Union sportive Boulogne Côte d'Opale

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US Boulogne Côte d'Opale
Logo du US Boulogne Côte d'Opale
Généralités
Nom complet Union Sportive Boulogne Côte d'Opale
Surnoms Boulogne ou USBCO
Noms précédents Union Sportive Boulonnaise (1898-1969)
Union Sportive du Grand Boulogne (1969-1997)
Fondation 1898
Statut professionnel 1935-1939
1959-1979
2007-2014
Couleurs Rouge et Noir
Stade Stade de la Libération
(15 004 places)
Siège Complexe Sportif de la Waroquerie
BP 463
62200 Boulogne-sur-Mer
Championnat actuel National (D3)
Président Drapeau : France Jacques Wattez
Entraîneur Drapeau : France Stéphane Le Mignan
Meilleur buteur Drapeau : France Grégory Thil (106)
Site web www.usbco.com

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Domicile
Couleurs de l’équipe
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Extérieur
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Autre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Championnat de France de football National 2015-2016
0

L'Union sportive Boulogne Côte d'Opale, couramment abrégé en US Boulogne, est un club de football français fondé en 1898 et situé à Boulogne-sur-Mer (Nord-Pas-de-Calais). Le club dispute ses matchs à domicile au stade de la Libération.

Multiple champion maritime au début du XXe siècle, le club se fait remarquer en coupe de France, avec notamment un quart de finale en 1929. Avec plusieurs joueurs internationaux français sous ses couleurs, le club parvient à rejoindre la Division 2 en 1935 et y reste jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, et décroche son meilleur résultat en Coupe de France avec une demi-finale en 1937. Après le conflit, le club est amateur, le club parvient à revenir en Division 2 en 1959.

Après 20 ans dans cette division, et manquant de peu l'élite à plusieurs reprises, le club est relégué et redevient amateur. Rapidement en Division 4, le club est très instable dans les années 1990 avec de nombreuses démissions à la présidence. Le club parvient finalement à être sauvé en 1997. Le club entame dans les années 2000, une ascension vers le plus haut niveau. Champion de CFA (D4) en 2005, le club est vice-champion de National (D3) en 2007. Au bout de seulement deux saisons en Ligue 2, le club décroche sa première accession en Ligue 1. Mais après une seule saison dans l'élite du football français, le club doit redescendre en Ligue 2, puis en National en 2012.

Depuis 2012, le club évolue en National (D3) et est présidé par Jacques Wattez depuis 1997, et entraîné par Stéphane Le Mignan depuis 2013.

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts prestigieux (1898-1914)[modifier | modifier le code]

Sous l'impulsion de jeunes sportifs, l'Union sportive boulonnaise voit le jour en décembre 1898 et s'oriente rapidement vers la pratique exclusive du football. Champion maritime en 1904, 1905, 1906, 1909 et 1922.

Un grand nom du football amateur (1918-1935)[modifier | modifier le code]

Boulogne enlève également le championnat du Nord en 1926 devant le R.C. Roubaix. En Coupe de France, Boulogne atteint les quarts de finale en 1929 et les huitièmes en 1925, 1928 et 1931. L'USB fournit même quelques joueurs à l'équipe de France tels Louis Bloquel, Paul Mathaux, Alexis Mony, Pierre Mony, Maurice Tillette.

Représentant de la division d'Honneur de la Ligue du Nord (champion en 1926), l'USB profite du passage au statut professionnel de trois clubs nordistes pour sauver sa tête en DH en 1932.

Première période de professionnalisme et affres de la guerre (1935-1945)[modifier | modifier le code]

Sous l'impulsion du président Marcel Lacroix, Boulogne rejoint les rangs professionnels en 1935. L'USB se contente de prendre part au championnat de D2 jusqu'à la guerre sans y faire de merveilles. Lors de la saison 1938-1939, Harold Newell inscrit 39 buts. Lucien Leduc (1937-1939) y démarre sa carrière professionnelle à 18 ans.

En Coupe de France, en revanche, Boulogne dispute les demi-finales en 1937 après avoir écarté, entre autres, le FC Mulhouse, le R.C. Roubaix et le RC Paris, soit trois clubs de D1 dont le tenant du trophée. Le , Boulogne est sèchement battu 6-0 par le FC Sochaux.

Renaissance après-guerre (1945-1959)[modifier | modifier le code]

Boulogne reste amateur pendant vingt ans après-guerre. Sous l'impulsion du président Pierre Wattez, Boulogne est admis en D2 en 1959 après une candidature malheureuse en 1957.

