novateur pour la France.

Le 18 juin 2012, le PRCF est initiateur et signataire avec le M'PEP et les Clubs Penser La France de l'Appel des 1000 pour que reviennent les jours heureux, pour construire un large front populaire progressiste et patriotique pour la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN, et défendre et actualiser les principes du Conseil National de la Résistance, pour une République souveraine et fraternelle14.

Le PRCF est une organisation participant pleinement aux Assises du Communisme en juin 2013 à Gemenos. Regroupant des communistes organisés et inorganisés dans et hors du PCF (notamment, le réseau faire vivre et renforcer le PCF, plusieurs sections du PCF, le Rassemblement des Cercles Communistes, Rouges Vifs, etc.) ces assises sont à l'origine de l'Appel des Assises du Communisme du 30 juin 2013 pour la sortie de l'UE, de l'euro de l'OTAN et du capitalisme15.

Le PRCF fait partie de différentes initiatives antifascistes[41] locales et des mobilisations contre les lois sécuritaires et liberticides. En 2015, alors que les parlementaires PCF ne votent pas contre l'état d'urgence, il fait partie des organisations signataire de l'appel Nous ne céderons pas aux côtés de la Ligue des droits de l'homme[42].

Le PRCF proteste contre le risque de disparition du français et l'appauvrissement de la diversité linguistique au profit de l'emploi généralisé de l'anglais[43],[44].

Le PRCF participe a la manifestation du 2 février 2013 en commémoration de la victoire de Stalingrad.

Avec des dizaines de personnalités, communistes et non communistes, le PRCF lance à l'automne 2015 une campagne pour un referendum pour la sortie de l'Union européenne et de l'OTAN.

En 2017, le PRCF participe a une Manifestation contre la répression des communistes en Pologne.

D'après Christophe Bourseiller, le PRCF est une organisation très active, qui anime entre autres le Comité internationaliste pour la solidarité de classe, une structure dont l'objectif est de « venir en aide aux hiérarques déchus des pays de l'Est »[45].

Participation électorale[modifier | modifier le code]

Affiches anti-électorales du PRCF à Lille.

La FNARC, prédécesseur du PRCF, a présenté des candidats aux élections législatives de 2002 ainsi qu'aux élections cantonales de 2004.

En 2004, le PRCF appelle au boycott des élections européennes[46].

En 2005, il appelle à voter non à toute constitution européenne[47].

En 2007, le PRCF présente plusieurs candidats aux élections législatives de juin 2007 (par exemple dans les 1re, 2e et 3e circonscription de la Corrèze, 12e circonscription du Pas-de-Calais, 2e circonscription du Val de Marne).

La coordination communiste de Haute-Savoie (membre associé du PRCF) a présenté un candidat lors des cantonales 2011 dans le canton de Saint-Gervais ; cette candidature a recueilli 13,82 % des suffrages au premier tour dans un canton réputé très à droite. Il arrive en tête des partis de gauche devançant le PS, les verts et un candidat divers gauche ainsi que le FN[48].

Aux Élections européennes de 2009, le PRCF fait campagne pour « l’abstention citoyenne »2, notamment parce qu’il juge que ce serait « cautionner le viol du non à la constitution européenne du 29 mai 2005 »3 (cf. traité de Lisbonne), de plus, le PRCF étant souverainiste, il ne veut pas participer à des élections qu’ils qualifient de « supranationales »4. Son principal mot d’ordre pour cette campagne est « pour redire non à l’union européenne, abstention citoyenne »5 et « l’Europe capitaliste il faut en sortir pour s’en sortir »

En 2012, aux élections législatives le PRCF a présenté des candidats dans trois circonscriptions[49].

En 2014, le PRCF présente plusieurs candidats par exemple sur deux listes de rassemblement à Passy (74) ou à Lens (62) aux élections municipales[50],[51]

Aux élections européennes de 2014, le PRCF fait campagne pour « l'abstention citoyenne ». Plusieurs de ses personnalités (Georges Gastaud, Léon Landini, Annie Lacroix-Riz, Jean-Pierre Hemmen, Pierre Pranchère) sont signataires d'un appel national au boycott de l'élection européenne à l'initiative du Comité national de résistance républicaine à l'Union européenne (CNR-RUE)[52]. Le PRCF prend part aux Comités départementaux de résistance républicaine à l'Union européenne (CDR RUE) qui conduisent la campagne pour le boycott des élections européennes[53].

Pour les élections présidentielles de 2017, le PRCF appelle à voter Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise).

