Douai

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Icône de paronymie Cet article possède des paronymes ; voir : Douhet et Rue de Douai.
Douai
La Scarpe à Douai, quai du Petit Bail.
La Scarpe à Douai, quai du Petit Bail.
Blason de Douai
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord (sous-préfecture)
Arrondissement Douai (chef-lieu)
Canton Douai
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Douaisis (siège)
Maire
Mandat
Frédéric Chéreau (d)
2014-2020
Code postal 59500
Code commune 59178
Démographie
Gentilé Douaisiens
Population
municipale
40 736 hab. (2014 en diminution de 4,06 % par rapport à 2009)
Densité 2 410 hab./km2
Population
aire urbaine
552 694 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 22′ 17″ nord, 3° 04′ 48″ est
Altitude Min. 16 m
Max. 38 m
Superficie 16,90 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-douai.fr

Douai est une commune française du département du Nord et de la région Hauts-de-France, située dans le sud de la Flandre romane.

Douai est au centre de l'aire urbaine de Douai-Lens, la quinzième aire urbaine de France, comprenant 103 communes, avec 542 918 habitants en 2010. Avec Lille et les villes de l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, elle appartient aussi à un ensemble métropolitain de près de 3,8 millions d'habitants, appelé « aire métropolitaine de Lille ».

Les habitants de Douai sont les Douaisiens. La région s'appelle le Douaisis.

Le nom jeté des habitants est les « ventres d'osier » (vint' d'osier en chti) en raison de la matière dont sont faits les géants locaux (la famille Gayant).

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville de Douai est très proche de grandes capitales européennes comme Bruxelles (à 140 km et à 1 h 40 min de trajet), Paris (à 190 km, reliée en moins d'une heure en TGV) ou Londres (à 290 km). La ville est située à environ 38 km de Lille (37 minutes de trajet) entre Arras, Cambrai et Valenciennes. Les communes limitrophes sont : Lambres-lez-Douai, Waziers, Sin-le-Noble, Dechy, Cuincy, Auby, Lauwin-Planque, Flers-en-Escrebieux. Douai est la ville la plus méridionale de Flandre, à la limite avec l'Artois.

La Scarpe à Douai.
Bénédiction au pardon des bateliers à Dorignies le 1er mai 2014.

L'agglomération de Douai est traversée par la Scarpe, un affluent rive gauche de l'Escaut, le quartier de Dorignies possède un port pour la batellerie.

La ville de Douai est une commune entièrement urbanisée. Elle est composée de zones résidentielles de différentes époques. On voit cohabiter des quartiers nobles et bourgeois du XVIIIe siècle avec des quartiers populaires de l'époque des charbonnages. Son centre politique se situe dans la partie ancienne. L'hôtel de ville et son beffroi le symbolisent. Depuis la création de la communauté d'agglomération du Douaisis (CAD), un certain nombre de décisions sont partagées avec les 35 autres communes de l'agglomération.

Les axes de communication sont nombreux à Douai et font d'elle une ville carrefour. La gare occupe une place importante dans cette organisation. La ville est aussi un maillon du réseau de bus EVEA (Bus à Haut Niveau de Service) et le réseau de transport urbain (SMTD).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Douai
Flers-en-Escrebieux Roost-Warendin Râches
Cuincy Douai Waziers
Lambres-lez-Douai Lambres-lez-Douai Sin-le-Noble

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des voies de Douai.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Douai.

La ville de Douai dispose d'une gare SNCF permettant de relier Paris en une heure grâce au TGV (8 allers-retours origine Valenciennes) mais aussi des liaisons directes vers Lyon, Marseille, Bordeaux, Quimper, Brest, La Rochelle (uniquement les samedis estivaux), Strasbourg, Bruxelles (Belgique), Hendaye, Irun (Espagne), et les Alpes pendant la saison hivernale à savoir la Tarentaise (Bourg-Saint-Maurice), la vallée de l'Arve (Saint-Gervais-les-Bains) et la Maurienne (Modane). Les douaisiens peuvent également rejoindre Bourg-Saint-Maurice les samedis d'été.

Lille est à vingt minutes de Douai en TER.

Le projet de tramway Douai-Guesnain[modifier | modifier le code]

Le tram de Douai est en réalité un système de bus circulant sur voie propre improprement appelé tramway.

Le Syndicat mixte des transports du Douaisis (SMTD) réalise un projet d'autobus à guidage magnétique au sol, entre Douai (Cité technique) et Guesnain.

Le SMTD a préféré prendre de l'avance et a donc déjà mis en place des nouvelles infrastructures, comme la distribution des nouveaux tickets (et la fin des anciens), les nouveaux tarifs ainsi que les nouvelles cartes à puce et magnétiques qui remplaceront tout le réseau actuel TAD'Evéole.

Il circule sur une voie réservée en béton dans laquelle ont été implantés, tous les 4 mètres, des plots magnétiques protégés par de la résine qui émettent des signaux « lus » par le véhicule au moyen d'un système informatique embarqué.

La ligne A, longue de 12 kilomètres, dessert 21 stations distantes d'environ 400 mètres les unes des autres. Avec une fréquence de 10 minutes en heure de pointe, il transporte 900 voyageurs par heure.

Dix rames de 18 mètres et 2 rames de 24 mètres sont en service. Elles sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, grâce au plancher bas intégral et aux stations ajustées à leur hauteur, mais aussi aux personnes dont la vue est déficiente.

Ces rames sont propulsées par un moteur à gaz ou un système hybride. Le système fonctionne sans caténaires.

Le montant de l'investissement s'élève à 110 millions d'euros hors taxes. Il est aussi prévu la construction de la ligne B pour 2011 et des lignes C et D vers 2020.

L'extension de la ligne A se terminera en 2016, reliant les communes de Lewarde, Masny, Ecaillon et Auberchicourt jusqu'à Aniche (lycée Edmond-Laudeau) d'une part, d'autre part jusqu'à la cité des Blocs Jaunes à Douai. La ligne A sera la plus grande ligne de transports en commun du réseau ÉVÉOLE, s'étalant sur près de 20 kilomètres.

Son nom : Evéole[1].

Fin 2015, les rames du "tram ÉVÉOLE" sont mises à l'arrêt et remplacées par 16 bus articulés (ÉVÉA). Le système de guidage électromagnétique n'a jamais pu être testé ni même validé et les véhicules s'avèrent mécaniquement peu fiables. Une enquête est en cours sur des soupçons de favoritisme[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme n'est connu que par des formes médiévales dont les origines sont obscures. Il s'agit peut être d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romane en -acum, suffixe marquant la localisation ou la propriété. Le premier élément Do-, Du- doit représenter le nom de personne gaulois Dous[3].

Dans les sources historiques avérées, le nom de la localité est attesté sous les formes Doac (monnaie mérovingienne), Doacense [castellum] en 975, Duaci (génitif) en 1024, Duuaicum, Duuuaicum vers 1040, Duacum en 1035 - 1047, Duacum en 1051, Duacum en 1076 et en 1080 - 1085, Duachum en 1108, Duai en 1194, Doai en 1204, Douai apparaît pour la première fois en 1223[4]. En néerlandais : Dowaai[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Douai.

