Thérouanne

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Thérouanne
Image illustrative de l'article Thérouanne
Blason de Thérouanne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Canton Fruges
Intercommunalité Communauté de communes de la Morinie
Maire
Mandat
Alain Chevalier
2014-2020
Code postal 62129
Code commune 62811
Démographie
Population
municipale
1 143 hab. (2014)
Densité 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 38′ 17″ nord, 2° 15′ 22″ est
Altitude Min. 31 m – Max. 116 m
Superficie 8,37 km2
Localisation

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Liens
Site web communedetherouanne.fr

Thérouanne (en picard Therwane, en néerlandais Terwaan ou Terenburg) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Thérouanne se situe à 10 kilomètres d'Aire-sur-la-Lys et à 15 kilomètres de Saint-Omer. Les départementales 157, 341 (la chaussée Brunehaut), 77 et 190 traversent Thérouanne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Thérouanne
Herbelles Clarques
Delettes Thérouanne Mametz
Enguinegatte

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Thérouanne.
Les cartes et écrits médiévaux placent Taruanna comme centre névralgique intellectuel, religieux, routier, administratif de l'ancienne région des Morins, romanisée, puis christianisée
(copie d'une carte ancienne, exécutée au XVIIe siècle).

À l'époque gauloise, Thérouanne ou Tervanna (anciennement Civitas Morinum ou Morenum, Morini, Morinum, Morenum, Morian Moriana ou Moriane ou Morinon puis Terroane, Terewane, Thierowane, Teremiane ou encore Théroaanne selon divers documents ou chroniqueurs anciens[1]) était la capitale de la Morinie, pays des Morins (tribu de la Gaule belgique)[2].

Remarque  : selon Aimé Courtois, la ville de Saint-Pol a porté - avant sa destruction par les Normands, dans la dernière moitié du IXe siècle, un nom proche (Tarvanna) (qu'elle devait peut-être comme Thérouanne, à des fortifications précoces)[1].

Après la conquête de la Gaule, elle a reçu un peuplement romain. Un noble de Thérouanne, en vie vers 600, serait la souche de la dynastie des Robertiens, eux-même ancêtres des Capétiens.
Ce fut ensuite le siège d'un diocèse important (évêché de Thérouanne), érigé par saint Achaire. Le plus célèbre de ses évêques est saint Omer. Saint Erkembode, moine bénédictin irlandais, devint évêque de Thérouanne au VIIIe siècle. Au Moyen Âge, Thérouanne a fait partie du comté de Flandre, puis du comté d'Artois lorsqu'il s'en est détaché. La cité fut pillée par les Normands en 880 et 882. Les étudiants de son diocèse faisaient partie de la Nation Picarde aux universités de Paris, Orléans et Bologne.

Par sa position stratégique, Thérouanne a représenté un enjeu militaire important, en particulier pendant les guerres d'Italie. Après un dernier siège, débuté le 11 avril 1553, Thérouanne a été prise le 20 juin 1553, puis rasée dans le courant de l'été 1553 sur l'ordre de Charles Quint, qui y aurait même fait répandre symboliquement du sel. Ainsi, Charles Quint a pris sa revanche pour la défaite lors du siège de Metz (1552-1553).

Par la suite, Thérouanne devient un site abandonné. Le diocèse est supprimé en 1567, entraînant une recomposition de l'administration ecclésiastique.

La population commence à se réinstaller à Thérouanne à la fin du XIXe siècle, créant la « nouvelle Thérouanne ».

Le site de l'ancienne cathédrale a été fouillé à la fin du XIXe siècle par Camille Enlart. Dans les années 1970, une nouvelle campagne de fouilles, dans le chœur de la cathédrale, sous la direction de Roland Delmaire, puis d'Honoré Bernard, met en évidence la succession des lieux de culte (groupe épiscopal mérovingien, cathédrale romano-carolingienne, chœur gothique), ainsi que les vestiges d'établissements thermaux gallo-romains sous-jacents. Sous l'impulsion d'Honoré Bernard, le site du chœur de la cathédrale est doté d'une base archéologique qui accueille les équipes de recherche. Plus récemment, un chantier a été lancé dans le quartier canonial par l'École des chartes et l'université de Lille III sous la direction de Ghislaine Noyé.

