Drocourt (Pas-de-Calais)

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Drocourt
Drocourt (Pas-de-Calais)
L'église Sainte-Barbe.
Blason de Drocourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin
Maire
Mandat
Bernard Czerwinski
2020-2026
Code postal 62320
Code commune 62277
Démographie
Population
municipale
2 924 hab. (2018 en diminution de 1,65 % par rapport à 2013)
Densité 860 hab./km2
Population
agglomération
552 694 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 23′ 31″ nord, 2° 55′ 39″ est
Altitude Min. 39 m
Max. 68 m
Superficie 3,4 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Hénin-Beaumont-2
Législatives Onzième circonscription
Localisation
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Drocourt
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Drocourt
Liens
Site web http://www.mairie-drocourt.fr mairie-drocourt.fr]

Drocourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Elle fait partie de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Situation[modifier | modifier le code]

Drocourt est située en bordure de l'ancien bassin minier.

La commune de Drocourt comprend deux parties, le secteur sud est le chef-lieu de la commune appelé Drocourt village, le secteur nord est constitué principalement par une ancienne cité minière appelée La Parisienne.

Ces deux entités étaient séparées par une voie ferrée (ancienne ligne Avion-Corbehem) remplacée par une route départementale qui se branche sur l'autoroute A1.

Communes limitrophes de Drocourt
Hénin-Beaumont
Rouvroy Drocourt
Bois-Bernard Izel-lès-Équerchin

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Drocourt est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens, une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes[4] et 503 966 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Douai-Lens est la dixième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse, Bordeaux, Nice, Nantes et Toulon[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

La cité minière de La Parisienne a été créée au XIXe siècle à proximité de la fosse du même nom située sur le territoire de Hénin-Liétard (Hénin-Beaumont). Elle comportait des corons dont la plupart ont été conservés et rénovés, des écoles, une église.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (68 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,6 %), zones urbanisées (24,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,7 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Exploitation minière[modifier | modifier le code]

La société civile a commencé dès 1879 avec l'ouverture d'un puits, no 1 ou La Parisienne, au sud de la commune d'Hénin-Beaumont, près du sondage de Drocourt qui a fait de belles découvertes. À peine entré dans le niveau, la venue d'eau s'élève à 80 000 hectolitres par 24 heures. Les terrains sont désagrégés et exigent, pour être maintenus en place, un boisage provisoire très soigné. Le cuvelage est constitué de dix-huit pans de bois. Il a fallu mettre en marche une machine d'épuisement à traction directe de 150 chevaux et deux pompes de 55 centimètres de diamètre.

Fosse 1 de Drocourt en 1900.

Mais les terrains se raffermissent dans la profondeur et des picotages successifs retiennent bientôt les eaux. Le cuvelage commencé le 25 octobre 1880 a été terminé le 20 mars 1881 à 79,48 mètres de profondeur. Le puits de Drocourt est creusé au diamètre de 4,50 mètres dans le cuvelage. L'extraction des déblais s'effectue au moyen d'une machine à deux cylindres conjugués et horizontaux de la force de cent chevaux. Le 1er mai 1881, le puits a atteint la profondeur de 112 mètres.

Une fois ces niveaux franchis, le creusement progresse beaucoup plus vite. En 1883, le terrain houiller est rencontré à 291,80 mètres. L'extraction commence avec une production de 1 524 tonnes de charbon gras. Des étages de recette sont ouverts à 250, 592, 550 et 609 mètres. Le puits est remblayé en 1952.

La fosse est devenue le siège du service géologie des houillères du bassin du Nord-Pas-de-Calais et possède notamment un simulateur d'aérage. Toute activité industrielle s'éteindra avec la fermeture de la cokerie de Drocourt.

De simple village rural de 182 habitants en 1881, Drocourt connaît un essor démographique fulgurant en dix ans, puisque l'afflux de mineurs et d'ouvriers avec leurs familles fait passer la population de Drocourt à près de deux mille habitants en 1891. Désormais, Drocourt est partagé en Drocourt-Village autour de l'ancien village et de son église Saint-Léger, au bord de la route d'Hénin-Liétard et Drocourt-Mines avec ses corons, vers la route d'Arras. Ville minière formée de corons, Drocourt atteint près de trois mille habitants en 1911 et encore plus de deux mille six-cents habitants en 1931. Le pic de population est en 1982 avec plus de trois mille quatre-cents habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Drocourt dans son canton et son arrondissement.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 juin 1995 André Pouly PCF Employé aux HBNPC
juin 1995 En cours
(au 4 janvier 2015)
Bernard Czerwinski PCF Instituteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[11],[12],[13],[14]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2018, la commune comptait 2 924 habitants[Note 3], en diminution de 1,65 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : +0,1 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
179151153206223179159157171
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1671671721851771824471 9432 206
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4352 4782 9091 5172 5832 6462 2752 5172 567
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 4752 3613 0353 4583 3413 1042 9452 9882 936
2018 - - - - - - - -
2 924--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,7 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 23,9 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 13,2 %) ;
  • 52 % de femmes (0 à 14 ans = 21,9 %, 15 à 29 ans = 18,2 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 19,2 %).
Pyramide des âges à Drocourt en 2007 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
0,5 
2,5 
75 à 89 ans
7,5 
10,6 
60 à 74 ans
11,2 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
23,9 
30 à 44 ans
19,5 
18,0 
15 à 29 ans
18,2 
23,7 
0 à 14 ans
21,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possédait sur une partie de son territoire la plus grande cokerie d'Europe[21], la cokerie de Drocourt. Construite par la Compagnie des mines de Drocourt, puis les HBNPC, ce sera une des dernières unités de traitement du charbon (avec la centrale d'Hornaing) exploitée par les Charbonnages de France. Elle ferma le 25 mars 2002 et a été totalement détruite entre 2002 et 2003. Depuis 2012, il n'en reste aucune trace.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Drocourt

Les armes de Drocourt se blasonnent ainsi : De gueules à l’épi de blé d’or posé en barre, accompagné en chef d’une colombe d’argent volant et tenant dans son bec un rameau du même et en pointe de quatre chevalement de mine cousus d’azur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

. André Drouart, résistant français, né à Drocourt en 1896 et mort décapité en Allemagne en 1943.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Douai-Lens », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lens - Liévin », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. « Bilan du maire - Drocourt : Bernard Czerwinski prêt pour un quatrième mandat : En 1995, pour sa première candidature, il avait un adversaire. Puis en 2001 et 2008, Bernard Czerwinski était seul à présenter une liste, communiste, dans une commune rouge depuis 1935. En 2014, il sera de nouveau candidat. Sans doute le seul encore une fois. Mais le maire de Drocourt commence déjà a préparé l’après… », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. Jean-Pierre Debris (CLP), « Drocourt : réélu, Bernard Czerwinski veut faire encore plus et mieux pour la population », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le ).
  14. « Bernard Czerwinski veut renforcer les liens entre quartiers et harmoniser la commune : Drocourt est une ville coupée en deux, voire en trois. D’un côté, le Drocourt mine et sa cité La Parisienne. De l’autre, Drocourt village et sa cité Palma refermée sur elle-même. Au milieu, le CD 40. Et si les Drocourtois se réunissaient ? C’est l’idée du maire, Bernard Czerwinski, qui entame son 4e mandat », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. « Évolution et structure de la population à Drocourt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  20. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  21. « La cokerie de Drocourt cesse sa production », sur Les Echos, (consulté le )