Météo-France

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Météo-France
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Création
Affiliation Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer
Juridiction Établissement public administratif
Siège 73 avenue de Paris 94160 Saint-Mandé,

42 avenue Gaspard Coriolis 31100 Toulouse.

Employés 3 158
Activité(s) Météorologie
Direction Jean-Marc Lacave (PDG)
Site web www.meteofrance.com

Météo-France est l'organisme officiel français de météorologie, un établissement public administratif, chargé de la prévision et de l'étude des phénomènes météorologiques. Il est également chargé de l'émission des vigilances météorologiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Auparavant, le service national français de météorologie a existé sous plusieurs noms[1] :

  • Le service météorologique de l’Observatoire de Paris, mis en place par Urbain Le Verrier en 1854, après la catastrophe navale française du 14 novembre 1854 en Mer Noire, due à une tempête qui coule 41 navires ;
  • Le Bureau central de météorologie (décret du 14 mai 1878 - 1921) ;
  • L'Office national météorologique (mars 1921-1945) ;
  • La Direction de la Météorologie nationale (1945-1993).

Finalement, Météo-France est créé par le décret n° 93-861 du 18 juin 1993[2], est placé sous la tutelle du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM), par transformation des statuts de ce qui était, depuis 1976, la direction de la météorologie nationale (DMN) au sein du ministère des Transports[3].

Quelques jalons historiques[modifier | modifier le code]

Le 15 juillet 1922, l'Organisation nationale de météorologie française diffuse la première émission de radio d'un bulletin météorologique depuis un émetteur placé sur la tour Eiffel. Dès lors, trois bulletins par jour sont émis[4].

Le 17 décembre 1946, Paul Douchy, prévisionniste de la Météorologie nationale, présente le premier bulletin météo à la télévision française. Ce bulletin hebdomadaire devient quotidien à partir de février 1958[5].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Ancien siège de Météo-France, quai Branly à Paris (2011).

Son budget de 349,01 millions d'euros (2010)[6] est alimenté par l'État français (52,81 %), les redevances aéronautiques (23,85 %), les recettes commerciales (11,46 %), Eumetsat (7,8 %), et par d'autres recettes (4,1 %).

Son siège est situé à Saint-Mandé depuis novembre 2011, une grande partie de ses services (1 200 salariés, sur un effectif total de 3 100) sont installés à Toulouse depuis 1982. En plus de ses opérations en France métropolitaine, l'établissement fournit des mesures, prévisions et bulletins de vigilance pour les départements et collectivités d'outre-mer. Il contrôle ainsi cinq directions outre-mer, basées en Martinique (assurant la gestion et la coordination pour la Guadeloupe, les îles du nord Saint-Martin, et St-Barthélemy et la Guyane), en Nouvelle-Calédonie, Polynésie française , à la Réunion et à Saint Pierre et Miquelon.

Météo-France est actuellement engagé dans un effort de maîtrise des dépenses : diminution de la dotation de l'État, baisse des effectifs, fermeture de centres locaux [7].

Météo-France est signataire du Pacte PME.

Le nom officiel de l'établissement contient un trait d'union et des accents dans ses statuts, même si les accents sont supprimés de la plupart des documents publiés par Météo-France (ainsi que de son site internet officiel et de son logo), qui a enregistré les marques commerciales Meteo-France™ et Meteo France™ (ainsi que les mêmes noms entièrement en majuscules), afin de faciliter le référencement de ses publications sous un nom unique (le plus souvent écrit sans trait d'union simplement METEO FRANCE).

Direction[modifier | modifier le code]

Météo-France est dirigé par Jean-Marc Lacave depuis le 1er janvier 2014[8]. Le directeur général adjoint est Olivier Gupta. Parmi les anciens directeurs, on peut citer :

  • Jean Labrousse[9], de 1982 à 1986.
  • André Lebeau, de 1986 à 1994. C'est la période du changement de statut : André Lebeau a donc été successivement directeur de la Météorologie Nationale, puis de Météo-France.
  • Jean-Pierre Beysson de novembre 1993 à novembre 2005.
  • Pierre-Étienne Bisch, de novembre 2005 à mars 2009.
  • François Jacq de mars 2009 à décembre 2013.

Formation[modifier | modifier le code]

Le personnel ingénieur des travaux de la météorologie et technicien de Météo-France est formé à l'École nationale de la météorologie (ENM), école interne à Météo-France.

