Auchel

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Auchel
Auchel
Vue depuis l'Odéon : le mémorial du mineur.
Image illustrative de l’article Auchel
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Intercommunalité CA de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane
Maire
Mandat
Philibert Berrier
2020-2026
Code postal 62260
Code commune 62048
Démographie
Gentilé Auchellois
Population
municipale
10 272 hab. (2019 en diminution de 5,44 % par rapport à 2013)
Densité 1 712 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 30′ 31″ nord, 2° 28′ 28″ est
Altitude Min. 68 m
Max. 157 m
Superficie km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Béthune
(banlieue)
Aire d'attraction Auchel - Lillers
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton d'Auchel
(bureau centralisateur)
Législatives 8e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Liens
Site web auchel.fr

Auchel est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Auchellois.

La commune fait partie de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane qui regroupe 100 communes et compte 276 759 habitants en 2018.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes :

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune d'Auchel doit sa physionomie actuelle à l'activité minière et industrielle qui a eu cours lors des siècles derniers.

Du point de vue de la géographie physique, la commune se situe en Artois, sur un plateau. Lorsque l'on se déplace vers d'autres communes, le relief est différent : les communes au sud d'Auchel (Marles, Calonne) sont moins élevées alors que celle de Lozinghem à l'est est plus élevée (d'où le nom de la Cité « Mont de Lozinghem »). L'altitude de la ville varie entre 68 et 157 m.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie.

La commune est traversée par le courant de Burbure, cours d'eau naturel de 13 km, qui prend sa source dans la commune de Floringhem et se jette dans l'Eclème au niveau de la commune de Busnes[1],[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré de type 4 »[Note 1], selon la typologie des climats en France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3].

Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après[3].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 10,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 847 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,8 j

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 3] :

  • le terril 16 de Ferfay. Ce terril est situé en bordure des collines de l'Artois et dont l’édification date de 1855[4] ;
  • le terril 20 de Burbure. Ce terril tabulaire date de 1870[5].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Une entrée de la commune.

Typologie[modifier | modifier le code]

Auchel est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[6],[7],[8]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune, une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes[9] et 356 052 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auchel - Lillers, dont elle est la commune-centre[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 29 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (79,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (82,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (68,2 %), terres arables (7,7 %), mines, décharges et chantiers (7 %), forêts (6,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,1 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].

Logement[modifier | modifier le code]

Petit village de quelques centaines d'âmes lors de la Révolution Française de 1789 à 1799, le bourg s'est peu à peu développé, avec une croissance fulgurante entre 1851 (découverte du gisement houiller) et la Première Guerre mondiale, passant de moins de 1 000 habitants à environ 13 000 habitants.

Située entre le bois St Pierre au Nord, lieu de détente pour les habitants de la région, le mont de Lozinghem à l'est, la commune a connu un développement des quartiers synonyme de l'industrie charbonnière et textile.

La première cité ouvrière et minière a vu le jour à la fin des années 1880, la cité 3 qui doit son nom à la fosse 3, dont l'emplacement aujourd'hui est un parc rue Casimir-Beugnet (où était situé l'établissement Levasseur, fabricant de tapis après la fermeture de la fosse). Aujourd'hui pratiquement entièrement abattue, la cité 3 reste le témoin des longues barres horizontales de corons. Aujourd'hui, la dernière barre se situe rue-des-Écoles, qui, selon les projets municipaux, sera détruite dans le cadre de la restructuration du quartier. Ce quartier s'est développé sur des champs rachetés par les houillères pour en faire des logements, et le plan de construction en plusieurs parties s'est concrétisé par plusieurs types de logements ouvriers : d'abord collés en longues barres parfois de plus de 100 m de long, et pour les constructions plus récentes, au fond vers le terril du 3, en bloc de deux, comme les lotissements modernes. Ce quartier à l'époque allait du terril du 3 jusqu'à la rue Florent-Evrard, jadis commerçante. En 1989, une première vague de destructions de logements vétustes fut amorcée, pour laisser place à un complexe culturel, l'Odéon, puis une salle de sport utile à la Cité scolaire Lavoisier (ex grands bureaux des mines). En 2005, la plupart des logements ont été abattus. La dernière vague de destruction va avoir lieu prochainement.

