Monnaie locale

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Une monnaie locale, ou monnaie locale complémentaire est, en sciences économiques, une monnaie non soutenue par un gouvernement national (qui n'a pas nécessairement cours légal), et destinée à n'être échangée que dans une zone restreinte, généralement à l'échelle d'une ville. Les monnaies de ce type sont une forme de monnaie complémentaire. Destinées à favoriser l'économie locale, elles sont souvent appuyées par les commerces et services de proximité.

Histoire[modifier | modifier le code]

Historiquement, il était courant, notamment au moyen-âge, qu'une ville émette de la monnaie, cependant la notion de monnaie locale n'émerge qu'à partir de la crise de 1929[1].

Expérience de Wörgl[modifier | modifier le code]

L'expérience de Wörgl fut conduite de juillet 1932 à novembre 1933 . Wörgl est une petite ville d'Autriche de 4 000 habitants qui introduisit un système de bon local durant la Grande Dépression. En 1932, le taux de chômage à Wörgl avait augmenté de 30 %. Le gouvernement local avait accumulé des dettes d'une montant d'1,3 million de schillings autrichiens (ATS) alors que les réserves en liquidité correspondaient à 40 000 ATS. La construction locale et l'entretien municipal étaient au point mort.

À l'initiative du maire de la ville, Michael Unterguggenberger, le gouvernement local imprima 32 000 bons-travail portant un taux d'intérêt négatif de 1 % par mois (monnaie fondante), et pouvant être convertis en schillings pour 98 % de leur valeur faciale. Un montant équivalent en schilling était déposé à la banque locale pour couvrir les bons en cas de rachat en masse et de réclamation des intérêts par le gouvernement. Les bons circulèrent si rapidement, que seuls 12 000 d'entre eux furent en fait mis en circulation. Selon les rapports du maire et d'économistes d'alors qui étudièrent cette expérience, le système de bons fut facilement accepté par des marchands locaux et la population locale. Les bons permirent de réaliser pour 100 000 ATS de projets de travaux publics incluant la construction et la réparation de routes, de ponts, de réservoirs, de systèmes de drainage, d'usines et de bâtiments. Le bon eut également cours légal pour le paiement des taxes locales. Pendant l'année où la monnaie fut en circulation, elle circula 13 fois plus vite que le shilling officiel[réf. souhaitée] et servit de catalyseur à l'économie locale. Les lourds arriérés en impôts locaux se réduisirent de façon significative. Les recettes du gouvernement local s'élevèrent de 2 400 ATS en 1931, à 20 400 en 1932. Le chômage fut éliminé, alors qu'il demeura très élevé dans le reste du pays. Aucune hausse des prix ne fut observée[réf. nécessaire]. S'appuyant sur le succès significatif de l'expérience de Wörgl, plusieurs autres communautés introduisirent des systèmes de bons similaires.

En dépit des bénéfices tangibles du programme, il se heurta à l'opposition du parti socialiste régional, et à l'opposition de la banque centrale autrichienne, qui y vit une violation de ses pouvoirs sur la monnaie. Il en résulta une suspension du programme, le chômage se développa à nouveau, et l'économie locale dégénéra bientôt au niveau d'autres communautés du pays[2],[3],[4].

Le WIR[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Banque WIR.

La banque WIR est fondée en 1934 en Suisse et est toujours active en 2017. Devant le manque d'argent liquide, les chefs de petites entreprises mettent en place un système de reconnaissance de dettes afin de continuer à maintenir leurs activités. En 2005, plus de 60 000 PME suisses, soit un cinquième d'entre elles, utilise le WIR[5].

Autres expériences au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Lors de la crise économique argentine de 2002, un système de monnaie locale a également été mis en place[6].

En France, la loi no 2014-856 du relative à l'économie sociale et solidaire encadre l'utilisation de monnaies locales complémentaires[7].