Origines de la cité[modifier | modifier le code]

Douai est une création médiévale découlant de conditions naturelles singulières mais surtout de sa position de charnière entre le royaume de France et le comté de Flandre. Sur un ilot de la Scarpe, près du gué qui permettait le franchissement, deux noyaux constituèrent les points de développement de la ville[6].

Le Moyen-Age[modifier | modifier le code]

La période médiévale fut pour Douai une période de grande prospérité découlant de ses activités commerciales (la vente des grains) et artisanales (la draperie) mais aussi de l’autonomie octroyée par le Comte de Flandre qui donnait à la ville le pouvoir de se gérer elle-même. La cité comptait à son apogée de 10 à 15 000 habitants.

Au XI° siècle, une dérivation du cours de la Sensée vers la Scarpe aménagée à Vitry-en-Artois façonne jusqu’à aujourd’hui sa physionomie. Gagnant en débit, il fut dès lors possible d’augmenter son trafic. De fait, située au cœur d’un terroir agricole d’une grande richesse, Douai dispose à partir de 1301, par concession du roi Philippe le Bel, d’un droit d'étape, soit le privilège du commerce des grains dans la région, des lieux de production au sud vers les lieux de consommation au nord. Ce privilège, qui devint avec le temps la principale ressource de la ville, était un droit vital que Douai défendit farouchement jusqu’au XVII° siècle.

Moins rémunérateur pour la ville que le commerce des grains, la draperie est toutefois emblématique de l’âge d’or de Douai qui, au XIII° siècle, avec Bruges, Gand, Ypres et Lille, sera à ce titre comptée parmi les cinq « bonnes villes » de Flandre. Selon Georges Espinas[7]. Employant de très nombreux artisans, mobilisant de forts capitaux, la draperie douaisienne s’est répandue dans toute l’Europe, parfois très loin, en Russie (marché de Novgorod), sur les confins de la Baltique mais aussi en Italie comme dans la Péninsule Ibérique.

Autre trait médiéval qui fait la renommée de la ville, les libertés communales sanctionnées par Philippe d'Alsace, comte de 1157 à 1191. « La liberté et la loi de Douai », transformant peut être la coutume en charte, a été accordée par Ferrand du Portugal en 1228. Le pouvoir local dépend à l’origine de seize échevins, tous égaux, cooptés selon un système de désignation à plusieurs degrés. Il ne concerne que les bourgeois. Les manants[Note 1]. comme les forains[Note 2] sont exclus du pouvoir par définition.

L’action scabinale s’exprime d’abord par les bans, très nombreux au XIII° siècle, régissant, outre les activités artisanales, toute l'édilité de la ville, les fossés et les remparts, l'état des rues et des maisons. Les échevins ont très tôt le souci d’inscrire leur pouvoir dans des actes et lieux symboliques, face au bailli qui incarne une présence comtale toujours concurrente avec le sceau de la ville créé en 1201, la halle - palais municipal surmonté du beffroi au siècle suivant - en 1205, le premier chirographe en 1224, le premier ban en 1229.

Jusqu’en 1369, Douai comme Arras, est une cité frontalière que se disputent le roi de France et le comte de Flandre. Avant cette date, qui marque jusqu’au XVII° siècle le retour définitif à la Flandre, la ville change de maître plusieurs fois.

Une ville impériale au XVI° siècle[modifier | modifier le code]

En 1369, Charles V, qui marie son frère Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, à la fille du comte de Flandre Louis de Male redonne à ce dernier la ville de Douai. Passée en effet dans l’orbite d’un duché de Bourgogne de plus en plus puissant, l’enjeu que constitue sa position de ville frontière culmine lors des guerres qui opposent Louis XI à Charles le Téméraire. Le mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien d’Autriche fait de Douai une possession des Habsbourg. Elle connaît sous Charles Quint mais surtout Philippe II un dynamisme nouveau comme ville administrative et militaire[6].

La religion, inséparable de Douai, est organisée pour le séculier en six églises paroissiales ainsi que de nombreuses congrégations religieuses dont les refuges installés dans la cité par les monastères du plat pays, toujours soucieux de disposer d’un lieu de sûreté en cas de guerre. Ainsi le « Constantin » des bénédictins de l’abbaye de Marchiennes, devenu Parlement de Flandre. Dans la Contre-Réforme catholique, Douai exprime sa fidélité, comme son orthodoxie, ainsi que le prouvent les fondations de couvents qui apparaissent aux XVI° et XVII° siècles. Cette « invasion conventuelle »[8] s’exprime aussi à travers le soutien apporté au mouvement missionnaire catholique destiné aux États passés au protestantisme, principautés allemandes, Provinces-Unies mais surtout royaume d’Angleterre ainsi la fondation - en 1568 et à l’initiative du cardinal Allen - du collège anglais de Douai où est achevée, en 1609, la traduction anglaise de la Bible, connue sous le nom de « bible de Douai »[9].

Article détaillé : Universités de Douai.

En 1562, Philippe II, avec le soutien des papes Paul IV puis Pie IV, fonde l'Université de Douai, implantation inspirée par la réforme tridentine vaste séminaire inculquant aux prêtres une foi aussi solide que prosélyte[10]. L’université [Note 3] rassemble dès sa fondation cinq facultés (théologie, droit canon, droit civil, médecine et arts libéraux), huit collèges, quatorze refuges d’abbaye, vingt-deux séminaires [11].

Le rattachement de Douai à la Flandre, qui avait dans une certaine mesure protégé la ville des destructions de la Guerre de Cent Ans, se retourne quand les conflits embrasent l’Europe du Nord à partir de 1618. En 1635, la déclaration de guerre de Richelieu à l’Espagne plonge la région dans la ruine.

Douai française[modifier | modifier le code]

En 1667, le roi de France Louis XIV envahit la Flandre. Douai est assiégée et prise par Vauban. Le traité d'Aix-la-Chapelle (1668) confirme la possession de la France.

Douai, carte d'un ingénieur de Louis XIV.


Dès lors, Douai va s'intégrer au rideau de défense du royaume. Vauban améliore les fortifications existantes et crée l’infrastructure qui manquait à la place, ainsi des casernes (ancien collège de Marchiennes), un arsenal (ancien prieuré Saint Sulpice) et une fonderie de canons, édifiée à l’emplacement de l’ancien château des comtes de Flandre.

En avril 1710, lors de la guerre de Succession d'Espagne, les Alliés assiègent Douai mise en défense par Comte d’Albergotti. La résistance, acharnée, dure jusqu’au 26 juin quand, avec les honneurs de la guerre, les troupes royales capitulent. Après sa victoire à Denain en juillet 1712, le maréchal de Villars reprend la cité le 8 septembre. Cette reconquête, confirmée par la Paix d’Utrecht, ne sera plus menacée avant 1914.