Pour les élections européennes de 2019 le mouvement fait à nouveau campagne pour « l’abstention citoyenne [54]

Relations avec le PCF[modifier | modifier le code]

Des membres du PRCF appartiennent également au PCF. De ce fait, et de par ses relations avec d'autres groupes « orthodoxes », notamment via Convergence communiste, il influence la vie politique interne du PCF.

Au 32e congrès, en 2003, le projet alternatif de base commune intitulé « Reconstruire le PCF et réunifier les communistes sur des bases révolutionnaires » est soutenu à la fois par la fédération du Pas-de-Calais du PCF et Jean-Claude Danglot, par la Gauche communiste et par la FNARC[31],[55]et remporte 24 % des suffrages[56].

Relations avec le Front syndical de classe[modifier | modifier le code]

Le PRCF est proche du Front syndical de classe (CUFSC) créé en 2005 par des militants CGT et FSU qui affirment vouloir unir les initiatives de défense du syndicalisme de luttes de classe et de masse et aider les syndiqués à se réapproprier l’outil syndical[57].

Prises de position[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

En 2014 :

  • le PRCF, sous l'égide du CNR-RUE rassemblant notamment le M'PEP[58] et d'autres organisations [59], lance un appel pour la sortie de l'UE et le boycott des élections européennes[52].

En 2015 :

  • Avec des personnalités, communistes et non communistes, menées par Léon Landini, le PRCF conduit une campagne de pétitions à l'automne 2015 pour un référendum pour la sortie de l'Union européenne et de l'OTAN. La pétition est remise à la préfecture de Corrèze par Pierre Pranchère, résistant FTP, ancien député européen, et vice président du PRCF[60].

En 2017 :

  • Après un « important débat démocratique interne », le PRCF décide de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon aux élections présidentielles, mais il s'agit d'un « soutien critique »[61]. Le PRCF tracte avec la France insoumise pour les élections législatives[62].

Politique internationale et relations avec le mouvement communiste international[modifier | modifier le code]

Relations avec le mouvement communiste international[modifier | modifier le code]

Sur le plan européen, le PRCF est membre de l'Initiative communiste européenne des partis communistes et ouvriers (ICWPE), organisation opposée au parti de la gauche européenne, dont le PCF est membre.

Le PRCF entretient des liens avec des dizaines de partis communistes dans le monde. Par exemple, des délégations du FPLP, du PC du Danemark, du PC de Pologne, du Cercle communiste Julien Lahaut de Belgique, de la KSM (jeunesse communiste de République tchèque), du Parti ouvrier socialiste de Croatie, du PCPE, du CPGB-ML, du Parti communiste d'Union soviétique (2001), du Parti communiste (Italie), du PC de Suède, du PADS (Maroc), du Parti SADI (Mali), du PC de Cuba représenté par l’ambassadeur de Cuba, du Front populaire tunisien, de l’EMEP (Turquie), du FRUD (Djibouti), de la Marche patriotique de Colombie étaient présentes lors d'une conférence internationale organisée par le PRCF à Paris les 4 et 5 mai 2013.

Des Partis communistes de divers pays sont régulièrement invités au stand du PRCF à la fête de l'Humanité.

Position sur les interventions militaires[modifier | modifier le code]

Le PRCF marque son engagement dans les mobilisations contre les interventions militaire en Yougoslavie[63].

Le PRCF revendique sont engagement pour la paix, et s'opposent aux guerres et interventions qu'il qualifie impérialistes. Par exemple, il marque son engagement dans les mobilisations contre les guerres en Irak, en Libye8, au Mali9, en Syrie10, ou en Ukraine, pour la solidarité internationaliste et antifasciste (notamment au côté de Cuba et du Venezuela), contre la criminalisation des communistes (notamment dans les pays de l'Est).

Organisation[modifier | modifier le code]

L'organe de direction du PRCF est la conférence nationale, réunie tous les trois ans et composée de délégués élus par les associations départementales. À sa tête se trouve un comité central composé de membres, élus par la conférence nationale, qui contient en son sein une commission et un secrétariat exécutif. Il s'agit là d'un fonctionnement proche du fonctionnement du PCF avant le XXVIIIe Congrès (comité central et bureau politique).

Le président du PRCF est Léon Landini ; son vice président est Pierre Pranchère. Le président du CPN est Jean-Pierre Hemmen ; le secrétaire national, directeur politique d'Initiative Communiste, est Georges Gastaud. Georges Hage, ancien député du Nord et ancien doyen de l'Assemblée nationale, en a été le président d'honneur jusqu'à son décès en 2015.

