Érin

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Érin
L'église Sainte-Marie-Madeleine.
L'église Sainte-Marie-Madeleine.
Blason de Érin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Saint-Pol-sur-Ternoise
Intercommunalité Communauté de communes du Ternois
Maire
Mandat
Cédric Leclercq
2014-2020
Code postal 62134
Code commune 62303
Démographie
Population
municipale
207 hab. (2014)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 26′ 23″ nord, 2° 12′ 38″ est
Altitude Min. 46 m
Max. 123 m
Superficie 6,36 km2
Localisation

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Érin est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Érin
Tilly-Capelle Teneur
Érin
Humerœuille Fleury

Bermicourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

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  • Hirinz (1123), Erin (1137), Ering (1175), Ezin (1801). Herin en flamand[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre mondiale, le quartier général du tank corps de l'armée anglaise, placé sous les ordres du lieutenant-colonel Helles et des capitaines, Martel et Hotblack, s'installe en octobre 2016 au château de Bermicourt[2]. Cet état-major décide d'implanter à Érin les ateliers de tanks de l'armée britannique. Le site prévu pour accueillir 1 200 soldats et 25 officiers, demeurera en service jusqu'en 1921. À partir d’août 1917, des ouvriers chinois arrivent dans le Ternois pour travailler dans les ateliers[3].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, deux rampes de lancement de V1 ont été construites par l'amée nazie l'une sur la route Bernicourt - Érin, l'autre entre Érin et Fleury[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Érin dans son ancien canton et dans l'arrondissement d'Arras.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la sixième circonscription du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Heuchin[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Saint-Pol-sur-Ternoise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la petite communauté de communes du pays d'Heuchin créée fin 1993.

Dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales françaises, par la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010[6] (dite loi RCT) destinée à permettre notamment l'intégration de la totalité des communes dans un EPCI à fiscalité propre, la suppression des enclaves et discontinuités territoriales et les modalités de rationalisation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale et des syndicats mixtes existants, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine, la communauté de communes du Pays d'Heuchin, formant le la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois.

Un nouveau mouvement de regroupement intercommunal intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[7]. À l'initiative des intercommunalités concernées[8], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le 26 février 2016 le principe de la fusion de :
- la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et 5 217 habitants[9] ;
- la communauté de communes de la Région de Frévent, regroupant 12 communes et 6 567 habitants ;
- de la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois, regroupant 58 communes et 19 585 habitants
- de la communauté de communes du Pernois, regroupant 18 communes et 7 114 habitants. Le Schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [10],[11].

La communauté de communes du Ternois, qui résulte de cette fusion et dont la commune fait désormais partie, est créée par un arrêté préfectoral qui a pris effet le [12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2014[13] Charles du Hays Divers droite  
2014[14],[15] en cours
(au 11 janvier 2015)
Cédric Leclercq   Coiffeur

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 207 habitants, en augmentation de 6,15 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
386 286 338 360 383 397 411 417 413
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
420 425 430 388 395 382 374 358 386
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
359 347 322 344 322 297 268 235 243
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
242 231 207 187 157 152 179 199 207
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 25 %, 15 à 29 ans = 13,6 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 22,8 %) ;
  • 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 14,3 %, 30 à 44 ans = 24,2 %, 45 à 59 ans = 15,4 %, plus de 60 ans = 28,6 %).
Pyramide des âges à Érin en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
1,1 
11,4 
75 à 89 ans
12,1 
11,4 
60 à 74 ans
15,4 
20,5 
45 à 59 ans
15,4 
18,2 
30 à 44 ans
24,2 
13,6 
15 à 29 ans
14,3 
25,0 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Érin.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :
écartelé : au 1) et au 4) d’argent aux trois fasces de gueules, au 2) et 3) d’argent aux trois doloires de gueules rangées en bande ; sur le tout d’or au créquier arraché de gueules.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://proussel.voila.net/pages/noms_flamands.htm
  2. Alexis Degroote, « Ternois : le «tank corps» britannique avait pris ses quartiers à Bermicourt », Pas-de-Calais, La Grande Guerre, (consulté le 4 avril 2017).
  3. Alexis Degroote, « Il y a 100 ans, les chars britanniques arrivaient dans le Ternois : Jeune Ternésien passionné d’histoire, Antoine Berthe prépare avec son association, le Groupe de recherches historiques des ateliers des tanks d’Érin, une exposition sur l’arrivée des chars britanniques dans le Ternois. Une histoire passionnante… », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  4. Laurent Bailleul, « Mise à jour du livre « Les sites V1 en Flandres et en Artois » », sur Les sites V1 du Nord de la France (consulté le 4 avril 2017).
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance, et notamment son article 35.
  7. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  8. « Vertes collines du Saint-Polois: la fusion avec ses voisines est déjà sur de bons rails : C’est l’actualité du moment : dans la plupart des communautés de communes, les élus s’arrachent les cheveux pour se mettre dans les clous de la loi NOTRe (elle les oblige à fusionner pour créer des intercommunalités de plus de 15 000 habitants). Mais dans le Ternois, les Vertes collines du Saint-Polois et ses trois voisins (Pernois, Auxilois, Région de Frévent) font office de très bon élève et en sont déjà à discuter des modalités de l’« après-fusion », La Voix du nord,‎ (lire en ligne).
  9. Le populations mentionnées dans les actes concernant les intercommunalités sont des populations totales, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire regroupant la population municipale, c'est-à-dire les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune à laquelle s'ajoute la population comptée à part, qui regroupe principalement les personnes vivant dans certaines collectivités (internats, casernes, hôpitaux, couvents, prisons…).
    Dans les tableaux de population mentionnés dans les articles de wikipédia ne sont habituellement mentionnés que les populations municipales, ce qui explique l'écart entre les chiffres mentionnés dans le SDCI et ceux des tableaux démographiques
  10. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2017 portant schéma départemental de coopération intercommunale du Pas-de-Calais » [PDF], SDCI, Préfecture du Pas-de-Calais (consulté le 23 mars 2017)
  11. « Dix-neuf atouts pour la carte intercommunale », L'actualité de L'Institution, Conseil départemental du Pas-de-Calais, (consulté le 23 mars 2017).
  12. « Arrêté interpréfectoral du 30 août 2016 portant création d'une communauté de communes issue de la fusion des communautés de communes de l'Auxilois, de la région de Frévent, du Pernois et des Vertes Collines du Saint-Polois », Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Somme, no 2016-069,‎ , p. 37-39 (lire en ligne).
  13. Aline Chartrel, « Bilan du maire à Érin : l’école ferme, « on hésite à y installer la mairie » : C’est son quatrième mandat à la tête de la commune, vingt-quatre ans que Charles du Hays tient les rênes du village. Son mot d’ordre : la continuité. Pour celui selon qui « tout est une affaire d’équipe », la question des municipales n’a cependant pas encore été soulevée. Elle le sera, promet-il, « au moment opportun ». », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  14. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 11 janvier 2015)
  15. Aline Chartrel, « Érin – « Nous voulons transférer la mairie dans l’ancienne école » : Charles du Hays ayant pris sa retraite, son ancien premier adjoint lui a succédé. Outre la création d’une gazette communale (« Le Petit Érinois ») ou son envie de redynamiser la commune, Cédric Leclercq entend s’atteler à un gros morceau : le transfert de la mairie dans l’ancienne école. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. « Évolution et structure de la population à Érin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)