Marcel et son orchestre

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Marcel et son orchestre
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Marcel et son orchestre

Informations générales
Pays d'origine Pas-de-Calais, Drapeau de la France France
Genre musical Pop, ska, rock, punk
Années actives 1986 - 2012
Site officiel Site officiel

Marcel et son orchestre est un groupe français de rock festif, originaire de Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais.

Groupe[modifier | modifier le code]

Originaire de la région Nord-Pas de Calais, Marcel et son orchestre est un groupe de rock festif aux accents punks et ska qui mêle chansons revendicatives et politiques (Si ça rapporte, Ramdam réclame, Blasphème…) et textes festifs (Arrête ton crin-crin, Ma sœur, La grosse madame…). Le groupe arbore sur scène des costumes et fripes dans l'esprit du Carnaval de Dunkerque, ce qui sera sa marque de fabrique tout au long de sa carrière.

Très actif à l’aube des années 2000 sur la scène rock alternative, Marcel et son Orchestre aura vendu plus de 400 000 albums et se sera produit plus de 1000 fois sur scène[1] depuis ses débuts.

Histoire du groupe[modifier | modifier le code]

Les années 1980 : la formation[modifier | modifier le code]

Marcel et son Orchestre est une formation initiée par Franck Vandecasteele (Mouloud) vers la fin des années 1980 du côté de Boulogne-sur-Mer. Vouant une admiration pour les grands de la chanson française et un certain penchant pour la déconne, le collectif alors composé de Fabrice, Laurent, Luc et Franck donne son premier concert le 16 mai 1986.

Dans les années qui vont suivre, le groupe commence à jouer déguisé et de nouveaux membres apparaissent, notamment Vincent Sarrazin (Agaboumboum). Les répétitions ont lieu dans un blockhaus de la 2e Guerre Mondiale au Portel.

En 1989, Marcel et son Orchestre arrive en demi-finale des sélections régionales du Printemps de Bourges et s’enrichit d’une section cuivre, mise en avant par Christophe Carlin (Tof’) et Frédéric Labit (Tibal), qui collera définitivement au son de la formation.

Une première cassette démo "Bel Air[2]" verra le jour, les Marcel jouent à 9 sur scène et commencent à écumer les scènes et les tremplins du Nord-Pas de Calais, allant jusqu’à représenter la région aux découvertes du Printemps de Bourges.

Les années 1990 : les débuts[modifier | modifier le code]

Le groupe enregistre une seconde cassette intitulée "Funky Tongues" qui ne sera jamais distribuée, et c’est à cette époque que Jean Baptiste Jimenez (Jibé ou John Bob) devient le guitariste en titre.

En octobre 1993 sort le premier maxi-CD "éponyme" avec Damien Deltour au chant. Le disque permet à Marcel et son Orchestre d’aller s’exporter hors région, principalement en Bretagne.

À cette période, le groupe répète à Douai et Pascal Lebon (Bouli) prend le poste de bassiste. Une souscription est lancée pour le premier album par Franck et 300 fans répondent à l’appel[3] : "Sale Bâtard" sort en avril 1996[4]. C’est Eduardo qui sera au chant pour cet opus. Les sessions d’enregistrement auront lieu au studio du Bras d’or, à Boulogne-sur-Mer.

Les concerts s’enchaînent, mais Marcel prend tout de même le temps d’enregistrer un deuxième maxi-CD "Disez pas sans l’sachant" à six, sans chanteur attitré. C’est donc Franck et Tof’ qui assureront les parties vocales.

Bien ancré au niveau de la scène alternative française, le groupe apparait sur plusieurs compilations et un nouveau chanteur, Jean-Jean est recruté en juin 1997. Marcel et son Orchestre joue alors aux Eurockéennes de Belfort.

Beaucoup de nouveaux titres apparaissent au cours de cette tournée et le groupe entre en studio pour enregistrer "Crâne pas, t’es chauve", qui sortira en décembre 1998 avec une pochette signée François Boucq. Les membres commencent à vivre de leur musique et la renommée de Marcel dépasse les frontières françaises.

Un nouveau chanteur va arriver dans le groupe en octobre 1999, c’est Claude Brame (Clodio ou Cloclo) et Marcel joue sur les plus grandes scènes de France, voire même au Québec. La tournée s’achève devant 40 000 personnes au festival des Vieilles Charrues, à Carhaix en juillet 2000.

Les années 2000 : le succès[modifier | modifier le code]

Le batteur d’origine ayant de graves problèmes d’oreille, il est remplacé par James Huiban (Bistek) en août 2000 et le groupe prépare l’enregistrement de son 3e album entre Lille et Bruxelles.

"Si t’en reveux, y’en re n’a !" sort en avril 2001[5], la pochette est dessinée par Jean Solé. Marcel tourne intensément et écume tous les festivals pendant deux ans.

Un premier album live "Youpii, groovii, heavii, crazii, sexii, ska !!!" est enregistré à l’Aéronef de Lille en décembre 2001, au cours de deux soirées où les anciens membres du groupe apparaissent sur scène. Un maxi-CD inédit "Marcel voit rouge" sera édité à l’occasion de cette soirée.

En juillet 2003, c’est Claude qui quitte le groupe et désormais Franck prendra les parties vocales, en alternance avec Tof’. Un clavier est recruté : David Laisné, et l’album suivant "Un pour tous, chacun ma gueule" voit le jour au mois de mai 2003. François Boucq est de retour pour la pochette.

