Wingles

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Wingles
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Canton Wingles
Intercommunalité Communaupole de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Maryse Loup
2014-2020
Code postal 62410
Code commune 62895
Démographie
Gentilé Winglois
Population
municipale
8 437 hab. (2014)
Densité 1 423 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 29′ 41″ nord, 2° 51′ 22″ est
Altitude Min. 14 m – Max. 36 m
Superficie 5,93 km2
Localisation

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Liens
Site web wingles.fr

Wingles est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Elle fait partie de la Communaupole de Lens-Liévin (communauté d'agglomération) qui regroupe 36 communes et comptait 244 561 habitants en 2010.

Ses habitants sont appelés les Winglois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Wingles
Douvrin Billy-Berclau Bauvin
Wingles Meurchin
Bénifontaine Vendin-le-Vieil

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune comprend un ensemble de milieux de grande valeur écologique (Classés en ZNIEFF), susceptible de jouer un rôle important dans la trame verte régionale, dans le cadre de la déclinaison nationale du réseau écologique paneuropéen ; cette zone jouant un rôle de lien écologique (corridor biologique) entre les espaces naturels du sud de Lille Métropole Communauté urbaine (dont Parc de la Deûle) et la trame verte du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’étymologie du nom Wingles[modifier | modifier le code]

Le nom Wingles aurait une origine germanique selon plusieurs historiens régionaux, mais plusieurs hypothèses s’affrontent:

-Wingles viendrait de Winkel qui veut dire maison isolée, en effet Wingles était composé essentiellement de bois et de marécages, d’où ce nom.

- Wingles pourrait venir de Winchil qui signifie coin de l’ouest.[1]

La Préhistoire[modifier | modifier le code]

Au 19 éme siècles plusieurs découvertes de l’époque préhistorique ont été mis à jour à Wingles, attestant que cette ville a connu une population il y a bien longtemps. Voici quelques éléments d'découvert à Wingles : de grande quantité de haches en silex, bois calciné à 10 mètres de profondeur, des silex taillés[1].

Epoque Gallo – Romaine[modifier | modifier le code]

Quelques tombeaux et des urnes contenants des os ont été découvertes. C’est découvert date de l’ère Gallo-Romaine. L’une des tombes été occupé par deux hommes reposant à côté d’une épée en fer blanc, une autre tombe de ce type fut découverte. Cela semble indiquer que cette ville possédait quelques guerriers pour sa sécurité, comme t’en d’autre ville de l’époque. D’autres éléments datant de cette époque furent découvert dans la ville, comme des fibules, des assiettes, des jarres …[1]

Mérovingien[modifier | modifier le code]

Après l’effondrement de l’empire romain, Wingles fus témoin de l’époque mérovingienne. En effet un cimetière mérovingien fut découvert lors de travaux pour la construction d’une cave (rue de Douvrin). Plusieurs squelettes ont été découverts avec, à leurs côtés des épées, des urnes, des bijoux …[1]

L’empire Napoléonien[modifier | modifier le code]

En 1804 Napoléon, devient Napoléon Ier empereur des Français, et ce fus le début des guerres napoléoniennes. De 1804 à 1815 l’armée française combat dans toute l’Europe. Plusieurs Winglois participèrent à ces guerres, certains n’en reviendrons pas.En 1814, Napoléon Abdique, c’est la fin des guerres Napoléoniennes. Un traité est signé entre les belligérants, c’est le traité de Paris. Celui-ci impose à la France l’entretient de 150000 soldats étrangers sur son sol. Wingles fut occupée par 38 cavaliers cosaques pendant trois ans et demi. Ces cavalier, avait une réputation sanglante à travers tout le pays. Ils devaient être logés, nourri et servi par l’habitant. Ce fut une époque difficile pour la ville car elle avait subi un incendie en 1811, qui l’avait ravagé en grande partie. Cette occupation s’ajouta à la peine des Winglois[1].