Deuxième période professionnelle (1959-1979)[modifier | modifier le code]

Boulogne se maintient en D2 jusqu'en 1979. Au départ de la saison 1969/1970 l'Union Sportive Boulonnaise (USB) devient l'Union Sportive du Grand Boulogne (USGB)[1]. Cette mutation, qui s'appuie sur les socios, permet au club d'éviter le retour en amateurs comme c'est le cas au Lille OSC et au RC Lens[2]. Au cours de vingt ans dans l'antichambre de l'élite, Boulogne signe sa meilleure saison en 1972-1973 en décrochant la deuxième place du groupe A. En 1965, le club avait été barragiste et avait raté la promotion en D1 de peu. En Coupe de France, le club ne parvient pas a dépasser le stade des seizièmes de finale (1960, 1962 et 1974).

En 1974, l'USGB se renforce en engageant l'ancien international français Célestin Oliver comme entraîneur et Ryszard Szymczak, célèbre attaquant du Gwardia Varsovie, médaillé olympique en 1972 avec l'équipe de Pologne[3].

Retour à l'amateurisme (1979-2007)[modifier | modifier le code]

Le club plonge en D3 en 1979, en D4 la saison suivante et se retrouve en DH en 1982. Robert Sénéchal prend alors la direction du club qui se stabilise en D4 de 1983 à 1991, ratant d'un cheveu la promotion en D3 en 1984. En 1990, après l'éviction de Robert Sénéchal en conflit avec l'adjoint aux sports de l'époque, André Delnieppe, Philippe Neyrinck devient président et obtient le soutien de la mairie de Boulogne, et de Jean Muselet, maire. Le club fait alors une courte apparition en D3 (1991-1993) mais replonge ensuite au niveau inférieur. En février 1992, Philippe Neyrinck, en conflit avec André Delnieppe, démissionne et lui laisse le fauteuil de Président. Présidence courte car la saison suivante, il est remplacé par Jack Clark, professionnel de la vente de poissons à Capécure. En juin 1994, le club est proche du dépôt de bilan avec un déficit cumulé de plus de trois millions de francs, mais la mairie et le milliardaire Jean Muselet interviennent pour sauver l'USGB. À la suite de ce sauvetage, Jacques Wattez hérite du fauteuil présidentiel. Sous sa conduite, le club adopte le nom de d'Union sportive Boulogne Côte d'Opale le 1er juillet 1997[4]. Les dernières dettes du club sont épongées à la suite de la campagne de Coupe de France 1998 avec plus de 7 000 spectateurs présents au stade de la Libération pour assister au match Boulogne-Olympique de Marseille en seizièmes de finale. Boulogne s'incline 1-0. La saison suivante, Boulogne atteint les huitièmes de finale de la coupe et s'incline face au Lille OSC juste avant de fêter son centenaire avec faste et un match de gala contre le Liverpool FC au printemps 1999.

Troisième période de professionnalisme (2007-2014)[modifier | modifier le code]

Le technicien français Philippe Montanier a permis à l'USBCO d'accéder à la L1.

Boulogne retrouve la Ligue 2, le , à l'issue d'un match victorieux face au SC Toulon. Le club gagne donc sur le terrain sa promotion pour la Ligue 2 mais le , la DNCG, organe de contrôle de la Ligue de football professionnel (LFP), interdit au club boulonnais son engagement en Ligue 2 et le recrutement de footballeurs professionnels en raison de problèmes financiers[5]. Le 4 juillet, elle donne finalement son feu vert, permettant au club d'évoluer officiellement en Ligue 2, 28 ans après sa dernière montée. Après une éprouvante saison en Ligue 2, Boulogne assure son maintien en remportant un match décisif lors de la dernière journée, face aux Chamois niortais sur le score de 1-0 (But du défenseur Damien Perinelle en toute fin de match).

Au terme de sa seconde saison en Ligue 2, le , Boulogne-sur-Mer, vainqueur de l'Amiens SC sur le score de 4-0, décroche sa première accession en Ligue 1. Le club devient le bizut de la compétition, sans aucune expérience au haut niveau, cela n'était plus arrivé depuis la saison 2003-2004 avec la montée du Mans. La montée du club dans l'élite nationale du football provoque de vastes scènes de liesse en ville et dans le Boulonnais.