En 2015, leur usage est en hausse en France[8] et en Wallonie[9].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Avantages[modifier | modifier le code]

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L'expérience de Wörgl illustre de manière significative quelques-unes des caractéristiques communes, et principaux avantages, des monnaies locales[10].

Les monnaies locales ont tendance à circuler plus rapidement que les monnaies nationales. La même quantité de monnaie en circulation est employée davantage de fois et entraîne une activité économique globale plus importante. Dans l'exemple de la Livre de Bristol, la circulation constatée est 10 fois supérieur à celle de la Livre sterling classique[11].

Ensuite, les monnaies locales permettent à une communauté d'utiliser pleinement ses ressources productives existantes, tout spécialement la force de travail inemployée, ce qui a un effet catalytique sur le reste de l'économie locale. Elles sont fondées sur le postulat que la communauté n'utilise pas pleinement ses capacités de production, par manque de pouvoir d'achat local. La monnaie alternative est utilisée pour augmenter la demande, d'où une plus grande exploitation des ressources productives. Pour autant que l'économie locale fonctionne en deçà de sa pleine capacité, l'introduction d'une monnaie locale n'a pas besoin d'être inflationniste, même quand il en résulte une augmentation significative du volume total de monnaie et de l'activité économique totale.

Puisque les monnaies locales ne sont acceptées qu'au sein de la communauté, leur usage encourage l'achat de biens et de services produits à l'intérieur de celle-ci. Par exemple, le travail de construction entrepris avec des monnaies locales emploie de la force de travail locale et utilise autant que possible des matériaux locaux.

Enfin, certaines formes de monnaie complémentaire permettent de promouvoir une utilisation plus complète des ressources sur une zone géographique beaucoup plus large et aident à s'affranchir de l'obstacle de la distance. Le système Fureai Kippu au Japon distribue des crédits en échange d'aide pour les citoyens seniors. Les membres de la famille qui vivent loin de leurs parents peuvent gagner des crédits en offrant assistance à une personne âgée de leur communauté locale. Les crédits sont alors transférés à leurs parents ou convertis par eux pour une aide locale. Les points de fidélité des compagnies d'aviation sont une forme de monnaie complémentaire qui encourage la fidélité du client en échange de vols gratuits. Les compagnies aériennes offrent la plupart de leurs bons pour des sièges sur les vols moins fréquentés, où des sièges demeurent en général libres, fournissant ainsi au client un avantage dont le coût est relativement bas pour la compagnie.

Ses défenseurs, comme Jane Jacobs, soutiennent que ce type de monnaie permet à une région économiquement morose, voire déprimée, de se remettre d'aplomb, en donnant aux habitants un moyen de paiement contre des biens et des services localement produits ou assurés. D'une manière générale, il s'agit de la fonction essentielle de toute monnaie. Cependant, les monnaies locales fonctionnent généralement dans des régions géographiques relativement petites et elles encouragent le recyclage en favorisant la réduction des émissions de carbone liées au transport et à la fabrication des biens. En ce sens, elles font partie de la stratégie économique de nombreux groupes écologiques orientés vers des pratiques de vie durable, comme le parti vert de l'Angleterre et du pays de Galles.

Pour Bernard Lietaer, les monnaies locales ont un effet contre-cyclique : elle gagnent en utilisation en temps de crise, et diminue lorsque la situation économique est meilleure[12].

Inconvénients[modifier | modifier le code]

Une difficulté courante émergeant avec de nombreuses monnaies locales est l'accumulation de monnaie, qui avec la remise soudaine dans le circuit financier de cette masse monétaire, crée de l'hyperinflation. Cela est particulièrement susceptible d'arriver quand la monnaie locale n'est pas échangeable en monnaie nationale et qu'il n'y a que quelques vendeurs de produits de première nécessité (comme la nourriture ou le logement) qui acceptent la monnaie locale pour paiement partiel ou en totalité.

Les monnaies locales pourraient être plus sensibles à la fraude fiscale[13].

