Carl Lang

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Carl Lang
Carl Lang en 2009.
Carl Lang en 2009.
Fonctions
Député européen
Élection 12 juin 1994
Réélection 13 juin 1999
13 juin 2004
Législature 4e
5e
6e
Groupe politique ITS
Conseiller régional de Haute-Normandie
Élection 16 mars 1986
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais
Biographie
Nom de naissance Carl Yves Lang
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Vernon, Eure, France
Nationalité Français
Parti politique FN (1978-2008)
PDF (depuis 2009)
Profession Masseur-kinésithérapeute
Religion Catholique

Carl Lang, né le à Vernon (Eure), est un homme politique français.

Après avoir été un militant et dirigeant du Front national de 1978 à 2008, il crée en 2009 le Parti de la France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et jeunesse[modifier | modifier le code]

Jeune orphelin de père, employé de la RATP, Carl Lang, après avoir envisagé une carrière de militaire, obtient le diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute, à l'image de son beau-père[1], Guy Dugrès[2]. En 2010, après l'expiration de tous ses mandats politiques, il reprend l'exercice de ce métier[3] dans un établissement public de santé[4].

Front national[modifier | modifier le code]

Carl Lang commence à militer au Front national en 1978[1], « par anticommunisme et patriotisme » et par opposition à la « droite faisandée et décadente de Giscard », jugeant à l'époque que Jean-Marie Le Pen a le potentiel pour être « un Reagan français »[5]. Il s'engage également à la suite de l'émotion provoquée par l'assassinat de François Duprat[2]. Il devient secrétaire départemental du parti dans l'Eure[6].

En 1983, il est directeur de la campagne de Jean-Marie Le Pen lors des élections municipales à Paris[1] ; c'est alors qu'il fait la connaissance de Serge Ayoub[7].

Il participe, avec Martial Bild, à la restructuration du Front national de la jeunesse (FNJ)[1], qu'il dirige entre 1983 et 1986[8]. Chargé de former les jeunes militants, le FNJ emprunte sous son impulsion aux techniques d'apprentissage du militantisme communiste, le Parti communiste français étant longtemps resté le seul mouvement à organiser une université d'été pour ses jeunes[8].

Également chargé du service d'ordre (SO) du parti[7], il devient membre du bureau politique en 1985[1].

En 1987, il cofonde, à Athènes et avec Martial Bild, Yves Dupont et Jean-Pierre Gendron[9], le Mouvement de la jeunesse d'Europe, regroupant des mouvements nationalistes[1], qui édite Perspectives pour l'Europe des patries. L'année suivante, après la mort accidentelle de Jean-Pierre Stirbois, il devient secrétaire général du FN[1].

En 1990, il déclare : « Je suis et je reste l'homme de Le Pen. Je mets à la tête du mouvement des hommes de la génération Le Pen[1] ».

En 1992, il est élu conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais[6].

Il est ensuite élu, en 1994, député européen ; au Parlement européen, il est membre du groupe Identité, tradition, souveraineté (ITS). Il le reste durant trois mandats, jusqu'en 2009.

Lors des municipales de 1995, il est élu conseiller municipal de Lille[1]. La même année, il démissionne du secrétariat général[1].

En , il est chargé des affaires sociales dans le contre-gouvernement du FN supervisé par Jean-Claude Martinez[10].

Lors de la scission du FN en 1998, il est l'un des proches fidèles de Jean-Marie Le Pen ; il est alors nommé délégué général, avant de retrouver son poste de secrétaire général[1].

Lors de l'élection présidentielle de 2002, il assure l'animation de la campagne de Le Pen[1]. Candidat à la députation dans la 20e circonscription du Nord en aux élections législatives concomitantes, il recueille 18,66 % des voix au premier tour, mais ne peut se maintenir au second[11]. Lors des élections législatives de 2007, il obtient 11,60 % des voix dans la 23e circonscription du Nord[12].

Le Réseau d'étude, de formation et de lutte contre l'extrême droite et la xénophobie (REFLEXes) considère qu'il représente, avec Bruno Gollnisch, le courant « conservateur » du FN[13].

Le , il est suspendu du FN par le bureau exécutif, alors qu'il se présente aux élections européennes contre Marine Le Pen, « parachutée » dans sa région[14].

Parti de la France[modifier | modifier le code]

Le , Carl Lang crée le Parti de la France (PDF), ralliant à lui des historiques du Front national comme Martial Bild, Martine Lehideux, Bernard Antony, Pierre Descaves, Jean-Claude Martinez, Jean Verdon, Fernand Le Rachinel, Myriam Baeckeroot, Christian Baeckeroot, ainsi qu'une quarantaine de conseillers régionaux. En vue des élections européennes de 2009, il décide de conduire une liste dissidente au FN, en réaction à la désignation de Marine Le Pen comme tête de liste pour la circonscription Nord-Ouest, dont il est le député sortant. Le , sa liste réalise 1,52 % des suffrages.

Carl Lang devant France 3 Limousin, en .

Lors des élections régionales de mars 2010, le Parti de la France présente des listes dans quatre régions et s'allie ou soutient les listes d'union des nationaux et des identitaires dans trois autres.

Le , il annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2012[15], dans le cadre d'une coalition de partis de droite nationale, l'Union de la droite nationale (UDN), associant des membres du Parti de la France (PDF), du Mouvement national républicain (MNR), de la Nouvelle droite populaire (NDP), et soutenue par l'hebdomadaire Rivarol, de même que l'organisation des Jeunesses nationalistes (JN, groupement non électoral) et de l'Œuvre française. Il ne parvient cependant pas à recueillir les 500 parrainages d'élus nécessaires.