La guerre de 1870 contre la Prusse[modifier | modifier le code]

Le 19 juillet 1870, Napoléon III déclara la guerre à la Prusse, la France subit rapidement de lourdes défaites et Napoléon III capitule le 2 septembre. Le 4 septembre la république est proclamée et tous les hommes valides de 20 à 50 ans sont appelés à prendre les armes. Le 28 janvier 1871 Paris capitule, dans la capitale la grogne monte face aux exigences de l’ennemi, et face à l’assemblée nationale composé majoritairement de monarchiste. Le 18 mars 1871 c’est la guerre civile : Il y a formation de la commune, qui est un pouvoir révolutionnaire. Le gouvernement fuit Paris et se réfugie à Versailles. L’armée française gouvernementale organise alors le siège de Paris. Deux Winglois qui étaient frère, se sont battus durant cette insurrection, l’un au service de la commune, l’autre au service de l’armée gouvernementale. En effet les frères Grenier (Edouard et Léon) sont partis de Wingles pour Paris après la mort de leur père, et les circonstances on fait que ces 2 frères se sont retrouvés dans 2 armées ennemies. Edouard s’échappa de Paris pour se réfugier à Bruxelles. Trois Winglois furent tué pendant la guerre de 1870 contre la Prusse et 16 vétérans Winglois recevront la médaille de 1870 en septembre 1913[1].

La guerre de 1914 à 1918[modifier | modifier le code]

Le 28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche est assassiné, l’Autriche accuse la Serbie de cet assassinat et lui déclare la guerre. Par le jeu des alliances, la France se retrouve dans ce conflit.

Mobilisation[modifier | modifier le code]

Les habitants de Wingles croient encore à un miracle, mais le 1er aout 1914 vers 17:00 h, le tocsin sonne dans les rues, et bientôt, l’ordre de mobilisation générale est affiché sur la mairie de Wingles. 400 Winglois sont mobilisés, pas une famille n’est épargnée. On se quitte avec la pensée suivante : « La guerre ne durera pas ».[1]

Le conflit[modifier | modifier le code]

Le début de la guerre est une guerre de mouvement, les Français et les Anglais tentent d’aider la Belgique. Mais ils sont très vite repoussés. Les vagues ennemis se succèdent, et les Français battent en retraite. Le 6 septembre le général Joffre décide de contre attaquer. Le Nord-Pas-de-Calais est le théâtre de nombreuse bataille sanglante. Comme le 28 août 1914, les Allemands on assiégés la place fortifiée de Maubeuge, après 2 semaines de siège les 35 000 se rendent dont 114 Winglois.[1]

L’exode[modifier | modifier le code]

Le 31 Août 1914 les habitants de Wingles prennent peur, les Allemands on atteint Arras. C’est le début de l’exode. Les habitants utilisent les moyens du bord pour transporter un maigre bagage très souvent à pied. Certain gagne des villes moins menacées comme Béthune, Bruay, Aire sur la Lys … Certain prennent le train pour gagner d’autres régions situées au sud. Une allocation de 1 F par personne et 0.50 F par enfant sera alloué aux réfugier … [1]

La prise de Wingles par les Allemands[modifier | modifier le code]

Le 4 septembre 1914, quelques cavaliers allemands venant de Carvin traverse Wingles en direction de Hulluch. Pour l’instant la ville reste libre.

Le 3 octobre, Pont à Vendin, Vendin sont occupées par les Allemands. Le 4 octobre vers midi, les Allemands avance de Vendin en se cachant dans des sites métallurgiques. Pendant ce temps, les Français sont postés près de la brasserie coopérative. Vers 13 heures, les Français sont dirigés vers Vendin sans savoir que les Allemands les attendent. Les Allemand caché dernier un grand mont de coke surprennent les Français et tire à bout portant, une centaine de français sont tués. Les Français se replient sur Douvrin. Puis les Allemand bombarde la ville pendant le replie des Français. Les obus allemands détruisent les chevalets des fosses 7 et 7 bis de Wingles, le 8 octobre 1941 des maisons situées près de la fausse 7 sont détruites et 2 jeunes Winglois sont tués et un troisième grièvement blessé.

Le 9 octobre 1914 les Allemands entre dans Wingles ![1]

L’occupation (1914)[modifier | modifier le code]

Les Allemand règnent en maîtres et terrorisent les Winglois Ils menacent de mort les gens qui ont caché des armes ou plus étonnant des pigeons voyageur, en effet les pigeons furent largement utilisé pendant ce conflit pour communiquer. Les Allemands s’installent chez les habitants et mettent le village à sac, ils pillent les maisons abandonnées durant l’exode, ils brûlent les archives de la mairie et de l’église. Ils se chauffent avec les boiseries des maisons et les lambris de l’église. Les personnes n’ayant pas fuient Wingles avant l’arriver des Allemand sont obligés de travailler pour eux. Les hommes femmes et enfant doivent travailler aux champs pour nourrir l’armée allemande. Les hommes de 16 à 60 ans doivent se présenter pour constituer des équipes qui creuseront des tranchées, et fabriqueront des abris en béton. En plus de tout cela, les 689 Winglois n'ayant pas fui la ville, sont rationnés à 125 g de pain par personne par jour. La ville de Wingles doit payer 90000 F de contribution de guerre, somme énorme, qui sera négocié à 7000 F par le maire.[1]

