Frédéric Cuvillier

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Frédéric Cuvillier
Frédéric Cuvillier, le 14 septembre 2007.
Frédéric Cuvillier, le 14 septembre 2007.
Fonctions
Député de la 5e circonscription du Pas-de-Calais
En fonction depuis le
(1 an 10 mois et 3 jours)
Prédécesseur Thérèse Guilbert

(5 ans 1 mois et 1 jour)
Élection
Réélection
Prédécesseur Guy Lengagne
Successeur Thérèse Guilbert
Maire de Boulogne-sur-Mer
En fonction depuis le
(2 ans et 4 mois)
Élection
Prédécesseur Mireille Hingrez-Céréda

(9 ans 7 mois et 16 jours)
Prédécesseur Guy Lengagne
Successeur Mireille Hingrez-Céréda[1]
Secrétaire d'État chargé des Transports,
de la Mer et de la Pêche

(4 mois et 16 jours)
Président François Hollande
Premier ministre Manuel Valls
Gouvernement Manuel Valls I
Prédécesseur Lui-même
Successeur Alain Vidalies
Ministre délégué aux Transports, à la
Mer et à la Pêche

(1 an 10 mois et 15 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Prédécesseur Thierry Mariani
Successeur Lui-même
Conseiller général du Pas-de-Calais
Élu dans le canton du Portel

(3 ans 3 mois et 3 jours)
Prédécesseur Laurent Feutry
Successeur Jean-Claude Étienne
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Boulogne-sur-Mer
(Pas-de-Calais, France)
Nationalité Française
Parti politique PS
Diplômé de Université de Picardie
Université Panthéon-Sorbonne
Profession Docteur en sciences politiques et Maître de conférences à l'ULCO

Frédéric Cuvillier, né le à Boulogne-sur-Mer, est un homme politique français. Maire de Boulogne-sur-Mer de 2002 à 2012 et depuis juin 2014, il a également occupé les fonctions de ministre délégué chargé des Transports et de l'Économie maritime sous le gouvernement Jean-Marc Ayrault puis de secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche dans le gouvernement Valls I.

Biographie[modifier | modifier le code]

Frédéric Cuvillier nait le à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) de parents cadres moyens puis entrepreneurs[2].

En 1998, il obtient un doctorat en droit public à l'Université Panthéon-Sorbonne[3]. Il est maître de conférences en droit public à l'Université du Littoral Côte d'Opale[4].

En 2013, dans sa déclaration de patrimoine, il déclare posséder quatre maisons et 340 000 euros d'épargne[5].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de 1995, il figure sur la liste divers gauche de Guy Lengagne, ancien maire de Boulogne-sur-Mer, alors exclu du PS et président du RAB (Rassembler Agir pour le Boulonnais), contre la liste officielle du Parti socialiste, conduite par Dominique Dupilet. Bien que la liste PS arrive en tête, la liste divers gauche se maintient au second tour, permettant la réélection du maire divers droite, Jean Muselet.

En 1996, la mort de Jean Muselet et l'invalidation des élections municipales de 1995 provoquent des élections partielles. Guy Lengagne et Frédéric Cuvillier, constituent une liste reprenant en partie l'équipe de Jean Muselet, qui remporte le scrutin. Guy Lengagne et Frédéric Cuvillier sont alors élus respectivement maire et adjoint, chargé du logement.

Premier secrétaire de la section du PS de Boulogne-sur-Mer, il est élu député le , pour la XIIIe législature (2007-2012), dans la 5e circonscription du Pas-de-Calais, succédant ainsi à Guy Lengagne, dont il avait dirigé plusieurs campagnes électorales.

Membre du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, il est élu maire de Boulogne-sur-Mer en novembre 2002, après la démission de Guy Lengagne), et réélu après les élections municipales de 2008. Président de la communauté d'agglomération du Boulonnais (CAB) de 2008 à 2012, il est également, de 2004 jusqu'à son élection à l'Assemblée nationale, conseiller général du Pas-de-Calais, élu dans le canton du Portel.

Membre du Conseil national du Parti socialiste, il est proche de François Hollande, dont il signe en 2008 la contribution préparatoire au Congrès de Reims, qui s'agrègera finalement à la motion présentée par Bertrand Delanoë. Il rejoint par la suite le groupe Répondre à Gauche constitué autour de François Hollande, qu'il soutient durant la campagne des primaires.

Il est nommé ministre délégué auprès de la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, chargé des Transports et de l'économie maritime dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault le 16 mai 2012. Il démissionne peu après de ses fonctions de maire de Boulogne-sur-Mer.

Lors du Conseil des ministres de la pêche de l'Union européenne, le 16 juillet 2012, il se prononce en faveur de la pêche profonde, en mettant en avant l'importance économique supposée de cette dernière et les efforts réalisés par les pêcheurs pour gérer durablement les ressources halieutiques[6]. Cette vision est contestée par plusieurs associations de défense de l'environnement — l'association BLOOM, le Fonds mondial pour la nature, Greenpeace, la Deep Sea Conservation Coalition (en), la Fondation GoodPlanet, l'association Humanité et Biodiversité, Les Amis de la Terre et Oceana (en) — qui s'appuient sur un rapport de l'Ifremer rendu public le et concluent que l'enjeu économique de ce type de pêche est minimal, tandis que les dégâts qu'elle occasionne sur l'environnement sont considérables[7],[8],[9],[10],[11]. Le , lors des discussions à propos du projet de loi sur la biodiversité, il se prononce avec Gwendal Rouillard pour le rejet d'une mesure d'interdiction du chalutage en dessous de 800 mètres[12] ; l'amendement établissant cette interdiction est finalement rejeté.