Les principales découvertes archéologiques concernant Thérouanne sont conservées et exposées dans le petit musée de la commune, en particulier les vestiges d'une belle descente de croix du XVIè siècle, mais l'œuvre statuaire principale, le « grand Dieu de Thérouanne », se trouve dans la cathédrale de Saint-Omer.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Thérouanne.svg

Les armes de Thérouanne se blasonnent ainsi : de gueules à la fleur de lys d’argent accompagné de trois mitres d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Thérouanne dans son canton et dans l'arrondissement de Saint-Omer.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 2 mars 2015)
Alain Chevalier DVG Inspecteur de l’Éducation nationale en retraite
Réélu pour le mandat 2014-2020[3],[4],[5],[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 143 habitants, en augmentation de 6,82 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430 510 541 570 776 819 935 956 936
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
933 943 924 872 956 957 1 002 1 027 1 040
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 133 1 034 938 910 875 818 816 874 872
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
868 877 886 943 971 1 045 1 055 1 120 1 143
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,5 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 20,8 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 24,1 %) ;
  • 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 16,4 %, 15 à 29 ans = 16,6 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 27,5 %).
Pyramide des âges à Thérouanne en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
0,9 
6,9 
75 à 89 ans
9,7 
16,8 
60 à 74 ans
16,9 
22,1 
45 à 59 ans
20,9 
20,8 
30 à 44 ans
18,6 
18,5 
15 à 29 ans
16,6 
14,5 
0 à 14 ans
16,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Groupe épiscopal du VIIe siècle, édifice carolingien, cathédrale gothique (cad. A. 239, 256, 257) : inscription aux Monuments historiques par arrêté du [13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La ville de Thérouanne, autrefois appelée Moriane, cout. Ridi, note de Brodeau. — Ainsi que Morinon changea en Terroane son nom.... 1634, G. de le Nort. — Morinorum civitas, 1075, cart. sith. p. 192. — Urbs Morinensis, xin e s. chron. Andr. p. 475. — Tarenborch (en flamand), 1440, cart. S. Om. p. 125 v°. — Sint Augustine ini biscop domvan Tarenborch, c'est-à-dire de S'-Augustin en Tévèehé de Thérouanne. — Terewane, Térouane, xn e s. arch. du chap. de St Omer Mémoires de la Société des antiquaires de la Morinie, t. 6 p. xxiv. — Teremiane, 1241, gr. cart. de S. Bertin, t. ni p. 35. — Thierowane, 1241, arch. du chap. d'Aire, Mém. de la Société des antiquaires de la Morinie, t. x, 2e partie, p. 342. — La mtleet cité de Théroaanne, 1507, cout. Bouthors. Etym. Tarwoenne, grande, forte, principale habitation, de tar, ter, theur, grand, fort, principal (Wactherv Theur) et de woenne, wanne, habitation; en allemand whonung, et en flamand wooninge, des verbes wohnen, woenen, woonen, habiter. La forme flamande Tarenborgh, ou le mot borgh, citadelle, est substitué à woenne, vient à l'appui de cette signification. Tar un, chez les Belges comme chez les Gaulois, et Thor, chez les Germains, était le dieu du tonnerre, in Doctrina investigando restituet, Mémoires de la Société des antiquaires de la Morinie, Saint Omer, Typ. Fleury-Lemaire, TOME XIH. — K 864-1 869. M DCCG LXIX; Dictionnaire géographique de l'Arrondissement de Saint-Omer avant 1789, par Aimé Courtois (ne à Tournehem, le 26 décembre 1841, enseignant, puis avocat à st omer à partir de 1844). Archives de la Morinie, copie numérique (OCR de qualité médiocre)
  2. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 105,
  3. Marie Jansana, « Le bilan du maire de Thérouanne : copieux morceau du mandat, la nouvelle mairie n’était pas prévue : Le maire, 70 ans, postulera à un troisième mandat, en mars 2014. Il veut poursuivre sa mission « dans l’intérêt » du bourg et a encore des dossiers qui lui tiennent à cœur, telle la sécurité de la traversée de la commune. Les réalisations n’ont pas manqué depuis sa réélection en 2008. Le point avec Alain Chevalier », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  4. « Thérouanne : Alain Chevalier entame un troisième mandat de maire : Avec 65 % des suffrages lors des élections municipales, la liste « Union pour Thérouanne » conduite par Alain Chevalier a obtenu treize élus, celle de Jeanne-Marie Buire deux. Le second candidat de cette liste s’est fait excuser dimanche pour l’élection du maire et de ses adjoints », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  5. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 21 février 2015).
  6. Marie Jansana, « Les projets des maires avec Alain Chevalier, à Thérouanne : « Depuis dix ans, nous voulons l’assainissement collectif » : Après avoir construit la mairie à la fin du précédant mandat, Alain Chevalier reste prudent sur les projets et n’annonce pas d’investissements de grande ampleur. Durant les cinq prochaines années, il sera beaucoup question d’urbanisme et d’intercommunalité, et à plus longue échéance, de l’assainissement collectif », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Évolution et structure de la population à Thérouanne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 août 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 août 2010)
  13. Bases de données ministère de la Culture