Boulogne ne restera finalement qu'une seule saison en Ligue 1. Après un début de saison 2010-2011 décevant, Laurent Guyot est démis de ses fonctions. Le 30 décembre 2010, il est remplacé par Michel Estevan (ancien entraîneur d'Arles-Avignon) qui fut démis de ses fonctions le 6 octobre 2011 à la suite d'une défaite à domicile contre Bastia. La direction de l'équipe est alors confiée à Pascal Plancque, qui occupait la fonction d'entraîneur-adjoint. Le club est relégué en National le 11 mai 2012, à la suite d'une défaite à Angers. Le 7 juin 2012, Jacques Wattez décide de ne pas reconduire le contrat de Pascal Plancque. Le 2 juillet, Georges Tournay, jusqu'alors responsable de la formation du RC Lens, devient entraîneur de l'équipe première de l'USBCO. Il choisit de prendre Mickael Delestrez pour le poste d'entraîneur adjoint, lui qui s'occupait également de la formation lensoise. Il quitte à l'amiable le club le 13 février 2013.

Retour à l'amateurisme et reconstruction en National (depuis 2014)[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Titres et trophées[modifier | modifier le code]

Trophées individuels[modifier | modifier le code]

Bilan sportif[modifier | modifier le code]

Bilan en championnat depuis la saison 1933-1934
Niveau et division Saisons Titres M.J. Vic. Nuls Déf. B.P. B.C. Diff
(1) D1 / L1 1 0 38 7 10 21 31 62 -31
(2) D2 / L2 28 0 986* 351 217 418 1337 1532 -195
(3) DH Nord avant 1939 / D3 / National 11 0 310 + ? 104 + ? 95 + ? 111 + ? 365 + ? 367 + ? -2
(4) DH Nord jusqu'en 1959 / Division 4 jusqu'en 1993
National 2 1993-1997 / CFA
34 2 860 349 + ? 207 + ? 304 + ? 1183 + ? 1084 + ? + 99
(5) PH (1951-1952) / DH Nord 1982-1983 2 2 22 + ? 11 + ? 8 + ? 3 + ? 32 + ? 22 + ? +10

* : Inclus les matches de barrages de montée

  • Pour les « ? » manquants :
    • 2 saisons pour le niveau 3
    • 3 pour le niveau 4
    • 1 pour le niveau 5

Parcours en Coupe de France[modifier | modifier le code]

Parcours en Coupe de la Ligue[modifier | modifier le code]

Identité du club[modifier | modifier le code]

Dénomination du club[modifier | modifier le code]

Historique des noms
 
Union sportive boulonnaise
1898-1969
 
 
 
 
 
 
Union sportive du Grand Boulogne
1969-1997
 
 
 
 
 
 
Union sportive Boulogne Côte d'Opale
Depuis 1997

Couleurs et évolution du blason[modifier | modifier le code]

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Effectif de l'US Boulogne CO saison 2015-2016 au 13 août 2015[6]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[note 1] Nom Date de naissance Sélection[note 2] Club précédent
1 G Drapeau de la France Fabre, MichaëlMichaël Fabre 15/7/1984 (31 ans)
Marseille Consolat
16 G Drapeau de la France Navaux, ThomasThomas Navaux 6/4/1994 (21 ans)
Stade béthunois FC
20 D Drapeau de la France Fabien, CédricCédric Fabien 31/1/1982 (33 ans)
Stade brestois 29
- D Drapeau du Togo Mango, SenahSenah Mango 31/1/1982 (33 ans)
Stade brestois 29
21 D Drapeau de la France Vandenabeele, ÉricÉric Vandenabeele 16/12/1991 (23 ans)
Calais RUFC
22 D Drapeau de la France Boche, AurélienAurélien Boche 16/9/1981 (33 ans)
FC Istres
31 D Drapeau de la France Abou Demba, HarounaHarouna Abou Demba 31/12/1991 (23 ans)
Stade de Reims rés.
33 D Drapeau de la France N'Guessan, MaxenceMaxence N'Guessan 25/11/1994 (20 ans)
ES Wasquehal
- D Drapeau de la France flèche vers la droite Rougeaux, LucasLucas Rougeaux 10/3/1994 (21 ans) France -19 OGC Nice
7 M Drapeau de la France Vincent, StéphenStéphen Vincent 2/9/1986 (28 ans)
FC Martigues
10 M Drapeau de la France Mercier, XavierXavier Mercier 25/7/1989 (26 ans)
AS Beauvais
34 M Drapeau de la France Lemaitre, ThibaultThibault Lemaitre 22/3/1996 (19 ans)
0 Formé au club
35 M Drapeau de la France Daury, LucasLucas Daury 15/2/1991 (24 ans)
AS Étaples
35 M Drapeau de la France Ducasse, PierrePierre Ducasse 15/2/1991 (24 ans)
AS Étaples
35 M Drapeau de la France Sacko, IbrahimIbrahim Sacko 15/2/1991 (24 ans)
AS Étaples
999 A Drapeau de la France Allart, AlexisAlexis Allart 8/12/1986 (28 ans)
USJA Carquefou
999 A Drapeau de la France Keita, MoktarMoktar Keita 18/9/1991 (23 ans)
Stade bordelais
999 A Drapeau de la France Dutournier, CharlyCharly Dutournier 15/3/1980 (35 ans)
Dijon FCO
999 A Drapeau de la France Thil, GrégoryGrégory Thil 15/3/1980 (35 ans)
Dijon FCO
13 A Drapeau : Côte d'Ivoire Niangbo Nassa, Guy-RolandGuy-Roland Niangbo Nassa 21/5/1986 (29 ans)
FC Istres
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
  • Drapeau : France Alain Pochat
Entraîneur(s) des gardiens
  • Drapeau : France Xavier Henneuse