Le , il est le premier ministre en exercice à célébrer un mariage entre deux personnes de même sexe en tant que conseiller municipal de Boulogne-sur-Mer[13].

Le 9 avril 2014, il est nommé secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, dans le gouvernement Valls I[14].

En remportant les élections municipales à Boulogne-sur-Mer en mars 2014, Frédéric Cuvillier redevient maire, dérogeant ainsi à la règle de non-cumul des mandats promise par François Hollande[15].

Il refuse d'être reconduit dans le gouvernement Valls II, qu'il trouve positionné trop à droite[16].

Il est candidat tête de liste pour le Pas-de-Calais (PS) lors des élections régionales de décembre 2015. Il sera opposé à la présidente du Front national, Marine Le Pen et à la sénatrice-maire de Calais, Natacha Bouchart, représentante de « Les Républicains ».

Mandats électoraux et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

  • Du au  : Adjoint au maire de Boulogne-sur-Mer
  • De 1996 à 2008 : Vice-président de la Communauté d'agglomération du Boulonnais
  • De 2002 à 2008 : Maire de Boulogne-sur-Mer
  • De 2004 à 2007 : Conseiller général du canton du Portel
  • De 2008 à 2012 : Maire de Boulogne-sur-Mer. Deuxième mandat consécutif. Il démissionne de son mandat de maire pour honorer l'engagement des membres du gouvernement de ne pas cumuler de mandats avec la fonction de ministre. Mireille Hingrez-Céréda lui succède à la mairie en juillet 2012[1].
  • De 2008 à 2012 : Président de la Communauté d'agglomération du Boulonnais. Il démissionne de ce mandat pour honorer l'engagement des membres du gouvernement de ne pas cumuler de mandats d'élus avec la fonction de ministre. Jean-Loup Lesaffre, maire de Saint-Léonard lui succède en juillet 2012.
  • Depuis le  : Maire de Boulogne-sur-Mer. Il cumule son mandat de maire et la fonction de secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche jusqu'au 25 aout 2014.

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Boulogne-sur-Mer : une femme à la mairie sur France 3
  2. Frédéric Cuvillier abat ses cartes, lasemainedansleboulonnais.fr, 18 avril 2013
  3. Thèses.fr - Frédéric Cuvillier.
  4. Présentation succincte sur le site de l'université
  5. Patrimoine : Frédéric Cuvillier déclare quatre maisons, deux voitures et 340 000 euros d'épargne, lavoixdunord.fr, 15 avril 2013
  6. « Déclarations officielles de politique étrangère », sur France Diplomatie, Ministère des Affaires étrangères et européennes,‎ (consulté le 26 août 2012) : « Enfin, le ministre a rencontré la Commissaire européenne chargée de la pêche Maria Damanaki afin d'insister une nouvelle fois sur l'importance de la pêche profonde pour l'économie de plusieurs ports et armements français et ainsi de donner une chance à un dialogue constructif avec la Commission européenne. Une éventuelle interdiction de certains engins de pêche, sans discernement, aurait de très lourdes conséquences socio-économiques et ne serait pas acceptable, au regard des efforts déployés par les pêcheurs pour une gestion durable de ces ressources. », p. 25
  7. http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/07/09/peche-en-eau-profonde-la-france-accusee-d-avoir-menti_4453698_3244.html
  8. http://www.bloomassociation.org/decryptage-des-rapports-de-lifremer-sur-les-activites-de-chalutage-profond-des-navires-francais/
  9. http://www.wwf.fr/?2900/Peche-profonde-la-verite-enfin-revelee
  10. http://oceans.greenpeace.fr/peche-profonde-lifremer-donne-raison-aux-ong
  11. http://www.goodplanet.org/wp-content/uploads/2014/07/20140708_CP-ONG-Peche-profonde.pdf
  12. « Pêche en eau profonde : le maire PS de Boulogne monte au créneau contre le gouvernement »,‎ (consulté le 18 mars 2016)
  13. « Frédéric Cuvillier, premier membre du gouvernement à célébrer un mariage gay », Le Monde, 1er juin 2013.
  14. Décret du 9 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement, JORF no 0085 du 10 avril 2014, p. 6560.
  15. Marc de Boni, « Frédéric Cuvillier, dernier ministre à déroger à la règle du non-cumul », Le Figaro, 24 juin 2014
  16. http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/08/27/pour-frederic-cuvillier-le-message-des-municipales-n-a-pas-ete-entendu_4477267_823448.html
  17. Mickaël Tassart, « Frédéric Cuvillier, ministre conforté », sur La Semaine dans le Boulonnais,‎ .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]