La ville, ainsi que son plat pays, sortent ravagés d’un conflit de près d’un demi-siècle. Soucieux d’éviter l’anarchie dans la reconstruction qui s’annonce, les échevins édictent le célèbre « règlement de 1718 ». Outre l’alignement sur la rue et la limitation des hauteurs, la façade des maisons doit être homogène. Cette reconstruction, qui donne jusqu’à présent au centre de Douai une remarquable unité architecturale, exprime un « goût français » qui s’épanouit tout au long du siècle. La ville reconquise, comme le montre le plan relief de Douai de 1709, était d’une apparence toute flamande. Le « retournement des toitures » - le petit côté n’est plus sur la rue - la fait disparaître en quelques décennies.

Tirant la leçon des erreurs commises après la conquête de 1667, le roi répond aux aspirations des Douaisiens en installant dans la ville en 1714, le Parlement de Flandre. La Cour est installée, au pied de la Scarpe, au « Grand Constantin », refuge de l’Abbaye de Marchiennes. Avec l’installation du Parlement de Flandre, la ville profite durant le XVIII° siècle d’une incontestable prospérité à laquelle contribuent deux autres institutions qui façonnent à leur tour et durablement son profil urbain, sinon social : l’université et l'armée. En 1744, les 2000 étudiants douaisiens se partagent pour les trois quarts dans la faculté des arts et pour l’autre quart en théologie ou en droit[12].

Bastionnée sur tout son pourtour, Douai est dotée de nombreuses casernes, d’arsenaux, d’écoles militaires est une place de première importance. Au début du XVIII° siècle, près de 5 000 hommes et 1500 chevaux peuvent y loger (sur une population totale estimée à 12 000 habitants).

La Révolution[modifier | modifier le code]

Ville judiciaire, Douai soutient le nouveau cours ainsi le plus célèbre de ses avocats, Merlin dit de Douai[13]. Les cahiers restent mesurés dans leurs doléances qui se concentrent sur le maintien des libertés provinciales tout en proposant cependant la suppression des abus les plus criants de la féodalité.

Plusieurs réformes de la Constituante connaissent à Douai des effets majeurs. A la fin 1790, sont supprimées la profession d’avocat ainsi que toutes les juridictions anciennes[14]. Ensuite, le refus de reconnaitre la constitution civile du clergé pousse certains notables soit au retrait, soit à l’émigration[6]. La vente des biens nationaux représente à Douai une mutation immense dont les conséquences sur le bâti sont encore perceptibles aujourd’hui. En un instant, le fruit multiséculaire des dons, héritages, achats des ordres religieux se disperse.

La guerre déclarée par le roi contre l’Autriche en avril 1792 met Douai aux avant-postes du conflit puis ensuite de la Terreur. Pour autant, Douai reste très mesurée dans ses manifestations révolutionnaires, sans doute grâce à l'attitude du conventionnel Florent-Guiot qui reste en poste de novembre 1793 à septembre 1794[15]. Beaucoup plus modéré que son voisin d’Arras Le Bon, il frappe les extrémistes ou les contre-révolutionnaires en choisissant plutôt la mise à l’écart que la peine de mort.

Dans la ville, la tourmente révolutionnaire sera plus courte en durée que la guerre. Pour autant, la victoire de Fleurus le 5 juillet 1794 repousse définitivement la menace étrangère. Placée en retrait de la ligne Lille-Valenciennes, Douai devient une base arrière essentielle dans la défense des frontières. Sous le Directoire puis l'Empire, elle est un important dépôt militaire[16].

La création du département du Nord en novembre 1789 fait de Douai un chef-lieu. Mais en 1803, ce dernier déplacé à Lille, la ville devient sous-préfecture mais reçoit en compensation plusieurs institutions départementales : la cour d’appel, le commandement militaire du Nord[17], le lycée impérial en 1802 et enfin en 1808, quand l'enseignement supérieur est réorganisé, une université (facultés des lettres et des sciences).

Le XIX° siècle[modifier | modifier le code]

Après les événements révolutionnaires, Douai, transformée, conserve cependant ses logiques anciennes, notamment une élite catholique et conservatrice, qui accompagne en partie l’industrialisation de la fin du siècle.

L’université installée sous le Premier Empire ayant été supprimée dès la Restauration, il faudra attendre le Second Empire pour voir réapparaitre les facultés dans la ville. Jules Maurice, maire depuis 1852, sera l’artisan de cette victoire durement acquise en 1854 quand, à cette date, s’installe la faculté des lettres. S’appuyant sur la cour d’appel et l’ensemble des professions qui s’y attachent, la faculté de Droit s'y ajoute en 1865[6].

Si la première moitié du XIX° ne connaît aucun aménagement important, la fin de la Monarchie de Juillet, mais surtout le Second Empire, voient toutefois apparaître dans la ville plusieurs travaux de grande ampleur. Ainsi, la construction de la ligne de Paris-Nord en 1846 donne à la gare de Douai une importante fonction d’étape entre Arras et Lille. De même, n’oubliant pas le rôle majeur de la Scarpe dans la vitalité de la cité[18], les édiles réalisent à partir de 1893 le canal de dérivation[6]. Son inauguration, deux ans plus tard, permet d’augmenter le trafic en faisant de Douai le second port fluvial de France après Conflans-Sainte-Honorine.

Mais c’est surtout, après le déclassement de la place en 1889, le démantèlement des remparts de la ville - débuté en 1891 et clôt en 1902 - qui, libérant l'espace aux boulevards ceinturant la ville, permet l’expansion vers les faubourgs (ainsi Frais-Marais ou Dorignies)[6].

Douai n’est pas, au début du XIX° siècle, une ville qui participe à la révolution industrielle[19]. L'activité textile reste limitée mais la ville est en revanche très active dans la transformation des produits agricoles, ainsi les tourteaux mais surtout la production sucrière[20], dont la puissance ne sera relayée par le charbon qu’au début de la III° République.

De fait, l’industrie charbonnière est relativement tardive à Douai (la compagnie d'Anzin est fondée un siècle plus tôt). En 1854, est ouverte la fosse Gayant à Waziers puis celle de Dorignies en 1858. En 1878, afin d’accompagner ce développement, est fondée l'école des maîtres ouvriers mineurs, future École des Mines de Douai.

Les deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Cité prospère au début de la III° République, Douai réussit, sous l’impulsion d’édiles dynamiques, ainsi Jules Maurice, Charles Merlin ou Charles Bertin, à se doter d’infrastructure modernes qui favorisent l’émergence d’activités industrielles. Pour autant, l’antagonisme entre Lille et Douai s’accentue au XIX° siècle. En 1887, le départ brutal des facultés douaisiennes vers le chef-lieu aura dans la ville un retentissement énorme.

Le début du siècle est pour Douai celui d’un développement économique vigoureux. Soutenues par la commune (cf les cessions de terrains libérés par l’armée), quelques sociétés importantes alimentent cette croissance, ainsi les usines Cail (locomotives) ou Bréguet (aéroplanes). Mais ce sont surtout les Forges de Douai (futur Groupe Arbel créé par la famille du même nom) qui dynamisent l’économie locale[21].

Après une courte phase de conflit, Douai tombe dans les mains allemandes dès octobre 1914. Elle le restera tout au long de la guerre. Pour l’armée impériale, placée à proximité du front (une dizaine de kilomètres), la ville est un dépôt pour les troupes qui montent en ligne ou en reviennent. La réquisition, sinon l’arbitraire, sont la règle pour tous les Douaisiens soumis à l’autorité tatillonne de la « Kommandantur » de la place. Outre la difficulté du ravitaillement, les Allemands n’hésiteront pas à déporter des personnalités au Brunswick (Holzminden) ou en Lituanie où certaines mourront[22].