Le quartier du 5 a une autre physionomie : les maisons sont constituées en bloc de deux, plus aérées que ne l'étaient celles de la cité 3 construites à la fin des années 1880. La fosse du 5 était la plus étendue d'Auchel et se trouvait au centre d'importants services à la population à destination des ouvriers mineurs : l'hôpital des mines Ste Barbe, fermé en 2006 ; l'école du 5 devenue l'école Chateaubriand ; l'école Sévigné, abattue en 2010 pour laisser place à du logement privé ; une salle des fêtes, en cours de destruction ; la Goutte de lait, monument historique, était destinée aux mères de famille et à leurs nourrissons.

La salle des fêtes ou de gymnastique mérite que l'on s'y attarde : il s'agit d'une salle belge, démontée à la fin du XIXe siècle puis reconstruite à l'emplacement actuel des Grands bureaux des mines de Marles, devenus Cité scolaire Lavoisier. Cette salle fut démontée puis remontée à l'identique à son emplacement actuel, lors de la construction des imposants grands bureaux au début du XXe siècle, donnant une tout autre dimension au quartier. Aujourd'hui, la salle des fêtes est en cours de destruction, vendue à un promoteur pour y construire des logements privés.

D'autres quartiers sont emblématiques de la ville d'Auchel : le quartier de Rimbert, composé de logements ouvriers principalement, rénovés, avec d'autres logements en lotissement datant des années 1980. Ce quartier est excentré du reste de la commune, tout comme l'autre cité voisine de St Pierre. Cette dernière était essentiellement composée de logements miniers, abattus. Actuellement[Quand ?], des logements se construisent pour remplacer le vide laissé par les destructions, à proximité du bois de St Pierre.

À l'ouest, la Cité des Provinces et le quartier Vandervelde témoignent de la volonté gouvernementale de l'époque de renouveler les logements dans les années 1960. La Cité des Provinces a été construite à la fin des années 1960, composée principalement de barres verticales de plusieurs étages, portant le nom d'anciennes provinces françaises (Artois, Picardie, Flandres, Aquitaine...). Ce quartier en restructuration va perdre sa plus importante barre au profit de logements en lotissements. Il s'agit d'une opération financée en grande partie par l'État (rénovation urbaine). Le quartier Vandervelde (situé autour de la rue Vandervelde, longue artère desservant le centre de la commune jusqu'à la cité des Provinces), date également de la fin des années 1960 : c'est à cette époque que sont apparues les rues du Puy-Notre-Dame, Malakoff, du Portel. Durant les années 1980, ce quartier fut agrémenté d'agréables logements rues de Malakoff, de Rennes, Léonard de Vinci, du 19 mars 1962, Pablo Picasso, et la caserne de gendarmerie fermée depuis.

À l'Est, le Mont de Lozinghem n'était qu'un vaste champ. Après la Seconde Guerre mondiale, les charbonnages nationalisés ont entrepris la construction de nombreux logements espacés et d'un nouveau genre, par rapport à ceux connus les décennies précédentes. Les mineurs et leurs familles pouvaient vivre dans de très bonnes conditions, possédant également un jardin non négligeable. Le quartier fut également le centre économique de la ville après la récession charbonnière : l'établissement Dewavrin Auchelaine s'implanta, ainsi que nombre d'enseignes par la suite, créant la zone industrielle d'Auchel, témoin de la prospérité économique des années 1960 à 1990.

Par la suite, le centre-ville a connu d'importantes modifications durant les années 1990. Après le rachat par la municipalité de terrains dans le centre communal, la commune s'est agrandie en créant des axes importants, désenclavant le centre-ville. Les avenues du Front Populaire, Gandhi et Jacques Duclos ont été créées, jalonnées par des ensembles agréables, à proximité de la salle des fêtes Roger Couderc, construite quelques années auparavant.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Alceel (1081) ; Alcehel (1104) ; Auceel (1219) ; Auchiel (1222) ; Auchel (1262) ; Aucel (1268) ; Auchoel (1270) ; Aucheel (1278) ; Aucheul (1310) ; Auciel (1311) ; Auchel lez Pernes (1412)[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les corons.

Au XIVe siècle et au XVe siècle la seigneurie d'Auchel appartenait à la famille de Bournonville[17].

Le territoire dépendit de la famille d'Olhain au XVe siècle puis de la famille de Béthune au XVIIIe siècle.

Découverte d'un gisement houiller en 1851.

Pendant la première guerre mondiale, le président de la république Raymond Poincaré de passage à Auchel et à Bruay lance le mot d'ordre « Produire plus »[18].

Cette ancienne commune minière a frôlé les 15 000 habitants dans les années 1950.