Légende

Consultez la documentation du modèle

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Ernest Payne, vainqueur de la Coupe de France en 1933 avec l'Excelsior AC, entraîne l'US boulonnaise à partir de 1937 et ceci jusqu'en 1939[7].

Le tableau suivant liste tous les entraîneurs connus de l'US Boulogne Côte d'Opale depuis 1936 :

Historique des entraîneurs de l'US Boulogne depuis 1936[8]
# Période Nom
1 1936-1937 Drapeau : France Blaud
2 1937-1939 Drapeau : Angleterre Ernest Payne
3 1950-1956 Drapeau : France François Bourbotte
4 1956-1958 Drapeau : France Jean Prouff
5 1959-1961 Drapeau : France Roger Meerseman
6 1961-1962 Drapeau : France Jean-Marie Prévost
7 1962-1966 Drapeau : France André Cheuva
8 1966 Drapeau : France Drapeau : Italie Angelo Grizzetti
9 1967 Drapeau : France Drapeau : Italie Angelo Grizzetti
Drapeau : France Ernest Schultz
10 1967-1968 Drapeau : France Jean Laune
11 1968-1969 Drapeau : France Jean Laune
Drapeau : Argentine Ramon Muller
12 1969 Drapeau : France Jean Laune
Drapeau : Argentine Ramon Muller
Drapeau : France Jean Aubert
13 1969-1973 Drapeau : France Daniel Langrand
Drapeau : France André Pruvost (intérim)
14 1973 Drapeau : France Léon Deladerrière
15 1973-1974 Drapeau : France Jacques Favre
16 1974-1975 Drapeau : France Célestin Oliver
17 1975 Drapeau : France Henri-Gérard Augustine
18 1975-1976 Drapeau : France Henri-Gérard Augustine
Drapeau : France Daniel Langrand
19 1976-1979 Drapeau : France Daniel Langrand
Drapeau : Cameroun Antoine Essombé
20 1979-1982 Drapeau : Cameroun Antoine Essombé
Historique des entraîneurs du Red Star
# Période Nom
21 1982-1986 Drapeau : France Bernard Souilliez
22 1986-1988 Drapeau : France Gilbert Zoonekynd
23 1988-1989 Drapeau : France André Bodji
24 1989-1990 Drapeau : France Edmond Baraffe
25 1990-1992 Drapeau : France Bernard Souilliez
26 1992-1994 Drapeau : France Richard Ellena
27 1994-1996 Drapeau : France Pascal Langlois
28 1996-1997 Drapeau : France Bruno Dupuis
29 1997-1998 Drapeau : France Bruno Dupuis
Drapeau : France Alex Dupont
30 1998-1999 Drapeau : France Robert Dewilder
31 1999 Drapeau : France Robert Dewilder
Drapeau : France Bruno Dupuis
32 1999-2001 Drapeau : France Bruno Dupuis
33 2001-2003 Drapeau : France Jacky Colinet
Drapeau : France Pascal Langlois (intérim)
34 2003-2004 Drapeau : Angleterre Bobby Brown
35 2004 Drapeau : France Bruno Dupuis
36 2004-2009 Drapeau : France Philippe Montanier
37 2009-2010 Drapeau : France Laurent Guyot
38 2010-2011 Drapeau : France Michel Estevan
39 2011-2012 Drapeau : France Pascal Plancque
40 2012-2013 Drapeau : France Georges Tournay
41 2013- Drapeau : France Stéphane Le Mignan

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Grégory Thil est le meilleur buteur de l'histoire de l'USBCO avec 106 buts inscrits.