En octobre 1918, pressés par l’offensive alliée, les troupes allemandes quittent Douai sachant que le mois précédent, toute la population avait été évacuée vers la Belgique afin de laisser les coudées franches aux armées en guerre. Durant cette période, la ville désertée connaît un pillage effréné. C’est une ville détruite à 10% (concentrés dans le centre, ainsi la place d’Armes) qu’investissent les troupes britanniques en octobre 1918.

Dès l’armistice, la reconstruction de Douai est lancée. Les usines sont relevées, les maisons reconstruites, à travers un plan d’urbanisation de la municipalité qui reste modeste[6]. Hors le quartier de la gare (place Carnot) totalement remanié et le remplacement ici ou là du style douaisien par des façades « art déco », la physionomie de la ville change peu. Les mines retrouvent leur résultat d’avant-guerre en 1925 tandis que les grandes entreprises, reconstruites à neuf (Bréguet et Arbel) connaissent une forte croissance.

L’offensive de la Wehrmacht, en mai 1940, met Douai au cœur des combats. La ville est quasi désertée quand l’ennemi en prend possession le 27 mai[6]. Dès lors, Douai est nouvelle fois occupée avec deux différences notables avec la Grande Guerre : si le ravitaillement est moins difficile car il n’y a pas, comme en 1914, de front militaire à proximité, il existe, au-delà de l'occupation militaire, une volonté d’imposer à la population l’idéologie nazie[23]. Enfin , un mois avant la Libération, le 11 août 1944, un bombardement allié s’abat encore une fois sur le quartier de la gare. Outre d'importantes destructions, on compte dans la ville près de 300 morts

La capitale des charbonnages[modifier | modifier le code]

Avec la Libération, une nouvelle reconstruction après un conflit relève les ruines de la ville. Elle sera plus lourde, avec l’intervention active de l’État par le biais du ministère de la Reconstruction (MRU). Alexandre Miniac, architecte et urbaniste, définit le plan d'aménagement qui remodèle certains quartiers de la ville.

L'Assemblée nationale issue de la Libération, suivant le vœu du CNR, vote en avril 1946 la nationalisation des compagnies (soit pour le Douaisis les mines d'Aniche, de l'Escarpelle, de Flines, de Courcelles et d’Azincourt), tandis que le siège des Houillères du bassin de Nord-Pas-de-Calais s’installe dans l’ancien Hôtel d’Aoust.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
1790 1790 Louis Taffin de Goeulzin[24]   (1756-1826), premier maire élu, de janvier à novembre 1790
1790 1791 Louis-Désiré-Joseph Bonnaire[25]   (1750-1795), avocat, démissionnaire en mars 1791
1791 1793 Louis Joseph Art   (1743-1797), professeur de droit, démis de ses fonctions en mai 1793
1793 1794 Jean Baptiste Delabuisse   (1754-1809), régent de collège
1794 1795 Nicolas Dondeau   (1752-1834), avocat
1795 1797 Piat Alexandre Desmoutiers   (1760-1844), propriétaire
1797 1804 Antoine-Joseph Mellez   (1729-1804), Médecin
1804 1811 Alexandre Deforest de Quartdeville   (1762-1839), avocat
1811 1815 Philippe-Alexandre-Louis Bommart[26]    
1815 1816 Piat Alexandre Desmoutier    
1816 1828 Becquet de Mégille    
1828 1830 Louis Philippe François de Warenghien de Flory    
1830 1837 Auguste Malotau de Guerne    
1837 1840 Ignace Delecroix    
1840 1841 Adrien Aimé Honoré    
1841 1843 Adjoints faisant fonction    
1843 1847 Auguste Evain    
1847 1848 Prosper Chartier   Industriel de la verrerie
1848 1849 Isidore David    
1849 1852 Émile Leroy    
1852 1860 Jules Maurice    
1860 1863 Emmanuel Choque    
1863 1870 Alfred Asselin    
1870 1874 Charles Merlin    
1874 1876 Augustin Vasse    
1876 1888 Charles Merlin    
1888 1891 Charles Mention    
1891 1892 Jean Baptiste Joseph Cavroy    
1892 1896 Casimir Giroud    
1896 1919 Charles Louis Auguste Bertin    
1919 1925 Francis Godin    
1925 1934 Léon Escoffier    
1934 1940 Fleury Proust    
1940 1944 Henry Mathurin    
1944 1950 Paul Phalempin    
1950 1959 André Canivez PSF Instituteur, ancien sénateur de la IVe République
1959 mars 1965 Georges Sarazin UNR Ingénieur, élu de 1958 à 1962 à l'Assemblée Nationale
mars 1965 mars 1983 Charles Fenain PSF Résistant
mars 1983 avril 2014 Jacques Vernier RPR/UMP Conseiller régional,
député européen (1984-1993),
député du Nord (1993-1997)
6 avril 2014[27] mars 2020 Frédéric Chéreau (d) PS Conseiller régional
Les données manquantes sont à compléter.

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Liste des conseillers généraux sur la ville de Douai[modifier | modifier le code]

Douai est chef-lieu de quatre cantons :

Conseiller général Canton
Jacques Michon Douai-Nord
Erick Charton Douai-Nord-Est
Christian Poiret Douai-Sud-Ouest
Alain Bruneel Douai-Sud

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[28],[Note 4].

En 2014, la commune comptait 40 736 habitants[Note 5], en diminution de 4,06 % par rapport à 2009 (Nord : +1,23 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
17 855 18 230 18 461 18 854 18 793 19 173 23 203 20 483 20 528
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
22 819 24 486 24 105 23 841 26 999 29 172 30 030 29 909 31 397
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
33 649 33 247 36 314 34 131 38 627 41 598 42 021 37 258 43 380
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
47 639 49 187 45 239 42 576 42 175 42 796 42 766 41 915 40 736
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Douai en 2007 en pourcentage[31].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
6,3 
75 à 89 ans
10,2 
9,4 
60 à 74 ans
12,0 
18,6 
45 à 59 ans
18,7 
20,1 
30 à 44 ans
17,7 
25,8 
15 à 29 ans
23,5 
19,4 
0 à 14 ans
16,8 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[32].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Petite enfance[modifier | modifier le code]

  • Crèche municipale Jean-Mabuse
  • Crèche

Enseignement[modifier | modifier le code]

Historique de l'Académie de Douai[modifier | modifier le code]

En 1808, lors de la création des académies par l'empereur Napoléon Ier, le siège du rectorat est installé à Douai. En 1854, sont ajoutées aux départements du Nord et du Pas-de-Calais, la Somme, les Ardennes et l'Aisne. En 1887, l’université et le rectorat sont transférés à Lille. Auguste Couat y est nommé avec le titre de « Recteur de l'académie de Douai-Lille » tandis que la devise originelle est conservée : « Universitas insulensis olim duacencis ».

