Annezin

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Annezin
Annezin
La mairie.
Blason de Annezin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arrondissement de Béthune
Canton Béthune
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane
Maire
Mandat
Daniel Delomez
2014-2020
Code postal 62232
Code commune 62035
Démographie
Gentilé Annezinois
Population
municipale
5 887 hab. (2015 en augmentation de 3,59 % par rapport à 2010)
Densité 965 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 32′ 03″ nord, 2° 37′ 08″ est
Altitude Min. 18 m
Max. 53 m
Superficie 6,1 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-annezin.fr/

Annezin est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée, depuis Béthune.

Annezin est située dans le Pas-de-Calais, juste à côté de Béthune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Annezin
Hinges Locon

Essars

Vendin-lès-Béthune Annezin Béthune
Chocques

Labeuvrière

Fouquereuil

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'un nom de personne germanique Hanezin[1].
Anesin (1104), Annezin (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le moulin d'Annezin, sur la Lawe, est cité dès l'an 1095. Un château[Quoi ?] existait dès le XIIe siècle, il fut reconstruit en 1555 par Charles II de Houchin (alors seigneur du lieu), puis fut très endommagé au début du XVIIIe siècle lors de la conquête française de la région. Le château est restauré dans les années 1770 mais reste inoccupé au moment de la Révolution. Les cartes de Cassini du XVIIIe indiquent le « château de Longatte », les Houchin étant seigneurs de Longatte (ou Longastre).

La découverte du charbon entre 1850 et 1851, après des sondages entrepris par la Compagnie des mines de Béthune, puis l'ouverture de la première fosse en 1857 et son exploitation par la Compagnie des mines de Vendin a marqué la commune. La population augmente considérablement dès la deuxième moitié du XIXe siècle. L'urbanisme a évolué en conséquence avec la construction de corons, de la mairie, d'écoles, et la reconstruction de l'église Saint-Martin en 1872. En 1873, la compagnie ouvre une nouvelle fosse à Annezin. Elle ne commença à produire qu’en 1877 à cause de nouvelles difficultés liées au terrain rencontré[2]. La commune a l'avantage d'avoir un accès direct au canal d'Aire à La Bassée et autrefois les chemins de fer miniers traversaient le territoire du nord au sud depuis Fouquereuil jusqu'à l'ancien port fluvial.

Vers 1904 le château qui se situait au niveau de l'actuel club hippique de Béthune (près de la rue du Général-Leclerc) et qui abritait les bureaux de la compagnie des mines avant 1900, est démoli. L'exploitation de la fosse communale cesse en 1900 mais l'activité minière des villes voisines contribue à l'essor démographique jusqu'aux années 1950.

Lors de la Seconde Guerre mondiale la ville est occupée par les Allemands jusqu'à sa libération le 4 septembre 1944 par un détachement anglais de la Royal Artillery.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1986 de la neuvième circonscription du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie de 1793 à 1973 du canton de Béthune, année où celui-ci est scindé et la commune rattachée au canton de Béthune-Nord[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la comme est désormais intégrée dans un nouveau canton de Béthune.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la Communauté d'agglomération de l'Artois, créée fin 2001.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[4], cette intercommunalité fusionne avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane, dont est désormais membre la commune.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Suite à la démission de 12 conseillers municipaux en avril 2018, sur fonds de désaccords entre le maire élu depuis 2008, Daniel Delome – qui avait menacé de démissionner après l'élection présentielle de 2017, largement reportée au 1er tour par Marine Le Pen dans la commune[5],[6] – et une partie du conseil municipal[7],[8] , une élection municipale partielle intégrale a lieu le dimanche 17 juin 2018 pour élire les 29 membres du conseil municipal ainsi que les 2 membres de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.

Ces élections voient la victoire de la liste DVG menée par le maire sortant[9] (1114 voix, 58,45 %, 23 conseillers municipaux et 2 conseillers communautaires élus, contre 792 voix, 41,55 %, 6 conseillers municipaux élus pour la liste DVD de Marie-France Deleflie[10], ancienne maire de la commune)[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1892 1928 Louis Hermant    
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1969 Arsène Crammer SFIO Cheminot
1969 mars 1971 Arthur Capelle    
mars 1971 mars 1989 Armand Druon PS Agent EDF
mars 1989 mars 2008 Marie-France Deleflie DVD Directrice d'école
Conseillère générale du canton de Béthune-Nord (1995 → 2008)
mars 2008 en cours
(au 22 juin 2018)
Daniel Delomez PS[5] Professeur d’histoire-géographie retraité
Réélu à l'issue de l'élection municipale partielle de 2018[12],[13]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2015, la commune comptait 5 887 habitants[Note 1], en augmentation de 3,59 % par rapport à 2010 (Pas-de-Calais : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
475390508517576599583610647
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6861 0081 0661 0851 3601 2301 3511 6121 715
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5972 0212 6243 4533 7694 0204 3464 6835 230
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5 5455 3995 4625 8575 8595 5515 4905 4815 830
2015 - - - - - - - -
5 887--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,9 % d'hommes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 22,6 %, plus de 60 ans = 17,2 %) ;
  • 52,1 % de femmes (0 à 14 ans = 17,9 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 23,1 %).
Pyramide des âges à Annezin en 2007 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
0,6 
4,5 
75 à 89 ans
8,0 
12,6 
60 à 74 ans
14,5 
22,6 
45 à 59 ans
22,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,1 
19,7 
15 à 29 ans
18,0 
19,4 
0 à 14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Économie[modifier | modifier le code]

La mine et l'agriculture ont longtemps été les principales activités économiques de la commune (voir plus haut). Une briqueterie y fut aussi active.