Franck Ribéry, né à Boulogne-sur-Mer en 1983, évolue sous les couleurs de l'USBCO de 1999 à 2002[9]. Avec un « don du dribble » perçu par son entraîneur, le jeune attaquant touche 150 euros par mois[10]. Peu à peu, il s'impose comme un titulaire au sein de l'équipe nordiste[10]. En 2002, il quitte sa région natale après n'avoir pu trouver d'accord avec ses dirigeants pour une augmentation de salaire[10]. Parti ensuite vers d'autres clubs plus prestigieux et devenu international français, l'attaquant reste toujours attaché à l'USBCO et sa ville, dans laquelle il vient trois ou quatre fois par an, voir notamment sa famille, toujours supporters du club nordiste[10]. Selon Serge Legroux, directeur d'une école où est passé Ribéry, l'international français est « un formidable exemple aux enfants qui rêvent de devenir professionnels. »[10]. En hommage à lui et à son passage dans le club, les dirigeants boulonnais inaugurent à la fin des années 2000, une tribune Franck-Ribéry, au sein du Stade de la Libération[10],[11].

Formé à Beauvais, Grégory Thil termine meilleur buteur de CFA avant de débarquer en 2005 à l’USBCO alors en National. Lors de sa première saison, il est associé sur le front de l’attaquant au marocain Jawad El Hajri qui termine meilleur buteur du National. Suite au départ d'El Hajri pour Brest, Thil devient le leader de l'attaque de l'US Boulogne. Auteur d'une remarquable saison 2006-2007, l'attaquant né à Creil participe grandement à la montée de Boulogne en Ligue 2. Il termine meilleur buteur du National et bat le record de but en une saison (31 en 38 matchs). Le précédent record appartenait à Jacques Rémy auteur de 22 buts avec Martigues lors de la saison 1999-2000 et à son ancien coéquipier Jawad El Hajri auteur de 23 buts avec l'USBCO lors de la saison 2005-2006.

Harold Newell, international anglais, joue trois années à l'US boulonnaise, et est notamment meilleur buteur de la saison 1938-1939 de Division 2 avec 39 buts, ex aequo avec Fernand Planquès[12], et rejoint plus tard l'AS Saint-Étienne[13]. Ian Bolton, écossais, joue avec l'US boulonnaise durant toute sa carrière dans les années 1960, participant à 243 matchs avec les Rouges et Noirs[14]. Joueur emblématique du Gwardia Varsovie, Ryszard Szymczak quitte le club pour rejoindre l'USG Boulogne en 1974 ; l'international polonais joue 77 matchs pour 24 buts inscrits avec le club nordiste qu'il quitte en janvier 1977 pour revenir dans son club précédent[15],[16]

Lucien Leduc, devenu par la suite international français, fait ses débuts professionnels au sein de l'US Boulonnaise en 1937 et y effectue 57 matchs pour 18 buts marqués[17],[18]. Philippe Brunel, natif de Boulogne-sur-Mer fait ses débuts avec l'USBCO lors de la saison 1990-1991, alors que le club évolue en Division 3[19].

Structures du club[modifier | modifier le code]

Structures sportives[modifier | modifier le code]

Stade[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stade de la Libération.

Le Stade de la Libération s'appelait avant la seconde guerre mondiale le Stade Léo Lagrange et fut reconstruit dans les années 1950. De nombreux travaux sont imposés pour atteindre les minima requis pour la Ligue 2, la montée en Ligue 1 nécessitera des investissements supplémentaires[20].

Équipes juniors[modifier | modifier le code]

Aspects juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

Statut juridique et légal[modifier | modifier le code]

Le siège social de l'Union sportive Boulogne Côte d'Opale est localisé au complexe sportif de la Waroquerie, à Boulogne-sur-Mer[21]. Le club est affilié à la Ligue du Nord-Pas-de-Calais et au district de la côte d'Opale sous le numéro 500077[22]. Le club est une société anonyme sportive professionnelle (SASP)[21].

Présidé par Jacques Wattez, l'US Boulogne CO a pour correspondant, « correspondant compétition nationales » et « correspondant district », Jérôme Millet[22]. Claude Montbobier est le secrétaire général du club, et Robert Ghysel en est le trésorier. François Bernard est le responsable sécurité, et est secondé par Cyril Choquet[22].