Les fans de Marcel et son orchestre sont de plus en plus nombreux et viennent assister déguisés aux concerts, en témoigne le CD/DVD "Bornes to be en live" qui sort en 2005. Le concept "D.D.D." (pour Danse, Déconne, Dénonce) est en marche, les Marcel manifestent leur soutien à des causes humanitaires (Greenpeace, soutien aux ouvriers de Métaleurop…). C’est aussi à cette époque que le groupe se produit à l’Olympia, à Paris.

Alternant tournée et studio, deux albums suivront : "E=CM²" en 2006, puis "Bon chic... bon genre !" en 2009, dont la pochette sera dessinée par Charb’. À la même période, Pierrik Viard (Bidingue) viendra remplacer David derrière les claviers.

Franck et le groupe seront à l’origine du projet hommage au chanteur François Béranger avec la compilation "Tous ces mots terribles" en 2008. Y apparaissent Sanseverino, Hubert-Félix Thiéfaine, Jeanne Cherhal ou encore Gérard Blanchard, Tryo, La Rue Kétanou, Loïc Lantoine

Malheureusement, l’enthousiasme de l’époque est brisé par le décès soudain de Vincent Sarrazin (Agaboumboum) le 14 octobre 2009[6].

Les années 2010 : la séparation[modifier | modifier le code]

Usés par le rythme effréné imposé par les tournées, les membres du groupe annoncent que le prochain album de Marcel et son Orchestre sera le dernier et qu’une tournée d’adieux suivra[7].

"Dans la joie jusqu’au cou" sort au printemps 2011 et s’accompagne d’un deuxième disque "Tous les coups sont permis", une relecture de leurs meilleurs titres en version acoustique. Les Marcel apparaissent pour la première fois en vrai sur une pochette d’album. Les costumes et le maquillage sont très sobres, les déguisements de carnaval semblent rangés au placard pour la photo.

La tournée d’adieux se termine par deux concerts marathon à l’Aéronef de Lille les 14 et 15 décembre 2012, la famille Marcel et son Orchestre est au complet : tous les anciens membres apparaissent sur scène et les concerts durent plus de 4 heures, plus de 50 titres sont joués[8].

Un album live "C’est ma dernière surprise-party !!" sortira l’année suivante, témoignant de cet évènement.

Franck Vandecasteele remonte sur scène en 2013 avec un nouveau projet plus tourné vers la chanson, Lénine Renaud, en compagnie de Cyril Delmote (les VRP, les Nonnes Troppo, les Suprêmes Dindes…). Deux albums suivront. Jean-Baptiste Jiménez crée le groupe Mascarade dans lequel il officie en tant que guitariste.

Membres[modifier | modifier le code]

Membres du groupe[modifier | modifier le code]

  • Mouloud : chant (2003-2012) et percussions (1986-2012)
  • Tof : trompette, trombone, guitare, chœurs et chant (1989-2012)
  • Tibal : saxophone, flûte, chœurs et chant (1989-2012)
  • Jb, alias John Bob : guitare et chœurs (1993-2012)
  • Bouli : basse et chœurs (1996-2012)
  • Bistek : batterie et percussions (2000-2012)
  • Bidingue : claviers et chœurs (2006-2012)

Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • David : clavier et saxophone (2003-2006)
  • Clodio : chant (1999-2002)
  • Agaboumboum : batterie (1988-2000)
  • Jean-Jean : chant (1997-1999)
  • Edouardo : chant (1994-1997)
  • Laurent : basse (1988-1996)
  • Damien : chant (1993-1994)
  • Grand Frank : chœurs et chorégraphies extrémistes (1991-1993)
  • Toto : guitare hawaïenne (1988-1993)
  • Luc : chant et guitare (1989-1993)
  • Fred : trombone (1991)
  • Nanou : chœurs (1989-1991)
  • Sylvine : guitare et chant (1988)
  • Fabrice : chant (1986-1989)

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Albums Live[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

DVD[modifier | modifier le code]

  • Bornes to be en live !, double DVD sorti en
  • Pour la sortie du disque E=CM², Marcel et son Orchestre a sorti une édition limitée comprenant en bonus un DVD du concert de la Fête de l'Humanité en 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Marcel et son orchestre enflamment le hall B de Chorus », sur Le Telegramme (consulté le 9 février 2016)
  2. « Marcel Et Son Orchestre : Bel Air », sur www.spirit-of-rock.com (consulté le 10 avril 2016)
  3. « Marcel et son orchestre ramassent les billets ! », sur La voix du nord,‎ (consulté le 25 juillet 2016)
  4. « Marcel et son Orchestre / France Inter », sur France Inter (consulté le 9 février 2016)
  5. « Si t'en reveux, y'en re n'a » : Marcel remet le couvert, sur Le Telegramme (consulté le 9 février 2016)
  6. « Avis de décès, A la mémoire de Vincent SARRAZIN - Mémoire », sur memoire.lavoixdunord.fr (consulté le 10 avril 2016)
  7. (fr) « Marcel et son orchestre, fin de carrière ? », sur RFI Musique (consulté le 9 février 2016)
  8. La Voix du Nord, « Marcel et son orchestre entre au Panthéon de la fête et de la générosité », sur La Voix du Nord (consulté le 9 février 2016)
  9. Appelé « album éponyme » ou « album sans titre » dans la discographie officielle du groupe.

Liens externes[modifier | modifier le code]