Evacuation de Wingles (26 septembre 1915)[modifier | modifier le code]

Le général Foch ayant lancé des offensive sur l’Artois et ayant enfoncé le front, les Allemands décident d’évacuer Wingles vers la Belgique. Le 26 septembre 1915, les habitants sont évacués dans des charrettes encadrées par l’armée Allemande.[1]

Le retour des Winglois (1918)[modifier | modifier le code]

Le 4 octobre 1918, les Allemands quittent Wingles et se replient sur Carvin en fessant sauté le pont du canal pour ralentir les Anglais. Au début de l’année 1919, les premiers Winglois rentrent chez eux et découvre une ville presque totalement rasée. La vie est difficile pour les habitants, ils habitent dans des caves couvertes de tôle, dans des abris montés à la hâte. Dès avril le déblaiement officiel s’organise

En juillet 1919 Wingles compte 1000 habitants. En 1921 la ville compte 2500 habitants et il faudra attendre 1926, soit 8 ans pour retrouver le nombre d’habitants de 1914 qui est de 5300 habitants. 128 soldats et 9 civiles ne reverrons jamais Wingles. Clémenceau, chef du gouvernement, le « père la victoire » visite la ville de Wingles et le 11 novembre 1920 Wingles reçoit la Croix de guerre avec citation. Un Winglois, M. Brabant c’est illustré pendant ce conflit et reçus la médaille militaire, la médaille de Verdun, la croix de guerre et la légion d’honneur en 1983.[1]

Année 1920-1930[modifier | modifier le code]

Après la guerre le déblaiement des ruine s’effectue rapidement et la reconstruction accélérée. Les Winglois reprennent leurs habitudes, l’association des anciens combattant est fondé, 250 membres la compose. Dès 1931 la situation économique et politique se dégrade. En effet le krach de 1929 à entraîné une crise économique en France, qui elle-même entraîna le chômage. A Wingles, les mines ferment 2 à 3 jours par semaine, l’argent manque. Les ouvriers pratiquent l’auto-alimentassions en cultivant leurs jardins et en pratiquant l’élevage. Le 3 juin 1936, un peu après l’émergence du front populaire, les mineurs de Wingles se mettent en grève. Le 10 juin une convention collective est signée prévoyant 15 à 20 % d’augmentation du salaire et les premiers congés payés arrivent. Malgré les efforts du gouvernement la crise reste présente et, entre 1936 et 1938, les prix augmentent de 50 %. Mais la crise n’est pas le seul problème, en effet tous les regards sont tournées vers une menace qui pourrait être encore plus forte, l’Allemagne. Ainsi en septembre 1938 et mars 1939 des Winglois sont rappelés sous les drapeaux[1].

La Guerre 1939 à 1945[modifier | modifier le code]

Le 1er septembre 1939, l’Allemagne déclare la guerre à la Pologne. Le 3 septembre la France déclare la guerre à l’Allemagne, et une fois de plus, Wingles s’apprête à sombrer dans l’horreur de la guerre.

Mobilisation et préparation à Wingles[modifier | modifier le code]

De nombreux Winglois sont mobilisés et doivent rejoindre leurs régiments, ainsi même le maire (le Docteur Serré) est mobilisé et doit laisser sa place à M. Rogé sont remplacent. La mairie de Wingles nomme M. Demoulin directeur de la défense passive, qui est chargé de la défense des civils de Wingles. Ainsi en aout 1939, la défense passive déclenche une alerte de nuit pour étudier la réaction des Winglois. Le résultat fût plutôt mitigé … Puisque les Winglois n’ont pas vraiment appliqué les consignes. Ils ont bien gagné les abris pour se protéger des bombardements, mais n’ont pas éteint les lumières, or vu du ciel une lumière est un repère idéale pour un bombardier. Les agents de la défence civile patrouille donc la nuit pour rappeler à l’ordre les habitants laissant des fenêtres sans rideaux et avec lumière allumée. Une sirène est installée pour prévenir les Winglois en cas d’attaque, de plus chaque habitant reçoit un masque à gaz en cas d’attaque au gaz. La solidarité s’organise pour envoyer des colis aux mobilisé de la ville. Des soldats Anglais sont cantonnés à Wingles, les officier sont installés dans l’arrière boutique de la quincaillerie Boucq sur la Place de Wingles. Pendant quelques mois c’est la guerre d’attente, rien ne se passe sur le front on attend l’ennemi. Des familles de l’est de la France viennent se réfugier à Wingles, ils ne seront pas toujours bien accueille, certains paraissent « suspects »[1].