Monnaies locales modernes[modifier | modifier le code]

L'utilisation de monnaies locales a fortement augmenté depuis le début du XXIe siècle. Aujourd'hui, plus de 2 500 systèmes de monnaie locale sont utilisés à travers le monde. L'un des plus en vue est le SEL, le Système d'Échange Local, un réseau d'échange supporté par sa propre monnaie interne. Démarré à l'origine à Vancouver, au Canada, plus de 30 systèmes SEL sont aujourd'hui actifs au Canada, et plus de 400 au Royaume-Uni. L'Australie, la France, la Nouvelle-Zélande et la Suisse possèdent des systèmes similaires.

Une ville du sud de l'Angleterre bat sa propre monnaie, la livre de Lewes[14]. Les quelque 16 000 habitants de Lewes, capitale de l'East Sussex, près de Brighton, peuvent l'utiliser uniquement dans les commerces locaux. Plus de soixante-dix sociétés ou magasins acceptent cette devise, valant autant que sa grande sœur la livre sterling. Une dizaine de milliers de billets d'une livre de Lewes ont été imprimés.

Europe[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

De nombreuses initiatives de monnaies locales ont été lancées depuis 2010. La plupart sont recensées sur un site web dédié[15]. On peut citer :

  • l'abeille, à Villeneuve-sur-Lot (février 2011) ;
  • l'agnel, à Rouen et Elbeuf et leurs environs (novembre 2015)[16] ;
  • la Bel monnaie, à Valence et Romans sur Isère (janvier 2016), monnaie uniquement électronique (Association pour le développement de l'économie locale par la monnaie)[17] ;
  • la beunèze, en Saintonge (mai 2015)[18],[19];
  • le Bou’Sol, à Boulogne-sur-Mer ()[20] ;
  • le céou, en Bouriane (Lot) (mars 2014)[21],[22] ;
  • le Cairn, à Grenoble (Octobre 2017)
  • la Commune sur le bassin de vie du Roannais (2010)[23] ;
  • la doume, dans le Puy-de-Dôme, portée par l'ADML 63 (Association pour le développement de monnaies locales dans le Puy-de-Dôme et alentours) ;
  • l'élef, à Chambéry (22 novembre 2014)[24],[25];
  • l'eusko, au Pays basque[26] (janvier 2013) ;
  • la Gabare, monnaie locale de Touraine (septembre 2016)[27],[28] ;
  • le Galais dans le pays de Ploërmel dans le Morbihan (novembre 2015)[29] ;
  • le galléco, en Ille-et-Vilaine (2013) ;
  • la Gentiane, à Annecy (automne 2017) ;
  • la Gonette, à Lyon et dans certaines villes de l'agglomération ou du département du Rhône (7 novembre 2015)[26]
  • le Grain, dans la région havraise, porté par l'association Le Grain Monnaie Locale (septembre 2015) ;
  • l'heol, au pays de Brest (janvier 2012)[30],[31] ;
  • Le Louis, à Carrières-sous-Poissy dans les Yvelines (18 février 2017)
  • la Luciole en Ardèche du Sud et Ardèche Méridionale, portée par l'association Les Lucioles ;
  • la Maillette dans le pays de Dinan ;
  • la Muse pour le Maine et Loire, portée par l'association Agir pour la Transition ;
  • la mesure, à Romans-sur-IsèreDrôme (mai 2011) ;
  • la Miel (Monnaie d'Intérêt Économique Local), dans le Libournais, l'Entre-deux-Mers et le Sud-Gironde (janvier 2013) ;
  • la Mige, en Creuse (14 mai 2017) ;
  • l'occitan, à Pezenas (janvier 2010) ;
  • la pêche, à Montreuil (21 juin 2014) ;
  • la Pive, en Franche-Comté (lancement en mai 2017) ;
  • la pyrène, en Ariège ;
  • le radis, à Ungersheim (juillet 2013) ;
  • le Renoir, à Cagnes-sur-Mer (septembre 2016)[32] ;
  • le Retz'L, au sud de Nantes et dans le Pays de Retz (avril 2013) ;
  • la roue, en Provence, en Vaucluse (janvier 2012) puis dans les Bouches-du-Rhône (avril 2014) ;
  • l'unité Sel à nom variable des systèmes d'échange local (à partir de 1994) ;
  • le sol-violette, à Toulouse[26], lancé au début 2011 pour une expérimentation de six mois, et toujours en vigueur aujourd'hui ;
  • la SoNantes, à Nantes et dans l'agglomération nantaise (monnaie complémentaire non reconvertible – supports électroniques uniquement; avril 2015) ;
  • le stück, à Strasbourg (3 octobre 2015)[33],[34] ;
  • la Tinda, en BéarnPyrénées-Atlantiques (juin 2014) ;
  • la touselle, en Comminges (sud de la Haute-Garonne) ;
  • le projet en vallée de chevreuse, Yvelines, Essonne[35] (lancement 2018) ;
  • I Soldi Corsi en Corse, lancement au 3e trimestre 2017 dans l'ensemble de l'île[36], expérimentation préalable dans la région bastiaise lors du 2e trimestre[37].