Dans le cadre des élections législatives de 2012, Carl Lang est candidat dans la cinquième circonscription de l'Eure, où il obtient 1,10 % des suffrages exprimés. Lors du second congrès du PDF en , il est réélu président du parti à l'unanimité. En 2014, il affirme « [conserver] un certain nombre de relations personnelles avec des dirigeants et militants du FN »[16].

En 2015, il renoue le contact avec Jean-Marie Le Pen. Ambitionnant d'incarner « la vraie droite » face à Marine Le Pen qu'il considère comme une « usurpatrice », il envisage de se présenter à l'élection présidentielle de 2017 (« sans conviction ») et de présenter des candidats aux élections législatives de la même année[5].

Lors de la primaire des Républicains de 2016, il appelle à « confirmer au deuxième tour le rejet d’Alain Juppé qui serait le pire des candidats de la droite et du centre pour la France française », tout en présentant François Fillon comme « un homme de l'établissement politique co-responsable de la situation dramatique dans laquelle se trouve notre pays »[17].

Il est candidat aux élections législatives de 2017 dans la cinquième circonscription de l'Eure[18].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié civilement une première fois, selon un rite païen[19], avec une Suédoise[20],[21] et père de quatre enfants, Carl Lang s'est remarié religieusement, selon le rite catholique traditionaliste, avec une Française en 2008.

Position politique[modifier | modifier le code]

Pascal Perrineau le situe dans la famille nationaliste[22].

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

Responsabilités politiques au sein du Front national
  • Adhésion au Front national en 1978, après l'assassinat de François Duprat
  • Secrétaire fédéral du département de l’Eure (1978-1983)
  • Directeur de campagne de Jean-Marie Le Pen en 1983 pour l’élection municipale du 20e arrondissement de Paris
  • Directeur national du Front national de la jeunesse (FNJ) (1983-1986)
  • Secrétaire général du FN (1988-1995)
  • Vice-président chargé des Affaires sociales de 1998 à[Quand ?]
  • Délégué général du FN de décembre 1998 à novembre 1999
  • Secrétaire général du FN de novembre 1999 à octobre 2005
  • Vice-président du FN, membre du bureau exécutif
  • Élu au comité central en 1982
  • Réélu en 1985, 1990, 1994, 1997, 2000, 2003
  • Coopté au bureau politique en 1984
  • Élu au bureau politique en 1985, réélu en 1990, 1994, 1997, 2000, 2003
  • Membre du bureau exécutif du Front national

Aujourd'hui

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « Carl Lang : la machine », REFLEXes,
  2. a et b Arnaud Viviant, « Tu parles Carl Lang ! », sur revuecharles.
  3. Renaud Dély, La vraie Marine Le Pen : une bobo chez les fachos, Plon, , 181 p. (ISBN 2259229557), p. 102.
  4. « Carl Lang », sur whoswho.fr, .
  5. a et b Béatrice Houchard, « Carl Lang, l’homme qui espère récupérer les déçus de Marine Le Pen », L'Opinion,
  6. a et b « Le faux frère », Les dossiers du Canard enchaîné - Les dégâts de la Marine, n°120, juillet 2011, pages 44-45.
  7. a et b « Serge Batskin Ayoub : Troisième Voie ou mauvaise foi ? », REFLEXes,
  8. a et b Valérie Igounet, « La formation au Front national (1972-2015) », dans Sylvain Crépon, Alexandre Dézé, Nonna Mayer, Les Faux-semblants du Front national, Presses de Sciences Po, , p. 271-272
  9. « Ces jeunes fachos qui, peut-être, nous gouverneront... », REFLEXes,
  10. « Jean-Marie Le Pen réunit son « pré-gouvernement », sur lemonde.fr, .
  11. Résultats officiels des législatives 2002 de la 20e circonscription du Nord
  12. Résultats officiels des législatives 2007 de la 23e circonscription du Nord
  13. « Agitation dans le bocal », REFLEXes,
  14. AFP, « Le FN suspend Lang et Martinez », Libération,
  15. Carl Lang officiellement candidat, Le Figaro, 13 septembre 2011
  16. Jean-René Laget, « Interview exclusive de Carl Lang, président du Parti de la France (PDF) », sur dtom.fr, .
  17. Jules Pecnard, « Primaire à droite: mais qui sont les "soutiens d'extrême droite" de Fillon? », sur lexpress.fr, (consulté le 23 novembre 2016).
  18. http://elections.interieur.gouv.fr/legislatives-2017/027/C102705.html.
  19. https://books.google.fr/books?id=LD4cj-2SGFAC&pg=PT89&lpg=PT89&dq=carl+lang+pa%C3%AFen&source=bl&ots=FBUtKcxpQl&sig=Uy7S9s2VlT5L9ND-e_vis_cKgxQ&hl=fr&sa=X&ved=0CEAQ6AEwBDgKahUKEwjKl73a_7fIAhUFQhQKHashASM.
  20. Olivier Truc, « Les amis suédois de Le Pen. Le FN finance la campagne du parti «frère» Sverigedemokraterna », Libération,
  21. « Laurence Funes, une femme de foi », sur ladepeche.fr, .
  22. Pascal Perrineau, « Les droites en France à l’horizon de 2017 : fractures, diversités et unité », Le Débat, vol. 4, no 191,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]