Slack (fleuve)

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La Slack
Illustration
L'embouchure de la Slack à Ambleteuse.
Carte.
Bassin versant de la Slack en orange au nord-ouest de l'ancienne région Nord-Pas-de-Calais
la Slack sur OpenStreetMap.
Caractéristiques
Longueur 22 km [1]
Bassin 156 km2 [1]
Bassin collecteur la Slack
Débit moyen 0,637 m3/s (Rinxent) [2]
Nombre de Strahler 5
Organisme gestionnaire EPTB SYMSAGEB[3]
Régime pluvial océanique
Cours
Source au sud-est du mont Binôt (126 m)
· Localisation Hermelinghen
· Altitude 105 m
· Coordonnées 50° 47′ 50″ N, 1° 50′ 59″ E
Embouchure la Manche
· Localisation entre Ambleteuse et Wimereux
· Altitude m
· Coordonnées 50° 48′ 08″ N, 1° 35′ 40″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Paon
· Rive droite Crembreux, Fausse Rivière
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Pas-de-Calais
Arrondissements Calais, Boulogne-sur-Mer
Cantons Calais-2, Boulogne-sur-Mer-1, Desvres
Régions traversées Nord-Pas-de-Calais
Principales localités Marquise

Sources : SANDRE:« E5100570 », Géoportail, Banque Hydro, OpenStreetMap

La Slack est un petit fleuve côtier français qui coule dans le département du Pas-de-Calais, dans la région Hauts-de-France et se jette dans la Manche, en y contribuant à alimenter le fleuve marin côtier qui longe les estuaires picards jusqu'au site des deux caps.

Son estuaire fait partie du projet de Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale (préparé depuis 2008, soumis à enquête publique en 2011 et créé en ).

Géographie[modifier | modifier le code]

La longueur de son cours d'eau est de 21,8 km[1].

Elle prend sa source à Hermelinghen au sud-est du mont Binôt (126 m), à 105 mètres d'altitude[4]

La Slack passe à Réty, Rinxent, Marquise, Beuvrequen, Slack[5]et se jette dans la Manche près d'Ambleteuse.

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Dans le seul département du Pas-de-Calais, la Slack traverse les dix communes[1] suivantes, de l'amont vers l'aval, de Hermelinghen (source), Hardinghen, Rety, Wierre-Effroy, Rinxent, Beuvrequen, Marquise, Wimille, Wimereux, Ambleteuse (embouchure).

Soit en termes de cantons, la Slack prend source dans le canton de Calais-2, traverse le canton de Boulogne-sur-Mer-1, conflue dans le canton de Desvres, le tout dans les arrondissement de Calais et arrondissement de Boulogne-sur-Mer, et dans les intercommunalités de Communauté de communes Pays d'Opale, Communauté d'agglomération du Boulonnais, Communauté de communes de la Terre des Deux Caps.

Bassin versant[modifier | modifier le code]

La Slack traverse une seule zone hydrographique « Slack » (E510)[1]. Les cours d'eau ou fleuves voisins sont au nord la Manche, l'Aa au nord-est, à l'est et au sud-est, le Wimereux au sud, la Manche au sud-ouest, à l'ouest et au nord-ouest.

Rose des vents la Manche la Manche l'Aa Rose des vents
la Manche N l'Aa
O    la Liane    E
S
la Manche Wimereux l'Aa

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

L'organisme gestionnaire est le SYMSAGEB ou Syndicat mixte pour le schéma d’aménagement et de gestion des eaux du Boulonnais, sis à Saint-Léonard[3], est devenu un EPTB, le [6].

Affluents[modifier | modifier le code]

L’embouchure de la Slack et le Fort Mahon à Ambleteuse.

La Slack a seize tronçons affluents référencés[1]. Son seul principal affluent de plus de dix kilomètres est le ruisseau de Crembreux (rd[note 1]), 13,3 km avec quatre affluents et rang de Strahler deux.

Les autres affluents de moins de dix kilomètres et de rang de Strahler supérieur à un (avec au moins un affluent) sont :

  • le ruisseau de Wacquinghen 6 km avec trois affluents et de rang de Strahler deux.
  • le ruisseau de Quelles 5 km avec deux affluents et de rang de Strahler trois.
  • la Fausse Rivière (rd), 4,3 km
    • le Blacourt 8,3 km
    • le ruisseau de Bazinghem, 8 km avec cinq affluents et deux sous-affluents, donc de rang de Strahler trois.
  • la Grilette 4 km avec deux affluents et de rang de Strahler trois.
  • le ruisseau de Rougefort (rd), 4 km avec un affluent et de rang de Strahler deux.
  • le Lohen 3 km avec un affluent et de rang de Strahler deux.
  • le ? 2 km avec deux affluents et de rang de Strahler deux.
  • le ruisseau du Paon (rg), 0 km avec un affluent et de rang de Strahler quatre[note 2].

Rang de Strahler[modifier | modifier le code]

Le rang de Strahler de la Slack est donc de cinq par la Fausse Rivière ou le ruisseau du Paon.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Slack.

Son régime hydrologique est dit pluvial océanique.

Climat du Pas-de-Calais[modifier | modifier le code]

La Slack à Rinxent[modifier | modifier le code]

Le débit de la Slack a été observé depuis le (40 ans), à Rinxent à 12 m d'altitude[2]. Le bassin versant du cours d'eau y est de 38,4 km2 pour un bassin versant total de 156 km2[1].

Son débit moyen interannuel que l'on appelle aussi module est de 0,637 m3/s.