L’offensive Allemande[modifier | modifier le code]

Le vendredi 10 mai 1940 à l’aune des avions allemands survolent Wingles, les anglais cantonnés à Wingles ouvrent alors le feu avec leurs canons et mitrailleuses. La radio annonce que les allemands attaquent la hollande la Belgique et le Luxembourg. Deux avions allemands seront abattus cette journée du 10 mai 1940. Sept jours plus tard, le 17 mai, les Winglois sont avertis, ça y est l’ennemi approche ! [1]

L’exode des Winglois[modifier | modifier le code]

Le 18 mai 1940 les Allemands atteignent Valenciennes et cambrais, ils se dirigent maintenant vers la Somme. Le 19 mai, les Anglais cantonnés à Wingles sont mitraillés par des avions, aussitôt ils camouflent leurs canons avenue de la Verrerie sous des arbres. On dit que les Allemands détruisissent tout sur leurs passages, la panique touche les Winglois il faut fuir vers le sud de la France. On utilise tout se que l’on à sous la main, voiture, bicyclette, chariot … Sans le savoir la plupart des réfugier se dirige vers l’ennemi, plusieurs civils seront tués.[1]

La prise de Wingles par les Allemands[modifier | modifier le code]

Le 22 et le 23 mai 1940 des combats ont lieu au pont de Meurchin. Les Français décident alors de détruire le pont afin de ralentir les Allemands. Le 26 mai, Rommel traverse le canal à la Baissée, dans le même temps, 26 ans après leurs aînés de 1914, les Allemands marchent sur Wingles. Les Allemand occupent tous les bâtiments, maison, école … [1]

L’occupation[modifier | modifier le code]

Peu à peu les habitants ayant quitté Wingles durant l’exode reviennent et constatent que les maisons inoccupées ont été pillées. Une section de tanks stationne dans le quartier de la Verrerie, et les habitants insistent impuissant au défilé des troupes allemandes. L’occupant allemand impose des un règlement strict aux Winglois :

-Toutes les horloges doivent être réglées à l’heure allemande (Les horloges sont avancées d’une heure)

- Les habitants doivent déposer les armes qu’ils possèdent à la mairie sous peine de mort.

-Ils doivent également déposer les postes de T.S.F à la mairie.

- Les coffres de banques que les habitants possèdent sont ouverts de force par les officiers allemands pour les vérifier.

- Les habitants ne sont pas autorisé à quitter la ville de Wingles, sans laissez-passer.

- Les rassemblements sur la voie publique ne sont pas autorisés.

- Il est interdit de sortir après 22 heures, des soldats patrouille la nuit pour vérifier que le couvre-feu est bien appliqué.

-Tout transport en voiture doit être soumis à l’agrément de la Kommandantur.


M. Quarez ancien gardien de la paix est chargé du ravitaillement de la ville de Wingles. Une tâche assez compliquée car le nombre d’habitant à Wingles à fortement augmenter durant cette période, à cause des soldats présents dans la ville et aussi à cause des nombreux réfugiés. Début juin les Winglois voient passé dans leurs villes des régiments entiers de prisonniers français encadré par les Allemands. Quelques habitants offre du pain et de l’eau aux soldats et certains on même réussi à faire échapper quelques prisonniers.

Il faut faire appel à plusieurs boulangers pour fournir du pain à tout le monde. Plusieurs cantonnements de soldat se succéderont à Wingles. Des réquisitions seront effectuées sur la commune telle que des lits, des chaises, des classeurs, des couvertures …

A partir d’octobre 1940, une liste de produits rationnés est établie. Ainsi est indiqué la quantité d’un produit pouvant être consommé en fonction du consommateur. Par exemple un mineur de fond pourra consommer plus de choses, qu’un consommateur ordinaire. Ce rationnement s’organise grâce à des tickets qui donnent le droit d’acheter une certaine quantité de produit. A Wingles ces tickets sont conservés à la mairie. Durant les années 1943-1944 le ravitaillement diminue encore, les Winglois s’organisent pour trouver du ravitaillement:

-On fait du troc, charbon, tissu ou autres contre de la nourriture

-On jardine beaucoup et on travail à la ferme

-Les habitant fabrique leurs propre produit. Par exemple des savons sont créés grâce à de la graisse animale et de la soude, le blé est moulu dans des moulins à café pour fabriquer de la farine.