En 1962, l'Aisne et les Ardennes sont rattachées à l'académie de Reims nouvellement créée. En 1964, la Somme et l'Aisne font partie avec l'Oise, des trois départements formant la nouvelle académie d'Amiens. La loi du 16 janvier 2015 prévoit que le recteur de la « région académique » de Lille préside un comité régional académique dans lequel siège le recteur d’Amiens.

Recteurs de l’Académie de Douai (1808-1887)
Fonction Naissance Décès Titre Remarques
André Taranget 1809 1752 (Lille) 1837 (Douai) Docteur en médecine Député aux Cinq Cents
Pierre A. Gratet-Duplessis 1827 1792 (Janville) 1853 (Paris) Docteur es Lettres
Louis Camaret 1842 1795 (Assérac) 1860 (Paris) Docteur es Lettres (1831)
Intérim 1846 Henri François Braive recteur de Corse
Intérim 1847 Adrien Vincent IA du Nord
Intérim 1847 Henri François Braive recteur de Corse
Louis Camaret 1849 1795 (Assérac) 1860 (Paris) Docteur es Lettres (1831)
Achille François 1852 1809 (Crécy) 1865 (Paris) Agrégé d’Histoire (1836) Docteur es Lettres
Jean Jacques Guillemin 1854 1814 (Curel) 1870 (Nancy) ENS, Agrégé d’Histoire (1844) Docteur es Lettres
Jules Augustin Fleury 1865 1812 (Paris) 1887 (Douai) ENS, Agrégé d’Histoire (1835) Docteur es Lettres
Henry François Ouvré 1878 1824 (Orléans) 1890 (Bordeaux) ENS, Agrégé d’Histoire (1847) Docteur es Lettres
Pierre Foncin 1879 1838 (Paris) 1904 (Paris) ENS, Agrégé d’Histoire (1863) Docteur es Lettres
Désiré Nolen 1881 1841 (Limoges) 1916 (Paris) ENS, Agrégé de philosophie (1863) Docteur es Lettres
Auguste Couat 1887 1846 (Toulouse) 1898 (Bordeaux) ENS, Agrégé de Lettres classiques (1869) Docteur es Lettres

Écoles maternelles[modifier | modifier le code]

  • École maternelle Bernard-de-Lattre
  • Institution Saint-Jean
  • École saint Nicolas
  • École maternelle Saint-Joseph
  • École maternelle Saint-Vincent de Paul
  • École maternelle Madame-de-Sévigné
  • École maternelle La Mouchonnière
  • École maternelle Jean-de-La-Fontaine
  • École maternelle Leclerc-de-Hautecloque
  • École maternelle Jules Mousseron

Écoles primaires[modifier | modifier le code]

  • École Jean-Andrieu - Parent
  • École Jean-Jaurès
  • École Notre-Dame
  • École Régionale 1er Degré Bateliers Forains
  • École La Solitude
  • École Jules-et-Léon-Maurice
  • École Ferdinand-Buisson
  • École Eugène-Lenglet
  • École Saint-Joseph
  • Institution Saint-Jean
  • École François-Lemaire

Collèges[modifier | modifier le code]

  • Le collège Sainte-Clotilde (construit en 1866 auparavant Couvent des Dames de Flines puis École normale de filles)
  • Le collège Albert-Châtelet
  • Le collège André-Streinger
  • Le collège Saint-Jean
  • Le collège Jules-Ferry
  • Le collège Gayant
  • Le collège André-Canivez

Lycées[modifier | modifier le code]

  • Le lycée Jean-Baptiste-Corot de Douai est l'héritier de Downside, un ancien collège de moines bénédictins anglais, chassés d'Angleterre par la réforme anglicane (de 1536 à 1540), Thomas Cromwell ayant supprimé tous les monastères à cette époque.
  • Le lycée Albert-Châtelet, créé en 1802, est l'un des sept lycées de première génération créé par le Consulat.
  • Le Lycée Edmond-Labbé, créé en 1959, est un lycée général et technique situé rue Bourseul, près du faubourg de Béthune.
  • L’Institution Saint-Jean, école privée catholique, accueille les élèves de la maternelle jusqu'aux classes préparatoires HEC. Ses classes prépas ont une renommée nationale.
  • Le LEGTA de Douai-Wagnonville occupe le site d'un ancien château à Wagnonville et les bâtiments de l'ancienne université en centre-ville.
  • Le Lycée Internat d'Excellence de Douai, sur une partie de l'ancien site de l'IUFM

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Héritier des écoles normales dont l'origine remonte à 1834, le site est aujourd'hui toujours en activité pour préparer le concours de professeur des écoles, en lien avec les réalités du terrain. ([33] Son excellence pédagogique lui permet d'obtenir régulièrement les meilleurs résultats de l'académie (pour vérifier ses pourcentages de réussite s'adresser aux directions de l'université d'Artois www.univ-Artois.fr, et de l'IUFM Nord Pas de Calais www.lille.iufm.fr)

Santé[modifier | modifier le code]

  • Hôpital de Douai construit en 1970 puis reconstruit en 2008.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

La caserne Caux.

Plusieurs unités militaires ayant été en garnison à Douai :

Deux unités sont encore présentes à Douai :

Médias[modifier | modifier le code]

Plusieurs journaux ont été publiés à Douai:

  • Journal de Douai en 1864 [35]
  • La petite Gazette de Douai en 1877[36]
  • Douai-sportif à partir de 1925 [37]
  • L'Écho de Douai : journal de la propagande républicaine dans l'arrondissement de Douai en 1887 [38]
  • L'Observateur du Douaisis
  • La Voix du Nord
  • F.G. Reportages

Économie[modifier | modifier le code]

Grandes entreprises implantées sur la commune[modifier | modifier le code]

Autrefois siège des Houillères du Nord-Pas-de-Calais (HBNPC), Douai a dû se reconvertir dans les années 1980, notamment avec l'implantation d'une usine Renault et de l'Imprimerie nationale.

Douai possède une antenne territoriale de la Chambre de commerce et d'industrie du Grand Lille. Elle gère le port fluvial de Douai.

En septembre 2006, l'implantation d'un centre d'appels téléphonique près de Gayant Expo (duacom - groupe allemand Bertelsmann), employant plus de 300 salariés, permet à Douai de s'ouvrir au monde des services. Cette implantation s'inscrit dans le cadre d'un projet politique engageant le groupe Vivendi (propriétaire de SFR dont est géré une partie du service clients à Douai) à créer 300 emplois dans cette ville moyennant un crédit d'impôts de 2 milliards d'euros (accord conclu entre Vivendi et Nicolas Sarkozy, alors ministre des finances). Nicolas Sarkozy a d'ailleurs visité cette société lors de sa campagne présidentielle en 2007.

Douai centre traverse une grave crise purement locale[39].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Douai est classée ville d'art et d'histoire.

Douai conserve des vestiges de son passé militaire, par ses fortifications (porte de Valenciennes, porte d'Arras, tour des Dames), mais aussi son arsenal, sa fonderie de canons, ses casernes.

Le beffroi abrite le carillon.

Le beffroi[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Beffroi de Douai et Carillon de Douai.

