Sorrus

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Sorrus
L'église Saint-Riquier.
L'église Saint-Riquier.
Blason de Sorrus
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Canton Berck
Intercommunalité Communauté de communes du Montreuillois
Maire
Mandat
Jacques Flahaut
2014-2020
Code postal 62170
Code commune 62799
Démographie
Population
municipale
760 hab. (2014)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 27′ 34″ nord, 1° 43′ 25″ est
Altitude Min. 21 m
Max. 62 m
Superficie 6,79 km2
Localisation

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Liens
Site web www.sorrus.com

Sorrus est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à pratiquement égale distance de Berck, au sud-ouest, et d'Étaples au nord-ouest, une dizaine de kilomètres.

Accessible par la sortie Wailly-Beaucamp de l'autoroute A16, le village est également desservi au niveau routier par les routes départementales 144 et 145.

La commune fait partie de l'entité géomorphologique et écopaysagère dite « Plateau de Sorrus-Saint-Josse », relique tertiaire, aux milieux oligotrophes et acide abritant une flore particulière, rare voire menacée dans la région [1]. Ces milieux jouent un rôle important pour la trame verte et bleue nationale, régionale et locale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sorrus
Saint-Josse La Calotterie
Saint-Aubin Sorrus La Madelaine-sous-Montreuil
Airon-Notre-Dame

Campigneulles-les-Grandes

Campigneulles-les-Petites

Toponymie[modifier | modifier le code]

Étymologie : l'origine du nom de la commune est incertaine :

  • saurus, sauretus, sor pourraient évoquer le poisson salé, ou la saumure de sel[2] ;
  • une autre hypothèse renvoie au nom féminin, alémanique, de Sigetrude ou Sitrudes et Sigetrudis qui auraient pu dériver en Sorres ; Sitrudis ou Sigitrudis puis Villa-Sidrunis en 636 et 881, puis Sierrudis (1042), Sorru, Souru (1123), Sietrudis (1143), Soyerru (1144), Surru (1287), Souru (1301), Soyrrieu, Soyru, Soyeriu, Sourue, Soierriu (1311), Sourue (1363), Soyrue (1377), Soru (1439), Sorue (1455), Sorue (1680)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoires et protohistoire[modifier | modifier le code]

Durant la dernière glaciation, une part importante de l'eau était piégée dans l'énorme inlandsis qui couvrait le nord de l'hémisphère nord, il n'y avait pas de mer entre la France et l'Angleterre.
Après la glaciation, le niveau marin est remonté. Au pied du plateau de Sorrus / Saint-Josse ; à l'ouest et au nord s'étendaient de vastes zones humides, face à la mer à l'ouest et le long de la Canche au nord (la rue qui borde la vallée s'appelle d'ailleurs la rue des Fours-Romains). Ces zones basses (Bas-Pays) ont été plusieurs fois envahies par la mer, lors d'épisodes de transgressions marines. Les deux derniers de ces épisodes sont dits "Dunkerque I" et "Dunkerque II" ; ils sont relativement récents (par rapport aux échelles géologiques et climatiques), le dernier s'étant terminé aux environs la fin de l'époque carolingienne après plusieurs siècles d'invasion marine.
Des fouilles archéologiques ont en 1996 mis au jour des traces parfois très bien conservées de sauneries anciennes, éloignées de près de 10 km du trait de côte actuel. Comme dans les autres sauneries connues en Europe pour le millénaire qui a précédé notre ère, les sauniers gaulois de Sorrus produisaient un « sel ignigène », a priori non pas à partir de marais salants mais à partir de saumure évaporée par le feu, dans des moules d'argile fine. Ces moules semblaient destinés à être cassés, une fois le pain de sel terminé ou lors de son utilisation. Une hypothèse est que - dans certains cas au moins - la saumure ait pu être extraite de vases ayant pré-concentré le sel, dans des lagunes probablement)[4].
D'autres sauneries sont connues dans le nord de la France et en Belgique, pour la fin de la haute-antiquité, avant la création des voies romaines (par exemple à Pitgam et dans plusieurs communes proches dans le Nord-Pas-de-Calais. Des éléments bien conservés de fours et de grille ont été retrouvés à Sorrus (dans le Pas-de-Calais, sur le tracé de l'actuel autoroute A16, à 9 km de l'actuel trait de côte, mais en surplomb d'anciennes vasières et marais, qui se sont à plusieurs reprises trouvés sous la mer, et qui ont pu s'enrichir en sel quand le niveau marin a baissé avec le reflux des transgressions marines).
Cette localisation pourrait aussi s'expliquer par une ancienne proximité avec des lagunes saumâtres ou salées, et par un important besoin de bois pour alimenter les fours (les arbres poussent généralement moins bien ou pas du tout pour certaines essences, quand ils sont proches de la mer). Des sauneries dans l'actuel Nord de la France et sud-Belgique fonctionnaient déjà environ 800 à 400 ans avant Jules César, et ont maintenu leur activité jusqu'à environ quatre siècles après lui. Le sel a pu ensuite servir à conserver du poisson ou de la viande sur place, mais l'essentiel était probablement exporté et utilisé comme cadeaux, monnaie, ou monnaie d'échange (troc), souvent sous forme de pains moulés dans des augets (moules à pains de sels).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une maladrerie existait au XIIIe siècle.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Entre le XVIe siècle et le XIXe siècle, le village est un lieu de fabrication de céramiques renommées.