-On utilise des produits de substitution, comme la saccharine, les topinambours, les quelques voitures roulent au gaz ...

Tout ceci développe le marché noir à Wingles. Ainsi une savonnerie clandestine est découverte dans une chambre au dessus d’un café. En 2 mois, 3500 savons ont été écoulés à un prix de 8 francs, alors que le coût de fabrication est de 0.50 francs. La pénurie développera également le vol.

Malgré le rationnement les Winglois se mobilisent pour envoyer de l’argent aux prisonniers. On organise différent événements pour récolter de l’argent: des combats de coqs, des concours de chants, des tournois de footballs ... En 1943, plusieurs dizaines de Winglois seront envoyés en Allemagne de force par le biais du S.T.O. De plus, durant cette période (1943-1944), les bombardements des alliés intensifient, et les Winglois, de jour comme de nuits gagne de plus en plus souvent, les abris, les caves, les tranchées creusées dans les jardins. Ces bombardements feront quelques victimes parmi les Winglois. [1]

La résistance à Wingles[modifier | modifier le code]

La résistance au début de l’occupation

Un réseau de F.T.P (franc tireur partisan) est démantelé dans la ville de Wingles. Certain membres sont déportés en Allemagne, 2 membres de ce réseau, Joseph Bodart et André Pezé sont fusillés à la citadelle d’Arras en septembre 1942. Les résistants sabotent tout ce que les Allemands utilisent. Alors les Allemands, recrutent des gens pour surveiller les lignes électriques, les voies ferrées ... Dans les mines, on ralentit la production et des grèves éclate malgré la menace des Allemands. Malheureusement, tous les concitoyens de Wingles n’ont pas été exemplaire, en effet plusieurs dénonciations seront commises à Wingles[1].

La résistance à partir de 1943

Trois réseaux rassemble les résistants Winglois: le groupe libération, le mouvement voix du nord et les F.T.P (franc tireur partisan). Ces mouvements sont en contact avec les villages voisin et opèrent ensemble, car ils ont le même chef. Le 6 juin 1944, les alliés débarquent, les F.F.I (Force, Française, de l’Intérieur) doivent intensifier leurs actions afin d’aider les alliés. A Wingles, des rails sont déboulonnés, des wagon citernes sont percées, les F.F.I se font remettre la paie des ouvrier de la Verrerie avec la complicité cachée des comptables. Les Allemands sont de plus en plus sous tension, des patrouilles rodent dans la ville, les lieux public sont fermés, les vélos confisqués[1].

La fuite des Allemands[modifier | modifier le code]

Le 25 août, Paris est libérée, à Wingles les collaborateurs sont lynchés, l’un d’entre eux meurt. Le 26 août, des avions de la R.A.F survolent Wingles et attaques divers objectifs, les postes radios sont récupérés. Le 31 août, des Allemands arrivent de la rue d’Hulluch et longent les mûrs de maison en direction de Meurchin. La nuit du 1er septembre 1944 on observe des Allemands qui quittent Wingles. Durant la journée les habitants se préparent pour la libération. Les F.F.I harcèlent les derniers Allemands a Wingles. A 16 heures, chemin des halage, Albert Duplat, Sosthène Lacroix meurt au cours du combat. Une demi-heure plus tard, rue du Marais, Joseph Cadix, Roger Dendiével, Jean Carcel, Marcel Décaillon, tombent pour la France.[1]

La libération de Wingles[modifier | modifier le code]

Le 2 septembre 1944, vers 9:30 heure, un bruit métallique se fait entendre au loin, des chenilles de char, les Winglois s’exclament «Ils sont là !». Des Anglais venant de Lens délivrent enfin la ville de Wingles. Les tanks défilent dans la rue principale et certains stationne sur la place. Le temps de rencontrer les Winglois qui leurs offrent le verre de l’amitié. Les Winglois se précipitent sur les chars pour prendre la photo souvenir. En fin de matinée quelques obus explosent prés de l’église de Wingles, le soldat Walter Baron est tué en face du café «la chaumière» aujourd’hui ce café est devenu un commerce qui se nomme «la Pizza’» une stèle est installé à cet endroit pour honorer la mémoire de ce solda venue libérer la ville de Wingles. Des combats auront lieu au niveau du pont de Meurchin. En effet le pont ne fût pas détruit mais les F.F.I de Wingles, Douvrin et Meurchin attendaient les Allemands en fuient. Il y aura des morts des deux côtés. Toujours le 2 septembre, un comité de libération se substitue au conseil municipal et une commission de police est constituée pour maintenir l’ordre. Les prisonniers Allemands sont enfermés dans un camps établie sur un ancien terril des fosse 3 et 4. Ce quand avait été installé par les Allemands pour y loger les déporter de l’est. De nombreux Winglois restent prisonnier en Allemagne notamment ceux du STO[1].