Le beffroi de Douai, édifice de 54 m, commencé au XIVe siècle, cache en son clocher un impressionnant carillon de soixante-deux cloches. En 2005, avec vingt-deux autres beffrois du Nord-Pas-de-Calais et de Picardie, (ainsi qu'un en Belgique), le Comité du patrimoine mondial, désigné par l'assemblée générale de l’UNESCO, l'inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, au sein du groupe des Beffrois de Belgique et de France. À noter qu'au même moment sont classés au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, les géants de Douai, la famille Gayant.

Le beffroi de Douai a été représenté par Jean-Baptiste-Camille Corot en 1871 dans un tableau qui se trouve actuellement au Musée du Louvre (Voir liste des tableaux de Jean-Baptiste Corot). Victor Hugo a décrit le beffroi, l'a admiré et l'a dessiné.

Gravure du XIXe siècle.

Les fortifications[modifier | modifier le code]

L'état général est à découvrir sur le plan relief du XVIIe exposé au musée de la Chartreuse. Seuls quelques vestiges ont échappé au démantèlement des remparts de la ville décidé en 1891.

  • La Porte de Valenciennes

Cette porte autrefois appelée porte Notre-Dame a été construite en 1453 en grès. Comme le Palais de Justice, la porte de Valenciennes s'inscrit dans le style gothique pour l'une de ses faces et dans le style classique (XVIe siècle) pour l'autre, très courant à l'époque.

  • La Porte d'Arras
La porte d'Arras.

Généralement datée du début du XIVe siècle, elle est constituée d'un châtelet à deux tours rondes en grès flanquant le passage d'entrée.

Article détaillé : Porte d'Arras (Douai).
  • La Tour des Dames

Tour ronde faisant partie de l'enceinte XIIIe. Elle date de 1425 et est bâtie en grès. Elle se trouve dans un parc du même nom agrémenté d'un plan d'eau.

  • Les ouvrages disparus
    • La porte Saint-Eloy ou de Paris
    • La porte d'Esquerchin ou porte de Béthune
    • La porte d'Ocre ou d'Ocq
    • La porte de Lille ou porte Morel
    • L'ouvrage d'entrée et celui de la sortie des eaux de la Scarpe

Les édifices religieux[modifier | modifier le code]

Collégiale Saint-Pierre

Article détaillé : Collégiale Saint-Pierre de Douai.

Collégiale Saint-Amé

Article détaillé : Collégiale Saint-Amé.

Couvent des Franciscains

Lors du creusement d'une tranchée (décaissement de 60 cm) le jeudi , un squelette a été mis au jour Place du Général de Gaulle. Cette découverte corrobore des plans conservées aux archives et les fondations retrouvées du couvent des Franciscains Ordre des frères mineurs détruit à la Révolution. Des centaines d'autres squelettes reposent sous le couvent. Pour ne pas bloquer les travaux du tramway l'ensemble est protégé par un revêtement textile particulier afin de laisser ces vestiges aux générations futures d'archéologues.

Abbaye des Prés de Douai

Article détaillé : Abbaye des Prés de Douai.

Église Saint-Jacques

Article détaillé : Église Saint-Jacques de Douai.

Église Notre-Dame

Article détaillé : Église Notre-Dame de Douai.

Maison des Templiers de Douai

Article détaillé : Maison des Templiers de Douai.

Prieuré Saint-Grégoire de Douai

Article détaillé : Prieuré Saint-Grégoire de Douai.

Temple de l'Église réformée

Le temple se situe rue de l’Hippodrome. À la fin du XIXe siècle, l’Église de Douai dépend du pasteur de Valenciennes. Le culte a lieu dans une salle de l’hôtel de ville. Un arrêté préfectoral du 8 août 1897 autorise la construction du temple. Celui-ci est inauguré le 16 mai 1901. Le premier pasteur est Paul Barde en 1906. Ce temple a été rénové à l’occasion de son centenaire en 2001. Au-dessus de la porte, on peut lire : « Ma maison est une maison de prière », ainsi que le verset de Jésus Christ : « Allez et prêchez l’Évangile à toute créature humaine » (Marc XVI, 15).

Bâtiments de Justice[modifier | modifier le code]

Palais de Justice[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Palais de justice de Douai.

Construit à l'emplacement du refuge de l'abbaye de Marchiennes (appelée aussi Grand Constantin) dont il occupe encore certains bâtiments, le palais de justice abrite la cour d'appel de Douai, la cour d'assises du Nord ainsi que le tribunal de grande instance. Refuge de l'abbaye de Marchiennes et, par la suite, siège du Parlement de Flandres (1714), le monument a subi de nombreux remaniements de 1715 à 1790. La façade donnant sur la Scarpe est un héritage de l'art gothique où l'on peut encore admirer les ogives. La cour intérieure date du XVIIIe siècle (néo-classicisme). Le principal témoignage de la naissance de la ville judiciaire est la Grand'Chambre aménagée à partir de 1762.

Hôtel d'Aoust[modifier | modifier le code]

Situé 50, rue de la Comédie, derrière sa façade de style Louis XV siège depuis 1999 la cour administrative d'appel. La façade sur cour est ornée de statues allégoriques évoquant les quatre saisons[40].

Hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

Hôtel du Dauphin : situé sur la place d'Armes, il est maintenant le siège de l'office de tourisme de Douai, construit en 1754 par l'architecte M. de Montalay[41].

Hôtel Romagnant : situé en face de la Fonderie de canons (Douai), il fut la résidence de Jean-Baltazar Keller, commissaire ordinaire des fontes de l’artillerie de France, qui, nommé par Louvois, choisit le site et créa la fonderie de canon de Douai. Il y vécut du 10 mars 1679 à 1702. L'hôtel doit son nom à un précédent propriétaire, François de Romaignant, autour de 1568[42],[43].

Hôtel de la Tramerie : daté de 1649 au 20, rue des Foulons ancien hôtel de Goy, des seigneurs d'Auby puis de la Tramerie, des seigneurs du Forest et d'Auby[44],[45].

Fonderie de canons[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fonderie de canons (Douai).

Champ d'aviation de la Brayelle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Champ d'aviation de la Brayelle.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Parcs et jardins publics[modifier | modifier le code]

Parc Charles-Bertin

  • 1892 : la ville de Douai décide du projet de jardin sur les terrains rendus libres par le démantèlement des fortifications à l'Est de la Place du Barlet.
  • Monsieur Pépe, architecte de la ville, et Armand Morlet paysagiste lillois participent au projet.
  •  : les travaux sont attribués et Victor Bérat, paysagiste, dirige et coordonne les travaux à partir de 1895.
  •  : réception des travaux.

Le parc porte le nom de Charles Bertin qui fut maire de Douai de 1896 à 1919.

Le parc fait six hectares et est planté de 13 747 arbustes, de 1 176 arbres de 50 espèces dont 27 grands arbres (Ginkgo biloba Pterocarya du Caucase). Un lac est alimenté en eau par forage et pompage alors qu'avant les bombardements de la guerre, l'eau était prélevée directement dans la Scarpe

Parc du Rivage Gayant

L'ancien port charbonnier des HBNPC a été transformé en parc de 21 hectares dont 5 de plan d'eau. Il est ouvert au public depuis l'été 2000. C'est une zone naturelle comportant plus de 7 300 végétaux ainsi que des oiseaux rares.