Aujourd'hui Annezin abrite une zone industrielle le long de la RD 943 reliant Béthune à Lillers. Bosal, fabricant de pots catalytiques pour l'industrie automobile, fut pendant les dernières décennies le plus gros site industriel d'Annezin (386 salariés en juillet 2009) jusqu'à sa liquidation judiciaire en juillet 2009. L'activité de distribution a été conservée. Les entreprises sur la commune sont nombreuses et actives dans des secteurs variés : mécanique, chaudronnerie, transformation plastique, agro-alimentaire, logistique et distribution (BTP et matériaux de construction, automobile, cuisines et salles de bains, parfumerie, matériel électrique, peintures, distribution postale, distribution de gaz...).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin, construite en 1872, de style néo-gothique.
  • L'ancien moulin d'Annezin, au bout de la rue du Général-Leclerc, est en réalité sur le territoire de Béthune.
  • Le marais d'Annezin, espace vert le long de la Lawe, où se déroule chaque année un spectacle Son et Lumière.
  • Le monument aux morts.
  • La maison du mineur, véritable maison de coron, réaménagée comme au temps des mines, rue Du Guesclin.
  • Le musée de poche, prés de la mairie, musée de la vie annezinoise.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le capitaine Alfred Coussette, héros de la résistance annezinoise lors de la Seconde Guerre mondiale. Il est fusillé par les Allemands dans les fossés de la citadelle d'Arras, le 18 juin 1944.
  • Paul et François Vasseur, résistants annezinois.
  • Robert Crammer, résistant annezinois[19].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Annezin

Les armes d'Annezin se blasonnent ainsi :

Écartelé : au 1) et au 4) de gueules à la fasce d'argent accompagnée en chef de trois besants d'or et en pointe d'un lion léopardé du même, au 2) et 3) de gueules à la bande ondée d'argent chargée de trois étoiles de six rais de sable et accompagnée de deux étoiles de six rais aussi d'argent[20].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre.
  2. P. Honoré, Raconte-moi Annezin, consulté en 2001.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  5. a et b Jeanne Blanquart, AFP, « Annezin : face au score du FN, le maire traite ses administrés de “connards” et veut démissionner : « Je ne veux pas consacrer ma vie à des connards » : le maire d'Annezin dans le Pas-de-Calais a insulté ses administrés qui ont majoritairement voté pour Marine Le Pen dimanche et compte démissionner », France 3 Hauts-de-France,‎ (lire en ligne).
  6. Haydée Sabéran, « Electeurs « connards » : le maire d'Annezin reste en place : L'édile de cette commune du Pas-de-Calais avait piqué une colère dimanche au vu des 38% réalisés par Marine Le Pen dans sa ville, affirmant qu'il songeait à démissionner. Finalement il n'en fera rien », Libération,‎ (lire en ligne) « Daniel Delomez a été réélu avec 68 % des voix en 2014. Ce socialiste, fils de socialiste, ancien secrétaire de la section d’Annezin, a été encarté deux ans au Parti communiste, « en 1988, quand Mitterrand a choisi Bernard Tapie comme ministre. J’étais jeune, j’avais encore des illusions ». À Annezin, quand on lui demande de quoi il est fier, il évoque son relais d’assistantes maternelles, qui accueille 20 à 30 enfants, un restaurant scolaire qui sort de terre, une vieille ferme réhabilitée pour en faire les ateliers techniques municipaux. ».
  7. Frédéric Guillout, « Annezin : la soirée où le conseil municipal a implosé », L'Avenir de l'Artois,‎ (lire en ligne).
  8. David Cierniak, « Pas de centre de loisirs et plus de conseil municipal : La majorité du conseil municipal a littéralement explosé, lundi soir. La délibération présentant l’organisation du centre de loisirs de printemps a été rejetée par 14 voix sur 25. Derrière, 12 démissions ont été présentées au maire. On va revoter avant la fin de l’année à Annezin », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  9. Isabelle Mastin, « Pour les municipales, un nouveau groupe autour du maire sortant : La démission récente et à grand fracas de 14 élus, dont 5 adjoints, a fait exploser la mairie. Conséquence : les près de 6 000 habitants vont devoir élire un nouveau maire les 17 et 24 juin. Daniel Delomez, sortant, repart en tête de liste, avec pas mal de nouvelles têtes », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  10. Isabelle Mastin, « Marie-France Deleflie « relève le gant » pour les municipales : L’explosion de la majorité en place oblige à des élections municipales avant terme. Ce sera pour les 17 et 24 juin. Après le sortant Daniel Delomez, c’est l’ancienne maire Marie-France Deleflie qui a déposé sa liste mardi après-midi à la sous-préfecture », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  11. « Annezin: Daniel Delomez reste maire : Pas de deuxième tour pour ces municipales partielles », L'Avenir de l'Artois, édition de Béthune,‎ (Pas de deuxième tour pour ces municipales partielles).
  12. Réélu après les élections de 2014 : J.-P. Rivière (CLP), « Annezin : Daniel Delomez, réélu, déclare «Je serai un guide, un père… pas un père Noël mais imper… turbable» », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  13. Réélu après les municipales partielles de 2018 : « Élection du maire et des adjoints », sur http://www.mairie-annezin.fr, (consulté le 29 juin 2018).
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. « Évolution et structure de la population à Annezin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010).
  18. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010).
  19. « Les plaques des fusillés annezinois en piteux état à la citadelle d'Arras », Nord Éclair, (consulté le 12 novembre 2012).
  20. Banque du Blason.