Mentionnons aussi le projet Sol (Monnaie complémentaire Sol), monnaie solidaire dématérialisée (supports électroniques seulement).

Belgique[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Amérique du Sud[modifier | modifier le code]

Asie[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Les opposants au concept de monnaie complémentaire affirment qu'une telle monnaie crée une barrière qui nuit aux économies d'échelle et à l'avantage comparatif, et que, dans certains cas, elle sert, tout comme les monnaies nationales traditionnelles, de moyen d'évasion fiscale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sophie Bartczak, « Les monnaies locales, une réponse à la crise ? », sur Le Point, (consulté le 11 décembre 2017)
  2. Wörgl Experiment with Depreciating Money, Reinventing Money.com
  3. There Are Alternatives Project, Mckeever Institute of Economic policy Analysis
  4. Wörgl ou l’« argent fondant », un document Wikisource reprenant un article du journal L'Illustration (1933)
  5. « Le 'wir', une drôle de monnaie septuagénaire », sur Swiss info, (consulté le 12 décembre 2017)
  6. Adeline Raynal, « Une monnaie locale et complémentaire, c'est quoi ? », sur La Tribune, (consulté le 5 décembre 2017)
  7. https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2014/7/31/ERNX1315311L/jo/article_16
  8. Jérémie Lamothe, « En complément de l’euro, les monnaies locales séduisent de plus en plus », sur Le Monde.fr, (consulté le 23 août 2017).
  9. « Les monnaies locales fleurissent en Wallonie », sur Le Vif.be, (consulté le 23 août 2017).
  10. Lietaer, Bernard, The Future of Money, Century, 2002.
  11. Rémi Sulmont et Loïc Farge, « Une nouvelle monnaie doit rentrer en circulation à Paris », sur RTL, (consulté le 12 décembre 2017)
  12. Marion Kindermans et Bernard Lietaer, « Les monnaies locales françaises veulent sortir de la confidentialité », sur Les Échos, (consulté le 12 décembre 2017)
  13. Morgane Bouterre, « Monnaie locale : où en sont les monnaies citoyennes ? », sur Consoglobe, (consulté le 12 décembre 2017)
  14. The Lewes Pound
  15. http://monnaie-locale-complementaire.net/france/
  16. Kathleen Comte, « L'Agnel : la monnaie citoyenne et locale désormais utilisable à Dieppe », sur France Bleu Normandie, (consulté le 7 décembre 2017)
  17. Florence Gotschaux, « Le BEL, la nouvelle monnaie locale de l'agglomération Valence Romans », sur France bleu Drôme-Ardèche, (consulté le 12 décembre 2017)
  18. Catherine Berchadsky, « Après Saintes, la Beunèze arrive à Royan : la monnaie locale gagne du terrain », sur France Bleu, (consulté le 5 décembre 2017)
  19. « Charente-Maritime : la monnaie locale de la Saintonge est en circulation », sur Sud-Ouest, (consulté le 5 décembre 2017)
  20. « Boulogne : la monnaie locale bou’sol, est-ce que ça marche? », sur La voix du Nord,
  21. « Gourdon. Les habitants prennent la vague du Céou », sur La Dépêche, (consulté le 12 décembre 2017)