Pendant la Première Guerre mondiale, les soldats britanniques installent un service colombophile dans le village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Sorrus dans son canton et dans l'arrondissement de Montreuil-sur-Mer.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1983 Jean Ducrocq    
1983 1989 Pierre Verbanck    
1989   Michel Sauguet    
mars 2001 2008 Bernard Oudart    
mars 2008 en cours
(au 1er mars 2015)
Jacques Flahaut SE Technicien SNCF
Réélu pour le mandat 2014-2020[5],[6],[7],[8]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 760 habitants, en augmentation de 20,25 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
408 370 402 411 455 467 466 465 468
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
431 450 436 461 452 422 454 436 443
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
431 448 417 384 375 334 294 267 312
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
306 296 284 349 473 472 597 645 760
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,7 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 26,1 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 13,7 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 23,2 %, 15 à 29 ans = 13,1 %, 30 à 44 ans = 27,5 %, 45 à 59 ans = 17,4 %, plus de 60 ans = 18,8 %).
Pyramide des âges à Sorrus en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,0 
4,7 
75 à 89 ans
6,7 
8,7 
60 à 74 ans
12,1 
20,1 
45 à 59 ans
17,4 
26,1 
30 à 44 ans
27,5 
16,4 
15 à 29 ans
13,1 
23,7 
0 à 14 ans
23,2 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école de Sorrus dépend de l'académie de Lille.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Sorrus.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

écartelé au 1) et au 4) d’argent aux trois aigles de gueules, becquées et membrées d’azur, au 2) et 3) de gueules fretté de six pièces d’argent.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Riquier, créée au XVIe siècle.
  • Le monument aux morts.
  • Traces du « château bleu », du XVIe siècle.
  • Château de la bruyère, du XIXe siècle.
  • Chapelle Notre-Dame de Santé.
  • Chapelle de la fontaine Saint-Riquier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint-Riquier. Selon la légende, il aurait fait sourdre une source à Sorrus, par l'action de son bâton.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire hiérarchisé des milieux naturels et des paysages du Nord/Pas-de-Calais, réalisé sous le contrôle de Marie-Claude Gabillard, DRAE/DIREN Nord/Pas-de-Calais
  2. Ennio Quirino Visconti,Mongez, Iconographie ancienne ou Recueil des portraits authentiques des empereurs, rois, et hommes illustres de l'antiquité : Iconographie Romaine ; 1) Hommes illustres (= Volume 4)  ; Voir P 285, les évocations des mots sorrus, saur, sor, etc.
  3. Académie du Pas-de-Calais Circonscription de Montreuil, Inspection Académique
  4. Comité des Salines de France, L'exploitation du sel dans la France protohistorique et ses marges ; Table ronde du Comité des Salines de France, Paris, 1998-05-18
  5. « Sorrus : pour le maire, l’avenir se jouera à l’échelle communautaire : Jacques Flahaut présentait ses vœux à la population, samedi soir. S’il n’a pas évoqué le sujet lors de son discours, il ne nous a pas caché son intention de briguer un second mandat. Âgé de 53<UN>ans, il est présent au conseil municipal depuis 1989, où il a d’abord été conseiller, puis premier adjoint avant d’être élu maire pour la première fois il y a 6 ans », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  6. « Sorrus : Jacques Flahaut réélu maire », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  7. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 21 février 2015).
  8. « Les projets du maire de Sorrus: agrandir l’école, faire des économies, entretenir la voirie : Jacques Flahaut (SE) a entamé son second mandat. Âgé de 54 ans, il est technicien SNCF. Il est fier de son école qui accueille les enfants de la maternelle au CM2. Il ne l’est pas moins de la cantine du village, où l’on confectionne encore les plats sur place », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « Évolution et structure de la population à Sorrus en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 août 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 août 2010)