Parc de la Tour des Dames

C'est un parc paysager établi autour des vestiges des fortifications dont une tour de ronde en grès construite vers 1425. Il est composé d'un plan d'eau de 4 300 m².

Parc Charles-Fenain

Les lieux étaient autrefois occupés par des bénédictins anglais. Le parc fait quinze hectares dont 9 000 m² de plan d'eau. Il comporte plus de 3 000 arbres et arbustes.

Domaine de La Chaumière

70 hectares de forêt pour la protection des eaux souterraines de la vallée de l'Escrebieux.

Article détaillé : Escrebieux.

Réserve naturelle régionale du marais de Wagnonville

Aquarium[modifier | modifier le code]

Quai Desbordes[modifier | modifier le code]

Le quai Desbordes faisant face à l'ancien parlement de Flandres et au palais de justice abrite une belle maison de 1926.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La Bibliothèque de Douai[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale de Douai a été fondée en 1767 par Louis XV. La bibliothèque aux XVIIIe et XIXe siècles était destinée aux chercheurs et aux étudiants. Lors de la Seconde Guerre mondiale, elle a été brulée lors des bombardements. Elle était dans le temps située tout près de la gare. Et après ceci, la bibliothèque Marceline Desbordes-Valmore a été déplacée en 1955 au 117, rue de la Fonderie.

La réserve patrimoniale est un magasin contenant des manuscrits rares, il existe plusieurs magasins dans la bibliothèque. De nombreux manuscrits anciens sont des confiscations. Les manuscrits douaisiens peuvent être regardées sur Internet, sur le site www.enluminures.culture.fr/. La Bibliothèque accueille aussi des expositions.

Le catalogue des ouvrages (hors manuscrits) est consultable sur le site Internet : https://www.bm-douai.fr

Musée de la Chartreuse[modifier | modifier le code]

Édifié par Jacques d'Abancourt en style renaissance, pierre et brique, sur l'emplacement de la maison du "Colombier", l'hôtel d'Abancourt (1559) avec sa tour ronde fut agrandi en 1608 par Jean de Montmorency qui construisit en équerre un bâtiment dans le même style avec une tour carrée. Acquis en 1623 par les Prémontés de Furnes, il fut complété lors de l'installation des Chartreux au milieu du XVIIe siècle par la construction de la salle capitulaire et du petit cloître (1663), du réfectoire (1687), du bâtiment dit du prieur (1690), enfin, après le grand cloître et les cellules qui ont été démolis au XIXe siècle, de la chapelle en style jésuite non encore restaurée. Devenue bâtiment militaire à la Révolution, endommagée par les bombardements de 1944, la Chartreuse fut rachetée en 1951 par la ville pour y installer à partir de 1958 le musée des Beaux-Arts dont les bâtiments anciens avaient été détruits par la guerre en même temps que le lycée de garçons dont ils étaient voisins. Ce musée regroupe plusieurs bâtiments datant du XVIIe siècle et XVIIIe siècles. Sur la gauche se trouve l'hôtel d'Abancourt-Montmorency construit entre 1559 et 1608 et de style Renaissance flamande. Construite dans le style classique au début du XVIIIe siècle, l'église des Chartreux se compose d'une vaste nef et de 5 chapelles latérales. Après une campagne de restauration qui aura duré six ans, l'église des Chartreux vous ouvre ses portes pour y découvrir ses collections de sculptures et objets d'art. La nef abrite la collection de sculptures du XIXe siècle. Les cinq chapelles latérales sont consacrées à la présentation des objets d'art dont l'orfèvrerie médiévale, une série de bronzes et de terres cuites de Jean de Bologne, originaire de Douai. Le musée de la Chartreuse organise des expositions temporaires, telle celle de Douai, d'un siècle à l'autre en 1999 qui présenta le plan d'aménagement de la ville de Douai dressé en 1948 par les architectes Alexandre Miniac (1885-1963) et Petit, à l'initiative du secrétariat d'État à la Reconstruction.

Musée des sciences naturelles et d'archéologie[modifier | modifier le code]

Musée archéologique Arkéos[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée archéologique Arkéos.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théâtre à l'italienne de Douai.

L'hippodrome de Douai[modifier | modifier le code]

Ce bâtiment autrefois appelé Cirque Municipal a été entrepris en 1903 sur la place du Barlet lors du démantèlement des fortifications de la ville. L’inauguration du bâtiment pour les fêtes de Gayant en 1904 l’inscrit de fait dans la lignée des lieux symboliques de la culture douaisienne. À partir des années 1970, il prend sa vocation purement artistique avec la création d’une association nommée « Maison de la culture sans murs », rebaptisée Centre d’Animation Culturelle de Douai en 1974. Sa consécration arrivera en 1992, où il prend alors le statut de Scène Nationale.

Le bâtiment est inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques en 1981.

Conservatoire de musique à rayonnement régional de Douai[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • La borne aux clous est l'objet d'une légende concernant le contrôle de la fidélité des seigneurs de Douai. On y aperçoit des pointes de clous mais aussi une étoile à 6 branches et diverses gravures à la pointe.
La borne aux clous à l'angle de la rue des Fransures et de la rue du Pont du Rivage.

Les fêtes de Gayant[modifier | modifier le code]

Géants de Douai - Monsieur et Madame Gayant.

Les fêtes de Gayant se déroulent traditionnellement à Douai le premier week-end suivant le 5 juillet, du samedi au lundi. Les fêtes de Gayant correspondent à la sortie annuelle des géants de la ville : Monsieur Gayant, Madame Gayant (aussi connue sous le nom de Marie Cagenon) ainsi que leurs trois enfants Jacquot, Fillon et Binbin. Monsieur Gayant mesure 8,50 m et pèse 370 kg, il est porté par 6 hommes. Marie Cagenon mesure 6,25 m et pèse 250 kg, elle est, elle aussi, portée par 6 hommes. Jacquot mesure dans les 3 mètres et est porté par un homme, Fillon 2,80 m et Binbin 2,20 m. La procession de la famille Gayant est accompagnée d'une fête populaire où se produisent régulièrement des groupes de musique, des fanfares et des artistes de rue. Pour cette occasion, une fête foraine a lieu depuis une centaine d'années sur la place du Barlet. Dans de nombreuses entreprises du Douaisis le lundi, dit «lundi de Gayant», est chômé.