Le mouvement de jeunesse du PRCF est les Jeunes pour la renaissance communiste en France (JRCF).

Jusqu'en 2014, le siège du pôle est situé au 23, rue du Haut de la Noue à Villeneuve-la-Garenne. Il est transféré ensuite au 8, rue du Clos La Paume à Bagneux (Hauts-de-Seine).

Médias[modifier | modifier le code]

Le PRCF édite un journal mensuel, Initiative communiste, principalement diffusé par abonnement ainsi que par la vente militante. Le journal, d'abord appelé Intervention communiste (journal qui restera celui des majoritaires CC puis URCF et PCRF), prend le nom d'initiative communiste à partir de 1999 lors de la scission de la Coordination communiste du Parti communiste français (PCF) entre la CC et la CMC-PCF.

Le PRCF édite également la revue théorique et culturelle marxiste-léniniste ÉtincelleS paraissant trois fois par an et diffusée par abonnement.

Le journal anime le site internet www.initiative-communiste.fr[64].

Des militants du mouvement animent également l'émission hebdomadaire Convergence sur Radio Galère (FM 88,4 MHz à Marseille le lundi de 20 h à 21 h)[65].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent de Boissieu, « Pôle de renaissance communiste en France (PRCF) », France Politique,‎ (lire en ligne)
  2. « Résistance: l'appel de Thorens-Glières lancé », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  3. Kévin Boucaud-Victoire, La guerre des gauches, Editions du Cerf, (ISBN 9782204114066, lire en ligne)
  4. Philippe Buton, « L'iconographie révolutionnaire en mutation », Cultures & Conflits,‎ , p. 31-44 (lire en ligne)
  5. a et b (en) Gino Raymond, « Twentieth Century Communism – Issue 11 PCF and Front de Gauche : exploiting a communist nostalgia in France? », Twentieth Century Communism,‎ , p. 124 (lire en ligne)
  6. (en) « European Communist Initiative », sur initiative-cwpe.org
  7. a b et c Pascal Virot, « PCF, le baroud des orthodoxes. Le dernier carré des purs et durs jouera sa propre carte au congrès. », Libération,‎ (lire en ligne) : « Avec Georges Gastaud, professeur de philosophie, les orthodoxes ont monté une «université populaire», l'université Politzer, du nom du philosophe communiste fusillé en mai 1942 par les nazis ».
  8. a et b Pascal Virot, « 150 ans après la publication du «Manifeste» de Marx et Engels. Questions d'actualité sur le marxisme. », Libération,‎ (lire en ligne)
  9. « Un meeting pour l'anniversaire d'Octobre 17 », L'Humanité,‎
  10. Pascal Virot, « Philippe Herzog: pourquoi je quitte le Parti.L'économiste explique son départ: le PCF reste «handicapé par sa forme d'organisation et sa culture». », Libération,‎ (lire en ligne)
  11. Gino Raymond, « PCF and Front de Gauche : exploiting a communist nostalgia in France », Twientieth Century Communism,‎ (lire en ligne)
  12. « Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF) — France Politique », sur www.france-politique.fr (consulté le 21 mai 2018)
  13. « La préparation du 28 Congrès du PCF Des militants communistes protestent contre l'abandon du centralisme démocratique », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  14. « Des communistes jugent la mutation du PCF «réformiste» », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  15. « Un « contre-texte » au congrès », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  16. « Les lambertistes courtisent les communistes et les cégétistes ultraorthodoxes », sur Le Monde,
  17. « Les durs du PCF chasse le mutant », Libération,‎ (lire en ligne)
  18. Christophe Forcari, « Les «orthodoxes» du PCF mobilisent contre les «mutants». Ils tenaient hier leurs premiers états généraux à Saint-Denis. », Libération,‎ (lire en ligne)
  19. a et b « Chronologie du PCF »
  20. Pascal Virot, « Une deuxième aile pour Hue. Après les refondateurs, les orthodoxes du PCF se fédèrent. », Libération,‎
  21. « PCF une initiative de Georges Hage », sur l'Humanité
  22. Christophe Forcari, « Retour de bastions chez les communistes. L'opposition à Hue est requinquée. », Libération,‎ (lire en ligne)
  23. Pascal Virot, « L'union molle des cocos durs. Les « orthodoxes » du PCF se rapprochent pour réclamer le report du congrès », Libération,‎ (lire en ligne).
  24. a et b Dominique Andolfatto, « Le PCF de Robert Hue », Communisme,‎ , p. 227