Après la seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après la guerre, les Indochinois se révoltent et Wingles perd 3 des ses concitoyen, puis un peu plus tard, en 1954 l’Algérie se révolte de jeunes Winglois sont envoyés en Algérie faire leurs services militaires, 2 n’en reviendrons jamais.[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Wingles dans son canton et son arrondissement.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1908 1914 Augustin Cartigny[2]    
1914 1915 Fernand Avrillon[2]    
1918 1919 Augustin Cartigny [2]    
1919 1926 Auguste Catenne[2]   Commerçant
Août 1926 octobre 1926 Jules Claisse[2]    
1926 1928 Charles Laincry[2]   Délégué mineur
1928 1929 Jules Claisee[2]    
1929 1935 Emile Cacherat[2]   Retraité des Mines
1935 1940 Louis Serré[2]   Docteur
1940 1942 Louis Rogé[2]   Comptable
1942 1944 Gaston Menu[2]   Cultivateur
1944 1945 Fernand Grenier[2]   Commerçant
1945 1947 Louis Serré [2]   Docteur
1947 1959 Fernand Grenier [2]   Commerçant
1959 1963 Charles Lanery [2]   Délégué mineur
1963 1965 Paul Véron [2]   Instituteur
1971 1983 Albert Goudin [2]   Instituteur
1977 2004 Marcel Cabiddu PS Conseiller général
janvier 2004 2014[3] Gérard Dassonvalle PS puis MRC  
avril 2014[4],[5] en cours
(au 28 mars 2015)
Maryse Loup PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 8 437 habitants, en augmentation de 1,99 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
594 693 726 891 883 827 785 805 800
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
763 762 745 740 795 1 069 2 406 2 727 2 901
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 027 3 004 3 203 2 551 5 464 7 418 7 306 8 209 8 975
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
9 332 8 946 8 348 8 472 8 742 8 691 8 211 8 239 8 437
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 22 %, 15 à 29 ans = 22,7 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 14 %) ;
  • 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 18,2 %, 15 à 29 ans = 20,2 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 22,2 %).
Pyramide des âges à Wingles en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,7 
4,3 
75 à 89 ans
9,0 
9,6 
60 à 74 ans
12,5 
21,6 
45 à 59 ans
19,8 
19,6 
30 à 44 ans
19,5 
22,7 
15 à 29 ans
20,2 
22,0 
0 à 14 ans
18,2 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'espace naturel « Val du Flot ».
  • Monuments aux morts de Maurice Rogerol.
  • La ville de Wingles était jumelée avec la 3e compagnie du 43e régiment d'infanterie de Lille jusqu'à sa dissolution en 2005, puis avec la 3e compagnie du 6e régiment de commandement et de soutien de Douai de 2005 à 2010, année de dissolution de ce dernier. La disparition d'unités militaires de tradition dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais n'a pas permis de concrétiser un nouveau jumelage.
  • Val du Flot à Wingles, Site naturel du Pas-de-Calais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Wingles

Les armes de Wingles se blasonnent ainsi : d’azur à l’écusson d’or accompagné de sapt besants du même, au chef aussi d’or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x Julienne Gaillard-Décarpentries et Maurice Larivière, Si Wingles m'était conté, impremerie Artésienne, , 596 p. (notice BnF no FRBNF35762147).
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Julienne Gaillard-Décarpentries et Maurice Larivière, Si Wingles m'était conté, impremerie Artésienne, , 596 p. (notice BnF no FRBNF35762147), p. 254.
  3. Hervé Naudot, « Wingles: victoire à l’arrachée de Maryse Loup avec 94 petites voix d’avance sur Sébastien Messant », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  4. « Wingles: Maryse Loup remporte le second tour des élections avec 94 voix d’avance : Maryse Loup a été élue maire de Wingles au terme du second tour des municipales. Elle devance d’une courte tête Sébastien Messent », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  5. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais,‎ (consulté le 20 mars 2015).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Évolution et structure de la population à Wingles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 août 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 août 2010)