Albert Theisz

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Albert Frédéric Félix Theisz est né à Boulogne-sur-Mer et mort le à Paris (IIIe arrondissement)[1]. C'est une personnalité de la Commune de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ouvrier ciseleur sur bronze, adhérent de l'Association internationale des travailleurs depuis 1867, il anime la grève des ouvriers bronziers parisiens de 1867. Il est un des fondateurs de la chambre syndicale des Sociétés ouvrières. Il est condamné à deux mois de prison au troisième procès de l'Internationale en juillet 1870.

Il est libéré par la proclamation de la République, le 4 septembre 1870. Il réorganise les sections syndicales de l'Internationale et est élu au Comité central républicain des Vingt arrondissements. En février, il se présente sans succès aux élections pour l'Assemblée nationale comme candidat socialiste révolitionnaire. Le 26 mars il est élu au Conseil de la Commune, par les XIIe et XVIIe arrondissements (il choisit le XVIIe); il siège à la commission du Travail, de l'Industrie et de l'Échange. Il devient directeur des postes le 5 avril. Il signe le manifeste de la minorité. Il combat sur les barricades pendant la Semaine sanglante. Il se réfugie à Londres, où il reprend son métier et ses activités au Conseil général de l'Internationale. Il profite de l'amnistie de 1880 pour rentrer à Paris, où il meurt peu après.

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, État-civil numérisé du IIIe arrondissement, registre des décès de l'année 1881, acte N°62 (précisant son lieu de naissance, qui n'est donc pas Paris).

Sources[modifier | modifier le code]