Guillaume Boitel

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Guillaume Boitel
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Biographie
Activité

Guillaume Boitel est un chevalier de la seconde moitié du XIVe siècle. Lieutenant principal de Bertrand du Guesclin, il commandait son avant-garde et lui servait occasionnellement de négociateur.

Faits d'armes[modifier | modifier le code]

Guerre de libération de la Normandie[modifier | modifier le code]

En mai 1364, alors que les Anglais et Navarrais tenaient en Cotentin plusieurs villes et châteaux et ravageaient la Basse Normandie, Bertrand du Guesclin vint à Caen où il assembla ses gens. Dans sa compagnie était messire Guillaume Boitel, "chevalier de grand honneur et de haute vaillance".Bertrand Du Guesclin se dirigea vers Valognes pour s'en emparer. Les Anglais dressèrent sur sa route une embuscade, mais il tombèrent sur Guillaume Boitel qui était à l'avant-garde. Guillaume Boitel contre-attaqua vigoureusement les Anglais, cent quarantes furent tués, les autres s'enfuirent. Guillaume Boitel poursuivit les Anglais jusqu'aux portes de Valognes et Bertrand Du Guesclin vint le rejoindre après l'investissement de la place[1],[2]

Guerre de Bretagne[modifier | modifier le code]

Guillaume Boitel fit partie des chevaliers qui étaient au côté de Du Guesclin à la bataille d'Auray (), où le duc Charles de Blois fut tué et Du Guesclin fait prisonnier[3].

Auprès de Du Gesclin lors des négociations avec les grandes compagnies[modifier | modifier le code]

Il fit aussi partie des chevaliers qui accompagnaient Du Guesclin lorsque celui-ci négocia à Paris avec les chefs des grandes compagnies pour les convaincre de suivre lors de la guerre civile espagnole entre les deux prétendants Henri II de Castille et Pierre Ier de Castille, où Du Guesclin, mandaté par Charles V de France, soutenait le parti d'Henri[4].

Auprès de Du Guesclin en Espagne[modifier | modifier le code]

Guillaume Boitel commandait l'avant garde des troupes de Du Guesclin en Espagne en 1365[5].

Il participa à la prise de Magallón et de Borgues. Il entre à Burgos puis à Tolède au côté de Du Guesclin et du roi Henri II[6].

À la tête de ses soldats, il participe activement à la bataille de Navarrete (dite aussi bataille de Nájera) où Bertrand fut fait prisonnier par le Prince Noir (1367)[6].

En mars 1369, Guillaume Boitel dirige un corps à la bataille au siège de Montiel, où fut définitivement défait et décapité le roi Pierre Ier de Castille malgré sa conversion à l'islam et son alliance militaire avec le roi maure de "Belmarin" (بنو مرين Maroc et Algérie occidentale)[6], Abu Faris Abd al-Aziz ben Ali dit "al mustasir", (le dolent) (أبو فارس المستنصر عبد العزيز بن علي).

Poursuite de la guerre de libération en France[modifier | modifier le code]

Revenu d'Espagne, Guillaume Boitel précède le retour en France de Bertrand Du Guesclin en 1370, pour combattre les troupes du roi d'Angleterre Édouard III. Le 31 décembre 1369, au cours d'une escarmouche près du pont sur la Vienne à Lussac-les-Châteaux, la lance de Guillaume Boitel transperce le connétable anglais sir Jean Chandos, sénéchal du Poitou, qui meurt le lendemain[6]. À la fin du XVe siècle, le gouvernement anglais a édifié un cénotaphe à la mémoire de John Chandos sur les rives de la Vienne à l'endroit où il a été tué au lieu-dit "les Aubeniaux". Ce cénotaphe, toujours entretenu, a été déplacé d'une centaine de mètres dans la rue Jean Chandos à la fin du XIXe siècle par la société d'histoire locale pour le protéger des crues.

Lors d'une montre du 20 janvier 1370 à Blois, Du Guesclin passa en revue une unité à cheval sous les ordres de messire Guillaume Boitel, qui comportait six chevaliers, quatre-vingts écuyers, six archers non armés (versement de la solde mensuelle à la moitié des participants de la revue: 896 livres de gages pour quarante des cavaliers dont 120 livres pour le seul Guillaume Boitel) [7].

Guillaume Boitel participa ensuite au siège et à la prise de La Rochelle le 22 juin 1372[8]. .

Armes[modifier | modifier le code]

Boitel porte de gueules à trois losanges d'argent posées en bande [9]. La signification de ce blason est la suivante: le rouge (champ de gueules) représente le sang du Christ et les losanges les trois clous utilisés pour le crucifier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cuvelier (trouvère), La chronique de Messire Bertrand Du Guesclin: connétable de France, Librairie de la société bibliographique, 1879, page 79.
  2. Histoire de Bertrand du Guesclin, connestable de France et des royaumes de Léon, de Castille, de Cordoue et de Séville, duc de Molines, comte de Longueville", par messire Paul Hay, seigneur du Chastelet, édition à Paris, chez Jean Guignard 1666, conservé un temps à la bibliothèque impériale de Vienne (Autriche), page 70
  3. Cuvelier (trouvère), La chronique de Messire Bertrand Du Guesclin: connétable de France, Librairie de la société bibliographique, 1879, page 84.
  4. Cuvelier (trouvère), La chronique de Messire Bertrand Du Guesclin: connétable de France, Librairie de la société bibliographique, 1879, page 123.
  5. Cuvelier (trouvère), La chronique de Messire Bertrand Du Guesclin: connétable de France, Librairie de la société bibliographique, 1879, pages 199 et 203.
  6. a, b, c et d Histoire de Bertrand du Guesclin, connestable de France et des royaumes de Léon, de Castille, de Cordoue et de Séville, duc de Molines, comte de Longueville", par messire Paul Hay, seigneur du Chastelet, édition à Paris, chez Jean Guignard 1666, conservé un temps à la bibliothèque impériale de Vienne (Autriche),
  7. Histoire de Bertrand du Guesclin, connestable de France et des royaumes de Léon, de Castille, de Cordoue et de Séville, duc de Molines, comte de Longueville", par messire Paul Hay, seigneur du Chastelet, édition à Paris, chez Jean Guignard 1666, conservé un temps à la bibliothèque impériale de Vienne (Autriche), p. 346
  8. Cuvelier (trouvère), La chronique de Messire Bertrand Du Guesclin: connétable de France, Librairie de la société bibliographique, 1879, v.18860.
  9. Nobiliaire de Picardie signé Jérôme Bignon, Intendant du Roy de la Généralité d'Amiens, pays conquis et reconquis (1697) Bibliothèque Mazarine, Paris

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anciens mémoires sur Du Guesclin, sur Wikisource.
  • Chronique de Bertrand du Gueselin par Cuvelier, trouvère, https://books.google.fr/books?id=MB9FWazg8BoC, E. Charriere, 1839
  • "Histoire de Bertrand du Guesclin, connestable de France et des royaumes de Léon, de Castille, de Cordoue et de Séville, duc de Molines, comte de Longueville", par messire Paul Hay, seigneur du Chastelet, édition à Paris, chez Jean Guignard 1666, conservé un temps à la bibliothèque impériale de Vienne (Autriche), page 70: exploits de Guillaume Boitel, siège et prise de Valognes , page 346: la montre de Guillaume Boitel.
  • Étude sur la vie de Jean Le Mercier mort en 1397, mémoire présenté à l'Académie des inscriptions et Belles-lettres", deuxième série VI, antiquités de France, Paris, imprimerie nationale 1888, deuxième partie, .