Débit moyen mensuel (en en m3/s)
Station hydrologique : E5105710 - La Slack à Rinxent pour un bassin versant de 38,4 km2 et à 12 m d'altitude[2]
(Données calculées sur 41 ans)
Source : Banque Hydro - MEDDE

La Slack présente des fluctuations de débits assez faibles. Les hautes eaux se trouvent d'octobre à mars inclus, et portent le débit moyen à un niveau qui peut monter de 0,604 à 1,42 m3/s par seconde (le pic étant en décembre) ; et les basses eaux, d'avril à septembre inclus, la baisse du débit moyen peut aller jusqu'à 0,157 m3/s au mois d'août.

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

À l'étiage, c'est-à-dire aux basses eaux, le VCN3, ou débit minimal du cours d'eau enregistré pendant trois jours consécutifs sur un mois, en cas de quinquennale sèche s'établit à 0,032 m3/s[note 3],[2].

Crues[modifier | modifier le code]

Les crues de la Slack peuvent être importantes. Le QIX 2 est de 14 m3/s tandis que le QIX 5 vaut 19 m3/s, le QIX 10 vaut 22 m3/s, le QIX 20 vaut 25 m3/s et le QIX 50 vaut 29 m3/s[2]. Le QIX 100 n'a pas pu être calculé vu la période d'observation de 41 ans seulement.

Le débit instantané maximal a été enregistré le à 22 h 20 pour 22,20 m3/s tandis que le débit journalier maximal a été enregistré le pour 15,90 m3/s. La hauteur maximale instantanée est de 265 cm ou 2,65 m le 19 octobre 1992 vers h 32[2].

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La lame d'eau écoulée dans le bassin de la Slack atteint 525 millimètres annuellement, ce qui est inférieur à la moyenne d'ensemble de la France. Le débit spécifique (Qsp) est de 16,6 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin[2].

Ce petit fleuve a fait l'objet d'un atlas des zones inondables téléchargeable[7] et d'une carte interactive[8].

Aménagements et écologie[modifier | modifier le code]

le Parc naturel régional des caps et marais d'Opale[modifier | modifier le code]

Le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Fort d'Ambleteuse été construit à l’embouchure de la Slack à la fin du XVIIe siècle par Vauban, sur la commune d’Ambleteuse.

Écologie, qualité de l'eau[modifier | modifier le code]

Le cours d'eau reçoit une charge polluante provenant notamment du secteur agricole du sud-est du bassin versant[9].

Il a été le support d'une étude visant à tester la possibilité d'utiliser des ostracodes comme bio-indicateurs des eaux courantes en comparant les populations de ces organismes avec les données physico-chimiques disponibles et avec la bioindication fournie par les diatomées d'autre part qui ont fourni une carte présentant six qualités relatives d'eau[9]. Cette étude a montré que la Slack abritait au moins dix-sept espèces d'ostracodes (contre sept connues jusqu'alors dans tout le département du Pas-de-Calais) et que les associations d'ostracodes sont effectivement corrélables avec la qualité de l'eau, certaines espèces étant même de bons indicateurs pour la teneur du milieu en nitrates, en oxygène dissous ou en M.E.S.[9]. Cette étude conclut que les ostracodes pourraient être utiles comme bioindicateurs là où d'autres méthodes ne pourraient être mises en œuvre[9].

Une autre étude, de l'Université d'Amsterdam, a porté sur la répartition selon l'environnement des amphipodes de la famille des Gammaridae, de la source à l'estuaire [10].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Stock JH, Nijssen H & Kant P, La répartition écologique des Amphipodes de la famille des Gammaridae dans la Slack et son estuaire, Universiteit van Amsterdam, Zoölogisch Museum, . Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Munaut AV (1980) The submerged forest of" La Pointe aux Oies"(Wimereux, Pas-de-Calais)[La forêt submergée de" La Pointe aux Oies"(Wimereux, Pas-de-Calais)] Bulletin de l'Association française pour l'étude du quaternaire, 17(1), 40-40 (résumé)
  • Van Vliet-Lanoë B, laurent M, Hibsch C & Vidier JP (2001). La Pointe-aux-Oies (Pas de Calais), une butte résiduelle du Pliocène. Publications du CERP, (6), 167-171.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. rd pour rive droite et rg pour rive gauche
  2. le samedi 11 juillet 2020 entre 1h et 3 heures, le SANDRE 2020 mettait plusieurs minutes pour afficher les fiches des cours d'eau
  3. environ 5 % du module à 0,637 m3/s

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Sandre, « Fiche cours d'eau - Slack (E5100570) » (consulté le 22 mai 2014)
  2. a b c d e f et g Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Slack à Rinxent (E5105710) » (consulté le 22 mai 2014)
  3. a et b « SYMSAGEb - Nos compétences », sur symsageb.agglo-boulonnais.fr (consulté le 8 juillet 2020)
  4. « Source de la Slack » sur Géoportail (consulté le 11 juillet 2020).
  5. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 11 juillet 2020)
  6. « Le statut de l'EPTB », sur symsageb.agglo-boulonnais.fr (consulté le 8 juillet 2020)
  7. Altlas des zones inondables (PDF) de la Slack (téléchargeable)
  8. carte interactive
  9. a b c et d Milhau, B., Dekens, N., & Wouters, K. (1997). Evaluation de l'utilisation des ostracodes comme bio-indicateurs potentiels de pollution. Application aux eaux de la Slack (Boulonnais, France). Ecologie, 28(1), 3-12. résumé Inist-CNRS
  10. Stock JH, Nijssen H & Kant P 1966
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