Éléments comptables[modifier | modifier le code]

Budget prévisionnel de l'US Boulogne Côte d'Opale
Saison 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015 2015-2016
Budget 8 M€ 20 M€ 11,6 M€ 9,5 M€ 4,8 M€ 2 M€ 4,6 M€ 2,2 M€

Équipementier et sponsors[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Rivalités[modifier | modifier le code]

Avec le Calais RUFC[modifier | modifier le code]

Le club a longtemps entretenu une rivalité avec Calais Racing Union football club, notamment quand les deux formations évoluaient ensemble en CFA[23]. Selon les Corsaires, ancien groupe de supporters boulonnais, le stade lors de ces rencontres, était « plein à crever », avec une « vraie rivalité », et déclarant qu'ils voyaient « des pierres voler »[24].

Avec l'USL Dunkerque[modifier | modifier le code]

Située également sur la Côte d'Opale, l'USL Dunkerque considère l'US Boulogne CO comme son principal concurrent (comme cela a pu se vérifier lors de la remontée du club ou 2800 spectateurs se déplacèrent au Stade Marcel-Tribut), plus que les autres clubs majeurs du Nord-Pas-de-Calais que sont le Valenciennes FC, le LOSC Lille, ou le RC Lens[25].

En 2014-2015, le derby aller contre Dunkerque s'est fait dans une ambiance électrique en raison d'un tacle appuyé de Julien Bègue dans le premier quart d'heure[26]. Selon les Red and Black, groupe de supporters boulonnais : « Si des gens viennent avec des insultes qui ne servent à rien, on est là pour les faire taire. Les Dunkerquois, par exemple. Mais nous, on est plutôt cool. »[24].

Affluences[modifier | modifier le code]

Supporters[modifier | modifier le code]

L'Union sportive Boulogne Côte d'Opale possède trois groupes de supporters en 2012[27]. Les Ch'tis boulonnais sont régulièrement installés dans la tribune Franck Ribéry du stade de la Libération[24]. Les Supp'Cheminots sont une association loi 1901, créé fin 2006[28],[29]. La même année, les Ultras boulonnais sont créés[30],[27]. En 2014, un nouveau groupe composé majoritairement de jeunes supporters, les Red and Black est créé, avec pour objectif de redorer l'image des supporters de l'USBCO : « Le truc, c'est que les gens ont une mauvaise image de nous, une image d'abrutis. C'est ça qu'on veut changer, les jeunes, avec de nouvelles animations, de nouveaux chants. »[24]. Les Corsaires sont un groupe de supporters disparu[24].

En 2015, le site officiel du club nordiste reconnaît trois groupes de supporters : les Supp'Cheminots, les Ch'tis boulonnais et les Red and Black[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes

  1. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  2. Seule la sélection la plus importante est indiquée.

Références

  1. Football 70, Guide L'Equipe, p. 71
  2. Frédéric Lenel, Un siècle de passion en rouge en noir, Wimille, Punch éditions, 2000, p. 76 (ISBN 2-913132-24-3)
  3. Régis Dubois, « La fraise, reine d'un week-end », sur lasemainedansleboulonnais.fr,‎ (consulté le 24 août 2015)
  4. Frédéric Lenel, op. cit., p. 104
  5. Article de la LFP
  6. « Équipe pro », sur usbco.com (consulté le 14 novembre 2014)
  7. « Grandes Équipes Excelsior AC », sur pari-et-gagne.com (consulté le 26 août 2015)
  8. (en) « France - Trainers of First and Second Division Clubs : Union Sportive Boulogne Côte-d'Opale (Boulogne-sur-Mer) », RSSSF,‎ (consulté le 26 août 2015)
  9. « Franck Ribéry », sur footballdatabase.eu (consulté le 23 août 2015)
  10. a, b, c, d, e et f Alexis Menuge, Franck Ribéry, l'incompris, Talent Sport,‎ , 250 p. (ISBN 9791093463117, lire en ligne)
  11. (de) Fabian Kirchhofer, « Erstligafußball in Franck Ribery's Heimat », sur torfabrik.de, Boulogne-sur-Mer,‎ (consulté le 23 août 2015)
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Lenel, Un siècle de passion en rouge et noir, Wimille (62), Punch,‎ 2000  (ISBN 2-913132-24-3)
  • Fabien Bougeois, Bientôt la meilleure équipe du monde , Carly (62)

Lien externe[modifier | modifier le code]