Slack (fleuve)

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La Slack
Illustration
L'embouchure de la Slack à Ambleteuse.
Carte.
Bassin versant de la Slack en orange au nord-ouest de l'ancienne région Nord-Pas-de-Calais
Caractéristiques
Longueur 22 km [1]
Bassin 156 km2 [1]
Bassin collecteur la Slack
Débit moyen 0,598 m3/s (Rinxent) [2]
Nombre de Strahler 5
Régime pluvial océanique
Cours
Source source
· Localisation Hermelinghen
· Coordonnées 50° 47′ 50″ N, 1° 50′ 59″ E
Embouchure la Manche
· Localisation entre Ambleteuse et Wimereux
· Altitude m
· Coordonnées 50° 48′ 08″ N, 1° 35′ 40″ E
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Pas-de-Calais
Régions traversées Nord-Pas-de-Calais

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

La Slack est un petit fleuve côtier français qui coule dans le Pas-de-Calais, dans la région Hauts-de-France et se jette dans la Manche, en y contribuant à alimenter le fleuve marin côtier qui longe les estuaires picards jusqu'au site des deux caps.

Son estuaire fait partie du projet de Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale (préparé depuis 2008, soumis à enquête publique en 2011 et créé en décembre 2012).

Ce petit fleuve a fait l'objet d'un atlas des zones inondables téléchargeable[3] et d'une carte interactive[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

La longueur de son cours d'eau est de 21,8 km[1].

Elle prend sa source à Hermelinghen sur le mont Binôt, passe à Réty, Rinxent, Marquise, Beuvrequen, Slack et se jette dans la Manche près d'Ambleteuse.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Slack.

La Slack à Rinxent[modifier | modifier le code]

Le débit de la Slack a été observé pendant une période de 29 ans (1980-2009), à Rinxent[2]. Le bassin versant du cours d'eau y est de 153 km2 soit la quasi totalité de 156 km2[1].

Son débit moyen interannuel que l'on appelle aussi module est de 0,598 m3/s.

La Slack présente des fluctuations de débits assez faibles. Les hautes eaux se trouvent d'octobre à mars inclus, et portent le débit moyen à un niveau qui peut monter de 0,63 à 1,22 m3/s par seconde (le pic étant en décembre) ; et les basses eaux, d'avril à septembre inclus, la baisse du débit moyen peut aller jusqu'à 0,166 m3/s au mois d'août.

Débit moyen mensuel (en en m3/s)
Station hydrologique : E5105710 - La Slack à Rinxent pour un bassin versant de 153 km2[2]
(Données calculées sur 29 ans)

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

Crues[modifier | modifier le code]

Les crues de la Slack peuvent être importantes. Le QIX 2 est de 11 m3/s tandis que le QIX 5 à 14 m3/s. Le QIX 10 vaut 16 m3/s par rapport au QIX 20 qui, lui, monte jusqu'à 18 m3/s.

Le débit instantané maximal a été enregistré le 2 décembre 2007 à h 10 et était de 22,1 m3/s tandis que le débit journalier maximal a été enregistré le 26 octobre 1981 et était de 13,1 m3/s.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La lame d'eau écoulée dans le bassin de la Slack atteint 492 millimètres annuellement, ce qui est inférieur à la moyenne d'ensemble de la France. Le débit spécifique (Qsp) est de 15,6 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Affluents[modifier | modifier le code]

L’embouchure de la Slack et le fort Mahon à Ambleteuse.

Ses principaux affluents sont

  • le ruisseau de Crembreux, 13,3 km et rang de Strahler trois.
  • la Fausse Rivière, 4,3 km
    • le Blacourt 8,3 km
    • le ruisseau de Bazinghem, 8 km avec cinq affluents et deux sous-affluents, donc de rang de Strahler trois.

Le rang de Strahler est donc de cinq.

Écologie, qualité de l'eau[modifier | modifier le code]

Le cours d'eau reçoit une charge polluante provenant notamment du secteur agricole du sud-est du bassin versant[5].

Il a été le support d'une étude visant à tester la possibilité d'utiliser des ostracodes comme bio-indicateurs des eaux courantes en comparant les populations de ces organismes avec les données physico-chimiques disponibles et avec la bioindication fournie par les diatomées d'autre part qui ont fourni une carte présentant six qualités relatives d'eau[5]. Cette étude a montré que la Slack abritait au moins dix-sept espèces d'ostracodes (contre sept connues jusqu'alors dans tout le département du Pas-de-Calais) et que les associations d'ostracodes sont effectivement corrélables avec la qualité de l'eau, certaines espèces étant même de bons indicateurs pour la teneur du milieu en nitrates, en oxygène dissous ou en M.E.S.[5]. Cette étude conclut que les ostracodes pourraient être utiles comme bioindicateurs là où d'autres méthodes ne pourraient être mises en œuvre[5].

Une autre étude, de l'Université d'Amsterdam, a porté sur la répartition selon l'environnement des amphipodes de la famille des Gammaridae, de la source à l'estuaire [6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Fort Mahon a été construit à l’embouchure de la Slack à la fin du XVIIe siècle par Vauban, sur la commune d’Ambleteuse.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stock JH, Nijssen H & Kant P (1966) La répartition écologique des Amphipodes de la famille des Gammaridae dans la Slack et son estuaire. Zoölogisch Museum, Universiteit van Amsterdam.
  • Munaut AV (1980) The submerged forest of" La Pointe aux Oies"(Wimereux, Pas-de-Calais)[La forêt submergée de" La Pointe aux Oies"(Wimereux, Pas-de-Calais)] Bulletin de l'Association française pour l'étude du quaternaire, 17(1), 40-40 (résumé)
  • Van Vliet-Lanoë B, laurent M, Hibsch C & Vidier JP (2001). La Pointe-aux-Oies (Pas de Calais), une butte résiduelle du Pliocène. Publications du CERP, (6), 167-171.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Sandre, « Fiche cours d'eau - Slack (E5100570) » (consulté le 22 mai 2014)
  2. a, b et c Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Slack à Rinxent (E5105710) » (consulté le 22 mai 2014)
  3. Altlas des zones inondables (PDF) de la Slack (téléchargeable)
  4. carte interactive
  5. a, b, c et d Milhau, B., Dekens, N., & Wouters, K. (1997). Evaluation de l'utilisation des ostracodes comme bio-indicateurs potentiels de pollution. Application aux eaux de la Slack (Boulonnais, France). Ecologie, 28(1), 3-12. résumé Inist-CNRS
  6. Stock JH, Nijssen H & Kant P (1966) La répartition écologique des Amphipodes de la famille des Gammaridae dans la Slack et son estuaire. Zoölogisch Museum, Universiteit van Amsterdam