Responsabilités et coopérations internationales[modifier | modifier le code]

Au niveau international, Météo-France est membre de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), institution spécialisée de l’ONU. Météo-France représente aussi la France auprès :

Météo-France assume des responsabilités opérationnelles dans le cadre d'institutions internationales :

  • Surveillance des nuages de cendre volcanique, et production de messages d'avertissement à l'aéronautique, sur une grande partie de l'Europe de l'ouest, et l'Afrique, en tant que VAAC désigné par l'OACI.
  • Production des bulletins de prévision météorologiques pour le Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM), sur les zones MetArea II et III.
  • Suivi de dispersion atmosphérique de polluants, en tant que Centre Météorologique Régional Spécialisé pour l'Agence Internationale à l'Energie Atomique (AIEA)

Certaines divisions en outre-mer ont des responsabilités importantes au niveau international :

Prévision numérique du temps[modifier | modifier le code]

Pour ses besoins en prévision numérique, Météo-France développe et utilise deux modèles numériques de prévision du temps, telles deux boîtes imbriquées les unes dans les autres :

  • Le modèle Arpège (acronyme ARPÈGE : Action de Recherche Petite Échelle Grande Échelle) simule l'état de l'atmosphère sur toute la planète jusqu'à une échéance de 4 jours, avec une résolution plus fine sur la France (environ 12 km en 2014) que sur le reste de la Terre[10] ;
  • Le modèle Arome (acronyme AROME : Application de la Recherche à l'Opérationnel à Méso-Échelle) simule depuis fin 2008 l'état de l'atmosphère sur la France avec une maille qui est maintenant de 1,3 km (100 fois plus précise en surface que le modèle Arpège). Il a remplacé le modèle Aladin de 8 kilomètre de résolution[10].

Dans tous ces modèles, les prévisions sont réajustées toutes les 6 heures à partir des observations des stations météorologiques, navires, bouées, avions, radar, satellites. Les résultats sont affichés pour le météorologue d'exploitation de Météo-France sur la station de travail SYNERGIE

Par ailleurs, Météo-France participe également au même titre que tous les États membres au développement du modèle global de prévision du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, basé à Reading en Grande-Bretagne, qui simule l'état de l'atmosphère jusqu'à 10 jours d'échéance. La résolution de ce modèle est comparable à celle du modèle Arpège.

Pour réaliser leurs bulletins, les prévisionnistes expertisent les sorties de ces différents modèles de prévision, ainsi que les résultats des modèles des services météorologiques étrangers.

Depuis le 14 janvier 2014, ces modèles s’exécutent sur deux supercalculateur BULL B710 DLC, chacun d'environ 1000 nœuds bi-processeur Intel Xeon à 12 cœurs, d'une puissance totale d’approximativement 1 pétaflop [11]. Ces calculateurs succèdent à un NEC SX9 utilisé depuis 2008.

La mémoire du climat[modifier | modifier le code]

La climatologie est la branche de la météorologie consacrée à l'étude des climats.

Pour connaître le futur, il faut comprendre le passé. La mémoire du climat impose la collecte des observations et des conditions de mesures, les "métadonnées", qui sont conservées au même titre que les données elles-mêmes. Ces observations sont nécessaires pour produire des modèles climatiques numériques et anticiper les changements du climat. Météo-France met en place les moyens de stockage et d'accès à ces données. Elles sont exploitées quotidiennement pour des productions en temps quasi-réel mais sont aussi la base d'études très pointues.

Préciser la connaissance du climat est un impératif pour la recherche. La communauté scientifique a entrepris un effort de recherche et de sauvetage de documents contenant des données anciennes, "Data Rescue" (selon la terminologie des programmes internationaux qui encouragent cet effort).

Dans le cadre de la mission de « mémoire du climat » confié à Météo-France, une action majeure mobilise Météo-France et les Archives nationales[12]. La signature en janvier 2012 du partenariat scientifique entre les deux institutions et le soutien de la Fondation BNP Paribas, a permis de mener une opération de grande ampleur. Un travail d'inventaires scientifiques et archivistiques est effectué sur les relevés climatologiques de la période 1850-1970 conservés par les Archives nationales, à Fontainebleau. Les carnets d'observations, les comptes rendus quotidiens (CRQ), les relevés des départements, des postes bénévoles, des écoles normales, des hôpitaux militaires d'outre-mer sont autant de sources précieuses d'informations pour la connaissance du climat passé de la France et de ses anciennes colonies.

Identités visuelles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notre histoire », Tout savoir sur la météo, le climat et Météo-France, Météo-France,‎ (consulté le 16 janvier 2016).
  2. décret n° 93-861 du 18 juin 1993
  3. « Les archives historiques de la DGAC » [PDF] (consulté le 16 janvier 2016).
  4. La Météorologie, Société météorologique de France, , p. 186.
  5. La Météorologie, Société météorologique de France, , p. 64.
  6. Chiffres clés (sur le site de Météo-France)
  7. Projet de loi de finances pour 2015 - note de présentation du programme 170 « Météorologie »
  8. « Décret du 19 décembre 2013 paru au JORF n°0297 »,‎ (consulté le 16 janvier 2016).
  9. « Jean Labrousse », Biographie, sur Club des argonautes (consulté le 16 janvier 2016).
  10. a et b « Les modèles de prévision de Météo-France », Comprendre la météo, Météo-France (consulté le 2 mai 2016).
  11. « Les supercalculateurs de Météo-France », Comprendre la météo, Météo-France (consulté le 2 mai 2016).
  12. Partenariat Météo-France - Archives nationales [1] et [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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