Gayant est un des plus anciens géants puisque son existence remonte à 1530. Les enfants apparaissent au début du XVIIIe siècle. Mais, interdite par l'Église en 1770, la famille ne réapparaîtra qu'en 1801. En 2005, les Gayant acquièrent une reconnaissance mondiale. En effet, l'Unesco a proclamé patrimoine culturel immatériel de l'humanité les Géants et dragons processionnels de Belgique et de France. L'Unesco précise que les processions traditionnelles d'effigies de géants, d'animaux ou de dragons recouvrent un ensemble original de manifestations festives et de représentations rituelles. Apparues à la fin du XIVe siècle dans les processions religieuses de nombreuses villes européennes, ces effigies ont conservé un sens identitaire pour certaines villes de Belgique (Ath, Bruxelles, Termonde, Malines et Mons) et de France (Cassel, Douai, Pézenas et Tarascon) où elles restent des traditions vivantes.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le Douai Gayant Futsal évolue en deuxième division nationale pour la saison 2013-2014, après avoir été sacré champion du Nord-Pas-de-Calais.
  • Le Douai Hockey Club (hockey sur gazon et en salle) évolue pour la saison 2013-2014 en Élite masculine (les deux sections).
  • Le CED, Cercle d'Escrime de Douai, place régulièrement ses jeunes compétiteurs sur les podiums (régional, France et mondiaux).
  • Douai possède un tennis club situé sur la frontière entre Lambres-lez-Douai et Douai. Situé Rue de Férin, il possède 4 courts en terre battue, 4 courts sur dur intérieur, 1 court sur moquette et 2 courts sur quick en extérieur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Giambologna[modifier | modifier le code]

Né à Douai en 1529, Giambologna (en italien), né Jean de Bologne ou Jehan de Boulogne est un sculpteur d'origine Flamande, mort à Florence le 14 août 1608.
Giambologna étudie son art à Mons avec l'architecte et sculpteur Jacques Du Brœucq avant de partir pour Rome de 1555 à 1557. Il s'installe par la suite à Florence sous la protection de François Ier de Médicis. Il est l'auteur, sur la Piazza della Signora de Florence de la célèbre statue équestre de Cosme Ier de Médicis, ainsi que des groupes de L'Enlèvement des Sabines et d’Hercule luttant avec le Centaure situées sous la Loggia des Lanzi.
À Paris, le 23 août 1614, quatre ans après l'assassinat d'Henri IV, la statue équestre du roi, commandée à Jean de Boulogne par la reine Marie de Médicis, est inaugurée sur le terre plein de l'île de la Cité, entre les deux culées du pont Neuf. Cette statue, première du genre en France, sera détruite pendant la Révolution.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Habitants réguliers de la ville qui ne répondent pas aux critères de la bourgeoisie, notamment en termes de richesse mobilière et immobilière.
  2. Individus nouvellement arrivés ou de passage.
  3. Dont la devise se retrouve aujourd’hui sur le fronton de l’université de Lille : « Universitas insulensis olim duacencis ».
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : transferer/dossier de presse.pdf Dossier de presse
  2. « La fin du tram de Douai » sur France3.fr
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 252
  4. (nl) Maurits Gysseling, Toponymisch Woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland (vóór 1226), Tongres, Belgisch Interuniversitair Centrum voor Neerlandistiek, (lire en ligne).
  5. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  6. a, b, c, d, e, f, g et h Michel Rouche, Histoire de Douai, Édition des beffrois, .
  7. Georges Espinas, la vie urbaine de Douai au Moyen Âge, Picard, 1913.
  8. Alain Lottin, Lille citadelle de la Contre-Réforme? (1598- 1668), Édition des Beffrois, 1985.
  9. C'est sur un exemplaire de cette bible que John F. Kennedy a prêté serment lors de son investiture présidentielle
  10. Louis Trenard, De Douai à Lille… Une université et son histoire, Lille III, 1978.
  11. Trenard (1978), op. cit.
  12. « L'Université de Douai pendant la première moitié du XVIIIe siècle », Revue du Nord, no 198,‎ .
  13. Hervé Leuwers, Un juriste en Politique. Merlin de Douai, Artois Presses Université, 1996.
  14. Hervé Leuwers, Révolution constituante et société judiciaire, l’exemple septentrional, in Justice, nation et ordre public, Annales historiques de la Révolution française, n°350, octobre-décembre 2007.
  15. Marcel Gillet, La première mission de Florent Guiot dans le Nord (An II), Revue du Nord, n°142, 1954.
  16. Baron de Warenghien, Histoire militaire de Douai (1789-1871), Mémoires de la SASA, 3° série, tome IV, Duthilloeul, 1893.
  17. Warenghien, Op. Cit.
  18. Leborgne, Op. Cit.
  19. Marcel Gillet, Industrie et société à Douai au XIXe siècle Revue du Nord, n°241, 1979.
  20. Pierre Vigreux, Aux origines du savoir agro-alimentaire : la création de l'Ecole Nationale des Industries Agricoles (Douai, 1893), Revue du Nord, n°285, 1990.
  21. Anne Callite, Une entreprise en territoire occupé : Arbel à Douai (1914-1919), Revue d’histoire des chemins de fer, n°35, 2006.
  22. Robert Vandenbussche, Le pouvoir municipal à Douai sous l'occupation (1914-1918), Revue du Nord, n°241, 1979.
  23. Michel Rousseau, Douai pendant la Seconde Guerre Mondiale, 1939-1945, de la IIIe à la IVe République, Revue du Nord, n°241, 1979.
  24. H.R. Duthillœul, petite biographie des maires de la ville de Douai, Chez Madoux Lucas libraires, 1861.
  25. H. Duthillœul, Galerie Douaisienne ou Biographie de la Ville de Douai, Adam Aubers, 1884.
  26. Duthillœul Op. Cit.
  27. Mélinda Borneman, « Frédéric Chéreau a officiellement pris ses fonctions dimanche 6 avril. Malgré son appartenance politique, le maire de Douai s’inscrit dans la continuité et le respect républicain », L'Observateur du Douaisis, no 587,‎ , p. 6-7
  28. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  31. « Évolution et structure de la population à Douai en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 juillet 2010)
  32. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 juillet 2010)
  33. IUFM de Douai article de La voix du Nord 26 avril 2010
  34. Site officiel
  35. « Le Journal de Douai (Douai) », Europeana (consulté le 12 février 2015)
  36. « La Petite Gazette de Douai », Europeana (consulté le 12 février 2015)
  37. « Douai-sportif : journal hebdomadaire de l'arrondissement de Douai / [imprimeur-gérant M. Goulois] », Europeana (consulté le 12 février 2015)
  38. « L'Écho de Douai : journal de la propagande républicaine dans l'arrondissement de Douai », Europeana (consulté le 12 février 2015)
  39. Crise locale à Douai
  40. Page 231- Nord Pas-de-Calais Picardie par Sophie Féréet, Martin Balédent, Édition Guide vert Michelin - numérisé par Google Books
  41. Ephémérides historiques de la ville de Douai, Impr. Deregnaucourt, 1828, Ephémérides historiques de la ville de Douai - Google Livres
  42. BRASSART Félix, Archiviste et auteur de « l’Histoire du château et de la chastellenie de Douai » 1877 - Crépin éditeur, Douai, 23, rue de la Madeleine - - Chap VI. (page 868 et suivantes de l’original)
  43. BOUILLET Marie-Nicolas « Balthazar Keller », Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878
  44. Page 475-De Paris à Boulogne, à Saint-Valery, au Tréport, à Calais, à Dunkerque, à Lille, à Valenciennes et à Beauvais par Eugène Penel Publié par Hachette en 1866 - archivé à l'université de Harvard - numérisé par Google Books
  45. Page 541 Statistique archéologique du département du Nord. Seconde partie-1867-archivé au Harvard College Library numérisé par Google Books

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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