  22. « Le Céou : une monnaie locale citoyenne en pays Bourian », sur actu.fr, (consulté le 12 décembre 2017)
  23. Alexandre Pététot, « La démarche d’Entrepote n’est pas monnaie courante », sur Le Progrès, (consulté le 12 décembre 2017)
  24. Bleuette Dupin, « Chambéry : l'élef n'a rien d'une monnaie de singe », sur France Bleu, (consulté le 5 décembre 2017)
  25. « Chambéry créée sa monnaie locale, l'ELEF, pour consommer “autrement” », sur France 3 Alpes, (consulté en 5 décembre 2017auteur1=renaud gardette)
  26. a, b et c Romain Mahdoud et Bastien Serini, « Monnaie citoyenne: que vaut la Gonette lyonnaise en circulation depuis 1 an ? », sur socialter.fr, (consulté le 5 avril 2017).
  27. « La Gabare, nouvelle monnaie locale », sur La nouvelle République, (consulté le 5 décembre 2017)
  28. Stéphanie Perri, « La Gabare, une monnaie locale pour dynamiser l'économie tourangelle », sur RTL2, (consulté le 5 décembre 2017)
  29. Olivier CLÉRO, « Le Galais, une première monnaie 100 % rurale », sur Ouest-France,
  30. « Heol. Une monnaie solidaire et numérique », sur Le télégramme, (consulté le 12 décembre 2017)
  31. « Heol, une monnaie locale et solidaire pour le Pays de Brest », sur Ouest-France,
  32. Le Renoir
  33. Alexia Ighirri, « Strasbourg: Avec le «Stück», la capitale alsacienne aura bientôt sa monnaie locale », sur 20 minutes, (consulté le 5 décembre 2017)
  34. Antoine Peillon, « Le stück, « monnaie citoyenne » qui séduit Strasbourg », sur La Croix, (consulté le 5 décembre 2017)
  35. http://monnaie-vallee-chevreuse.fr/
  36. Patrick Rossi, « "I soldi corsi", une monnaie locale pour dynamiser l'économie de la Corse », sur France Bleu, (consulté le 5 décembre 2017)
  37. José Tafani, « I soldi corsi pour une économie éthique, sociale et solidaire », sur Corse-matin, (consulté le 5 décembre 2017)
  38. L’Euro-Res, la monnaie alternative belge
  39. Site web du Torekes
  40. Site web de l'Épi lorrain
  41. Site web du Ropi
  42. Le Valeureux, nouvelle monnaie à Liège
  43. Site web du Valeureux
  44. lesoir.be, «Les Blés, les euros de Grez-Doiceau», sur lesoir.be (consulté le 4 juin 2016)
  45. Site web du Voltî
  46. Site web du Talent
  47. Site web du Lumsou
  48. Site web du Sous-rire
  49. « Accueil - SolAToi - Monnaie citoyenne dans les environs de Ath », sur SolAToi - Monnaie citoyenne dans les environs de Ath (consulté le 22 octobre 2017)
  50. sardex.net, « Sardex.net - Circuito di Credito Commerciale Sardo », sur www.sardex.net (consulté le 22 octobre 2016)
  51. http://www.lefarinet.ch/
  52. http://monnaie-leman.org/
  53. http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/18/01003-20090918ARTFIG00021-un-quartier-de-londres-lance-sa-monnaie-.php
  54. South African New Economics Foundation
  55. Sherby dollars
  56. http://desinformemonos.org/2012/02/el-tumin-una-moneda-alternativa-telesur-enero-2012/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]