La récession charbonnière à la fin des années 1960 dans le secteur a amené un « plan de reconversion », accompagnant l'implantation à faible coût pour les dirigeants d'entreprises de différentes enseignes industrielles dans des secteurs variés à la fin des années 1960, comme la très connue famille Dewavrin ayant fait fortune dans le textile (Auchelaine, groupe Dewavrin). D'autres groupes ou entreprises se sont installés : fabrication de tapis (Levasseur), industrie automobile (sous-traitance de Peugeot, Citroën : Faurecia), fabrication de sacs en plastique (Jet Sac), entreprise de Bâtiment Travaux Publics (Desquesnes), Coustenoble, Douez-Lambin...

L'activité économique était encore florissante durant les années 1980 avec la création de plusieurs centaines d'emplois, sous l'égide du Sénateur-Maire Jean-Luc Bécart, Président du Syndicat d'Aménagement des Zones Industrielles d'Auchel-Lillers. La tendance s'inverse depuis les années 2000, où le bassin d'emploi se désertifie à la suite des délocalisations, « plans sociaux », forçant les salariés, et notamment les jeunes, à chercher du travail ailleurs (perte de Dewavrin-Auchelaine, suppressions d'emplois chez Faurecia).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais.

Commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

Beaucoup de décisions sont prises au niveau local par les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) comme les syndicats intercommunaux à vocation unique ou multiple, ou communautés d'agglomérations, auxquels la commune a transféré certaines de ses compétences.

La commune était membre de la communauté d'agglomération de l'Artois, dite Artois Comm. Béthune-Bruay, créée fin 2001.

Celle-ci fusionne avec les communautés de communes Artois-Lys et Artois-Flandres pour former, le , la Communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane dont la commune est désormais membre.

La commune est également membre, en 2018, de[19] :

  • SIVOM de la communauté du Béthunois ;
  • SIVOM de la communauté du Bruaysis ;
  • Syndicat intercommunal pour l'assainissement du bassin de la Clarence et de la région d'Auchel (SACRA) ;
  • Fédération Départementale d'Energie du Pas-de-Calais

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de 1801 à 1984 du canton de Norrent-Fontes, année où elle devient le chef-lieu du nouveau canton d'Auchel[20]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié, passant de 10 à 9 communes.

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 2012 de la huitième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Compte tenu de la population de la ville, le conseil municipal est composé de 33 membres, dont un maire, plusieurs adjoints, et des conseillers municipaux (majorité et opposition).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1794 Jean-Baptiste Grard    
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1945 Abel Decobert    
1945 1947 Jules Fréville    
1947 mars 1977 Fernand Dégrugillier PS  
mars 1977 juin 1995 Jean-Luc Bécart PCF Sénateur du Pas-de-Calais (1984 →2001)
Conseiller général d'Auchel (1985 → 2001)
juin 1995 mars 2001 Jean-Louis Paquet PCF  
mars 2001 mars 2018[21],[22] Richard Jarrett[23],[24] DVD
puis UDI[25]
Médecin
Conseiller général d'Auchel (2001 → 2008)
Mort en fonction le 6 mars 2018
mars 2018[26] En cours
(au 31 janvier 2022)
Philibert Berrier DVD Ancien cadre
Réélu pour le mandat 2020-2026[27],[28]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Espaces publics[modifier | modifier le code]

Auchel est une ville qui compte quelques espaces verts : les fosses du 3 et du 5 ont laissé place, au milieu des années 1990, à d'importants parcs à la suite de la volonté municipale d'améliorer le cadre de vie et l'environnement de la population.

Le Bois de St Pierre est un espace de détente, comprenant un parcours santé et des aménagements pour les plus jeunes.

Justice, sécurité, secours et défense[modifier | modifier le code]

La commune dépend du tribunal judiciaire de Béthune, du conseil de prud'hommes de Béthune, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants de Béthune[29].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Auchellois[30].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[31],[Note 6]

En 2019, la commune comptait 10 272 habitants[Note 7], en diminution de 5,44 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : 0 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
552359561580627670664649625
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8751 2221 9412 8324 2304 2625 3597 2627 695
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 09411 07512 27314 53913 38613 62313 19214 16814 828
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
14 41214 09113 32912 53511 81311 39211 34110 99310 443
2019 - - - - - - - -
10 272--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 39,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,1 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 4 967 hommes pour 5 432 femmes, soit un taux de 52,24 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,5 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[33]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
1,8 
5,7 
75-89 ans
10,5 
15,5 
60-74 ans
15,7 
18,0 
45-59 ans
17,7 
18,5 
30-44 ans
17,2 
20,4 
15-29 ans
17,0 
21,1 
0-14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2018 en pourcentage[34]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,4 
75-89 ans
8,9 
15,9 
60-74 ans
17,3 
20,2 
45-59 ans
19,4 
19,1 
30-44 ans
18,2 
18,6 
15-29 ans
16,3 
20,3 
0-14 ans
18,3 