  25. a et b « Chronologie PCF »
  26. Didier Hassoux, « Hue et les sept nains », Libération,‎ (lire en ligne)
  27. « PCF, dedans-dehors ? », Regards,‎ (lire en ligne)
  28. Caroline Monnot, « L'opposition "orthodoxe" à Robert Hue tente de se fédérer en association », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  29. Dominique Andolfatto, « L'année terrible ». Chronologie du PCF 2002-2003 : de la campagne présidentielle au XXXIIe congrès, in La fin du PCF : vers un néo-communisme ?, revue Communisme, L'Âge d'homme, No 72-73, 2002-2003, p. 29-49, p. 29 : « 27 janvier [2002]. Création, à l'initiative de la Coordination des militants communistes (CMC-Pas-de-Calais, animée notamment par Georges Gastaud) et de la Coordination nationale unitaire des communistes (CNUC, animée par Georges Hage) de la Fédération nationale des associations pour la renaissance communiste (FNARC) pour fédérer les courants communistes « orthodoxes » ».
  30. (en) D Reid, « The Question of Henri Alleg », The International History Review,‎
  31. a et b Eric Aeschimann, « PCF : le Pas-de-Calais au pas de charge », Libération,‎ (lire en ligne)
  32. « Pour un congrès extraordinaire de sortie de la mutation réformiste », sur L'Humanité,
  33. « Chronologie PCF », sur france politique
  34. « PARTI COMMUNISTE : des militants communistes orthodoxes ont décidé de créer un « pôle de renaissance communiste » », sur Le Monde,
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  38. « PCF and Front de Gauche: exploiting a communist nostalgia in France? », Twentieth Century Communism,‎ (lire en ligne)
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  45. Christophe Bourseiller, Extrémismes. Enquête sur une grande peur contemporaine, CNRS, (ISBN 9782271073624, lire en ligne)
  46. « Les communistes orthodoxes bouderont le 13 juin », Libération,‎ (lire en ligne).
  47. « Disparition de Georges Hage figure emblématique du PCF du Nord », sur L'Humanité
  48. « Les élections cantonales en direct »
  49. « En détail : les 10 partis de gauche en lice »
  50. « Passy Nardi dévoile sa liste »
  51. « A lens les communistes du PCF et du PRCF feront liste commune », sur La Voix du Nord
  52. a et b « Boycottons l'élection européenne ! », Marianne,‎ (lire en ligne)
  53. Les eurosceptiques font campagne, Le Parisien > Val-d'Oise, 22 mai 2014 : « Ce n'est ni plus ni moins qu'un appel au boycott des élections européennes parlementaires de dimanche. Mardi soir, le comité départemental de résistance républicaine à l'Union européenne (CDR-RUE 95) a tenu un meeting à Cergy qui n'a pas suscité l'engouement espéré par les militants. [...] Mais qui sont ces eurosceptiques ? Dans le Val-d'Oise, le comité en faveur du boycott travaille principalement avec le PRCF (pôle de renaissance communiste en France) et le MPEP. »
  54. « Elections européennes 2019 : motion du Comité Central du Pôle de Renaissance Communiste en France (P.R.C.F.) - INITIATIVE COMMUNISTE », INITIATIVE COMMUNISTE,‎ (lire en ligne)
  55. « Chronologie du PCF », sur France Politique
  56. Nicolas Bué et Nathalie Ethuin, « Le Parti communiste, un parti " comme les autres " ? Retour sur quelques analyses de la désouvriérisation du PCF », Espace Marx,‎ , p 34 (lire en ligne)
  57. « Leur trouille : la convergence des luttes ! - Front Syndical de Classe ... - INITIATIVE COMMUNISTE », INITIATIVE COMMUNISTE,‎ (lire en ligne).
  58. http://www.m-pep.org/-Les-campagnes-du-CNR-RUE-
  59. http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/un-appel-du-cnr-rue-combattre-lunion-europeenne/
  60. « Une pétition en faveur de la sortie de l’UE et de l’euro », La Montagne,‎ (lire en ligne)
  61. « Vidéo Georges GASTAUD : sur le soutien critique du PRCF à la candidature Mélenchon - INITIATIVE COMMUNISTE », INITIATIVE COMMUNISTE,‎ (lire en ligne)
  62. « Djordje Kuzmanovic, le candidat « patriote » de la France Insoumise », https://www.streetpress.com,‎ (lire en ligne)
  63. « Nos lecteurs réagissent à l'intervention de l'Otan en Serbie. L'hégémonie américaine au coeur de l'Europe », sur Libération
  64. « initiative communiste »
  65. Radio Galère

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Site d'Initiative communiste