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Plusieurs terrains d'évolution sportive existent sur le territoire de la commune : le complexe sportif Jacques Secrétin cité 5 inauguré dans les années 1990 (comprenant stade de foot, terrain cendré, salle de tennis, de tennis de table), le stade Basly qui jouxte la piscine municipale datant des années 1960 et rénovée ultérieurement.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2019, dans la commune, il y a 4 275 ménages fiscaux qui comprennent 10 049 personnes pour un revenu médian disponible par unité de consommation[Note 8] de 16 180 euros, soit inférieur au revenu médian de la France métropolitaine qui est de 21 930 euros. La part des ménages fiscaux imposés est de 34 % (57,6 % en France métropolitaine)[35],[36].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • Entreprise Jet'Sac (groupe SPHERE depuis 1996), fabrication de plastiques dont tabliers sanitaires, 110 p.[37]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le musée de la Mine.
  • Le musée de la colombophilie d'Auchel.
  • L'église Saint-Martin du XVe siècle.
  • L'actuelle mairie du XVIe siècle ayant fait office de pensionnat pour jeunes filles.
  • Le château (gentilhommière) abattue en 1985 à la suite de l’abandon des propriétaires.
  • L’hôpital des mines (Sainte-Barbe).
  • L'ancienne salle de gymnastique devenue salle des fêtes.
  • L'ancienne mairie, place Jules-Guesde.
  • Le commissariat d'Auchel, situé proche de la mairie.
  • L'église Évangéliste Baptiste (temple) créé en 1890

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Auchel dans la littérature[modifier | modifier le code]

Plusieurs romans ont leur histoire qui se déroule dans la commune :

  • À Minuit les chiens cessent d'aboyer, Michael Moslonka, editions du Rifle
  • En attendant les vers, Michael Moslonka, editions du Rifle.
  • Le Label N, Jess Kaan, atelier Mosesu
  • Punk Friction, Jess Kaan, éditions Lajouanie

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Auchel

Les armes d'Auchel se blasonnent ainsi :
Tranché : au premier d'azur à la tour donjonnée d'or, maçonnée de sable, au second de gueules aux deux pics de mineur passés en sautoir et une lampe de mineur brochante en cœur, le tout d'or ; à la bande d’or chargée de cinq losanges de sable, brochant sur la partition[42].


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Auchel », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le climat océanique altéré de type 4 apparaît comme une transition entre l’océanique franc (type 5) et l’océanique dégradé (type 3). Entre le Nord-Pas-de-Calais et la Normandie il s’agit d’une fine bande tandis qu’à l’Ouest, cette transition s’élargit jusqu’à atteindre plus de 150 km. Elle affecte également le sud-ouest du Massif central, de la Dordogne à l’Aveyron et le nord des Pyrénées. La température moyenne annuelle est assez élevée (12,5°C) avec un nombre de jours froids faible (entre 4 et 8/an) et chauds soutenu (entre 15 et 23/an). L’amplitude thermique annuelle (juillet-janvier) est proche du minimum et la variabilité interannuelle moyenne. Les précipitations, moyennes en cumul annuel (800-900 mm) tombent surtout l’hiver, l’été étant assez sec. (Source : Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography).
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  8. Définition de l'unité de consommation selon l'INSEE : pour comparer les niveaux de vie de ménages de taille ou de composition différente, on divise le revenu par le nombre d’unités de consommation (UC). Celles-ci sont généralement calculées de la façon suivante : 1 UC pour le premier adulte du ménage, 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus, 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans. Cette échelle d’équivalence (dite de l’OCE) tient compte des économies d’échelle au sein du ménage. En effet, les besoins d'un ménage ne s'accroissent pas en stricte proportion de sa taille. Lorsque plusieurs personnes vivent ensemble, il n'est pas nécessaire de multiplier tous les biens de consommation (en particulier, les biens de consommation durables) par le nombre de personnes pour garder le même niveau de vie.

Références[modifier | modifier le code]

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